Chapitre 64
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Traducteur/éditeur : Hydrogen B.
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Chapitre 64 : 064
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Le matin.
Après avoir terminé mon petit-déjeuner en mélangeant du riz à la soupe de pâte de soja habituelle, je consultai les actualités sur Internet.
Tous les articles étaient alarmants.
[Mer Jaune, Mandchourie : la guerre est imminente… La Corée et la Chine restent dans l’impasse pour le troisième jour]
[Les fondements de la société s’effondrent tandis que l’on se rue pour fuir la République de Corée]
[Flambée des prix des matières premières importées… Le taux de change met en péril l’économie des gens ordinaires]
[Soldes avant l’apocalypse ? Les capitaux japonais se ruent sur les entreprises coréennes]
[La péninsule coréenne risque de s’effondrer. Pourquoi son allié, les États-Unis, garde-t-il le silence ?]
[De nouveaux avions militaires russes violent l’espace aérien]
…
La République de Corée souriait de toutes ses dents, aujourd’hui encore, au bord de la destruction.
Elle faisait face aux forces chinoises en mer Jaune et en Mandchourie.
Le taux de change du won face au dollar avait dépassé les 2 400 et continuait de grimper sans fin.
Les riches et les dirigeants de la société prenaient la fuite pour sauver leur peau.
Son allié, les États-Unis, gardait le silence…
Je claquai la langue.
« À ce rythme, je ne peux vraiment pas me permettre de prendre ne serait-ce qu’un jour de repos. Si ça tourne mal, le pays risque de s’effondrer dans un mois au lieu de deux. »
Les pays voisins s’affairaient à le dépecer, tandis que son allié, les États-Unis, avait de fait abandonné la République de Corée.
Non… Les États-Unis étaient-ils les seuls à avoir abandonné la Corée ?
Même les riches et les élites, que l’on pouvait considérer comme les dirigeants du pays, fuyaient à l’étranger.
Pourtant, ça, je ne m’y attendais pas.
« Pourquoi ces salauds de Russes viennent-ils fourrer leur nez là-dedans ? Ils n’avaient pas conclu un accord avec la Chine ? »
Quand je tapai « Russie » dans la barre de recherche des actualités, une foule d’articles apparut.
[La Russie au-dessus de la Chine ? Les grandes puissances se livrent une lutte secrète pour s’emparer de la péninsule coréenne après son effondrement]
[Les F-15K décollent à répétition. La Russie teste-t-elle ouvertement les défenses aériennes coréennes ?]
[Une série de provocations secoue la péninsule coréenne]
[Le président proteste fermement auprès de la Russie : « Si les violations de notre espace aérien se poursuivent, nous les abattrons. »]
Apparemment, des avions militaires russes pénétraient dans notre espace aérien et semaient le trouble.
Mais pourquoi ces salauds s’agitaient-ils eux aussi ?
La Russie était occupée à se concentrer sur l’Europe. Elle ne devrait pas avoir le loisir de tourner les yeux vers nous.
Avaient-ils un autre objectif ?
« Peu importe. Je vais juste gravir la Tour. »
La République de Corée était en danger.
Au bout du compte, tout ça arrivait parce qu’il lui manquait des points.
Si je gagnais suffisamment de points pour retarder l’effondrement, cette crise finirait par se résoudre d’elle-même.
Comme je l’avais fait jusqu’ici, je devais gravir les étages avec assiduité.
Ensuite, je suivis ma routine habituelle.
Pour commencer, je m’occupai du butin.
« Je vous ai versé 741 millions de wons. »
« Portez-vous bien. »
« Haha. Je vous en prie. Et… merci du fond du cœur, Chasseur Baek Jiho. »
Il s’inclina.
L’acheteur de butin d’âge mûr, qui était en réalité un agent du Service national de renseignement, s’inclina profondément à quatre-vingt-dix degrés.
Depuis que j’avais réduit en miettes l’unité spéciale de Chasseurs chinois, ce type s’inclinait ainsi chaque fois que je lui vendais du butin.
C’était un peu gênant de recevoir tous les jours ce genre de salut d’un homme bien plus âgé que moi.
Même quand je lui demandais d’arrêter, il n’en faisait qu’à sa tête.
Il me prenait sûrement pour son sauveur ou quelque chose du genre…
Je voulais juste qu’il me traite normalement.
Une fois mon butin vendu, ce fut l’heure d’échanger mes points.
Je posai la main sur la boule de cristal qui m’était désormais familière.
[Veuillez indiquer le nombre de points à transférer à la « République de Corée ».]
« Tout. »
[Transfert de 74 100 points à la « République de Corée ».]
Après le transfert de mes points…
« Chasseur Baek Jiho. Nous avons confirmé la réception de 74 100 points. Nous verserons 741 millions de wons sur le compte que vous avez indiqué. La République de Corée n’oubliera pas votre dévouement. »
Elle s’inclina.
Han Seonga s’inclina elle aussi profondément à quatre-vingt-dix degrés.
Sérieusement, combien de fois par jour devais-je recevoir ce genre de salut ?
Je m’inquiétais pour le dos de tout le monde.
« Ah, c’est vrai. Et, monsieur Baek Jiho, concernant la “bonne nouvelle” dont je vous ai parlé. »
« Oui. Vous m’aviez dit qu’il m’arriverait quelque chose de bien, sans vouloir me dire quoi. »
« En effet. Nous avons avancé. Le Service national de renseignement et le Département de gestion des grimpeurs ont achevé leurs concertations. Cependant… il reste à obtenir l’approbation budgétaire de l’Assemblée nationale. Comme nous prenons des mesures de sécurité, veuillez comprendre que cela prendra encore quelques jours. »
« De quoi s’agit-il exactement ? »
« Hum… Nous avons suffisamment avancé pour que je puisse vous en parler. Il s’agit de votre contrat officiel, monsieur Baek Jiho. »
« Un contrat officiel ? »
Un contrat officiel.
Ma sœur m’en avait parlé, alors je savais de quoi il s’agissait.
C’était bien un contrat qui liait un Chasseur à un pays en vertu de la Convention de Londres ?
Pour les Chasseurs de rang difficile, les contrats officiels étaient la norme.
Chacun d’eux avait une valeur inestimable.
Dès qu’on en repérait un, le pays lui faisait aussitôt signer un contrat officiel pour empêcher les autres pays de le recruter.
Je n’avais pas signé de contrat officiel à cause des menaces d’enlèvement de la Chine et de la Russie…
Mais on dirait que la question de mon contrat s’était mise à avancer après la tentative de recrutement des États-Unis.
Je hochai la tête.
« Hum. Vais-je enfin bénéficier du traitement auquel j’avais droit au départ ? »
Une fois le contrat officiel signé, l’État me verserait au moins des dizaines de milliards de wons par mois.
C’était le genre de traitement prévu pour m’empêcher de partir dans un autre pays.
On pouvait parler d’un contrat d’exclusivité pour Chasseur, avec la prime qui allait avec.
Mais, comme je n’avais pas signé de contrat officiel, je n’avais jamais vu la couleur de dizaines de milliards de wons.
À la place, le Service national de renseignement m’avait fourni des artefacts sans aucune limite…
Malgré tout, recevoir de l’argent liquide directement sur mon compte, ça n’avait pas la même saveur.
Bref, un contrat officiel !
Le jour où ma renommée s’étendrait partout n’était plus très loin !
Puis une pensée me traversa soudain l’esprit.
« Ah. Mais une fois mon identité révélée, les gens ne vont-ils pas retrouver mes publications sur le Forum des chasseurs ? »
Ah, ça n’allait pas du tout.
J’étais le Chasseur sorcier de Difficulté Extrême Lunatique.
Le sauveur de la République de Corée.
Les gens ne devaient surtout pas découvrir que je m’étais comporté comme un chercheur d’attention sur un dépotoir en ligne tel que le Forum des chasseurs…
« …Je devrais peut-être supprimer toutes mes publications du Forum des chasseurs ? »
Mais je trouvais que ce serait du gâchis de les effacer.
C’étaient en quelque sorte des souvenirs pour moi et, franchement, je voulais les garder si possible.
Tandis que je me perdais dans mes pensées…
« Je vais vous laisser. Passez une bonne journée… »
Clac.
Han Seonga partit.
Je marmonnai à voix basse.
« Je ferais mieux d’aller d’abord à la Tour ? »
Je patientai donc en attendant Na Hyeji, ma porteuse de rang SSS, et Iing Iing, la fée de Difficulté Extrême Lunatique.
Un peu plus tard.
[Entrée à l’étage 24 de la Tour.]
Le raid de l’étage 24 commença.
* * *
Moscou.
Sous l’autorité du Service de renseignement extérieur russe.
Le Centre spécial Zaslon.
« Avons-nous obtenu tous les renseignements sur le réseau de défense aérienne coréen ? »
« Oui. Nous avons la carte complète des défenses aériennes de Séoul. »
« Et les préparatifs préliminaires ? »
« Nous recrutons un administrateur local. Les faux papiers et les moyens d’introduire des armes sont prêts. »
« Dépêchez-vous. Les salauds du Service national de renseignement ne sont plus ce qu’ils étaient. Ils pourraient flairer quelque chose et nous arrêter. »
L’unité d’élite des forces spéciales du Service de renseignement extérieur russe.
Le Centre spécial Zaslon.
Son chef d’équipe, Dmitry Andreyevich Sokolov, donna ses ordres à la chaîne.
Ils préparaient actuellement l’enlèvement de Baek Jiho.
Le sixième Chasseur de rang difficile de la République de Corée.
Il restait un individu faible, qui n’avait atteint que les étages intermédiaires, dans un pays condamné au bord de l’effondrement.
C’était pour cette raison qu’ils l’avaient choisi comme cible.
Le chef d’équipe Dmitry observa la carte de Séoul en parlant.
« Comme vous le savez tous, le secret est la priorité absolue de cette opération. Nous ne devons pas nous faire repérer trop tôt comme ces salauds de Chinois et laisser un autre Chasseur de rang difficile intervenir. »
Les membres de l’équipe acquiescèrent.
L’équipe Granite, l’équipe Sokol et l’équipe Grom.
La force chargée de l’opération se composait de trois équipes, soit trente-trois personnes au total.
Tous étaient des Chasseurs des étages supérieurs et des vétérans aguerris au combat.
Ils avaient accumulé d’innombrables expériences sur le terrain en Europe de l’Est et au Moyen-Orient.
Leurs regards acérés se tournèrent vers le chef d’équipe Dmitry.
Dmitry poursuivit :
« Pour garantir le secret absolu, nous le droguerons afin de l’endormir avant de l’enlever. »
C’était une spécialité russe.
L’assassinat par les drogues.
Fidèle à sa réputation de pays au thé radioactif, la Russie avait souvent eu recours aux drogues pour éliminer ceux qui la gênaient.
Cette fois-ci, ce serait pareil.
À une différence près : la substance qu’ils lui administreraient serait un anesthésiant, et non du poison ou une matière radioactive.
« L’opération aura lieu dans sept jours. D’ici là, terminez tous les préparatifs, y compris l’infiltration de Séoul et le recrutement de complices locaux. Pour la Mère Russie ! »
« Pour la Mère Russie ! »
Les forces spéciales d’élite de Russie.
Les griffes les plus acérées de l’ours brun.
Le Groupe Zaslon prit Baek Jiho pour cible.
* * *
Washington.
Le siège du Département américain de gestion des grimpeurs.
Le bureau du Secrétaire.
« …Répétez. »
Simon Scott, Secrétaire du Département de gestion des grimpeurs, fronça les sourcils.
Il venait d’apprendre quelque chose de difficile à croire.
Après avoir écrasé sa cigarette dans le cendrier, il prit la parole.
« Ces renseignements absurdes que nous avons obtenus… Vous êtes en train de me dire que Baek Jiho, ce jeune Chasseur coréen, gravit vraiment un étage par jour ? »
Baek Jiho, le sixième Chasseur de rang difficile de la République de Corée.
Toutes sortes d’informations invraisemblables circulaient à son sujet…
Par exemple, qu’il gravissait un étage par jour.
Ou qu’il gagnait des dizaines de milliers de points chaque jour.
Une analyse concluait que toutes ces informations insensées étaient vraies.
Le fonctionnaire en face de lui poursuivit :
« Oui. Grâce à notre coopération avec la NSA et la CIA, nous avons obtenu des données du Département coréen de gestion des grimpeurs… Le nombre total de points enregistrés à son nom atteint la somme astronomique de 350 000. Il n’est même pas Chasseur depuis un mois entier. »
« … »
« Il verse des dizaines de milliers de points chaque jour. Son dernier versement s’élevait à 74 000 points. Ses registres d’ascension sont eux aussi mis à jour une fois par jour. »
« …Peu importe comment je vois les choses, ça n’a aucun sens. Le Service national de renseignement ne chercherait-il pas à nous désinformer ? »
« Après avoir vérifié par de nombreux canaux, non pas quelques fois, mais des dizaines de fois, nous avons établi qu’il ne s’agissait absolument pas d’une désinformation du Service national de renseignement. Je vous en prie, croyez-nous, monsieur le Secrétaire. »
« … »
« Nous devons recruter Baek Jiho immédiatement. D’après nos renseignements, l’Assemblée nationale coréenne prépare un contrat officiel. Si ce contrat est signé, nous perdrons notre chance de recruter Baek Jiho. C’est notre seule occasion ! »
Clic. Clic. Clic.
Le Secrétaire Scott se mit à ouvrir et à refermer son briquet Zippo.
C’était son habitude lorsqu’il réfléchissait intensément.
Bientôt, le Secrétaire parla à voix basse.
« Pour être honnête, je n’arrive pas à y croire. Il n’est qu’aux étages intermédiaires, mais il gagne autant de points que quelqu’un qui se trouve aux Étages supérieurs ? Il gravit un étage chaque jour ? Ça dépasse clairement le bon sens, non ? »
« … »
« Mais… le monde part en couille. La Tour est apparue et la moitié de la population mondiale a été effacée. Le bon sens a été jeté aux ordures depuis longtemps, pas vrai ? »
Clac.
Le briquet Zippo se referma.
C’était le signe qu’il avait fini de réfléchir.
« Attendez un instant dehors. Je dois passer un appel important. »
« …Entendu. »
Le fonctionnaire quitta le bureau du Secrétaire.
Le Secrétaire Scott décrocha le téléphone.
C’était une ligne directe avec le président.
Dring. Dring. Clic.
L’appel aboutit rapidement.
Il prit la parole d’une voix grave.
« Votre Excellence. »
Pas « monsieur le Président ».
Le Secrétaire Scott employa la formule « Son Excellence, le président ».
C’était une flatterie qui fonctionnait bien auprès du président Trump, autoritaire et avide de pouvoir.
On disait que, pour formuler une demande difficile, utiliser ce titre augmentait légèrement les chances qu’elle soit acceptée.
Scott poursuivit :
« J’ai besoin d’un budget illimité. L’avenir des États-Unis en dépend. »
Les États-Unis comptaient recruter Baek Jiho en tirant parti de leur spécialité.
Cette spécialité n’était autre que de jeter l’argent par les fenêtres.
Les États-Unis avaient attiré à eux d’innombrables personnes talentueuses du monde entier à coups de sommes colossales.
Ils comptaient une nouvelle fois exploiter pleinement cet avantage.
« Nous devons recruter un Chasseur de la République de Corée à tout prix. »
Les États-Unis.
Leur énorme derrière grassouillet venait de se mettre sérieusement en mouvement.
Leur destination : la République de Corée.
* * *
Pékin, en Chine.
Le siège du Ministère de la Sécurité d’État de la République populaire de Chine.
Le bureau du Ministre.
« J’ai une mauvaise nouvelle. »
Feng Tianxia, le chef du ministère, prit la parole à voix basse.
Il était le Ministre du Ministère de la Sécurité d’État.
Il baissa les yeux vers le téléphone posé sur son bureau, puis poursuivit :
« Le président Xi vient d’appeler. »
« … ! »
Les vice-ministres alignés dans le bureau se rembrunirent tous.
Xi Jinping.
Le dirigeant suprême de la République populaire de Chine.
Un seul mot de sa part suffisait pour que personne, en République populaire de Chine, ne puisse échapper à une purge.
Même le Ministre et les vice-ministres du MSS, les plus hauts fonctionnaires du ministère.
Un appel du président Xi.
Impossible de ne pas s’inquiéter.
Surtout après l’échec cuisant qu’ils avaient essuyé récemment.
« Il nous a ordonné d’assumer nos responsabilités et de réparer les dégâts causés en Corée. »
« … »
« Le prestige de notre République populaire de Chine est tombé plus bas que terre. Si ça continue… les Américains, les Européens, et même ces salauds d’Ivans vont nous regarder de haut. »
Ils avaient récemment échoué dans une opération en Corée.
Ils avaient pris pour cible Baek Jiho, le sixième Chasseur de rang difficile de la République de Corée.
Trente-six membres de l’unité spéciale de Chasseurs de rang un du MSS avaient trouvé la mort.
Ils avaient même perdu un sous-marin de classe Yuan.
La perte était colossale.
Mais ce qui leur avait fait encore plus mal…
C’était d’avoir perdu la face.
En Chine, on tenait énormément au prestige, au mianzi.
On accordait plus d’importance aux apparences qu’à ce qui se trouvait derrière.
On était prêt à risquer sa vie pour l’image que les autres avaient de soi.
La Chine avait perdu la face.
Elle avait subi des dégâts dévastateurs aux mains d’un pays faible, au bord de l’effondrement.
Ils devaient se rattraper.
Ils élaborèrent donc un nouveau plan.
« Il ne reste que trois Chasseurs de rang difficile dans ce trou à rats, c’est bien ça ? Kim Taeseok, Choi Yejin et Baek Jiho… »
« C’est exact. »
« Le président Xi nous a ordonné de les tuer ou de les enlever tous les trois. Kim Taeseok est coincé dans la Tour… Alors, pour l’instant, nous nous attaquerons aux deux autres. »
« … ! »
Ils comptaient enlever ou éliminer tous les Chasseurs de rang difficile de Corée.
Bien sûr, des forces ordinaires n’en seraient pas capables.
Baek Jiho n’était encore qu’aux étages intermédiaires ; ils pourraient peut-être s’occuper de lui.
Mais Choi Yejin, qui avait atteint les Étages supérieurs, possédait une puissance de combat d’un tout autre niveau que les Chasseurs des étages supérieurs.
Mais ils ne devaient pas oublier une chose.
Les forces qu’ils pouvaient déployer ne se limitaient pas à une simple unité spéciale de Chasseurs.
L’un des vice-ministres s’écria, stupéfait :
« N-Ne me dites pas que nous allons déployer les membres du Comité ?! »
« C’est exact. »
« … ! »
Les membres du Comité.
C’était ainsi qu’on appelait les Chasseurs chinois de rang difficile.
La raison de ce nom était simple.
Les Chasseurs de rang difficile siégeaient au Comité central du Parti communiste chinois, la plus haute instance dirigeante du pays.
Ils détenaient à la fois le pouvoir et l’autorité.
Les Chasseurs chinois des Étages supérieurs.
Déployer des Chasseurs chinois de rang difficile n’avait rien d’anodin.
« Le président Xi nous a affecté quatre membres du Comité en renfort. »
« … »
« Vous devrez les assister de toutes vos forces, et de tout votre cœur. Compris ? »
« Compris ! »
Quatre Chasseurs chinois de rang difficile avaient été déployés.
La suite ne faisait aucun doute.
Choi Yejin et Baek Jiho.
La Chine les enlèverait pour les faire travailler comme des chiens, ou leur arracherait tous leurs organes alors qu’ils seraient encore en vie.
« Nous devons réussir. Ne serait-ce que pour sauver nos propres vies. »
« … »
Quatre membres du Comité central du Parti communiste chinois.
Des Chasseurs de rang difficile, puissants et issus des Étages supérieurs.
Ils prirent Baek Jiho et Choi Yejin pour cibles.
La République de Corée se trouvait au seuil de l’effondrement.
Les grandes puissances avaient commencé à intervenir pour de bon.
Tout cela se produisait pendant que Baek Jiho faisait un raid à l’étage 24.
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