Chapitre 62
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Traducteur/éditeur : Hydrogen B.
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Chapitre 62 : 062
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« Jiho ! C’est quoi cette façon de parler à quelqu’un que tu rencontres pour la première fois ?! »
« Je suis désolée. Notre Jiho est un peu… »
Hyeji et ma sœur s’empressèrent de réparer les dégâts causés par ma remarque sur son âge.
Mais je ne démordis pas.
« C’est eux qui ont commencé. Ils m’ont traité de “cinglé mythomane qui cherche l’attention et provoque les gens” ! Je n’ai donc eu d’autre choix que de libérer mon intention meurtrière… ! »
« Ils ne l’ont pas dit exactement comme ça, Jiho. »
« En tout cas, c’est comme ça que je l’ai pris. »
« Oh, Jiho… »
J’étais déjà agacé de voir ma porteuse, Na Hyeji, plantée là, complètement hébétée parce que Choi Yejin l’avait ensorcelée.
Et voilà qu’elle me traitait de chercheur d’attention dès notre première rencontre ?
On avait dépassé le stade du catch. Ça ne pouvait que finir en combat d’arts martiaux mixtes.
Alors que nous nous chamaillions…
« Tu m’as traitée de vieille ? Haha. »
Un petit rire me parvint.
La personne ordinaire, Choi Yejin, nous regardait en souriant.
Pourquoi riait-elle ?
Ça lui plaisait vraiment qu’on la traite de vieille ?
Si elle voulait, je pouvais le lui répéter plus souvent.
Elle murmura doucement :
« Depuis que je suis devenue Chasseuse, tu es le premier à me traiter de vieille, Baek Jiho. »
« … »
Attends.
C’était le cliché où elle disait : « Tu es le premier à me faire ça » ?
« Ne tombe pas amoureuse de moi. »
« … ? »
« Et tu n’es pas mon genre non plus, Choi Yejin. »
« C’est vraiment un cinglé. Un vrai de vrai. Il est bien plus fou que les autres. »
« Merci pour le compliment. »
« Et tu sais, les Chasseurs ont tendance à être d’autant plus forts qu’ils sont cinglés. »
Choi Yejin m’examina.
Son regard me parcourut de la tête aux pieds, comme si elle cherchait à évaluer mes capacités.
Mais je devais sûrement avoir l’air d’une petite crevette toute maigrichonne.
Elle dut s’en rendre compte, car son visage se troubla.
Elle devait se dire quelque chose comme : « Comment ce gringalet peut-il être un Chasseur ? »
Quel manque de politesse.
Choi Yejin reprit :
« … Tu as vu l’Équipe de raid, alors tu sais pourquoi je t’ai fait venir, pas vrai ? »
« J’ai entendu dire que tu avais la sale manie de convoquer des Chasseurs ordinaires innocents pour les rouer de coups. »
« C’est de l’entraînement et du combat amical, pas une correction… Enfin, peu importe, du moment que tu as compris. Attends ici. »
Elle posa sa bouteille de whisky et prit son téléphone.
« Secrétaire Kim. Versez 200 milliards de wons sur le compte de Baek Jiho. »
— Bien compris.
Ding.
Un message arriva.
Je le consultai : les 200 milliards de wons avaient été versés.
Ah, les Coréens… Rien ne va plus vite que l’argent.
Le virement avait été incroyablement rapide.
« Ça devrait couvrir tes frais médicaux, non ? »
« C’est largement suffisant. »
« Allons dans la salle d’entraînement. Je veux voir si tu es utile ou si tu ne fais que parler. Suis-moi. »
Elle prit la tête, tandis que Hyeji et ma sœur me regardaient.
Cette soudaine confrontation d’ego semblait les avoir décontenancées.
Je parlai à voix basse.
« Grande sœur, Hyeji. Attendez ici. Je vais donner une leçon à cette roturière de rang difficile ! »
« Même toi, Jiho… Tu peux gagner sans utiliser tes pouvoirs ? C’est une Chasseuse des étages supérieurs. »
« Je vais gagner. »
Ce grand Chasseur sorcier de Difficulté Extrême Lunatique allait-il perdre contre une simple roturière de rang difficile ?
Je partis à grands pas derrière Choi Yejin.
* * *
La salle d’entraînement se trouvait au sous-sol du manoir.
C’était un vaste espace ouvert qui semblait occuper une bonne partie de la propriété. Les murs et le plafond étaient couverts de fissures, vestiges des entraînements et des combats.
Alors que je regardais autour de moi, Choi Yejin me demanda à voix basse :
« Alors, tu en es à quel étage ? »
« Au vingt-quatrième. »
« Arrête de mentir. Si tu es assez fort pour anéantir une unité des forces spéciales chinoises, tu dois être au moins dans les derniers Étages supérieurs. L’étage trente-neuf ? Quarante ? »
« Au vingt-quatrième. »
« T’es vraiment complètement cinglé. C’est quoi, cette personnalité de Forum des chasseurs à laquelle tu tiens tant ? »
Même quand je lui disais la vérité, elle ne me croyait pas.
En grommelant, Choi Yejin apporta une caisse d’armes.
Elle contenait toutes sortes d’armes en fer : épées, lances, boucliers et flèches. Elles devaient servir à l’entraînement, car aucune n’était aiguisée.
« Vas-y. Choisis l’arme que tu veux. »
« Je n’en ai pas besoin. »
« Tu as apporté ta propre arme ? »
« Non. Un vrai homme s’exprime avec un seul poing ! »
Crac !
Je levai le poing en lançant ma tirade.
Un poing maigrelet, à l’image de la petite crevette que j’étais.
« Ce poing est mon arme. »
« … »
Choi Yejin lâcha un rire sans joie.
J’allais affronter à mains nues une Chasseuse des étages supérieurs.
Elle devait trouver ça d’un ridicule achevé.
Mais j’étais sérieux.
Je me battrais à poings nus.
« Ce n’est pas comme si je savais manier une épée, de toute façon. »
Plutôt que de prendre une épée dont j’ignorais l’usage et de me faire rosser en moulinant avec, mieux valait me servir de mon propre corps.
Choi Yejin fronça les sourcils.
« Tu essaies d’épater la galerie ? Tu vas le regretter. »
« C’est toi qui le regretteras, Choi Yejin. Comment une roturière de rang difficile ose-t-elle défier le grand Chasseur sorcier de Difficulté Extrême Lunatique et voler le cœur de ma porteuse ? Je vais te faire passer l’envie de recommencer et te donner une bonne leçon ! »
« … Mais de quoi tu parles, bordel ? Enfin, peu importe. »
Cling.
Elle prit une arme.
Une épée courte à une main.
J’avais entendu dire que Choi Yejin se servait normalement d’un arc.
Avait-elle choisi l’épée parce qu’il ne s’agissait que d’un combat amical ?
Faisant tournoyer légèrement l’épée, elle me dit :
« Échauffe-toi, puis attaque quand tu seras prêt. »
Le combat commença.
Et moi…
« Je vais te déchiqueter et t’écraser ! »
Crac !
J’activai aussitôt ma compétence de légèreté et fonçai sur Choi Yejin.
Autrement dit, je courus très vite.
Mon corps avait atteint l’étage vingt-quatre.
Il avait depuis longtemps dépassé les limites d’un être humain ordinaire.
Il me suffisait de courir pour me déplacer plus vite que l’œil ne pouvait me suivre.
Mais c’était aussi le cas de mon adversaire.
« Tu es plutôt rapide. »
Ses yeux suivirent parfaitement mes mouvements.
C’était donc ça, une Chasseuse des étages supérieurs ?
Ses capacités physiques avaient atteint le niveau d’une surhumaine accomplie.
Elle arrivait à suivre avec une telle précision les mouvements de ce corps exceptionnel !
Je lui décochai un coup de poing.
« Je vais en finir d’un seul coup. »
Je lançai un puissant poing imprégné du principe de la vitesse.
Autrement dit, je frappai très vite.
Fouu !
Mon poing fendit l’air.
Fuiit.
Choi Yejin inclina la tête et l’évita.
« … ? »
Choi Yejin avait l’air perplexe.
Qu’est-ce qu’elle avait, cette expression ?
Je frappai de nouveau.
— Papapapapap !
Je m’approchai et enchaînai les coups de poing.
Le bruit de mes poings fendant l’air résonna sans interruption.
Choi Yejin esquivait mes attaques désordonnées sans grande difficulté.
Elle se tordait légèrement pour les éviter, puis repoussait mon poignet et détournait mes coups.
Pas moyen de la toucher.
Non, bon sang. Pourquoi je n’arrivais pas à la frapper ?
Choi Yejin marmonna, incrédule :
« Qu’est-ce que tu es, au juste ? Tes capacités physiques sont incroyables… alors pourquoi tu es aussi nul pour te servir de ton corps ? »
« … »
« Tu bouges comme un type incroyablement fort qui n’aurait jamais combattu. Mais c’est bizarre. Si tu as atteint l’étage quarante, tu dois avoir beaucoup d’expérience au combat. Pourquoi tu frappes comme un gamin qui donne ses premiers coups de poing ? Tu te fiches de moi ? »
« Tais-toi, Choi Yejin ! »
Comment osait-elle mépriser l’Art du Poing du manager… !
Je n’avais pas le choix.
Si l’Art du Poing du manager ne marchait pas, il fallait que je l’affronte avec un autre art martial.
J’accélérai et me mis à bouger encore plus vite.
— Tadat. Tat.
Je travaillai mon jeu de jambes.
— Crochet ! Crochet ! Crochet !
Puis j’enchaînai les crochets du gauche.
J’étais Muhammad Jiho.
Je flottais comme un papillon et piquais comme une abeille.
Avec l’intelligence froide d’un sorcier, le talent de boxeur de Muhammad Ali et les capacités physiques d’un Chasseur sorcier de Difficulté Extrême Lunatique, j’étais désormais…
Sans aucun doute le meilleur boxeur de la planète !
Je pouvais mettre une roturière comme elle au tapis en un instant !
Eh bien, non.
« Maintenant, tu imites la boxe n’importe comment ? Si tu veux copier, fais-le correctement. Qu’est-ce que tu fabriques ? Regarde-moi ce jeu de jambes lamentable. »
« … »
« Arrête tes conneries. Tu commences à m’énerver. »
Choi Yejin esquivait habilement et repoussait chacun de mes coups.
Je dus me rendre à l’évidence.
« Bon sang. Mon corps est exceptionnel, mais je n’ai aucun sens du combat. Pas moyen de la toucher. »
Mes capacités physiques semblaient presque égales à celles de Choi Yejin.
Je ne sentais pas vraiment de différence de vitesse ou de force.
Pourtant, une différence décisive nous séparait.
L’expérience du combat.
Chaque fois que je prenais position pour frapper, Choi Yejin lisait ma posture, devinait la trajectoire de mon coup et l’esquivait avant même que je ne l’aie lancé.
De mon côté, j’étais incapable de lire ses mouvements.
Encore et encore, je ne frappais que son image rémanente.
Même si nos corps étaient égaux, l’expérience et l’habileté nécessaires pour les manier ne l’étaient pas.
Choi Yejin claqua la langue.
« Tu vas continuer à faire l’imbécile ? Prends donc ton arme principale. »
« … »
Je ne faisais pas l’imbécile.
Je me battais sérieusement.
Choi Yejin ramassa son épée.
« Si tu continues à te battre comme si c’était une blague… moi aussi, je vais m’énerver. Laisse-moi te donner une petite leçon. »
Fouu !
Choi Yejin abattit son épée.
La lame à une main fendit l’air et fonça vers mon flanc.
« … ! »
Je tressaillis et fermai fort les yeux.
C’était une épée d’entraînement émoussée, mais ça restait un morceau de fer.
Ça allait faire sacrément mal si elle me touchait, non ?
Et puis…
— Clang !
« ? »
« ? »
L’épée que Choi Yejin avait brandie se brisa net en deux.
La lame qui avait frappé mon flanc se cassa comme une tablette de chocolat dur qu’on aurait fendue, puis tomba au sol dans un fracas métallique.
Choi Yejin marmonna :
« Quoi ? Pourquoi elle s’est cassée ? »
« … »
Et je n’avais pas ressenti la moindre douleur.
C’était pratiquement comme si on m’avait frappé avec une matraque en fer.
Pourtant, ma résistance surhumaine avait tenu bon !
À cet instant, le nom d’un art martial me traversa l’esprit.
« C’est la chemise de fer… ? Non, le corps de vajra indestructible ! »
C’était bien ça.
En tant que Chasseur sorcier de Difficulté Extrême Lunatique, successeur de la Secte gobeline et maître ayant atteint le sommet…
Ce corps exceptionnel avait en quelque sorte maîtrisé le corps de vajra indestructible !
Jusqu’ici, j’avais surtout travaillé mon énergie interne et négligé l’entraînement aux arts externes…
Et pourtant, j’avais maîtrisé sans le savoir le corps de vajra indestructible, l’art externe suprême.
Ah… Quel talent, ce corps exceptionnel !
Ma peur s’évanouit.
« Hé hé. Minable. Choi Yejin, c’est ça, ton “meilleur” ? »
« Pourquoi elle s’est cassée ? Je l’ai achetée il n’y a pas longtemps… Elle était défectueuse ? »
« Viens m’affronter ! Koui, koui ! »
J’avais confirmé mes capacités physiques.
J’étais assez solide pour encaisser sans une égratignure le coup de matraque en fer d’une Chasseuse des étages supérieurs !
À moins qu’elle ne sorte un artefact doté d’un pouvoir tranchant renforcé, j’étais invincible.
Autrement dit…
« Il me suffit de l’attraper pour gagner ! »
Tadat !
Les deux mains tendues devant moi, je fonçai sur elle.
Puisque je n’arrivais pas à toucher Choi Yejin avec mes poings, j’allais l’attraper et la maîtriser grâce à ma résistance physique supérieure.
J’étais passé des frappes à la lutte.
Bien sûr, Choi Yejin n’avait pas l’intention de se laisser attraper.
« Tss… Il fallait vraiment que je tombe sur du matériel défectueux. »
Fouu.
Elle jeta son épée, recula jusqu’à la caisse d’armes et en sortit une nouvelle.
Cette fois, elle prit une épée longue.
Contrairement à l’épée à une main qui s’était brisée tout à l’heure, celle-ci était faite pour être maniée à deux mains.
Elle l’abattit sur moi.
« Tu vas continuer combien de temps à m’attaquer comme si c’était une blague ? Bats-toi sérieusement ! »
Fouuu !
La lame fendit l’air et fonça vers moi.
Elle refléta les lumières au-dessus de nous et lança des éclats bleutés.
Et puis…
— Clang !
« C’est quoi, ce bordel ?! »
Choi Yejin poussa un cri de stupeur.
L’épée qu’elle avait abattue ne fit toujours pas le moindre dégât à mon corps.
Seule la pauvre lame se brisa en deux et roula sur le sol.
« T’es malade ?! Pourquoi ton corps est aussi dur ?! »
« Un vrai homme, ça doit être dur ! »
« Arrête tes conneries, espèce de déchet cinglé ! »
« ? »
Elle sortit précipitamment des armes et m’attaqua l’une après l’autre.
Des dagues, des lances courtes, des lances longues, des boucliers, des haches…
Toutes sortes d’armes tranchantes foncèrent sur moi.
— Clang ! Bang ! Crac ! Clac !
Elles se brisèrent toutes.
Des armes d’entraînement grossières ne pouvaient pas infliger le moindre dégât à ce corps exceptionnel doté d’une constitution de Difficulté Extrême Lunatique.
C’était bel et bien le corps de vajra indestructible.
« C’est dingue… ! Comment quelqu’un peut être aussi solide ?! Tu utilises un artefact ? Non, je n’ai jamais entendu parler d’un artefact qui renforce directement le corps… »
« Hé hé hé. Viens par ici ! »
« C’est quoi, ce bordel… ?! »
Bientôt, toutes les armes de la caisse furent épuisées.
Une course-poursuite s’engagea.
Choi Yejin fuyait, et je la poursuivais.
Choi Yejin pouvait m’attaquer, mais mon corps était si solide qu’elle ne parvenait pas à me blesser.
J’avais une résistance physique écrasante, mais je n’arrivais pas à rattraper l’agile Choi Yejin.
Le combat amical se transforma tout naturellement en jeu du chat et de la souris.
Le combat prit fin.
Le résultat de l’affrontement entre Choi Yejin, de l’étage quarante et un, et moi, de l’étage vingt-quatre :
0-0.
Match nul.
* * *
Nous quittâmes la salle d’entraînement du sous-sol et regagnâmes le salon.
Ma sœur et Hyeji nous y attendaient.
« Jiho, comment ça s’est passé ? Tu n’es pas blessé ? »
« Jiho, tu as appris beaucoup de choses avec Choi Yejin ? »
Ma sœur voulait vraiment connaître le résultat.
Hyeji, elle, était déjà convaincue que j’avais perdu.
Quel manque de respect, Na Hyeji.
Comment ce grand maître du sommet de la Difficulté Extrême Lunatique aurait-il pu perdre un combat d’arts martiaux ?
Je me vengerais de cet affront plus tard.
Bombant le torse, je déclarai fièrement :
« Ce corps exceptionnel a gagné. »
« Waouh, vraiment ? Tu as battu Choi Yejin ? Jiho, c’est incroyable… »
« Quoi ? C’est impossible ! »
Ma sœur était ravie, tandis que Hyeji refusait de me croire.
Quel manque de respect, Na Hyeji.
Ne pas croire les paroles de ce corps exceptionnel, ton employeur.
Je me vengerais de cet affront plus tard.
Alors que je fanfaronnais sur le résultat…
« Gagné, mon œil. C’était un match nul. »
Choi Yejin entra derrière moi.
Elle affichait une expression incrédule.
Je lui parlai à voix basse.
« Voilà la perdante. »
« N’importe quoi. Comment ça, je suis la perdante ? Tu ne m’as même pas touchée une seule fois. »
« Tu n’as fait que fuir comme une lâche, et tu oses prétendre avoir gagné ? »
« Dis-moi la vérité. Tu as utilisé un artefact en douce, pas vrai ? Ta résistance physique n’a aucun sens ! Espèce d’imposteur cinglé, tu fais semblant aussi en dehors du Forum des chasseurs ?! »
« Ne hausse pas la voix, ne hausse pas la voix comme ça. »
« Espèce de taré ! »
« N’emploie pas des mots aussi violents. Ça te donne l’air faible. »
Sa fierté était-elle blessée de ne pas avoir réussi à me faire le moindre mal ?
Choi Yejin bouillonnait de frustration.
À vrai dire, je n’arrivais pas à le croire non plus.
Mon corps était vraiment aussi solide…
« Hum. C’est bien le corps d’un Chasseur sorcier de Difficulté Extrême Lunatique. Tant que je ne suis pas touché par une arme de qualité artefact, je n’ai probablement pas à craindre de mourir. »
On aurait dit que les armes en métal ordinaires ne pouvaient pas me blesser.
Ce serait différent si on m’attaquait avec un artefact de haut rang…
Mais ce genre d’objet était rare.
Choi Yejin claqua la langue.
« Si ça avait été un vrai combat, tu serais mort en un instant, espèce d’abruti. Avec mon arc, je t’aurais transpercé le front. »
« Si ça avait été un vrai combat, j’aurais aussi mis Yejin au tapis d’un seul coup. Tu devrais être reconnaissante que je me sois battu à poings nus. »
« C’est quoi, ton arme principale ? »
« C’est un secret. »
« Argh. »
Choi Yejin se gratta la tête et me lança un regard noir.
Son regard était traversé d’émotions complexes.
Les premières que je remarquai furent l’agacement et la colère.
Mais sous celles-ci se cachaient une curiosité étrange et de l’impatience.
Je me fis la réflexion :
« Les Chasseurs de haut rang sont vraiment tous cinglés. »
Je n’avais cessé de la provoquer depuis le début.
À sa place, je l’aurais fichue dehors avant même de l’affronter.
Pourtant, elle me regardait avec une étrange curiosité.
Mon corps ridicule devait la fasciner.
Frotte, frotte, frotte.
Après s’être gratté la tête, elle demanda :
« Hé. Vous avez mangé avant de venir ? »
« ? »
« Si ce n’est pas le cas, restez dîner. J’ai une proposition à vous faire pendant le repas. »
Notes :
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