Chapitre 43
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Traducteur/éditeur : Hydrogen B.
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Chapitre 43 : 043
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Après avoir raccroché, je rappelai aussitôt Han Seonga.
« Han Seonga. »
« Oui, Chasseur Baek Jiho. »
« Je suis déçu. »
« Pardon ? »
« Venez tout de suite chez moi. Nous avons un sérieux problème. »
Je raccrochai.
Une fois de plus, Han Seonga arriva en moins de dix minutes.
Dès qu’elle entra, je lui lançai sans préambule :
« J’ai reçu un appel des États-Unis. »
« Pardon ? Qu’est-ce que vous voulez dire… ? »
« Le Département américain de gestion des grimpeurs m’a appelé. Je crois que mes informations ont fuité. Ils voulaient sûrement me recruter, non ? »
« … »
Han Seonga ne répondit pas.
Je voyais pourtant qu’elle était déconcertée.
Ses cils tremblèrent légèrement.
En claquant la langue, je lui brandis le téléphone sous le nez.
« Vous m’aviez dit que c’était un téléphone sécurisé. Pourtant, j’ai reçu un appel des États-Unis en moins de trente minutes. Qu’est-ce qui a bien pu se passer ? »
Les informations sur cet illustre Chasseur sorcier de Difficulté Extrême Lunatique !
Ils les avaient divulguées en seulement trente minutes !
Comment la sécurité pouvait-elle être aussi lamentable partout, des opérateurs téléphoniques au Service national de renseignement ?
Ils m’obligeaient toujours à installer des logiciels de sécurité inutiles dès que je faisais des opérations bancaires en ligne.
Et malgré tout, mes informations finissaient constamment par fuiter !
La sécurité de ce pays était légendaire.
Han Seonga parla à voix basse.
« … Il semblerait que les informations du Chasseur Baek Jiho aient pu fuiter par le Bureau du troisième directeur adjoint. »
« Le Bureau du troisième directeur adjoint ? C’est quoi, ça ? »
« Le Service national de renseignement répartit ses missions entre plusieurs directeurs adjoints. Le Bureau du premier directeur adjoint, dont je fais partie, s’occupe du renseignement étranger et du contre-espionnage. Le Bureau du troisième directeur adjoint est chargé des sciences, des technologies et de la cybersécurité. Le smartphone que nous vous avons fourni a été conçu en collaboration avec ce bureau. Mais… »
« Donc, il y a eu une sorte de faille de leur côté. »
« C’est très probable. Je vous prie de m’excuser, Baek Jiho. »
On aurait dit qu’ils avaient fait une bourde en collaborant avec un autre service pour me fournir un téléphone sécurisé.
Avaient-ils une taupe parmi eux ?
Ou bien les États-Unis les avaient-ils piratés grâce à un moyen complètement dingue ?
Qui sait ?
À vrai dire, ça n’aurait rien eu d’étonnant que les Américains aient réussi à voler ces informations d’une manière ou d’une autre.
Ils ont la CIA et la NSA, après tout.
La CIA menait partout dans le monde des opérations d’espionnage dignes d’un film.
La NSA possédait les meilleures capacités de guerre électronique au monde.
Les agences de renseignement américaines recueillaient toutes sortes d’informations sans se soucier des moyens employés.
Avec les capacités des États-Unis, dérober des informations au sein du Service national de renseignement n’avait rien de difficile.
Ils avaient piraté les téléphones de dirigeants de pays alliés et mis sur écoute des bureaux présidentiels. Qu’est-ce qu’ils ne pouvaient pas faire ?
Bref…
« Maintenant que les États-Unis savent que j’existe, je ne risque rien, pas vrai ? »
« Ils vont probablement seulement essayer de vous recruter. Après tout, c’est un pays allié. »
« Je devrais au moins me réjouir que ce ne soit pas tombé entre les mains des Chinois ou des Russes… ? »
« Nous ne pouvons pas en être sûrs. Si ce n’était pas un simple piratage, mais l’œuvre d’une taupe, la Chine ou la Russie pourraient aussi être au courant. »
« … Ce serait embêtant. »
Les États-Unis ?
Honnêtement, ça ne m’inquiétait pas trop qu’ils soient au courant de mon existence.
Quand l’Amérique recrutait des Chasseurs d’autres pays, elle préférait les appâter avec de l’argent et des privilèges plutôt que de recourir à la force.
Ils ne savaient évidemment pas que j’étais un Chasseur sorcier de Difficulté Extrême Lunatique.
Au pire, ils me brandiraient des liasses de billets sous le nez et essaieraient de me convaincre de devenir citoyen américain.
La Chine et la Russie, c’était autre chose.
Ces enfoirés géraient des fermes à points officiellement et de façon systématique.
C’étaient de vrais tarés complètement cinglés !
S’ils apprenaient qu’un Chasseur tout neuf de rang difficile, qui venait à peine d’atteindre les Étages intermédiaires, se trouvait là, ils pourraient très bien envoyer une unité spéciale de Chasseurs pour m’enlever.
Des surhommes des étages supérieurs pourraient débarquer en masse, armés de fusils et d’épées, et m’enlever.
Je ferais mieux de me faire discret un moment.
« Tout d’abord, nous allons renforcer votre protection. Il semblerait aussi qu’il faille faire le ménage au sein du Service national de renseignement. »
« Débrouillez-vous comme il faut. Les États-Unis, ça va, mais la Chine et la Russie ne doivent rien apprendre à mon sujet. Je n’ai pas envie d’être traîné jusqu’à Pékin, enlevé, emprisonné et forcé à produire des points. »
« Nous réparerons cette erreur, sans faute. Faites-nous confiance et laissez-nous nous en charger. »
Han Seonga prononça ces mots avec détermination.
Ça ne m’inspira pas du tout confiance.
Non, après avoir vendu mes informations en trente minutes, qu’est-ce que ça changeait qu’elle ait l’air sérieuse…
« Et reprenez ce téléphone. Je ne pense pas que je devrais m’en servir. »
« … Compris. Nous vous en préparerons un autre, sans le moindre problème… »
« Non, ne m’en donnez pas un nouveau. Je ne lui fais pas confiance. Je vais garder mon ancien téléphone. Qui sait ce qu’ils ont pu faire au prochain ? »
J’avais été content de recevoir un nouveau téléphone.
Mais maintenant, je n’avais aucune idée de ce qu’on avait pu lui faire.
Et s’ils y avaient installé une puce d’espionnage, comme dans un film d’espionnage ?
Je ferais mieux de continuer à utiliser mon ancien téléphone.
Han Seonga récupéra le smartphone que je lui tendais, l’air contrit, puis murmura :
« … Compris. Nous ne vous fournirons pas de téléphone sécurisé séparément. Cependant… vous avez besoin d’un refuge. Je vais vous trouver une planque du Service national de renseignement. Vous feriez mieux d’y séjourner quelque temps. »
« Non. Je n’irai pas. J’ai l’impression que même si je déménage, mes informations seront de nouveau dérobées aussitôt. »
« … »
« Contentez-vous de renforcer ma protection. »
Han Seonga me proposa de rester dans une planque.
Je refusai sans hésiter, là encore.
Après avoir vu le niveau de sécurité du Service national de renseignement, je ne voulais plus bénéficier d’aucun service lié à la sécurité.
Et si je me rendais dans une planque et que des enfoirés de Chinois ou de Russes sortaient de l’appartement d’à côté ?
Après avoir vu mes informations dérobées dès que j’avais reçu le téléphone, impossible de leur faire confiance.
Le Service national de renseignement n’a qu’à me couvrir d’artefacts.
Si je leur confiais autre chose, j’avais le pressentiment qu’ils continueraient à enchaîner les bourdes stupides.
C’était l’instinct du Chasseur sorcier de Difficulté Extrême Lunatique.
J’ai peut-être l’air comme ça, mais je connais l’enfer. On ne peut pas supposer que les agences gouvernementales sont compétentes.
Je me souvenais très bien de l’incompétence du gouvernement dans les premières années chaotiques de la Tour.
Voilà pourquoi j’avais du mal à faire confiance à la façon dont le gouvernement gérait les choses.
Quoi qu’il en soit, je laissai au Service national de renseignement le soin de régler les détails.
Après le départ de Han Seonga, je me préparai aussitôt à conquérir le dix-septième étage.
« D’abord… augmenter ma puissance de combat est la priorité absolue. Je dois grimper tous les jours, sans faire de pause. »
Je ne savais pas quand une unité spéciale de Chasseurs chinois ou russes pourrait s’en prendre à moi.
Pas question de négliger l’amélioration de mes statistiques.
Que ce soit une sécurité pleine de trous ou une unité spéciale de Chasseurs capable d’attaquer à tout instant…
Au bout du compte, il me suffisait de devenir incroyablement fort, non ?
« Une puissance écrasante peut déchirer et pulvériser toutes les épreuves et les difficultés ! »
Il me suffisait de devenir plus fort…
Tous les problèmes seraient réglés !
C’est pourquoi je ne sautai pas l’ascension de la Tour aujourd’hui non plus.
J’attendis Hyeji et la fée.
[Entrée à l’étage 17 de la Tour.]
L’assaut de l’étage 17 commença.
* * *
Washington, D.C., États-Unis.
Siège central du Département américain de gestion des grimpeurs.
Bureau du ministre.
« Alors, avez-vous essayé de le recruter ? »
Un homme blanc d’âge mûr aux traits acérés prit la parole d’une voix grave.
Il s’appelait Simon Scott.
Il était le Ministre du Département américain de gestion des grimpeurs et l’un des plus proches confidents du président en exercice.
Un fonctionnaire subalterne répondit à sa question.
« Nous avons essayé. Mais il a raccroché avant même d’entendre notre proposition. »
« Il a raccroché sans même écouter les conditions ? »
« Oui. Il semblait perturbé par notre appel. »
« Ou peut-être est-il arrogant parce qu’il vient du rang difficile. La prochaine fois, envoyez un agent le contacter en personne au lieu de l’appeler. Au fait… Baek Jiho ? Les noms coréens ne sont vraiment pas faciles à prononcer. »
Ils parlaient de Baek Jiho.
Un sixième Chasseur de rang difficile, récemment apparu en République de Corée, un petit pays d’Extrême-Orient menacé de destruction.
Ils avaient tenté de le recruter.
Clic.
Le Ministre Scott alluma une cigarette avec un briquet Zippo, puis demanda :
« Le profilage est terminé ? »
« Oui. Voici les informations sur le Chasseur Baek Jiho. »
Le fonctionnaire lui tendit un dossier dans un bruissement de papier.
Il contenait tout sur Baek Jiho.
Son enfance, ses études, sa personnalité, ses habitudes quotidiennes, ses loisirs, ses relations, ses finances, son activité sur Internet…
Toutes ces informations avaient été rassemblées.
Des experts les avaient ensuite analysées, et leur rapport se trouvait désormais sur le bureau du Ministre.
Le Ministre Scott souffla un nuage de fumée en parcourant le dossier.
« Hum… Il a un fort désir de se faire valoir et de s’enrichir. Nous devrions pouvoir le recruter en jouant sur son goût des récompenses financières et de la reconnaissance… Et ses capacités ? »
« Elles seraient les plus élevées jamais enregistrées. Avec l’aide de la NSA, nous avons piraté la base de données du Département de gestion des grimpeurs coréen et confirmé qu’il a terminé un étage par jour, jusqu’au seizième. »
« … Jusqu’au seizième ? Il a terminé un étage par jour ? »
Le regard du Ministre Scott s’arrêta sur le document.
C’était trop incroyable.
Il esquissa un sourire moqueur.
« Hmph. C’est même pas drôle. Terminer un étage par jour ? C’est impossible. On dirait qu’on nous a transmis des informations compromises. Demandez encore l’aide de la NSA et faites-leur recueillir des renseignements exacts. »
« Eh bien… ils ont vérifié plusieurs fois, mais ils affirment que c’est certain. Ses registres d’ascension, ses revenus en points, ses transactions financières… toutes les données confirment qu’il a grimpé un étage par jour. »
« Ça pourrait être de la désinformation coréenne ? »
« Ce n’est pas impossible. »
« Évidemment. C’est de la désinformation. Ils ont fabriqué ces données absurdes pour se payer notre tête. Ces enfoirés. Comme s’ils se contentaient de nous taquiner… Ils nous servent des conneries monumentales en guise de désinformation. Coordonnez-vous avec la NSA et la CIA pour obtenir des informations plus fiables. »
« Oui, monsieur. »
Psscht.
Le Ministre écrasa sa cigarette dans le cendrier, puis reprit :
« N’oubliez pas ceci : nous devons recruter autant de Chasseurs de rang difficile que possible. Cinq de nos Chasseurs les mieux classés sont morts. »
Voilà où en étaient les États-Unis.
Environ une semaine plus tôt, ils avaient tenté de terminer l’étage 50.
À l’époque, les États-Unis avaient envoyé dix Chasseurs d’élite, dont David, le meilleur Chasseur du monde, pour conquérir l’étage 50.
Le résultat avait été catastrophique.
Cinq des dix Chasseurs qui s’étaient attaqués à l’étage 50 avaient péri.
Les cinq autres s’en étaient sortis de justesse.
C’était une perte terriblement douloureuse.
Ils avaient perdu cinq de leurs meilleurs Chasseurs des étages supérieurs, des hommes qui gagnaient des millions de points chaque mois.
Leurs revenus mensuels en points, qui se chiffraient à plusieurs dizaines de millions, s’étaient volatilisés d’un seul coup.
Les dégâts étaient assez importants pour menacer l’hégémonie américaine sur les points.
« La Chine a atteint l’étage 48, la Russie, l’étage 47, et les Européens ont terminé l’étage 46 et tentent actuellement de franchir le 47. »
« … »
« Pour préserver notre hégémonie, nous devons recruter d’autres Chasseurs de rang difficile. »
Les États-Unis avaient désespérément besoin de nouveaux Chasseurs de rang difficile.
« Pour l’instant, le seul endroit où nous pouvons en recruter, c’est la Corée, qui est au bord de l’effondrement. »
Le Département américain de gestion des grimpeurs concentra ses efforts sur la République de Corée.
Sept ans s’étaient écoulés depuis l’apparition de la Tour.
Il n’était pas facile de recruter des Chasseurs de rang difficile déjà bien installés dans leur pays.
Les États-Unis, la Chine, l’Europe, la Russie…
Les grandes puissances avaient déjà employé tous les moyens possibles pour débaucher chaque Chasseur de rang difficile qui en valait la peine.
Ceux qui restaient dans chaque pays étaient les Chasseurs de rang difficile les plus difficiles à recruter.
Qu’ils soient motivés par le patriotisme, leurs attaches personnelles ou leur pouvoir, seuls ceux qui avaient une raison de ne pas quitter leur pays natal étaient encore là.
Puis la destruction de la République de Corée se rapprocha.
Même quelqu’un de très attaché à son pays ne resterait pas à bord d’un navire en train de sombrer jusqu’à la fin, plutôt que de fuir.
Les États-Unis avaient l’intention de recruter les Chasseurs de rang difficile qui fuyaient la Corée.
La République de Corée comptait actuellement trois Chasseurs de rang difficile.
« Kim Taeseok, Choi Yejin… et maintenant, le nouveau venu, Baek Jiho. »
S’ils recrutaient ces trois Chasseurs de rang difficile…
Non, s’ils parvenaient à en recruter ne serait-ce qu’un ou deux, ils pourraient compenser une partie des pertes dues à l’échec de l’étage 50.
« La Chine, la Russie et l’Europe gardent sûrement elles aussi un œil attentif sur la Corée. Nous devons les devancer et mettre la main sur ces Chasseurs de rang difficile. »
« Je n’oublierai pas, Ministre. »
« Le président a promis de nous accorder tout le soutien nécessaire. Ne vous souciez pas des moyens employés. »
Les États-Unis.
Non, toutes les grandes puissances du monde observaient la République de Corée, au bord de la destruction.
C’était devenu la norme dans les affaires mondiales depuis l’apparition de la Tour.
* * *
Flash !
La lumière éclatante s’estompa.
Je regardai lentement autour de moi.
Un paysage familier s’offrit à mes yeux.
Une vaste plaine, des chaînes de montagnes qui s’élevaient au loin et des nuages qui dérivaient tranquillement dans le ciel.
Je marmonnai à voix basse :
« Je commence à en avoir marre de ce paysage, moi aussi. »
Je le voyais depuis que j’étais arrivé dans les Étages des orcs…
Le décor commençait à me lasser.
La première fois que je l’avais vu, j’avais eu l’impression que ma poitrine s’ouvrait.
Maintenant, j’avais envie de découvrir une autre carte.
À partir de l’étage 21, nous pourrions combattre dans un environnement différent.
Les Étages des golems commençaient à l’étage 21.
Tandis que je regardais autour de moi, Hyeji prit la parole, l’air inquiet.
« … Jiho, c’est vrai, ce que tu m’as dit ? Les États-Unis t’ont appelé ? »
Avant d’entrer dans la Tour, je lui avais parlé de la tentative de recrutement des Américains.
Ça avait l’air de la préoccuper.
Je hochai la tête.
« Oui. Les États-Unis ont réussi je ne sais comment à obtenir mes informations et m’ont appelé. »
« Mon Dieu… Qu’est-ce qu’on va faire ? »
« Comment ça, qu’est-ce qu’on va faire ? »
« Les autres pays pourraient aussi apprendre des choses sur toi ou sur moi ! Et si la Chine ou la Russie venait vraiment nous capturer… ? »
Hyeji était visiblement anxieuse.
Après tout, Hyeji était devenue une Mage féerique, tout comme j’étais un Chasseur sorcier de Difficulté Extrême Lunatique.
Elle avait acquis des pouvoirs particuliers, contrairement aux autres Chasseurs.
Bien sûr qu’elle s’inquiétait de la réaction des autres pays.
Je haussai les épaules.
« On doit faire comme d’habitude. Grimper rapidement la Tour et devenir plus forts. »
Tant que nous devenions plus forts, tout finirait par s’arranger.
Quels que soient les complots des Chinois ou des Russes, une puissance écrasante nous permettrait de tous les écraser !
C’est pourquoi je comptais gravir la Tour avec assiduité.
Bien sûr, je ne comptais pas me contenter de grimper la Tour.
J’avais aussi mes propres projets.
« En plus de grimper la Tour, je dois aussi améliorer mes capacités. Par exemple, je peux m’entraîner à de nouvelles techniques… »
« De nouvelles techniques ? »
« J’ai créé quelques nouveaux sorts. Je vais les tester cette fois-ci. »
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