Chapitre 155
WeTried Translations
Traducteur/éditeur : Hydrogen B.
Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>
Chapitre 155
──────
« Iing Iing ! Vite ! En route pour la ville ! Dépêche-toi ! »
« Iing ! »
Poroong.
Nous nous précipitâmes vers la ville en Vol psychokinétique.
Iing Iing avait peut-être compris que c’était urgent, elle aussi.
« Iiiing… ! »
Iing Iing semblait serrer les dents et donner tout ce qu’elle avait.
Elle volait à une vitesse incroyable.
Les remparts de la ville, au-delà de l’horizon, furent bientôt devant nous.
Et de près, la ville était dans un état lamentable.
Fwoooosh !
Les flammes jaillissaient de partout.
La ville brûlait.
« Éteignez d’abord les incendies ! »
« Vite, allez chercher de l’eau au canal ! »
Les habitants couraient dans tous les sens, seau ou bassine à la main, pour aller puiser de l’eau et éteindre les flammes.
« Des monstres ! Il en arrive encore ! »
« Les champs de blé à l’extérieur des remparts brûlent ! »
« Des Wyverns ! »
Et puis il y avait tous ces monstres qui déferlaient du nord.
Sur les remparts, soldats et chevaliers tiraient frénétiquement des flèches pour les arrêter.
Je serrai les dents.
Ils osaient saccager ma ville que j’avais cultivée avec tant de soin ?
Ces putains de monstres !
« Je vais tous les buter jusqu’au dernier ! »
Je n’en laisserais aucun en vie.
Je les tuerais tous !
Hummmmmm… !
Je rassemblai les Motes bleues dans mon cœur.
À l’étage quarante-sept, ma réserve de mana suffisait à lancer environ sept mille cinq cents Boules de feu.
Une véritable mer de mana reposait au fond de mon cœur.
Et avec autant de mana…
Je pouvais lancer mon attaque ultime, le Canon de mana, « Étincelle finale », autant de fois que je le voulais, sans avoir à me soucier de rien.
Alors, je tentai le coup.
« Canon de mana, “Étincelle finale”, manifestations multiples. »
Rumble rumble rumble…
L’air trembla.
Une lueur de mana bleue jaillit dans toutes les directions.
Le mana environnant réagit à celui que je venais de libérer et se mit à entrer en résonance.
Une lumière bleue ondula partout autour de nous.
C’est alors que les gens en contrebas me remarquèrent.
« Hein ? Le ciel s’est soudain éclairci… ? »
« Qu’est-ce qui se passe, tout à coup ? »
« L’air tremble ! Il y a quelque chose qui cloche… ! »
Ce phénomène soudain les avait bouleversés.
J’espérais qu’ils ne seraient pas trop surpris.
Tout ça, c’était pour les sauver.
Et, à cet instant précis…
Flash !
Une lueur dorée brilla au-dessus de ma tête.
Flash flash flash flash flash !
Un Halo encore plus grand que celui de la veille apparut au-dessus de moi.
Il devait faire environ cinq mètres de rayon et répandait une lumière éclatante dans toutes les directions.
Et je sentis de nouveau ce regard étrange, après tout ce temps.
Je levai les yeux au ciel et marmonnai :
« Qu’est-ce que tu mates, putain ? Je suis de mauvais poil, alors arrête de m’espionner, espèce d’enfoiré. »
Ce regard agaçant disparut.
Je baissai les yeux vers le sol.
« Cet anneau doré… ! Un Ange ! C’est l’Ange ! »
« L’Ange est venu nous sauver ! »
« L’Ange ne nous a pas encore abandonnés ! »
« Waaaaaaaah ! »
Les gens acclamèrent à grands cris.
Ils avaient fini par comprendre que c’était moi en voyant l’anneau doré.
Je pointai mon bâton.
D’abord, ces moineaux insolents dans le ciel.
Je me tournai vers le nord.
« Skreeeeech ! »
Une nuée de Wyverns emplissait le ciel.
Elles crachaient des flammes depuis les hauteurs et incendiaient le quartier nord de la ville.
Je pointai mon bâton et lançai mon sort.
« Cet oiseau est nuisible. »
Je tirai un coup de canon.
Bwoooooom !
Un immense rayon bleu jaillit dans un éclat aveuglant.
Il balaya le ciel envahi de fumée.
Je le traçai en diagonale, de gauche à droite.
La nuée de Wyverns fut happée par le pilier de lumière bleue et disparut.
« Skreeeeech ! »
« Keeeeeeeek ! »
« Screeaaaach ! »
Bwoooooom !
Après le passage du pilier de lumière, il ne resta pas un seul moineau dans le ciel.
Pris dans mon artillerie magique, ils s’étaient évaporés sans laisser le moindre fragment d’os.
Maintenant que j’avais éliminé ces moineaux qui encombraient le ciel…
Il était temps de nettoyer le sol.
Je pointai de nouveau mon bâton.
« Ces monstres sont nuisibles. »
Je visais les monstres terrestres qui piétinaient les champs de blé à l’extérieur des remparts.
Ogres, Trolls, Cyclopes et autres créatures ravageaient les alentours.
Eux aussi devaient disparaître.
Je tirai un autre coup de canon.
Bwoooooom !
Une immense traînée bleue balaya le sol.
Elle les anéantit en un seul coup.
Les Ogres furent happés par la lueur et vaporisés.
Les Trolls disparurent sans même avoir l’occasion d’utiliser leur précieuse régénération.
Les yeux magiques des Cyclopes ne purent arrêter la lumière qui fonçait sur eux.
En un instant, près d’un millier de gros monstres disparurent à l’extérieur des remparts.
Boom boom boom boom boom !
Un rayon bleu destructeur balaya le sol.
La chaleur terrifiante vitrifié la terre.
Rien ne pouvait survivre sur le passage de mon artillerie magique.
C’était un véritable effaceur qui rayait tout de la surface de la terre.
Les Wyverns qui volaient au-dessus de la ville avaient disparu.
Les gros monstres près des remparts aussi.
Mais ce n’était pas fini.
Je jetai un regard vers le nord.
« Rooooar ! »
« Grrrrrr ! »
D’autres monstres continuaient d’arriver du nord.
Des centaines d’Ogres, de Trolls, de Cyclopes et d’autres créatures déferlaient vers nous.
J’avais balayé les monstres avec une force écrasante, mais ils continuaient d’affluer.
Quelque chose clochait.
On aurait dit qu’ils n’avaient d’autre choix que de fuir vers le sud pour survivre.
Je claquai la langue.
« Qu’est-ce qu’il y a au nord, bordel ? »
Il y avait vraiment un Dragon, là-bas ?
Les vagues de monstres provoquées par les Dragons, c’était un grand classique des romans.
Bref.
« Toi aussi, tu vas crever. »
Je tirai de nouveau avec mon artillerie magique.
Bwoooooom !
Le rayon bleu balaya les terres au-delà de l’horizon et vaporisa les centaines de monstres qui approchaient.
Après ça, je ne sentis plus aucun monstre.
Je me retournai vers la ville.
« L’Ange ! L’Ange nous a sauvés en nous envoyant le jugement de la lumière ! »
« On est vivants ! On a survécu ! »
« Ô cieux… ! »
Les habitants de la ville me regardaient avec soulagement et admiration après que j’eus tué tous les monstres.
Mais il était encore trop tôt pour souffler.
Fwoooosh !
J’avais tué tous ces putains de monstres qui me cassaient les pieds.
Mais le feu continuait de ravager la ville.
Ma belle ville… Ville de la Difficulté Extrême Lunatique, Paradis, Arche, Dernière Ville de l’Humanité, Grande Ville…
Elle brûlait sous mes yeux !
Je devais éteindre le feu, et vite !
« Iing Iing. Mode hélicoptère bombardier d’eau ! »
« Iing ! »
Poroong.
Iing Iing m’emmena dans le quartier nord en Vol psychokinétique.
Les flammes y étaient particulièrement violentes, sans doute parce que les Wyverns avaient concentré leurs attaques à cet endroit.
« De l’eau ! Apportez de l’eau ! »
« On n’a pas assez de bras… »
« Quelqu’un est coincé sous les décombres, ici ! »
Les habitants s’échinaient à éteindre les incendies et à secourir les personnes prisonnières des bâtiments effondrés.
Je pointai mon bâton.
« Manipulation de l’air. »
J’avais fait ça un nombre incalculable de fois dans les Étages supérieurs.
Éteindre de gigantesques incendies en coupant l’arrivée d’air, sans provoquer de chute brutale de pression, ne me posait aucun problème.
Un seul geste, et je lançai mon sort de manipulation de l’air.
Fssssss…
Les flammes rugissantes s’éteignirent peu à peu.
Une fumée âcre s’éleva dans leur sillage.
L’incendie qui avait englouti le quartier nord disparut en un instant.
Les habitants regardèrent autour d’eux, déconcertés.
« J’ai eu l’impression de ne plus pouvoir respirer, tout à coup… »
« Le feu… Il est complètement éteint ?! »
« Qu’est-ce qui s’est passé… ? »
« Attendez. Regardez tous là-haut ! »
Perplexes, les habitants levèrent peu à peu la tête vers le ciel.
Et j’étais là.
Avec un immense anneau doré au-dessus de la tête.
L’émotion se lisait sur leurs visages, l’un après l’autre.
« L’Ange… ! C’est l’Ange ! L’Ange a apaisé les flammes ! »
« Ô cieux ! »
« L’Ange est descendu parmi nous !!! »
Je descendis lentement au cœur de la ville en ruines et calcinée.
Des centaines de regards convergèrent vers moi.
Les gens s’agenouillèrent et inclinèrent la tête avec révérence.
Pas.
Je posai le pied au sol et parlai doucement.
« N’ayez pas peur. »
Ils avaient été attaqués par des monstres.
Leur ville avait brûlé et avait été dévastée.
Mais ils n’avaient aucune raison d’avoir peur.
« Car je vous sauverai. »
Je les sauverais tous !
L’Ange du Paradis de la Difficulté Extrême Lunatique était descendu en ces lieux !
* * *
Ensuite, les travaux de reconstruction commencèrent.
Les membres de mon groupe mirent aussi la main à la pâte.
« Iing ! »
Poroong.
Rumble !
Iing Iing volait dans les airs en Vol psychokinétique et soulevait les décombres des bâtiments effondrés.
Son pouvoir de détection exceptionnel et sa télékinésie puissante étaient d’une aide précieuse.
« Il y a des survivants ! Par ici ! »
« Vite, apportez des brancards ! »
Dès qu’Iing Iing soulevait des décombres, les gens se précipitaient pour secourir ceux qui étaient coincés dessous.
Grâce à elle, nous pouvions rapidement sauver les personnes ensevelies sous les débris.
Bien sûr, Iing Iing n’était pas la seule à aider.
« Apôtre de l’Ange ! Par ici ! Ouvrez cette porte, je vous en prie ! Le bâtiment s’est effondré dessus, impossible de l’ouvrir ! »
« Putain, je comprends rien à ce qu’ils racontent. Enfin bref, tu veux que j’ouvre cette porte, c’est ça ? Je m’en charge ? »
« Apôtre de l’Ange ! Pourriez-vous apporter ces provisions aux gens du centre de secours ? »
« Vous voulez qu’on transporte la nourriture, c’est ça ? Mettez-la dans le Sac spatial. »
Na Hyeji et Choi Yejin aidèrent du mieux qu’elles purent.
Mademoiselle Yejin ouvrait les portes verrouillées et dégageait les décombres.
Mademoiselle Hyeji courait partout avec le Sac spatial pour distribuer de la nourriture, des bandages et d’autres fournitures.
Elles n’étaient pas aussi impressionnantes qu’Iing Iing, mais elles aidaient à leur manière.
Et moi…
« Un petit sort de Soin. »
J’étais la navette des soins.
Flaaash !
Une lueur dorée se répandit dans le centre de secours.
Une énergie dorée pénétra parmi les blessés qui gémissaient, brûlés, fracturés, en sang ou rongés par la douleur.
Alors, un miracle se produisit.
Fssss…
La peau à vif des brûlés commença à guérir.
Les os brisés reprirent leur place.
Les visages de ceux qui gémissaient de douleur et perdaient leur sang se détendirent.
Les gens me regardèrent avec gratitude.
« A-Ange ! Merci infiniment… »
« Arrêtez vos histoires. Si vous êtes guéris, dehors ! Faites entrer le patient suivant ! »
Je restai retranché dans le centre de secours à lancer des sorts de Soin sans arrêt.
Beaucoup de gens repartirent complètement guéris grâce à moi.
Quoi qu’il en soit, la reconstruction de la Ville de la Difficulté Extrême Lunatique avançait sans encombre.
Combien de temps avions-nous travaillé sans relâche ?
Peu à peu, le chaos dans la ville s’apaisa.
Les incendies furent complètement éteints.
La plupart des personnes coincées sous les décombres furent secourues.
Tous les blessés du centre de secours furent soignés.
La situation était presque maîtrisée.
« Je peux enfin souffler. »
Alors que je contemplais la ville en ruines…
« …Ange. »
Quelqu’un s’approcha en traînant les pieds.
Je me tournai vers lui.
« Je suis… Je vous demande pardon, Ange… »
C’était Valdemar.
Ses cheveux étaient devenus gris par endroits.
Sa tenue officielle était couverte de suie.
Son bras gauche était enveloppé d’un bandage imbibé de sang.
Le quadragénaire aux cheveux lissés en arrière que j’avais vu la veille avait disparu.
À sa place se tenait un homme minable, épuisé par ses innombrables cheveux gris et une fatigue extrême.
Valdemar semblait avoir terriblement vieilli en si peu de temps.
Flop.
Il tomba à genoux devant moi.
Des larmes coulèrent jusqu’au sol.
« La ville que l’Ange m’avait confiée… Je… Je n’ai pas réussi à la protéger comme il fallait… Je suis désolé… »
Valdemar se lança dans son numéro pathétique.
« Redresse-toi, Hassan ! »
Attrape !
Je le saisis par les épaules et le forçai à se relever.
Puis je lançai un sort de Soin.
Le sang cessa de traverser son bandage.
Je le regardai et parlai doucement.
« Maire adjoint. »
« …Oui, Ange. »
« Faites-moi votre rapport. »
« …Tout de suite ? »
Valdemar afficha une expression embarrassée devant ma demande soudaine.
Eh oui, il était à genoux et faisait monter le pathos ; ma demande de rapport professionnel avait dû le prendre au dépourvu.
Je poursuivis :
« Le maire a repris du service après une longue absence. Il est normal que je demande un rapport, non ? Mon fidèle maire adjoint. »
« … ! »
Peut-être avait-il été touché par mes paroles, par le fait que je lui faisais confiance.
Il ouvrit grand les yeux.
Puis il hocha la tête, l’air déterminé.
« …Compris. Je vais vous faire mon rapport ! »
Valdemar avait enfin retrouvé son allant.
Il commença son rapport détaillé.
« Quatre ans se sont écoulés depuis le départ de l’Ange. Pendant ce temps, la ville s’est développée. Les réfugiés n’ont cessé d’affluer du nord. Grâce à eux, notre ville est devenue une immense cité de trois cent mille habitants… »
Tout d’abord…
L’étage quarante-sept semblait se dérouler quatre ans après l’étage quarante-six.
Quatre années s’étaient écoulées, et la ville était devenue une métropole gigantesque de trois cent mille habitants.
Pas étonnant qu’il y eût plus d’immeubles à plusieurs étages et beaucoup plus de monde qu’avant.
La population avait triplé.
Valdemar poursuivit :
« L’expansion de la ville ne posait aucun problème. Les terres purifiées par l’Ange étaient d’une fertilité incroyable, et nos soldats et chevaliers, bien entraînés, chassaient les monstres et les repoussaient de manière organisée. Nous avons réussi à protéger notre territoire… jusqu’à récemment. »
« La situation a changé récemment ? »
« Oui. »
Valdemar se tourna vers le nord.
La partie de la ville qui avait subi le plus de dégâts.
« Un phénomène étrange s’est produit dans le nord. Depuis, les monstres ne cessent de se diriger vers nous. Aujourd’hui, la situation a été pire que jamais. »
« Un phénomène étrange ? Qu’est-ce que c’est ? »
« Le nord est devenu un enfer de flammes où ni les hommes ni les monstres ne peuvent survivre. »
« … ? »
D’après Valdemar, le nord se transformait peu à peu en région volcanique.
Les terres ordinaires se fissuraient.
De la lave et des flammes jaillissaient du sol.
Une chaleur ardente se répandait sur une vaste zone.
Les monstres avaient commencé à fuir vers le sud tous en même temps.
C’était absurde.
« Une région volcanique sortie de nulle part ? Qu’est-ce que… »
« Je sais que c’est difficile à croire… mais c’est la vérité. Nous l’avons découvert après d’innombrables expéditions. Le terrain, au nord, est en train de changer. Ce vent brûlant qui souffle de là-bas en est la preuve. »
Je levai la tête et sentis le vent.
Il avait raison.
Le vent qui soufflait du nord.
Il était bien trop chaud pour être naturel.
J’avais l’impression d’avoir collé mon visage devant un immense fourneau.
Sans mon manteau régulateur de température et d’humidité, j’aurais été dans un sale état.
Je marmonnai à voix basse :
« Le vent se réchauffe et les bêtes fuient… Ce serait vraiment un Dragon ? »
« Pardon ? »
« Rien. »
Quoi qu’il en soit, la situation s’annonçait compliquée à plus d’un titre.
Les Chimpis qui fuyaient le nord, ainsi que les monstres à leurs trousses, avaient ravagé ma ville.
Je ne savais pas qui était responsable, mais il me causait un sacré paquet d’ennuis.
Comme si drainer les veines de mana ne suffisait pas, il avait aussi ouvert un joli Champ infernal.
Attends un peu que je t’attrape.
Je vais t’exploser le crâne !
Alors que je grinçais des dents…
« Une fois encore, je vous demande pardon, Ange. »
Valdemar s’inclina profondément.
Cette fois, il dépassa les quatre-vingt-dix degrés.
C’était pratiquement une révérence au ras du sol.
Peut-être que son passé de chevalier lui avait donné une grande souplesse.
« La ville que l’Ange m’a confiée… Je n’ai pas su la protéger. »
« … »
« Le poste de maire adjoint est trop lourd pour moi. Je vous en prie, trouvez quelqu’un de plus fiable et nommez-le à ma place. Moi, Valdemar von Rosenberg, je ne peux plus assumer cette fonction ! »
On aurait dit que mon maire adjoint avait perdu une bonne partie de sa confiance en lui après cet incident.
Je souris en coin.
« Toi, le maire adjoint ordinaire. Qu’est-ce que tu racontes, à prétendre que tu n’as pas su protéger la ville ? »
« Mais, Ange ! La ville… »
« Arrête de te plaindre et regarde là-bas. »
Je me tournai vers l’extérieur du centre de secours.
Et je les vis.
« Iing ! »
« Apôtre de l’Ange ! Les décombres bloquent le passage ! »
« Va falloir que je casse ça. Hé ! Toi, le putain de sauvage du coin ! Écarte-toi. Tu risques de te prendre des débris. »
« Ceux qui sont épuisés doivent d’abord se reposer ! Ne forcez pas trop ! »
« Où est-ce que je pose la nourriture et les bandages ? Ah, c’est tellement frustrant de ne pas pouvoir communiquer… »
« Les blessés, allez au centre de secours, là-bas ! »
« L’Ange veille sur nous ! Gardez espoir ! »
Les habitants travaillaient ensemble à la reconstruction.
Les membres de mon groupe leur prêtaient main-forte.
La télékinésie d’Iing Iing déblayait les décombres.
Les habitants venaient en aide aux blessés ensevelis dessous.
Choi Yejin et Na Hyeji faisaient elles aussi leur possible, malgré la barrière de la langue.
La ville avait bel et bien subi de lourds dégâts.
Un bon nombre de personnes avaient été tuées ou blessées.
De nombreux bâtiments, qui avaient dû autrefois se dresser fièrement, avaient brûlé ou s’étaient effondrés.
Une grande partie des champs à l’extérieur des remparts avait également été ravagée.
Pour Valdemar, qui avait personnellement tant travaillé au développement de la ville, ça devait être comme si le ciel lui tombait sur la tête.
Mais malgré tout…
« Les habitants ont survécu, non ? »
« … »
« Alors, tu as protégé la ville. »
Les bâtiments calcinés et effondrés pouvaient être reconstruits.
Les champs ravagés pouvaient être remis en culture.
Les blessés pouvaient être guéris.
Mais les vies humaines, elles, ne pouvaient pas être remplacées.
Il y avait eu du chaos, mais beaucoup de gens avaient survécu.
C’était déjà suffisant.
Je tapotai l’épaule de Valdemar.
« Tu as fait plus que ce qu’on pouvait espérer, maire adjoint. Continue de développer la Ville de la Difficulté Extrême Lunatique sous mes ordres. Je n’ai confiance qu’en toi, Valdemar von Rosenberg ! »
« Ah… ! Ange !!! »
Flop.
Le maire adjoint s’effondra sur place et éclata en sanglots.
Il pleurait à chaudes larmes, le visage ruisselant de morve et de larmes.
Pour un ancien chevalier, il pleurait vraiment beaucoup.
Peut-être qu’avec l’âge, il était entré dans la ménopause masculine.
Enfin bref.
Je regardai vers le nord.
Ce vent brûlant qui soufflait de là-bas.
Le mirage ondulant me tapait sur les nerfs.
Je marmonnai à voix basse :
« C’est un duel, Dragon. Voyons voir lequel est le plus puissant : ton volcan ou ma Boule de feu tactique. »
Dragon ou pas, une Boule de feu tactique suffirait à l’empêcher de bouger !
BFT, et c’est terminé !
Notes de bas de page :
« Redresse-toi, Hassan ! » fait référence à un mème coréen en ligne mettant en scène Hassan, employé ici comme une injonction exagérée à se ressaisir.
Rejoignez notre Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>