Chapitre 152
Traductions WeTried
Traducteur/éditeur : Hydrogen B.
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Chapitre 152
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Ensuite, notre groupe prit directement la direction de la ville.
À titre indicatif, nous ne fîmes pas route avec les réfugiés et l’équipe de secours.
Ils se déplaçaient à pied, alors ils étaient bien trop lents.
C’était pour ça qu’il fallait avoir son propre hélicoptère.
Pop !
Après avoir voyagé vers le sud pendant un bon moment, je regardai le paysage autour de moi et marmonnai à voix basse.
« Maintenant que j’y regarde de plus près, l’environnement est complètement ravagé. »
Je n’avais pas prêté beaucoup attention au terrain pendant que je sauvais les gens, et je ne m’en rendis compte qu’après coup.
Comparé à ce que j’avais vu la veille…
L’environnement était bien plus dévasté.
Les rivières avaient séché, le sol s’était craquelé et la végétation avait dépéri.
Les veines de mana se tarissaient.
Je claquai la langue.
« Il pourrait y avoir quelqu’un comme Daesik dans ce monde aussi ? »
Les veines de mana se fanaient, laissant la terre complètement morte.
Comment cet endroit pouvait-il être encore plus aride que la Terre, polluée par ces enfoirés de Chinois ?
Nous devrions tous protéger l’environnement !
Que ce soit dans la Tour ou sur Terre, ces enfoirés de Chinois étaient partout.
« Iing… »
« Iing Iing, ne t’inquiète pas. Si je trouve un sale type qui fait ça, je lui fracasserai le crâne et lui donnerai une bonne leçon ! Gardons notre environnement vert, vert ! Gardons nos veines de mana vertes, vertes ! »
« Iing ! »
Iing Iing sourit de toutes ses dents quand je déclarai que je sauverais l’environnement un jour.
Ton sourire me donne de l’énergie, Iing Iing.
Enfin.
Après plusieurs dizaines de minutes de route vers le sud…
Nous finîmes par l’apercevoir.
« Jiho, là-bas… »
« Ah. Tu ne sais pas ? C’est le territoire de la Ville de la Difficulté Extrême Lunatique. L’environnement de ce côté s’est rétabli parce que j’ai sauvé les veines de mana. »
« Non, mais comment… ? »
Contrairement aux autres terres désolées, complètement ravagées et transformées en désert…
Ici, la végétation et les arbres étaient encore luxuriants, parfaitement intacts.
Nous venions de traverser les terres arides, alors le contraste était particulièrement saisissant.
Et au-delà de cette étendue verdoyante, tout au bout de l’horizon…
« Ma Grande Ville de la Difficulté Extrême Lunatique est en vue ! »
Une ville se dressait au milieu du paysage verdoyant.
L’Arche céleste de la Difficulté Extrême Lunatique, la Dernière Ville de l’humanité, s’était dévoilée !
On aurait dit le jardin d’Éden, un paradis terrestre.
Hyeji et Yejin avaient l’air surprises, pour une fois.
« C’est quoi, ce bordel ? Pourquoi cet endroit est aussi beau ? C’était bien un désert il y a un instant… C’est vraiment toi qui as fait ça ? »
« C’est moi. »
« Tu veux dire que la terre a été purifiée grâce à toi, Jiho ? Vraiment ? »
« C’est moi. »
Pourtant, mes camarades refusaient de croire à mes exploits.
Je n’avais fait que restaurer l’environnement, comme il sied à un Chasseur écolo de la Difficulté Extrême Lunatique.
Pourquoi ne me croyaient-elles pas ?
Avaient-elles passé leur vie à se faire berner ?
« Enfin, dépêchons-nous d’aller en ville. J’ai hâte de voir comment elle a changé en trois ans… ou en un jour ! »
Nous nous approchâmes de la ville.
Bientôt, elle se dessina plus nettement.
La première chose que nous vîmes fut l’immense muraille.
Le Mur-Baek Jiho s’élevait à cinquante mètres de haut, grandiose et majestueux.
De nombreuses tours de guet et tours de pierre se dressaient au sommet, même si je n’avais pas la moindre idée de la façon dont ils les avaient bâties.
Des montgolfières, qui semblaient servir à transmettre des signaux, flottaient même très haut dans le ciel.
En regardant à l’intérieur des remparts, je découvris une ville développée.
D’innombrables immeubles se serraient les uns contre les autres.
De nombreuses routes les reliaient, tels des vaisseaux sanguins.
Des foules et des attelages circulaient sur les avenues que j’avais construites.
Les canaux que j’avais aménagés coulaient à flots, fournissant une quantité illimitée d’eau propre.
Les habitants vivaient dans les bâtiments que j’avais construits et y avaient chacun aménagé leur foyer.
La ville semblait donc bien plus vaste, grandiose, belle, propre et agréable que lorsque je l’avais vue la veille.
C’était vraiment agréable de voir les gens sourire, sans la moindre trace de morosité.
Fier de moi, je me frottai le dessous du nez d’un air satisfait.
« Hé hé. C’est merveilleux de voir les gens du peuple vivre heureux grâce à la bienveillance de ce grand homme ! Je suis vraiment un vétéran des jeux de construction de villes ! Réussir à la faire grandir autant en un seul jour ! »
« … Ce sont les habitants qui l’ont fait grandir en trois ans, pas toi, non ? »
« Alors c’est pour ça que les gens jouent aux jeux de gestion automatique ! »
Je n’avais jamais compris ceux qui jouaient à des jeux mobiles de gestion automatique.
Mais je crus enfin comprendre ce qui les attirait.
On faisait un petit effort, puis, en revenant voir plus tard, tout avait tellement grandi.
Il fallait peu s’investir, mais on ressentait quand même cette satisfaction grisante de voir les choses progresser !
C’était le genre de jeu parfait pour les gens modernes débordés, qui avaient une vraie vie.
Alors que je contemplais la ville depuis le ciel…
Soudain…
« R-regardez là-bas ! »
« Attendez, c’est… ?! »
Des murmures s’élevèrent.
Un à un, les habitants levèrent les yeux vers le ciel, écarquillant les paupières.
Au début, ils furent des milliers, puis des dizaines de milliers.
Bientôt, pas moins de cent mille personnes aperçurent l’anneau doré qui flottait dans le ciel.
Les habitants se mirent à crier.
« Un ange ! L’ange est arrivé ! »
« Prévenez immédiatement le maire adjoint ! »
« L’ange est descendu dans le monde des mortels après trois ans ! »
« Ô Ciel ! »
Grondement…
Les cent mille habitants interrompirent ce qu’ils faisaient et se précipitèrent à genoux.
Puis j’atterris lentement au milieu de la grande place, en plein cœur de la ville.
Je pris la parole à voix basse.
« N’ayez pas peur. »
L’ange-maire de la Difficulté Extrême Lunatique.
Était descendu parmi eux !
* * *
« Ange, par ici. »
Valdemar marchait devant nous.
Nous nous trouvions dans le long couloir de l’hôtel de ville.
En une seule journée, Valdemar avait complètement changé.
Il n’avait plus les cheveux hirsutes d’un chevalier ; il ressemblait maintenant à un homme d’âge mûr qui s’était plaqué les cheveux avec de la pommade ou une autre huile du même genre.
Au lieu de l’armure grossière qu’il portait en tant que capitaine des chevaliers, il arborait un uniforme officiel impeccable.
À un moment donné, il était passé de chevalier à fonctionnaire !
Je le regardai et m’adressai à lui à voix basse.
« Valdemar. Tu as gravi les échelons. Dire qu’autrefois, tu bouffais cette viande de Wyvern absolument dégueulasse et que maintenant, tu mets de l’huile dans tes cheveux. Ta peau brille. »
« Tout cela, c’est grâce à vous, Ange. »
« Les habitants avaient tous l’air heureux aussi. Les regarder m’a rendu fier. Tu as même envoyé des équipes de secours à l’extérieur pour sauver des gens. Tu te débrouilles très bien. »
« Vous me faites trop d’honneur. J’ai simplement essayé de sauver autant de personnes que possible en suivant l’esprit d’amour et de philanthropie de l’Ange. »
« Mm ! Amour et philanthropie, miséricorde et salut ! Un ange bienveillant qui veille sur toute l’humanité ! C’est moi. »
« Le type qui a réduit l’armée chinoise en bouillie parle de… »
Je fis semblant de ne pas entendre Choi Yejin qui grommelait à côté de moi.
Quoi qu’il en soit, nous arrivâmes au bureau du maire.
« Voici le bureau du maire. »
Criiiii.
Valdemar ouvrit lentement la porte.
Je jetai un regard à l’intérieur, dans cette pièce qui m’était inconnue.
Le style médiéval était barbare, mais la décoration était plutôt luxueuse.
La chaise et le bureau avaient clairement été fabriqués avec soin, des tableaux et des œuvres d’art décoraient les murs, et un long tapis recouvrait même le sol.
Valdemar l’avait peut-être récuré lui-même avec du dentifrice pendant trois ans, il était en tout cas assez propre.
Eh bien, ce n’était pas mal !
« Mm. C’est ici que je travaille ? »
Je m’assis dans le fauteuil et m’y enfonçai profondément.
Moelleux.
Pour un fauteuil de style médiéval barbare, il était remarquablement confortable.
À ce rythme-là, je n’aurais pas besoin d’un fauteuil Herman Miller.
On sentait le savoir-faire d’un maître artisan.
Je promenai lentement le regard autour de moi.
Par la fenêtre, je voyais ma ville, l’Arche céleste de la Difficulté Extrême Lunatique, la Dernière Ville de l’humanité.
Devant moi, le maire adjoint se tenait au garde-à-vous, les mains respectueusement jointes.
« Iing ! Iing ! »
Et l’adorable Iing Iing était perché sur le bureau, gloussant de joie.
« … Pourquoi cet enfoiré a-t-il l’air aussi idiot ? Ça me fout vraiment en rogne. »
« Je crois qu’il aime jouer au maire. »
À ma droite, les deux pique-assiettes du bus racontaient n’importe quoi.
Ha !
Voilà donc la vie d’un maire !
Rester assis dans son propre bureau et donner des ordres à ses subordonnés.
C’était bouleversant.
Tellement bouleversant… !
Bon.
J’étais venu travailler.
Que devait faire un maire après être arrivé au travail ?
Travailler, évidemment.
Je croisai les doigts et posai les deux mains sur le bureau.
Ça ressemblait à peu près à la pose d’Ikari Gendo.
Baissant la voix, je pris la parole.
« Maire adjoint. »
« Oui, Ange. »
« Faites-moi votre rapport d’activité. »
« … Pardon ? »
Valdemar parut déconcerté.
Je m’adressai à lui d’une voix calme.
« Le maire est venu travailler après trois ans. Ne suis-je pas censé recevoir un rapport d’activité ? »
« … ! »
Valdemar écarquilla les yeux un instant.
Puis son expression se fit résolue.
Il sortit un épais registre et commença son rapport, tournant les pages une à une.
« La population actuelle de la ville est d’environ cent deux mille habitants. Nous avons accueilli de nombreux réfugiés et dépassé la barre des cent mille personnes. »
« Mm ! »
Je hochai la tête.
« Nous sommes autosuffisants en nourriture grâce aux fermes situées sur notre territoire. La récolte de l’an dernier a été environ trente pour cent supérieure à celle de l’année précédente, et nos entrepôts contiennent assez de réserves pour six mois. »
« Mm ! »
Je hochai la tête.
« Les canaux partent du cours d’eau principal que vous avez amené ici, Ange, et desservent maintenant tout le territoire, à l’est, à l’ouest, au sud et au nord. Nous avons entièrement sécurisé l’approvisionnement en eau pour l’irrigation et la consommation. »
« Mm ! »
Je hochai la tête.
« Les équipes de secours ont été organisées en dix groupes et patrouillent dans les terres arides. Au cours de l’année écoulée, elles ont sauvé environ vingt-cinq mille huit cents personnes. »
« Mm ! »
Je hochai la tête.
Je hochai encore la tête.
Enfin, c’était une bonne nouvelle, non ?
Il avait l’air fier, alors ça devait l’être.
Je le félicitai.
« Beau travail, maire adjoint. Tu as bien pris soin des gens du peuple pendant mon absence. Continue de gérer ma ville, l’Arche céleste de la Difficulté Extrême Lunatique, la Dernière Ville de l’humanité, et fais-la prospérer. Tu es le seul en qui j’ai confiance. »
« … J’accomplirai mon devoir ! Ange, merci de me faire confiance ! »
Valdemar s’inclina profondément, le visage ému.
Une révérence parfaite, à angle droit, qui n’était pas sans rappeler celles de Han Seonga.
Les fonctionnaires de partout savaient faire des révérences à angle droit.
Alors que je hochais la tête, satisfait, quelque chose me revint soudain à l’esprit.
« Ah, maire adjoint. J’ai vu que les terres à l’extérieur du territoire étaient dans un état lamentable sur la route. Que s’est-il passé ? Les rivières étaient à sec et le sol complètement craquelé. »
À ma question, l’expression de Valdemar s’assombrit légèrement.
« Oui. Vous l’avez vu… »
« Ce n’était pas aussi grave hier… non, il y a trois ans. Pourquoi la terre est-elle aussi ravagée maintenant ? Il y a aussi du réchauffement climatique, ici ? »
« … Nous ignorons la raison, nous aussi. Le territoire que vous avez purifié, Ange, devient plus verdoyant chaque année. Mais les terres à l’extérieur s’assèchent de plus en plus au fil des ans. »
Valdemar s’approcha de la carte accrochée au mur.
Il désigna le haut de la carte, le nord.
« La situation est particulièrement grave au nord. La terre s’assèche et la température monte en partant du nord. »
« Hmm. »
« Et le nombre de monstres qui descendent du nord a lui aussi fortement augmenté. D’après les membres des équipes de secours… on dirait qu’ils fuient quelque chose. »
« Des monstres qui battent en retraite dans la panique… »
Le nord.
Le chevalier que j’avais rencontré plus tôt avait dit la même chose.
La terre s’asséchait depuis le nord.
Et les monstres étaient repoussés vers le sud depuis le nord…
Je me frottai le menton et réfléchis longuement, avant de marmonner à voix basse.
« Comme je le pensais. Il doit y avoir un enfoiré comme ces Chinois. »
« … Pardon ? »
« Rien. Je réfléchissais tout haut. »
Ce n’était qu’une intuition, mais il y avait forcément quelque sale type quelque part au nord qui pompait toute la mana des veines.
Un destructeur de l’environnement comme Daesik.
Il y en avait un dans ce monde aussi !
Oser détruire l’environnement alors que j’étais là, moi, un Chasseur écolo.
Impardonnable !
Un jour, je lui fracasserais le crâne, c’est certain !
Enfin !
« Bien. J’ai entendu ton rapport. Continue à prendre soin de ma ville. »
« Oui ! Ange ! Je m’en souviendrai ! »
Valdemar s’inclina de nouveau à angle droit.
Je me levai, un sourire satisfait aux lèvres.
Je frappai dans mes mains. Clap, clap.
« Bon. J’ai fini de travailler ! Il est presque l’heure de débaucher ? »
« … Mais t’as fait quoi, au juste, espèce d’enfoiré ? »
Choi Yejin me regarda comme si elle n’en revenait pas.
Tss, tss.
Voilà ce qui arrivait quand on n’avait jamais travaillé dans la fonction publique !
« J’ai reçu un rapport d’activité. »
« Tout ce que t’as fait, c’est hocher la tête et dire “mm”, espèce de cinglé. »
« Ce n’est pas ça, le travail d’un maire ? Tu t’assois à ton bureau et tu reçois des rapports, tu prends des photos avec d’autres politiciens de temps en temps, tu te montres à des événements locaux pour en tirer le mérite… Ah ! Je devrais aussi détourner le budget ! Mais la ville ne compte que cent mille habitants, ce serait un peu dommage de piquer dans les caisses tout de suite. Je ferais mieux de la faire grandir avant de me servir ! »
« Mon Dieu… »
Alors que j’imaginais le modèle idéal d’administration locale, Valdemar prit la parole avec précaution.
« Euh… Ange. Il y a quelque chose que j’aimerais vous donner avant votre départ. »
« Mm ? Quoi donc ? »
Allait-il m’offrir un cadeau ?
Valdemar ouvrit le tiroir du bureau, en sortit un objet soigneusement enveloppé dans un tissu et me le tendit à deux mains.
Je le pris et déballai le tissu.
Ce qui apparut, c’était…
Une statuette de la taille de la paume.
Elle tenait un bâton.
Elle portait un manteau.
Un anneau rond flottait au-dessus de sa tête.
C’était un bel homme.
Il m’était incroyablement familier.
« Hein ? C’est… watashi ? »
Pas de doute possible.
C’était moi.
Ma silhouette, une statuette à mon effigie, venait de surgir du tiroir !!!
Valdemar m’expliqua :
« C’est une statuette de l’Ange, vénérée dans chaque foyer par les habitants. Des artisans ont commencé à en sculpter de petites pour les personnes âgées ou malades qui ne pouvaient pas sortir prier devant la statue installée aux portes de la ville… Maintenant, chaque foyer en possède une. »
« Oh. »
J’étais donc devenu une sorte de symbole religieux ?
J’examinai lentement la statuette.
La première chose que je remarquai, ce fut…
Le visage beau et magnifique de ce grand homme, sculpté avec un souci du détail exquis.
L’arête du nez bien droite, les yeux perçants mais solennels, les lèvres serrées qui semblaient incarner une volonté inébranlable, et cette présence noble, sacrée, sublime.
Avec le rotor doré au-dessus de ma tête…
Cette statuette reproduisait à la perfection mon allure majestueuse, avec un réalisme saisissant !
Je hochai la tête, satisfait.
« Hé hé… Alors ils ont distribué ces figurines à tous les habitants ? Excellent. J’aime beaucoup. Je ne suis plus seulement une idole du Forum des chasseurs, je suis aussi devenu celle de la Ville de la Difficulté Extrême Lunatique. Terrifiant ! Mon pouvoir de séduction est terrifiant ! À ce rythme, je vais envoûter tout le monde en Corée, le royaume, dans la Tour et sur toute la Terre… ! »
« Non, mais tous les habitants de la Tour sont aveugles ou quoi ? En quoi ça te ressemble ? C’est une putain de glorification, oui !!! »
« Choi Yejin, simple mortelle. N’emploie pas des mots aussi forts, ça te donne l’air faible. »
« Iing… ! »
« Iing Iing. Tu veux cette statuette… ? Pourquoi… ? »
Choi Yejin laissa éclater sa frustration.
Iing Iing contemplait avec avidité l’objet à l’effigie de ce grand homme.
Hyeji regarda Iing Iing avec inquiétude.
Enfin, j’étais de bonne humeur.
J’avais maintenant des produits dérivés officiels !
Une idée me traversa alors l’esprit.
Hein ? Ce serait parfait pour prouver qui je suis sur le Forum des chasseurs, non ?
Les losers du Forum des chasseurs avaient provoqué un tollé la dernière fois en exigeant que je montre mon visage.
Ils m’avaient accusé de toutes sortes de choses et avaient répandu des calomnies, prétendant que ce grand homme était laid, qu’il ressemblait sûrement à un geek reclus, et qu’il ne montrait pas son visage parce qu’il n’avait pas confiance en son apparence.
Je pouvais montrer indirectement mon beau visage à ces sales types, comme ça !
Je hochai la tête.
« Attendez-moi, les losers du Forum des chasseurs. Je vais vous montrer mon beau visage ! Je vois déjà ces enfoirés s’effondrer de stupeur devant le visage de ce grand homme, qui fait passer Cha Eun-woo pour un laideron ! »
« Jiho. C’est de la fraude. Ça ne ressemble pas assez à la réalité pour qu’on appelle ça ton visage… »
« Silence ! Cette statuette reproduit fidèlement mon visage ! Qu’est-ce qui pourrait être différent ? »
« … Ah… »
Hyeji soupira doucement.
Pourquoi soupirait-elle ?
À mes yeux, la statuette n’avait même pas réussi à reproduire parfaitement le magnifique visage de ce grand homme.
Enfin.
« Maire adjoint. Ce grand homme en prendra soin. »
« C’est un honneur, Ange. »
Je réenveloppai soigneusement la statuette dans son tissu et la glissai sous mes vêtements.
Après cette brève visite en ville, nous repartîmes en direction du Portail de sortie.
[Baek Jiho (République de Corée : étage 46)]
[Vous avez terminé l’étage 46 de la Tour.]
[Vous avez vaincu 1 208 Wyverns (3 000).]
[Vous avez vaincu 512 Trolls (5 000).]
[Vous avez vaincu 141 Ogres (10 000).]
[Vous avez vaincu 42 Cyclopes (10 000).]
[Calcul des points en cours.]
[L’étage 47 de la Tour a été débloqué.]
Nous terminâmes l’étage 46 sans encombre.
Nous avions sauvé des gens, vérifié les progrès de la ville et même récupéré des produits dérivés.
Cette épreuve avait été plutôt productive.
Notes :
Ikari Gendo est un personnage de Neon Genesis Evangelion connu pour s’asseoir les doigts entrecroisés devant le visage.
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