Chapitre 115
Traductions WeTried
Traducteur/éditeur : Hydrogen B.
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Chapitre 115 : 115
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À peine ma décision de me venger prise, je commençai à préparer méthodiquement mon voyage en Chine.
Pour commencer, je contactai Hyeji et appelai Iing Iing.
« Iing Iing ! »
Poporong.
Une minuscule fée apparut, en répandant une poussière aux couleurs de l’arc-en-ciel.
Iing Iing était accourue dès que je l’avais appelée. Hyeji habitait dans le même district de Yongsan, alors elle arriva rapidement.
Je la caressai et lui dis :
« Iing Iing. C’est notre premier voyage à l’étranger. Tu n’es pas impatiente ? »
« Iing ! Iing ! »
Iing Iing s’assit sur ma tête et tira fort sur mes cheveux.
Elle semblait tout aussi impatiente que moi à l’idée de son premier voyage à l’étranger.
Ensuite, j’appelai Choi Yejin.
« Choi Yejin, quand tu arriveras, ma sœur sera probablement dans une voiture détruite. Veille sur elle, s’il te plaît. J’ai lancé un sort de protection, mais il se dissipera quand son mana sera épuisé, dans trente minutes. Je pars en Chine pour quelque temps. »
« … Un sort de protection ? Mais surtout, tu pars en Chine ? Comme ça, d’un coup ? Pourquoi ? »
« Ces enfoirés de Chinois s’en sont pris à ma sœur et à moi. Je ne peux plus laisser passer ça, alors je vais aller semer le bordel en Chine. Bref, occupe-toi bien de ma sœur. »
« Waouh. Tu vas tuer des enfoirés de Chinois ? Hé, emmène-moi avec toi ! Moi aussi, je veux en tuer ! »
« Je raccroche. »
« Hé ! Emmène-moi ! Moi aussi, je veux tuer des enfoirés de Chinois ! Hé !!! »
Clic.
Je raccrochai.
Franchement, quelle folle.
Je lui annonçais que je partais en Chine et, au lieu d’essayer de m’en dissuader, elle faisait tout un cirque pour venir avec moi.
Quand même…
Un coup d’œil.
Je regardai le véhicule de ma sœur, garé devant la sortie du tunnel.
« Je devrais peut-être aller la voir avant de partir en Chine. Elle doit être morte d’inquiétude. »
Après y avoir réfléchi, je secouai la tête.
« Non. Elle va forcément essayer de m’arrêter… Je la verrai quand tout sera fini. »
Si elle se mettait à pleurer, je sentais que ma détermination faiblirait et que je renoncerais à partir en Chine.
Pour l’instant, je comptais partir sans la voir.
Désolé, grande sœur.
Attends encore un peu.
Bref, j’étais prêt à partir en Chine.
« Iing Iing. Prête ? »
« Iing Iing ! »
« C’est parti ! En Chine ! »
Fwaaaash !
Une lueur aux couleurs de l’arc-en-ciel fendit le ciel nocturne.
Notre destination : la Chine.
* * *
Pékin, Chine.
Zhongnanhai.
Le bureau du secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois.
« Lin Chenhuo a été éliminé. »
L’homme âgé qui fixait l’écran marmonna à voix basse.
Il s’agissait de Xi Jinping.
Le président de la République populaire de Chine.
Le secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois.
Le président de la Commission militaire centrale du Parti communiste chinois.
Et aussi le président de la Commission militaire centrale de la République populaire de Chine…
Bref, il avait autant de titres que Baek Jiho.
Il complotait aussi par tous les moyens pour reprendre le pouvoir que les Chasseurs lui avaient arraché.
Il murmura d’une voix grave :
« Comme prévu, rien de tel que de laisser ses ennemis éliminer ses ennemis. Tu t’es débarrassé de Lin Chenhuo avec une facilité déconcertante. Tu es une carte très utile, Baek Jiho. »
Pour éliminer Lin Chenhuo, une figure centrale du camp des Chasseurs, il avait monté un plan.
Il comptait utiliser Baek Jiho, ce chasseur coréen arrogant venu de la péninsule, pour attirer Lin Chenhuo hors de sa cachette et les pousser à s’entretuer.
Bien sûr, la force de Baek Jiho avait dépassé toutes ses attentes.
Lin Chenhuo et son équipe avaient été anéantis, tandis que Baek Jiho s’en était sorti indemne.
Le plan n’avait réussi qu’à moitié, mais…
Cela lui suffisait.
Un obstacle à la reconquête du pouvoir volé par les Chasseurs venait de disparaître.
S’il continuait ainsi, étape par étape, il finirait par retrouver le pouvoir qu’il avait perdu.
Alors que Xi Jinping souriait de satisfaction…
« Camarade président. »
Cui Qiu, son assistant et directeur du Bureau général du Comité central du Parti communiste chinois, prit la parole à voix basse.
« Baek Jiho est en mouvement. Il semblerait qu’il utilise un artefact qui lui permet de se déplacer dans les airs. »
« Quoi ? Il bouge ? Où va-t-il ? »
« Vers l’ouest. Autrement dit, ici. »
« ? »
Cui Qiu manipula l’écran.
Un nouvel affichage apparut bientôt.
On y voyait en direct les images du tout dernier satellite de reconnaissance chinois.
« … C’est Baek Jiho ? »
« Oui. Sa vitesse estimée est de 600 kilomètres à l’heure. Il atteindra les abords de la province du Shandong dans trente minutes. »
À l’écran, une unique lueur aux couleurs de l’arc-en-ciel survolait la mer de l’Ouest en pleine nuit.
Elle avançait à vive allure.
« Mais… pourquoi se déplace-t-il tout à coup ? Il a une affaire à régler ici ? »
« Nous ignorons ses intentions. Mais c’est lui qui a tué jusqu’à Lin Chenhuo. Nous devons réagir. »
Pressé par le directeur, Xi Jinping claqua la langue.
« Cet idiot doit croire qu’après avoir vaincu l’équipe de dix hommes de Lin Chenhuo, il peut aussi s’en prendre à toute la République populaire de Chine. Quel imbécile. »
Xi Jinping eut un petit rire.
Un rire clairement moqueur.
« Aussi puissant soit un Chasseur, face à la puissance d’un pays, il n’est qu’un insecte. Il se jette de son plein gré dans un piège mortel. »
Dix Chasseurs des étages supérieurs et un pays tout entier, ce n’était pas la même chose.
De plus, la République populaire de Chine était le pays le plus peuplé du monde et possédait la deuxième armée la plus puissante.
C’était une superpuissance, qui rivalisait avec les États-Unis pour dominer le Pacifique.
Qu’il envahisse la Chine seul ne différait en rien d’un papillon de nuit se jetant dans les flammes.
« Déployez simultanément l’armée de l’air du Commandement du théâtre nord et les forces navales de la Flotte de la mer de l’Est. Nous en finirons avec lui en mer. »
« Oui. »
« Ah, et… »
Xi Jinping agita la main avant d’ajouter :
« Pas besoin de le capturer vivant. Puisqu’il a refusé notre offre, nous n’avons aucune raison de l’épargner. »
* * *
Je continuai à voler vers l’ouest grâce à la télékinésie d’Iing Iing.
Après avoir traversé un moment la mer de l’Ouest, plongée dans le noir, j’aperçus quelque chose.
« Iing Iing. Qu’est-ce que c’est ? »
« Iing ? »
« Là… C’est une flotte ? »
Quelque chose était posté sur la mer sombre.
Au-delà de l’horizon, des lumières s’allumèrent une à une dans l’obscurité.
« Ce sont bien des navires. »
Il n’y en avait pas qu’un ou deux.
Une grande flotte de plus de dix navires s’alignait sur la mer.
Je les avais vus plusieurs fois aux informations, alors je savais de qui il s’agissait.
« C’est la Flotte de la mer de l’Est chinoise, non ? Celle qui rôde au large de la côte ouest de la Corée pour faire étalage de sa force. »
La Chine avait déployé une immense flotte pour mettre la Corée sous pression.
Des destroyers, des frégates et des navires de soutien logistique de la Flotte de la mer de l’Est chinoise.
Quand je levai la tête pour regarder au-dessus d’eux…
Goooooo…
Une formation d’appareils aux feux de navigation rouges clignotants approchait.
Je lâchai un rire sans joie.
« Hein. Même des avions de chasse arrivent. Ils sont venus me chercher ? »
C’était bien ça.
En plus des quelque dix navires de guerre de la Flotte de la mer de l’Est chinoise, une importante formation tactique de douze avions de chasse était là.
Ces enfoirés de Chinois étaient venus m’accueillir !
Ils savaient recevoir leurs invités.
Je n’avais ni passeport ni visa, et j’entrais illégalement dans le pays, mais ils m’offraient tout de même un accueil grandiose.
« Merci. Je ne sais pas quoi dire. Mais… »
Je levai lentement mon bâton.
« Je suis plutôt de mauvais poil, là. »
Quelques dizaines de minutes plus tôt, ma sœur avait failli mourir à cause de ces enfoirés de Chinois.
Si j’avais eu ne serait-ce qu’un peu plus de retard, elle ne serait plus de ce monde.
Alors je n’avais pas l’intention de les ménager.
Alors que je les fixais…
Flash ! Flash ! Flash ! Flash !
Quelque chose se détacha de la formation d’avions et fonça dans notre direction.
Des missiles.
Les avions de chasse qui se précipitaient vers nous venaient de tirer leurs missiles tous en même temps.
Fiiiiii !
Les missiles crachaient des flammes en approchant.
Combien en avaient-ils tiré ?
Des dizaines de traînées rouges traversaient le ciel nocturne au-dessus de la mer de l’Ouest.
Ces enfoirés ne plaisantaient pas.
Une salve de missiles dès le départ.
Alors, pas question que je me retienne non plus.
« Iing Iing. Arrête-toi un instant. »
« Iing ! »
Iing Iing s’immobilisa brusquement.
Suspendu dans les airs, je mobilisai les Motes bleues à l’intérieur de mon corps.
« Railgun. Manifestation multiple. »
Crac ! Crac ! Craccc !
De nombreux rails virtuels se formèrent dans les airs.
Des projectiles métalliques s’élevèrent et se posèrent sur chacun d’eux.
Puis…
« Feu. »
Kwakakakakakakakakaboum⸻ !
Un éclair éblouissant jaillit, et de nombreuses traînées bleues fendirent le ciel nocturne.
Juste après, des feux d’artifice explosèrent de tous côtés dans le ciel.
Boum⸻ !
Bouuum⸻ !
Ka-boum⸻ !
Grondement… !
Les missiles qui approchaient explosèrent tous en même temps en plein ciel.
Des flammes rouges s’épanouirent en chaîne, et de vives explosions illuminèrent l’obscurité.
En les regardant, je marmonnai :
« Je jouais sérieusement aux jeux de tir de type bullet hell. Ne sous-estimez pas mon acuité visuelle dynamique. »
Les missiles étaient tout au plus supersoniques.
Ce n’étaient que des petits joueurs, incapables d’atteindre Mach 5.
Mais les Railguns que je tirais étaient hypersoniques.
Ils dépassaient Mach 6.
Et j’avais l’acuité visuelle dynamique de Difficulté Extrême Lunatique, forgée par Touhou Project !
J’étais pratiquement Marisa la Lunatique en personne !
Impossible que je rate une cible plus lente que mon Railgun.
Bref, je me débarrassai des missiles sans difficulté.
« Vous avez fini de tirer des missiles dans tous les sens ? Alors, c’est à mon tour, non ? »
Il était temps de viser l’ennemi.
Je déplaçai mon bâton et le pointai vers les chasseurs.
On disait que les hélicoptères d’attaque étaient des proies faciles pour les avions de chasse.
Même un Apache, le cauchemar des forces terrestres, restait un appareil volant à basse altitude.
Si un avion de chasse fondait sur lui par le haut, il ne pouvait que se faire déchiqueter sans défense.
Mais cela ne valait que pour les hélicoptères d’attaque ordinaires.
Qui étais-je, moi ?
« Je suis l’Apache furtif à l’arc long de Difficulté Extrême Lunatique. Les avions de chasse sont aussi mes proies. »
Après avoir tiré leurs missiles, les chasseurs entamèrent un virage.
Je pointai mon bâton vers eux et tirai un Railgun.
Kwoooom⸻ !
Une traînée bleue transperça le ciel nocturne.
Elle traversa de plein fouet le moteur du chasseur de tête.
Kwoooom !
Le moteur de l’appareil le plus proche explosa.
L’avion se disloqua et s’écrasa en répandant des flammes.
Je continuai à pilonner les chasseurs avec mes Railguns.
Boum ! Boum ! Boum ! Boum ! Boum !
Chaque fois qu’une traînée bleue fusait dans les airs, une explosion spectaculaire éclatait.
Des fragments d’avions et des débris partirent dans toutes les directions.
La deuxième saison des feux d’artifice s’ouvrit dans le ciel noir.
Kwoooom !
Le dernier avion de chasse chinois explosa.
Splash ! Splash ! Plouf…
Des débris brisés tombèrent sans résistance et s’écrasèrent dans la mer.
En voyant les épaves tomber, la rage me submergea soudain et je hurlai :
« Rien que d’imaginer qu’il y avait des gens dans ces avions… ça me fout vraiment les boules. Encore, encore, encore ! Toujours plus de morts ! Enfoirés de Chinois ! Moi non plus, je n’aime pas tuer des gens ! »
Tuer.
Franchement, je n’y étais toujours pas habitué.
Dans la Tour, je pouvais sourire de toutes mes dents en massacrant et en écrasant des monstres.
Mais chaque fois que je tuais une vraie personne, un malaise étrange et une irritation montaient en moi.
C’était aussi pour ça que j’avais repoussé mon voyage en Chine.
C’était évident : si j’y allais, je finirais par tuer un grand nombre de personnes.
Tant que possible, je voulais ne tuer que ceux qui s’en prendraient à moi, plutôt que de les attaquer de mon propre chef.
Mais cette façon de faire avait ses limites.
Maintenant qu’ils avaient osé mettre ma sœur en danger, je n’avais plus l’intention de le tolérer.
Si j’agissais, autant le faire comme il faut.
Sans hésiter, je bougeai mon bâton et me mis à éliminer activement l’ennemi.
Bref.
J’avais réglé leur compte à tous les avions de chasse.
« C’est au tour des navires, maintenant ? »
Un coup d’œil.
Je baissai les yeux.
Des destroyers et des frégates chinois apparurent dans mon champ de vision.
Je voyais les gens paniquer sur leurs ponts.
« C’est dingue… ! Cette personne a détruit tous les avions de chasse à elle seule ? »
« Elle descend ! Ouvrez le feu antiaérien ! Ouvrez le feu ! »
« Activez les systèmes d’armes rapprochés ! »
Bouuuuuuuuum !!!
D’innombrables balles traçantes fusèrent vers le ciel dans un hurlement déchirant.
Les canons antiaériens montés sur plus de dix navires de guerre ouvrirent le feu simultanément.
Et ce n’était pas tout.
Pan ! Pan ! Pan ! Pan ! Pan !
Les missiles sol-air installés sur chaque navire commencèrent à être lancés de concert.
La puissance de feu de plus de dix navires de guerre convergeait vers moi.
Une nuée de balles traçantes s’éparpillait, comme pour couvrir tout mon champ de vision.
Une salve de missiles sol-air déferlait dans l’obscurité.
Une puissance de feu complètement disproportionnée pour s’en prendre à un seul Chasseur plutôt qu’à une armée ou à un énorme navire de guerre.
Et alors ?
Pas une de ces balles ou de ces missiles ne pouvait effleurer un seul de mes cheveux.
Boum ! Boum ! Pan ! Pan !
Je descendis tous ces missiles sol-air agaçants avec mes Railguns.
Quant au déluge de tirs de canons automatiques, trop encombrant à bloquer balle par balle…
Kagagagagagak !
L’Aura protectrice aqueuse, un torrent de liquide à haute pression, dévia et repoussa toutes les balles.
Après avoir bloqué et repoussé toutes leurs attaques, j’entendis des voix affolées s’élever des navires de guerre.
« L-Les balles ne servent à rien ! »
« C’est un artefact de protection ! Concentrez vos tirs ! »
« C-C’est impossible ! Pourquoi est-ce qu’il ne meurt pas ?! Meurs ! Meurs ! Crève, bordel !!! »
Crève, toi.
Je leur lançai un sort.
« Boule de feu tactique. »
Fouuuush.
Une boule de feu noire se forma à la pointe de mon bâton et descendit lentement.
L’équipage de chaque navire se tourna vers elle.
Puis elle toucha la surface de la mer.
Et…
Flash.
Un éclair aveuglant effaça l’obscurité de la nuit.
Kwoooooooooooooom⸻⸻ !
Une gigantesque explosion éclata.
Un rugissement assourdissant qui semblait faire trembler le ciel et la terre.
Une colonne de flammes jaillit haut dans le ciel.
L’énorme explosion brûla la mer et transforma une immense quantité d’eau en vapeur, qui se répandit en un nuage colossal.
L’océan vira au rouge un instant.
Le monde s’illumina brièvement.
Kwakakakaka⸻ !
Après l’explosion, des ondes de choc et d’épais nuages de vapeur se propagèrent dans toutes les directions.
De nombreux destroyers et frégates furent pris dans le souffle, coupés en deux et renversés par l’onde de choc.
Malheureusement, cette seule attaque n’avait pas détruit toute la flotte ennemie.
Elle était si grande que les navires étaient très éloignés les uns des autres.
Je claquai la langue.
« Quelle humiliation… Je n’arrive même pas à anéantir une flotte d’un seul coup avec cette vulgaire copie de bombe nucléaire tactique ! »
Sa puissance de feu dépassait de plus de dix fois celle d’un missile Hyunmoo-5.
Ce n’était toujours pas comparable à une vraie bombe nucléaire tactique ?
J’y réfléchirais plus tard.
D’abord, je devais me débarrasser des gêneurs devant moi.
« C’est quoi, ce truc ?! »
« Tous les navires, manœuvres d’évitement ! Manœuvres d’évitement ! »
« C’est un m-monstre ! Comment on peut tuer un truc pareil… ?! »
Terrifiés par ma Boule de feu tactique, les navires de guerre virèrent de bord et se mirent à fuir.
Je n’avais aucune intention de les laisser partir.
« Tempête. »
Kwarrrrrumble⸻ !
D’innombrables éclairs couvrirent le ciel au-dessus de la flotte.
Leurs éclats illuminèrent la mer comme en plein jour.
L’électricité grilla tour à tour les radars, les antennes et les systèmes de communication des navires.
Crépitement ! Crépitement !
« Radar hors service ! »
« Les communications sont coupées ! Le système de commandement de la flotte est… »
Après avoir d’abord privé la flotte de ses yeux et de sa bouche…
Kwoooom⸻ !
Kwoooom⸻ !
Kwoooom⸻ !
Je les détruisis un par un avec mes Railguns.
À chaque impact d’une traînée bleue, les ponts des destroyers, leurs lanceurs verticaux de missiles et leurs moteurs à la poupe étaient transpercés.
Kwoooom⸻ !
Kwakakakakaboum⸻ !
Boum !
Des explosions secondaires se succédèrent en chaîne.
Les flammes jaillirent vers le ciel.
Une fumée noire recouvrit la mer nocturne.
Puis je continuai à lancer des sorts.
Mon aversion pour le meurtre était toujours là.
Ça me foutait vraiment les boules.
Mais ça ne m’empêchait pas de continuer à lancer des sorts.
Pour l’instant, je me contentais d’aller au bout de ce qu’il fallait faire.
Combien de temps cela dura-t-il ?
Swaaaaa…
Les explosions cessèrent.
Le doux bruit des vagues remplit mes oreilles.
Sous moi s’étendaient des navires en flammes, des coques penchées et des épaves qui flottaient sur la mer noire.
La flotte principale d’un pays avait été anéantie par un seul Chasseur en moins de trente minutes.
« … »
Je contemplai les épaves, les sourcils froncés.
À présent, une partie de ma colère aurait dû retomber…
Mais pas du tout.
Bien sûr que non.
Cette flotte n’avait pas tiré sur ma sœur.
Ceux qui lui avaient tiré dessus se trouvaient au-delà, sur la terre ferme.
« On y va, Iing Iing. »
« Iing Iing ! »
Après avoir éliminé tous les obstacles, Iing Iing et moi reprîmes notre route vers l’ouest.
Au loin, je distinguais les lumières de la terre ferme.
Nous arrivions en Chine.
* * *
Pékin, Chine.
Zhongnanhai.
« … Qu’avez-vous dit ? »
Xi Jinping demanda de répéter, l’air hébété.
Il venait de recevoir une nouvelle.
Une nouvelle si invraisemblable qu’il ne pouvait l’accepter.
« Répétez. »
« … La Flotte de la mer de l’Est a été anéantie. »
« … »
La Flotte de la mer de l’Est, chargée de la mer de Chine orientale.
Un tiers de ses forces, déployé dans la mer de l’Ouest selon un système de rotation en trois équipes…
Avait complètement disparu.
« La Flotte de la mer de l’Est a été anéantie… C’est absurde. Il y a quelque chose qui cloche avec mon ouïe ? J’ai l’impression d’entendre des sottises. »
Xi Jinping se mit à douter de son propre ouïe.
Malheureusement, son ouïe était parfaitement normale.
Et les mauvaises nouvelles ne s’arrêtaient pas là.
« Les forces aériennes déployées ont également été complètement anéanties. Il ne reste pas un seul avion de chasse de la formation tactique dépêchée près de la province du Shandong. »
« ??? ???? ?????? »
« … Je vais vous montrer les images, camarade président. »
Clic.
Cui Qiu manipula l’écran et fit apparaître les images du satellite.
Xi Jinping tourna lentement la tête vers celui-ci.
Sur l’écran satellite, des navires en flammes étaient éparpillés sur la mer noire.
Des coques penchées. Des flammes qui montaient.
Des épaves dérivant à la surface de l’eau.
Et au-dessus de tout ça…
Poporong.
Comme si rien ne s’était passé, une unique lueur aux couleurs de l’arc-en-ciel dérivait tranquillement vers l’ouest.
« Cet homme seul… a anéanti toute une flotte… en trente minutes ? C’est possible ? »
« Je comprends que ce soit difficile à croire… mais c’est vrai. Je vais lancer l’enregistrement précédent. »
Cui Qiu manipula l’écran et fit apparaître les images satellite enregistrées quelques dizaines de minutes plus tôt.
La scène apparut alors.
Flash. Flash. Flash.
Tac, tac, tac, tac, tac.
Des traînées bleues traversaient l’écran.
De vifs éclairs explosaient.
Des explosions éclatantes remplissaient l’image.
Il n’y avait aucun son, puisque l’enregistrement provenait d’un satellite.
Pourtant, Xi Jinping l’entendait distinctement.
Boum ! Boum ! Kwakakaboum !
Le bruit des avions de chasse qui explosaient après avoir été touchés par les traînées bleues.
Kwoooooooooom⸻ !
Le grondement écrasant des destroyers et des frégates engloutis par d’immenses explosions.
Ces sons résonnaient à ses oreilles comme des hallucinations auditives.
Le spectacle était incroyable.
Comment un seul Chasseur pouvait-il…
Non, un seul être humain…
Posséder une telle puissance ?!
Une goutte.
Une perle de sueur froide coula le long de la tempe de Xi Jinping.
Il demanda d’une voix tremblante :
« … Où est-il, maintenant ? »
« Il vient d’atterrir sur la côte de la province du Shandong. »
Atterri.
À ce mot, le cœur de Xi Jinping se glaça.
Il avait atterri sur le territoire de la République populaire de Chine ?
Ce monstre insensé ?
« … Cui Qiu. »
« Oui. »
« Comment l’arrêter ? »
« … »
« J’ai demandé comment l’arrêter ! »
« … »
Cui Qiu ne sut pas quoi répondre.
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