Chapitre 213
Une punition ?
Faire savoir à tous les Zergs de la prison ?
An Ruo se figea en entendant cela.
Le regard abattu d’Ulysses, comme s’il s’était résigné à accepter une punition, lui fit si mal au cœur qu’il ne sut que faire.
Tout ce qu’il voulait, c’était le prendre dans ses bras et le réconforter, sans se soucier du reste.
Quand avait-il voulu le punir ?
De quel droit l’aurait-il puni ? Comment aurait-il pu s’y résoudre ? Comment aurait-il bien pu le punir ?
An Ruo soupira intérieurement, se pencha et étreignit Ulysses, lui caressant le dos pour l’aider à se détendre.
Commander un imperméable en ligne n’était vraiment pas une bonne idée.
Il se moquait peut-être de sa propre réputation, mais celle du maréchal comptait.
An Ruo se retrouvait face à un dilemme.
Mais, pour l’instant, Ulysses était ce qui comptait le plus.
Rien n’était plus important que lui.
Ulysses le fixait avec intensité, les lèvres légèrement pincées, comme s’il avait terriblement peur qu’An Ruo ne parte.
Bien sûr, An Ruo n’allait nulle part. Il essaya de libérer quelques phéromones.
Il le fit par la pensée, sans savoir s’il avait réussi. Il huma l’air, mais ne perçut aucune odeur particulière.
Le Zerg femelle sous lui, en revanche, réagit avec une force incroyable. Son visage s’empourpra presque aussitôt, sa respiration s’accéléra et sa main se referma sur le bras d’An Ruo. Son corps trembla sans qu’il puisse se contrôler, tandis qu’un parfum subtil emplissait toute la pièce.
An Ruo sentit l’odeur d’Ulysses.
Elle était partout, elle l’enveloppait.
Il pouvait désormais être certain d’avoir réussi à libérer ses phéromones.
C’était une odeur merveilleuse.
An Ruo embrassa Ulysses, qui lui répondit par un gémissement étouffé et un grognement sourd.
Les phéromones des Zergs mâles étaient extrêmement stimulantes pour les Zergs femelles. Ulysses n’avait jamais rien vécu de semblable, et c’était tout à fait différent de l’attirance par les phéromones qu’il avait imaginée. Il était de classe SSS ; en théorie, aucune phéromone n’aurait dû exercer sur lui une attraction aussi irrésistible.
Et pourtant, c’était le cas.
Tout s’était passé trop vite. Il devait serrer les dents pour parvenir à peine à réprimer les réactions incontrôlables de son corps.
Mais le mâle l’embrassait à présent.
Il ne pouvait pas le repousser ; il avait même du mal à garder une respiration régulière. Toutes les techniques de baisers qu’il avait répétées avec des queues de cerise ne lui servaient à rien, là, maintenant.
An Ruo, lui, était bien moins affecté par les phéromones. Il gardait donc l’esprit relativement clair et parvenait à se maîtriser.
Il apaisa les émotions d’Ulysses, glissa une main sous la couverture pour le réconforter et l’aida peu à peu à se détendre.
Le corps du Zerg femelle était terriblement tendu, mais avec toutes ces phéromones qui affluaient dans la pièce, rien n’était particulièrement difficile.
Les doigts d’An Ruo se couvrirent de phéromones et, bientôt, tout son corps fut imprégné de l’odeur d’Ulysses.
Ulysses ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Son esprit, submergé par les phéromones, était incapable de se concentrer pour réfléchir ; il n’avait pas non plus l’énergie de s’interroger.
Il s’en remit entièrement à An Ruo, s’agrippant instinctivement au mâle au-dessus de lui et s’enroulant autour de son corps, refusant qu’ils soient de nouveau séparés.
Ses cheveux blond platine se répandaient sur son corps, s’emmêlant parfois aux siens. La lumière de la lune l’enveloppait, le possédait, le marquait.
An Ruo entendait la voix d’Ulysses. La plupart du temps, il n’en sortait que des souffles haletants. Il arrivait seulement, de temps à autre, qu’il murmure le nom d’An Ruo ou l’appelle d’une façon ou d’une autre : parfois « Dieu », parfois « Directeur », parfois simplement « An ».
Mais, le plus souvent, il restait silencieux et retenu, refusant de faire trop de bruit et étouffant même ses gémissements.
An Ruo comprenait « Directeur » et « An », mais d’où sortait ce « Dieu » ?
Ulysses semblait avoir toujours apprécié ces jeux de rôle où l’un était Dieu et l’autre son croyant.
An Ruo l’embrassa, désireux de lui arracher d’autres sons.
Le puissant corps du Zerg femelle trembla violemment, ses muscles abdominaux se contractant presque jusqu’aux spasmes.
An Ruo s’arrêta juste à temps et se hâta de se retirer.
Mais même s’il en avait caché une partie avec sa main, ses phéromones finirent tout de même sur le corps d’Ulysses.
Elles se déposèrent sur ses abdominaux bien dessinés ; certaines tachèrent aussi ses pectoraux, qui se soulevaient et s’abaissaient à chaque respiration.
C’était beau.
An Ruo en eut le souffle coupé. Sa mauvaise conscience prit aussitôt le dessus et il s’empressa de tout essuyer.
Le plaisir accablant laissa Ulysses hébété un long moment, avant qu’il ne reprenne enfin ses esprits.
Son regard s’éclaircit peu à peu, même s’il restait désorienté et réagissait avec un temps de retard.
Instinctivement, il leva la main pour essuyer les phéromones qui maculaient sa mâchoire. Ce n’est qu’alors qu’il comprit et leva les yeux vers le mâle qui s’occupait de le nettoyer.
En voyant les phéromones sur son corps, il resta un instant figé, le visage vide.
Son esprit était complètement vide.
Il n’y avait pas eu de marquage.
Tout avait été si agréable et si chaotique. Comme il n’avait aucune expérience, il n’avait compris qu’à l’instant que le mâle ne l’avait pas marqué.
Il ne l’avait pas marqué.
Il leur manquait encore une étape.
La dernière.
Ulysses pinça légèrement les lèvres, réprimant les mots qui lui brûlaient déjà la langue, tout en brûlant d’envie de les prononcer.
An Ruo acheva de tout nettoyer. Voyant qu’Ulysses le regardait sans rien dire, il remit doucement la couverture autour de lui, se pencha et demanda, nerveux : « Tu n’as pas aimé ? »
« Non… » répondit Ulysses d’une voix rauque. Épuisé, il se rapprocha jusqu’à mêler son cou à celui du mâle.
Sentant un vide insupportable dans son abdomen, il ferma brièvement les yeux avant de demander à voix basse :
« Il n’y a pas eu de marquage. Pourquoi tu ne m’as pas marqué ? »
Cette question fit frémir le cuir chevelu d’An Ruo.
Parlait-il du marquage physique qui consistait à utiliser des phéromones pour marquer le sac gestationnel ?
Ça pouvait donner un œuf !
Il ne pouvait absolument pas faire ça !
An Ruo se considérait comme un humain.
Mais il n’était pas certain que ce corps, capable de pratiquer l’Apaisement psychique et doté de phéromones, puisse encore être considéré comme humain.
C’était comme pour son rang, qu’il n’avait jamais réussi à déterminer.
Peut-être pouvait-il vraiment mettre Ulysses enceinte.
Il n’osait pas prendre ce risque.
Même après avoir senti que le sac gestationnel d’Ulysses s’était déjà ouvert, il avait dû résister à cette attirance mortelle qui semblait l’inviter à entrer tout droit, et se maîtriser suffisamment pour se retirer.
« Je ne compte pas avoir de petits », dit An Ruo.
« Pour avoir un petit, il faut un environnement et une atmosphère favorables. Je pense que… ma situation ne s’y prête pas. »
An Ruo s’expliqua doucement.
Ulysses resta silencieux un long moment, puis répondit d’un ton morose. Il n’ajouta rien et resserra simplement ses bras autour d’An Ruo.
Dans ce rêve d’un réalisme incroyable, le Directeur avait dit quelque chose de semblable.
Il n’aurait simplement jamais cru que, même devenu maréchal, cela ne suffirait toujours pas.
Tous deux pensaient qu’un petit avait besoin d’un bon environnement familial et d’une atmosphère propice pour naître et grandir, mais leurs avis divergeaient tout de même.
Leurs expériences étaient différentes, et leurs priorités l’étaient aussi.
An Ruo pensait que le parent mâle d’un petit ne pouvait pas être un prisonnier, ni vivre en prison. Cela ruinerait toute la vie du petit.
Ulysses accordait davantage d’importance aux sentiments qui les unissaient. Il pensait que, si le Zerg femelle et le Zerg mâle s’aimaient et se respectaient sincèrement, ils pouvaient avoir un petit ensemble.
Quant à tout ce qui importait aux Zergs mâles lorsqu’ils se mariaient — le pouvoir, les biens et les autres conditions matérielles —, il possédait déjà tout cela.
Et pourtant… apparemment, cela ne suffisait toujours pas.
Ulysses fronça les sourcils et resserra son étreinte autour du mâle au-dessus de lui.
Les sentiments du mâle à son égard n’étaient pas encore assez forts pour qu’il accepte d’avoir un petit avec lui. Ulysses le savait parfaitement et était prêt à prendre le temps de faire évoluer les choses.
C’était simplement que le vide laissé par l’ouverture de son sac gestationnel avait fini par semer le trouble dans ses émotions et le rendre impatient.
An Ruo se souvint soudain de ses séances d’Apaisement psychique. Un coup d’œil à l’heure faillit le faire mourir de peur ; il quitta précipitamment le lit et fila se laver.
Ulysses se retrouva les bras vides. En voyant le mâle s’éloigner à la hâte, il se leva à son tour après avoir enfilé quelques vêtements.
Il commença à remplir par avance les devoirs d’un Seigneur femelle — ou peut-être simplement ceux de n’importe quel Zerg femelle qui avait déjà servi un mâle — en aidant le mâle fraîchement réveillé à se laver, à se coiffer et à s’habiller.
« Non, non, pas besoin. Je peux le faire tout seul. »
An Ruo avait l’habitude de s’occuper de lui-même et n’était pas habitué à ce genre de traitement. Il n’était pas non plus à l’aise à l’idée de se faire servir par un autre Zerg. En plus, il était pressé et manquait cruellement de temps.
Après qu’Ulysses lui eut enfilé ses vêtements, ses chaussures et ses chaussettes en dix secondes, An Ruo capitula.
Il n’avait même pas fini de protester qu’Ulysses l’avait déjà habillé.
Pas étonnant, avec la vitesse des Zergs femelles militaires.
An Ruo prit le visage d’Ulysses dans ses mains et l’embrassa.
Quand ils se séparèrent, An Ruo lui-même resta figé.
Ulysses aussi.
Le mâle prenait rarement l’initiative de l’embrasser, surtout en dehors du lit.
Leurs regards se croisèrent.
An Ruo leva machinalement la main et désigna la porte. « Je… vais d’abord aller travailler ? »
« Hum. » Ulysses acquiesça posément.
En réalité, son esprit était complètement vide.
An Ruo quitta rapidement la pièce.
À peine eut-il levé les yeux qu’il croisa ceux d’Iso, qui l’attendait dehors.
Hein ?
Iso ?
Ce n’était pas le général Enzo qui était censé venir ?
An Ruo fut surpris.
Iso le regardait lui aussi avec stupeur.
Comme s’il avait senti quelque chose, son regard se fit incertain et étonné.
La porte qui venait de se refermer s’ouvrit de nouveau.
Ulysses apparut sur le seuil, vêtu de sa robe de chambre, dont le col bâillait largement. Son regard froid et sévère se posa directement sur Iso.
Iso baissa précipitamment la tête, réprimant sa stupeur tandis qu’il le saluait : « Maréchal. »
Ulysses détourna les yeux et dit à An Ruo : « Attends-moi un instant, s’il te plaît. Je t’accompagne. »
An Ruo : « Hein ? »
Ce n’était qu’à quelques dizaines de mètres, pourtant.
Il fallait vraiment l’accompagner ?
Pendant qu’ils parlaient, Ulysses était déjà retourné à l’intérieur. Il reparut bientôt, entièrement habillé.
An Ruo soupira de nouveau intérieurement devant la « vitesse des Zergs femelles militaires », puis laissa Ulysses l’accompagner jusqu’à l’entrée de la grande salle de soins.
Il ne le laissa pas entrer avec lui. Cela aurait attiré beaucoup trop l’attention.
Il n’avait jamais aimé que des étrangers associent Ulysses à cette identité. Cela risquait facilement de nuire à la réputation de celui-ci.
Il ne pouvait rien faire contre les Zergs femelles militaires de la prison, mais, pour les autres Zergs, mieux valait éviter autant que possible.
Mais que faisait le général de division Iso ici ?
L’œuf que le général Enzo couvait était sur le point d’éclore. Iso était donc venu le remplacer ?
Toujours perplexe, An Ruo entra dans la salle de soins.
Iso demanda l’autorisation au maréchal et, après l’avoir obtenue, le suivit à l’intérieur.
……
Quand An Ruo eut terminé ses séances d’Apaisement psychique, Ulysses était déjà parti. La pièce avait aussi été rangée, et le lit était propre et bien fait.
An Ruo ignorait si Ulysses s’en était chargé ou si c’était un robot Zerg.
Le maréchal ne ferait tout de même pas une chose pareille ?
Mais, en repensant à la façon dont Ulysses l’avait habillé le matin même, An Ruo n’en était plus aussi sûr.
La prochaine fois, il devrait vraiment se lever plus tôt et tout nettoyer lui-même.
An Ruo trouvait qu’il n’était pas très convenable d’imposer une telle tâche au maréchal, et qu’il était tout aussi déplacé de la confier à un robot Zerg.
Il n’avait qu’à s’en occuper lui-même.
Il y avait aussi la question de la contraception.
Les préservatifs étaient exclus. Ulysses y était farouchement opposé.
Et les médicaments, alors ?
Les Zergs avaient-ils quelque chose de ce genre ?
Et comment acheter des contraceptifs sans que les Zergs femelles militaires de la prison ne l’apprennent ?
Un emballage discret ?
Ça ne passerait pas les systèmes de scan et d’inspection de la prison, si ?
An Ruo avait mal à la tête.
Il avait même envie d’ouvrir un document et de taper :
【An Ruo possède des contraceptifs Zergs — version pour Zergs mâles.】
Après avoir fini de taper, An Ruo sentit soudain quelque chose et ouvrit le bouton spatial où se trouvaient tous les cadeaux que les Zergs femelles militaires lui avaient offerts…
Waouh.
Il y avait tant de choses différentes dans ce bouton spatial qu’il y découvrait sans cesse des nouveautés.
An Ruo ne savait même pas si cette bouteille s’y trouvait déjà ou si elle venait d’apparaître après qu’il eut écrit cette phrase.
Le Zerg femelle militaire qui aurait offert ce genre de médicament au spécialiste de l’Apaisement psychique de la prison avait vraiment le sens des attentions.
Outre le médicament dans le bouton spatial, An Ruo découvrit autre chose d’inattendu sur son terminal.
— Une vidéo d’Ulysses en train d’éclore dans le rêve.
An Ruo resta stupéfait.
Les Zergs mâles dotés de puissants pouvoirs psychiques pouvaient créer des vidéos à l’aide de leur pouvoir psychique.
An Ruo ignorait si cette vidéo lui était revenue du rêve ou si son pouvoir psychique l’avait générée spontanément, en fonction de ses pensées.
La seconde hypothèse lui semblait plus facile à comprendre.
Le faux œuf était toujours posé sur la table de chevet, vêtu de son petit habit en tricot.
An Ruo caressa l’œuf d’imitation et renonça finalement à l’idée de le rendre à Selerus.
Selerus lui avait demandé de faire éclore l’œuf.
Il l’avait déjà fait éclore.
Dans ce cas, il ne devait plus y avoir d’œuf.
An Ruo descendit au sous-sol pour voir Selerus.
Dès qu’il entra dans la pièce, Selerus sentit son odeur.
Ce n’étaient pas seulement les phéromones d’Ulysses. Il y avait aussi des phéromones de Zerg mâle très particulières, difficiles à décrire, mais merveilleusement agréables.
Elles évoquaient à un Zerg la lumière du soleil, les pages d’un livre, les forêts et le vent, ainsi que quelque chose de doux et de moelleux.
On aurait dit qu’Ulysses avait enfin reçu des phéromones pour une fois.
Selerus poussa discrètement un soupir de soulagement.
Il avait craint que son petit ne finisse par avoir des problèmes à force de se retenir trop longtemps.
An Ruo procéda à l’examen de routine du Domaine psychique de Selerus. Après avoir confirmé que son état mental s’était stabilisé et qu’il ne dépendait plus autant d’objets réconfortants, il lui annonça :
« J’ai déjà fait éclore l’œuf. Tu n’as plus d’œuf. »
Selerus : « ??? »
Son cerveau avait peut-être un problème, mais, quand il était lucide, il savait toujours reconnaître si un œuf contenait vraiment une vie et s’il pouvait donner naissance à un petit.
Il avait continué à le couver uniquement parce qu’il portait réellement l’odeur d’Ulysses.
Son esprit ne fonctionnait peut-être pas très bien, mais il n’était pas complètement stupide.
An Ruo lui envoya la vidéo en guise de preuve.
« Tiens, c’est l’enregistrement du petit qui sort de sa coquille. »
« Si tu veux savoir où le petit est passé… tout ce que je peux te dire, c’est qu’il a grandi et qu’il est devenu le grand Ulysses. »
La logique d’An Ruo se tenait.
Tout à fait raisonnable.
Selerus fixa la vidéo d’un air absent. Sur l’écran lumineux, la coquille se fendillait lentement ; le petit en sortait, un morceau de coquille posé sur la tête, puis ouvrait ses grands yeux brillants.
Il n’arrivait pas à reprendre ses esprits.
Sans s’en rendre compte, il approcha son visage de l’écran et tendit la main, voulant toucher le petit, lui caresser les cheveux, mais ses doigts traversèrent l’écran.
Quand il revint à lui, le Zerg mâle était déjà parti.
L’enregistrement continuait de tourner en boucle sur l’écran lumineux.
À cet instant, Selerus était vraiment perdu.
Ulysses, son petit…
Était-ce une vidéo de son éclosion au foyer pour petits, toutes ces années auparavant ?
Mais, dans le reflet de l’incubateur et dans la silhouette reflétée dans les yeux du petit, il distinguait clairement le médecin Zerg mâle.
Le mâle avait été aux côtés d’Ulysses au moment de son éclosion.
À en juger par son reflet, il n’avait pas changé d’apparence depuis.
Le mâle avait l’air si jeune, alors qu’il était en réalité encore plus âgé qu’Ulysses.
Mais c’était normal chez les Zergs. Une fois adultes, ils conservaient la même apparence très longtemps. Ce n’était qu’à l’approche de la fin de leur vie qu’ils commençaient peu à peu à vieillir.
Il était très difficile de déterminer l’âge exact d’un Zerg à sa seule apparence.
Selerus regarda les yeux brillants du petit dans la vidéo.
Il crut enfin comprendre pourquoi Ulysses tenait tant à avoir ce Zerg mâle-là.
Au moment où Ulysses était le plus seul et le plus désemparé, ce Zerg mâle était apparu à ses côtés et l’avait accompagné durant la période la plus difficile de sa vie.
Voilà pourquoi Ulysses l’avait choisi.
L’expression de Selerus se fit complexe. Il éprouvait une certaine mélancolie, mais il était aussi heureux pour lui.
Ce Zerg mâle était vraiment quelqu’un de bien.
Même Selerus ne trouvait rien à lui reprocher.
S’il lui fallait absolument trouver un défaut, c’était qu’il avait des goûts un peu particuliers au lit et qu’il refusait toujours de donner ses phéromones à son Zerg femelle.