Chapitre 145
#MorrisN'yArrivePas#
#SonSeigneurAffirmeQueMorrisEstRapide#
#Qu'yATilDeMalÀCeQu'uneZergFemelleVoleVite ?#
[Le commandant Morris remporterait sans aucun doute la première place à chaque fois s'il existait une compétition de course aérienne pour les militaires femelles. (Pouce levé) (Certifié par des militaires femelles.)]
[À quoi bon gagner des courses ? Un Zerg mâle l’a quand même soupçonné de « ne pas en être capable », et l’a même traité de « trop rapide ».]
[Il a juste pris le Zerg mâle dans ses bras et s’est envolé avec lui ? Les Seigneurs mâles ne laissent-ils pas uniquement les Zergs femelles les porter quand ils sont extrêmement proches d’elles ?]
[Iso + Avis (en rajustant leur cravate) : Exactement.]
[Son Seigneur cherchait juste à faire des économies ! Des économies ! Il se servait simplement de Morris comme moyen de transport. Iso, qui a attiré Son Seigneur dans le District souterrain, est encore moins bien placé pour parler, et Avis ne vaut pas mieux.]
[Moi aussi, je veux être le moyen de transport personnel de Son Seigneur… (timide)]
[Les planètes de bas rang sont-elles vraiment aussi peu développées ? Elles n’ont même pas de véhicules aériens publics ?]
[C’est sans doute juste que Son Seigneur vit dans un coin reculé. Une planète, c’est immense. Le développement est toujours inégal.]
[Son Seigneur a l’air de croire que les Zergs femelles de haut rang sont rares et incroyablement impressionnantes, mais en réalité, elles sont assez courantes. À partir du rang B, on est considéré de haut rang, et les Zergs femelles sont toutes des bourreaux de travail. Même si elles naissent de rang C ou D, elles se donnent à fond pour atteindre le rang B ou supérieur. Les Zergs femelles de haut rang représentent un tiers de toutes les Zergs femelles.]
[Exactement. Il y a en réalité plus de Zergs femelles de haut rang que de Zergs mâles en tout. (Se frappe le front.) C’est vraiment difficile de se marier.]
[Ce qui est rare, ce ne sont pas les Zergs femelles de haut rang. C’est quelqu’un d’aussi puissant que le commandant de la Légion.]
[Eh bien, c’est pour ça qu’il est le commandant de la Légion.]
[Il continue de se faire passer pour un simple soldat de sa Légion, dans l’espoir de duper Son Seigneur et de le faire revenir pour que le « commandant de la Légion » puisse l’élever comme un petit. (Se frappe le front.)]
[Qu’il s’agisse d’un petit ou d’un Seigneur mâle, je sais faire la différence moi-même.]
…
【Morris atterrit dans un endroit différent de celui où Roy avait l’habitude de se rendre.
Roy vérifia l’itinéraire sur son terminal et conduisit Morris vers un centre de recyclage tout proche.
En chemin, une idée lui vint et il s’arrêta.
Ce noyau énergétique avait l’air en excellent état. Il était entièrement chargé et ne présentait presque aucune trace de dégâts. Au lieu de l’apporter au centre de recyclage, qui le lui achèterait au prix dérisoire de la ferraille, il valait bien mieux le vendre directement à un magasin de mechas.
Roy se félicita en silence d’avoir enfilé aujourd’hui des vêtements propres avant de sortir. Ça lui donnait assez d’assurance pour négocier avec un vrai magasin de mechas.
Il modifia la destination sur le navigateur.
Tout en marchant, il demanda à Morris, qui avait autrefois servi dans l’armée en tant que Zerg femelle :
« De quelle catégorie est ce noyau énergétique ? Il vaut combien, à peu près ?
— C’est un noyau énergétique d’entrée de gamme, le moins cher qui soit. Il n’a rien de particulièrement précieux.
Après un instant de réflexion, Morris répondit :
— Dans les quatre-vingt à cent mille crédits stellaires.
Roy inspira brusquement.
Il savait que l’objet avait de la valeur, mais il s’était imaginé qu’il pourrait en tirer dix ou vingt mille, tout au plus.
S’il l’avait apporté au centre de recyclage, ils lui auraient forcément cassé les prix. S’il avait obtenu quelques milliers, il aurait déjà eu de la chance.
Mais cette Zerg femelle venait de lui annoncer qu’il en valait entre quatre-vingt et cent mille.
Même en divisant le prix par deux, ça ferait toujours une somme considérable.
De quoi payer les frais de scolarité de son petit frère et les siens.
Et aussi leurs frais de voyage.
Roy avait obtenu une bourse complète de l’académie.
Le vrai problème, c’étaient les frais de transport.
L’école n’avait jamais imaginé qu’un Zerg mâle puisse être assez pauvre pour ne pas pouvoir s’offrir un billet de vaisseau spatial.
Roy conduisit Morris jusqu’à un magasin de réparation de mechas, tout proche.
À peine entrés, quelqu’un les accueillit.
« Bienvenue. Vous cherchez quelque chose à acheter ? Ou vous avez besoin de faire réparer ou modifier un mecha ?
Tout en parlant, le propriétaire détaillait prudemment la Zerg femelle de haut rang qui se tenait devant lui, en sueur froide.
Un petit magasin comme le sien pouvait-il seulement réparer ou modifier le mecha d’une Zerg femelle de haut rang aussi puissante ?
Au moindre problème, la vente de toute sa boutique ne suffirait pas à couvrir les dégâts.
« Non, nous sommes là pour vendre quelque chose. Nous avons un noyau énergétique. Ça vous intéresse ?
Roy fit signe à Morris de le sortir.
Morris récupéra le noyau énergétique dans son bouton de stockage spatial et le tendit au propriétaire.
Les boutons de stockage spatial étaient eux aussi rares sur les planètes de bas rang.
Seuls les individus extrêmement riches en possédaient généralement.
Le propriétaire prit le noyau énergétique, passa derrière le comptoir et l’examina attentivement à l’aide d’un scanner avant de lever les yeux.
« C’est un modèle neuf—
Morris lui lança un regard sévère.
Le propriétaire cligna des yeux.
« … ?
« Qu’est-ce qu’il y a ? Il y a un problème ?
Roy posa la question avec nervosité, en essayant de ne rien en laisser paraître.
Le propriétaire regarda le Zerg mâle, puis la Zerg femelle imposante à ses côtés. Perplexe et hésitant, il répondit :
« Il n’y a pas vraiment de problème…
Roy poussa discrètement un soupir de soulagement.
« Alors… combien pouvez-vous nous en proposer ?
Puis il s’empressa d’ajouter :
« Si le prix est trop bas, nous ne le vendrons pas.
« Hum… quatre-vingt-huit mille ?
Le propriétaire avança lentement un prix, tout en surveillant à la dérobée l’expression de la militaire femelle vêtue de noir.
Ne voyant qu’un visage impassible et n’obtenant pour toute réponse qu’un autre regard glacial, manifestement très mécontent, il serra les dents.
« Cent mille ! C’est mon dernier prix ! Cent mille ! Je ne gagnerai rien sur cette vente. Disons que c’est pour me faire un ami.
Roy resta stupéfait.
Il existait vraiment des gens qui négociaient contre eux-mêmes.
Même après être sorti du magasin et avoir contemplé le nouveau solde sur son compte, Roy avait encore l’impression de rêver.
Il se tourna vers la militaire femelle à côté de lui.
« Tu t’es trompée sur le prix ?
Le propriétaire espérait certainement faire un bénéfice.
Roy ne croyait pas un mot de ses histoires de « se faire un ami » et de « ne rien gagner ».
Même une militaire femelle aussi bien renseignée ne pouvait pas connaître le cours de chaque pièce de mecha.
Morris réfléchit un instant, puis répondit :
« Il est aussi possible que les objets se vendent plus cher sur les planètes de bas rang.
C’était souvent le cas.
Sur les planètes avancées, nombre d’objets ne valaient pas grand-chose, mais se vendaient beaucoup plus cher sur les planètes de bas rang, incapables de les fabriquer elles-mêmes. Il fallait tout importer d’ailleurs avant de le revendre sur place à des prix exorbitants.
Roy hocha la tête, comprenant.
Quoi qu’il en soit, ils avaient fait un énorme bénéfice cette fois-ci.
« Allez, viens ! C’est moi qui régale ! On va se faire un vrai festin ! Le meilleur qu’on puisse trouver ! Et on prendra même un transport aérien public pour y aller !
Roy décida de se faire plaisir pour une fois.
Ça incluait même de payer pour prendre un véhicule aérien public.
Morris eut un petit rire.
Cette somme ne suffirait pas à payer le meilleur des repas.
Mais en voyant les yeux brillants du petit Zerg mâle, il se surprit à attendre lui aussi ce « grand festin » avec impatience.
Ce Zerg mâle avait vraiment très peu d’exigences.
Il était si facile à contenter…
Ça fendait le cœur.
Morris voulait lui offrir tout ce qu’il y avait de mieux.
Il ouvrit la boutique du jeu et dénicha un forfait de luxe qui comprenait un véhicule aérien.
Rechargez 648 pour recevoir :
Véhicule aérien de luxe ×1
64 800 pièces de jeu
Autrement dit, le véhicule aérien était pratiquement offert.
Et si c’était gratuit…
Est-ce que ça comptait comme une dépense ?
Bien sûr que non.
Morris appuya sur le bouton de recharge.
Il reçut le véhicule aérien.
Et une montagne de pièces de jeu.
Morris arrêta le Zerg mâle qui s’apprêtait à attendre le transport aérien public.
« En fait… j’ai un véhicule aérien.
Roy se retourna, stupéfait.
« Tu as un véhicule aérien ? Alors pourquoi tu ne l’as pas dit plus tôt ? Tu m’as même porté jusqu’ici toi-même…
Toutes ses questions s’évanouirent à l’instant où un véhicule aérien apparut lentement derrière Morris.
C’était…
Tellement.
Incroyablement.
Classe.
Sa carrosserie noire luxueuse, ses lignes aérodynamiques fluides et son allure spectaculaire attiraient encore plus le regard qu’un mecha.
Presque tout le monde dans la rue se retourna pour admirer ce véhicule aérien manifestement hors de prix.
En réalité, Morris possédait un véhicule aérien personnalisé encore plus coûteux.
Pourtant, il n’avait jamais attiré autant de regards.
C’était peut-être parce que l’émerveillement dans les yeux du Zerg mâle était tout simplement trop éblouissant.
Sa joie était si communicative que Morris ne put s’empêcher de sourire à son tour.
La porte du véhicule aérien s’ouvrit automatiquement.
Morris posa une main sur sa poitrine en un geste d’invitation solennel et pria le Zerg mâle de monter à bord.
Roy entra en flottant, l’air hébété.
De l’extérieur, il ne s’en était pas rendu compte.
Ce ne fut qu’une fois à l’intérieur qu’il découvrit l’immensité de l’habitacle.
Il y avait des canapés, une table basse, un bar…
Tout ce qu’on pouvait désirer.
Il y avait même plusieurs pièces supplémentaires.
À l’évidence, une technologie d’agrandissement spatial avait été utilisée.
Roy regarda autour de lui.
Plus il en voyait, plus il était stupéfait.
Se couvrant le visage, incrédule, il s’exclama :
« Il y a un appartement de trois chambres dans ton véhicule aérien ?!
C’était plus grand que sa propre maison.
Quant au confort…
La comparaison n’avait même pas lieu d’être.
En voyant à quel point Roy l’appréciait, Morris en fut sincèrement heureux.
Sans la moindre hésitation, il déclara :
« Je te le donne.
Roy : « ??! »】