Chapitre 2
Chapitre 2
Chapitre 2
Traductrice : Karameruhime
J'étais aussi très déconcerté que l'autre. Pour deux raisons.
La première raison : Mo Haein.
Mo Haein était l'un des personnages principaux de l'univers Archive qui reliait les jeux du créateur.
L'Archive racontait l'histoire d'un jour où des catastrophes ont soudainement commencé à frapper la Terre.
À minuit le 29 février, heure standard coréenne (KST), des météorites ont été projetées dans le monde entier.
C'était des météorites qui n'avaient pas été prévues par les observatoires astronomiques.
Les météorites apparues soudainement ressemblaient à une fête de lumières. Les humains s'émerveillaient devant ce beau spectacle… mais c'était une catastrophe venue de l'espace.
Les catastrophes tombées sur Terre ont éclos dans un ordre aléatoire et sous diverses formes, créant des espaces d'une autre dimension.
Ces espaces ressemblant à un autre monde fonctionnaient selon des règles similaires à celles des jeux.
La structure était de collecter des objets comme dans un jeu et d'accomplir des quêtes pour les terminer.
Si on ne les terminait pas avant un certain temps, la catastrophe explosait et transformait les alentours en une forme identique à celle de la catastrophe.
Elle répandait un virus contagieux transformant tous les êtres vivants et non vivants.
C'était littéralement une catastrophe inexplicable par la science moderne.
Les humains considéraient cette catastrophe venue de l'espace comme une épreuve divine et l'appelaient «l'Épreuve».
Avec l'apparition des Épreuves, les humains ont également développé des capacités spéciales.
Des êtres capables de voir les fenêtres système sont apparus.
Ils étaient désignés comme «Qualifiés» et pouvaient terminer les Épreuves via les fenêtres système.
Le joueur se transforme en Qualifié dans l'univers Archive et affronte diverses Épreuves.
Le principe était que chaque Épreuve correspondait à un jeu de genre différent.
Mo Haein était une militaire de l'Agence de Réponse aux Épreuves, rattachée au ministère de la Défense nationale de Corée du Sud.
La lieutenante Mo Haein, membre d'élite de l'agence, apparaissait dans les Épreuves pour aider le joueur, ou apparaissait à la fin pour dialoguer avec lui.
Je ne pouvais pas ne pas être surprise de voir un personnage que j'avais jusqu'ici vu uniquement dans des pixels, vivante et se mouvant devant mes yeux.
Et la deuxième raison : la fenêtre système.
'𝑀𝑜 𝐻𝑎𝑒𝑖𝑛' 𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛 𝑝𝑒𝑟𝑠𝑜𝑛𝑛𝑎𝑔𝑒 𝑒𝑛𝑟𝑒𝑔𝑖𝑠𝑡𝑟𝑎𝑏𝑙𝑒. 𝑉𝑜𝑢𝑙𝑒𝑧-𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑙'𝑒𝑛𝑟𝑒𝑔𝑖𝑠𝑡𝑟𝑒𝑟 ?
En regardant la fenêtre système qui diffusait de la lumière, je me suis rappelé la dernière chose que j'avais vue juste avant de perdre connaissance.
[𝚅𝚘𝚞𝚜 𝚎̂𝚝𝚎𝚜 𝚕𝚎 𝚜𝚢𝚜𝚝𝚎̀𝚖𝚎 𝚍𝚎 𝚕𝚊 𝚙𝚕𝚊𝚗𝚎̀𝚝𝚎 '𝚃𝚎𝚛𝚛𝚎'.]
Un message visible uniquement par les Qualifiés de l'Archive.
Le système communément appelé celui qui guide les quêtes dans les Épreuves et donne diverses alertes.
Et je serais ce système… ?
C'était quelque chose que je n'avais jamais vécu en jouant aux nombreux jeux de l'Archive.
Je ne comprenais rien, mais il y avait une hypothèse plausible.
Peut-être que j'étais entré dans le jeu sans le savoir…
Comme dans ces histoires de transmigration dans un jeu qu'on retrouve souvent dans les webtoons.
La migraine qui s'était à peine calmée dans cette situation incompréhensible a recommencé à me marteler.
J'ai décidé d'ignorer pour l'instant la fenêtre d'enregistrement qui brillait de mille feux. Je ne pouvais pas enregistrer quelque chose sans savoir ce que c'était.
En continuant à l'ignorer, la fenêtre d'enregistrement a fini par disparaître d'elle-même.
J'étais soulagé qu'elle disparaisse, quand soudain une nouvelle fenêtre a commencé à apparaître.
'𝐻𝑎𝑛 𝐺𝑜𝑦𝑜 (𝐶ℎ𝑎̂𝑡𝑎𝑖𝑔𝑛𝑒 𝑔𝑟𝑖𝑙𝑙𝑒́𝑒)' 𝑎 𝑝𝑒́𝑛𝑒́𝑡𝑟𝑒́ 𝑑𝑎𝑛𝑠 〈𝐻𝑎𝑝𝑝𝑦 𝑆𝑚𝑖𝑙𝑒 𝐹𝑎𝑐𝑡𝑜𝑟𝑦〉 !
◆ 𝑄𝑢𝑒̂𝑡𝑒 𝑝𝑟𝑖𝑛𝑐𝑖𝑝𝑎𝑙𝑒 𝑑𝑒 〈𝐻𝑎𝑝𝑝𝑦 𝑆𝑚𝑖𝑙𝑒 𝐹𝑎𝑐𝑡𝑜𝑟𝑦〉 : 𝑇𝑒𝑟𝑚𝑖𝑛𝑒𝑟 𝑙'𝑢𝑠𝑖𝑛𝑒 𝑑𝑒 𝑗𝑜𝑢𝑒𝑡𝑠 𝑡𝑢𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑙𝑎 𝑣𝑟𝑎𝑖𝑒 𝑓𝑖𝑛.
𝑉𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑣𝑒𝑧 𝑝𝑒́𝑛𝑒́𝑡𝑟𝑒́ 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑣𝑜𝑡𝑟𝑒 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒̀𝑟𝑒 𝐸́𝑝𝑟𝑒𝑢𝑣𝑒 𝑒𝑛 𝑡𝑎𝑛𝑡 𝑞𝑢𝑒 𝑠𝑦𝑠𝑡𝑒̀𝑚𝑒.
𝑉𝑜𝑢𝑠 𝑑𝑒𝑣𝑒𝑧 𝑝𝑟𝑜𝑢𝑣𝑒𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑐𝑎𝑝𝑎𝑐𝑖𝑡𝑒́𝑠 𝑑𝑢 𝑠𝑦𝑠𝑡𝑒̀𝑚𝑒 𝑒𝑛 𝑜𝑏𝑡𝑒𝑛𝑎𝑛𝑡 𝑙𝑎 𝑣𝑟𝑎𝑖𝑒 𝑓𝑖𝑛.
𝑄𝑢𝑒̂𝑡𝑒 𝑟𝑒́𝑢𝑠𝑠𝑖𝑒 : 𝑆𝑢𝑟𝑣𝑖𝑒 !
𝐿𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑒́𝑞𝑢𝑒𝑛𝑐𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑙'𝑒́𝑐ℎ𝑒𝑐 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑖𝑛𝑐𝑜𝑛𝑛𝑢𝑒𝑠.
𝐶𝑒𝑝𝑒𝑛𝑑𝑎𝑛𝑡 𝑗'𝑎𝑖 𝑙𝑒 𝑠𝑒𝑛𝑡𝑖𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑞𝑢𝑒 𝑞𝑢𝑒𝑙𝑞𝑢𝑒 𝑐ℎ𝑜𝑠𝑒 𝑑𝑒 𝑓𝑎̂𝑐ℎ𝑒𝑢𝑥 𝑎𝑟𝑟𝑖𝑣𝑒𝑟𝑎 𝑎𝑢 𝑝𝑒𝑟𝑑𝑎𝑛𝑡.
…C'est quoi ce délire.
J'ai fait de mon mieux pour contrôler mon expression en vérifiant la fenêtre système.
Alors que j'essayais de ne pas laisser paraître ma confusion, des voix se sont fait entendre.
« Sergente Park, pas de demande d'entrée dans HaeSpaek ? »
« Absolument aucune. J'ai vérifié plusieurs fois. »
« Alors il doit être un civil. »
Clac clac clac, Mo Haein remuait lentement les doigts en me regardant.
À son bras gauche était attaché un bras jouet en plastique.
Ce bras jouet aux longs doigts semblables à ceux d'une poupée était un objet qu'on pouvait obtenir dans 〈Happy Smile Factory〉, et c'était justement ce qui venait de serrer mon cou.
La fenêtre système qui était apparue devant mes yeux, et ce bras jouet, étaient des choses qu'on ne pouvait absolument pas fabriquer avec des équipements spéciaux ordinaires.
Pendant que j'étais étourdi à l'idée d'être vraiment dans un jeu, Mo Haein me scrutait de haut en bas.
« C'est bizarre quand même. »
Elle a penché la tête sur le côté et ses cheveux mi-longs ont légèrement bougé.
Je savais pourquoi elle me regardait avec méfiance.
Il était extrêmement rare que des civils se retrouvent mêlés à une Épreuve gérée périodiquement.
Il y avait des soldats mandatés qui terminaient les Épreuves, et des infiltrés qui entraient en cachette pour récupérer des objets des Épreuves, mais il était presque impossible de s'y aventurer seul comme ça.
Les Épreuves étaient des Épreuves au sens littéral du terme.
Comme on y risquait sa vie, il était de base d'y entrer à minimum deux personnes.
Les infiltrés entraient généralement en groupes d'une dizaine de personnes pour compenser leur manque d'équipement et de capacités par rapport au gouvernement et aux entreprises privées.
Bien sûr moi qui jouais en solo, j'avais l'habitude d'y entrer seul.
Quoi qu'il en soit, j'avais remarqué qu'attendre tranquillement n'allait pas me valoir un bon traitement. J'ai affiché un visage déconcerté.
« Euh, où suis-je… ? »
La situation étant vraiment confuse, sans même avoir à forcer la comédie, une expression perplexe s'est dessinée naturellement sur mon visage.
Mo Haein qui me regardait comme si elle jaugeait ma valeur a levé un sourcil.
Et elle a sorti une réponse qui aurait suffi si j'avais vraiment été un civil qui ne savait rien.
« Une usine de jouets où des jouets tueurs fous se promènent. »
Face à cette réponse audacieuse, l'homme à côté a ri discrètement.
« Il y a bien des jouets tueurs, mais t'inquiète pas. On va te faire sortir en sécurité. »
Il a sorti sa carte militaire pour prouver qu'ils étaient bien des militaires.
« L'Agence de Réponse aux Épreuves… ? »
« C'est sous tutelle du ministère de la Défense, nouvellement créée donc tu ne la connais probablement pas. »
De toute façon les souvenirs des civils seraient effacés une fois sortis de l'Épreuve, donc il me disait de ne pas m'inquiéter.
J'ai acquiescé aux paroles de l'homme en observant les tenues de travail des deux personnes.
𝘌𝘮𝘱𝘭𝘰𝘺𝘦́𝘦 : 𝘚𝘢𝘣𝘭𝘦
𝘌𝘮𝘱𝘭𝘰𝘺𝘦́ : 𝘌́𝘤𝘩𝘢𝘯𝘵𝘪𝘭𝘭𝘰𝘯
Mo Haein portait une tenue de travail orange avec le badge «Sable», l'homme portait une tenue de travail jaune avec le badge «Échantillon».
Mais le badge de Mo Haein était légèrement différent.
Le sourire sur le badge ne souriait pas.
La bouche qui dessinait des angles droits au lieu de courbes semblait ne pas correspondre à 〈Happy Smile Factory〉.
Le sourire sur le badge était une sorte de compteur de vies.
Dans 〈Happy Smile Factory〉, abrégé HapFactory, on dispose de 3 chances, et l'expression du sourire change à chaque erreur fatale commise.
Du Happy Smile sans expression, puis vers un Sad Smile avec les coins de la bouche vers le bas.
L'état Sad Smile était la dernière chance.
Se tromper là c'était directement game over.
Je n'arrivais pas à croire qu'un personnage comme Mo Haein avait déjà perdu une vie dès le début.
« Est-ce que par hasard le bruit de tout à l'heure c'était… ? »
J'ai posé la question d'une voix prudente en lisant l'atmosphère.
Dans mon for intérieur je voulais lui demander quelle folie elle avait commise, mais malheureusement je n'ai pas pu entendre la réponse.
« Les civils n'ont pas besoin de savoir. »
Mo Haein a coupé court à mes paroles et a sorti quelque chose de son inventaire pour me le lancer.
Ce que j'ai reçu et tenu dans mes mains était un bras jouet identique à celui que Mo Haein portait.
𝐶ℎ𝑒𝑟𝑟𝑦 𝑃𝑖𝑐𝑘𝑒𝑟 : 𝐽𝑒 𝑝𝑒𝑢𝑥 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑑𝑜𝑛𝑛𝑒𝑟 𝑙𝑎 𝑓𝑜𝑟𝑐𝑒 𝑑𝑢 𝐻𝑎𝑝𝑝𝑦 𝑆𝑚𝑖𝑙𝑒 ! 𝑃𝑎𝑠𝑠𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑢 𝑏𝑜𝑛 𝑡𝑒𝑚𝑝𝑠 𝑒𝑛𝑠𝑒𝑚𝑏𝑙𝑒 !
« Mets-le. »
À la parole de Mo Haein, le visage de l'homme s'est crispé d'irritation. La situation où on donnait un objet précieux à un civil qu'on ne connaissait pas ne lui plaisait visiblement pas.
C'était sans importance pour moi.
« Ça va. »
De toute façon j'avais l'intention de refuser l'objet.
« Je ne m'y connais pas donc ce serait peut-être mieux que ce soient des experts qui l'utilisent ? J'ai aussi un peu peur. »
J'ai dit que la lampe de poche accrochée à ma ceinture semblait suffisante, et j'ai serré le poing pour montrer que je suivrais bien derrière.
L'homme semblait satisfait de mes paroles, et Mo Haein a légèrement plissé les yeux en me regardant comme si elle cherchait à percer un mystère.
La raison pour laquelle j'avais refusé l'objet était à cause de la vraie fin.
HapFactory avait plusieurs fins, et les conditions pour obtenir la vraie fin étaient particulièrement strictes.
« Il fallait d'abord ne pas équiper les bras jouets obtenus dans le jeu. »
En progressant dans le jeu, les PNJ donnent un bras jouet un par un.
Le joueur les équipe naturellement car cela semble indispensable dans le jeu.
C'est un objet très pratique, mais si par cupidité on remplace tous ses membres par des bras jouets on obtient directement la mauvaise fin.
C'était la fin où on devient un employé jouet de HapFactory et on travaille éternellement dans l'usine.
Mo Haein devait certainement être au courant de tout ça.
Mais vu qu'elle portait un bras jouet, elle semblait ne pas connaître la vraie fin.
J'avais l'intention de suivre Mo Haein et l'homme tout en remplissant les conditions de la vraie fin.
Pas uniquement à cause de l'étrange menace de la fenêtre système.
« Si je ne peux voir qu'une seule fin, ce sera forcément la vraie fin. »
C'est parce que j'étais un fervent adepte des Happy Ending.
Dans la plupart des jeux, la vraie fin est synonyme de Happy Ending.
Quand je jouais aux jeux de l'Archive aussi, après avoir vu toutes les fins je concluais toujours par la vraie fin.
Voir les personnages heureux me mettait de bonne humeur pour terminer le jeu.
‘Ce type m'intrigue quand même’.
J'ai plutôt bonne mémoire.
Comme j'appréciais l'Archive, je me souvenais de tous les détails, et c'était la première fois que je voyais un homme avec le surnom Échantillon.
Je ne l'avais vu ni dans les Épreuves ni dans les scènes post-générique.
Ce n’étais pas particulièrement étrange.
Mourir dans une Épreuve, être emprisonné pour toujours, survivre mais être infecté par le virus et mis en quarantaine, c'était monnaie courante.
L'homme appelé Échantillon était probablement un personnage qui avait disparu de l'univers Archive avant même que je le remarque.
Mo Haein me regardait fixement tout en parlant.
« Sergent Park,portez-le. »
« Oui, madame ! »
L'homme s’empara rapidement du bras jouet et l’équipa sur son bras droit.
Quand il a levé l'objet au-dessus de son bras, le bras humain a disparu et le bras jouet a pris sa place.
Il a claqué ses longs doigts en se rengorgeant.
« Si tu veux survivre, suis-moi. »
Mo Haein a poussé un soupir sans dire un mot et est partie devant.
J'ai suivi derrière eux, tout en déplaçant discrètement mon regard sur le côté.
Un Smiley était coincé contre le mur.
Le Smiley au visage souriant était le jouet principal de 〈Happy Smile Factory〉.
La poupée jouet en plastique aux formes arrondies avait de longs doigts identiques à l'objet fourni au joueur.
En pénétrant dans l'usine on tombe d'abord sur un Smiley PNJ, et contrairement aux jouets en forme de mouton de base qui font 15cm, les Smiley PNJ faisaient 1m de haut.
Comme un enfant en taille réelle.
On finit par se battre contre les Smiley plus tard, mais pour l'instant il suffisait juste de recevoir leur discours et l'objet bras jouet.
C'était bizarre qu'il ait attaqué et qu'il ait même perdu une vie.
Vu que Mo Haein n'avait pas l'air de bonne humeur, j'ai pensé que l'homme avait dû faire une erreur quelconque.
Le Smiley coincé la tête contre le mur avait ses bras et jambes jouets complètement affalés sur le sol.
Un bruit de grésillement mécanique s'échappait du Smiley.
« 𝚂-𝚂𝚖𝚒𝚕𝚎𝚢-𝚎𝚜𝚝-𝚑𝚎𝚞𝚛𝚎𝚞𝚡-𝚍𝚎- 𝚟𝚘𝚞𝚜-𝚊𝚌𝚌𝚞𝚎𝚒𝚕𝚕𝚒𝚛-𝚏𝚊𝚒𝚜𝚘𝚗𝚜- 𝚎𝚗𝚜𝚎𝚖𝚋𝚕𝚎-𝚕𝚎-𝙷𝚊𝚙𝚙𝚢-𝚂𝚖𝚒𝚕𝚎- 𝙵𝚊𝚌𝚝𝚘𝚛𝚢-𝚑𝚎𝚞𝚛𝚎𝚞𝚡- 𝚎𝚗𝚜𝚎𝚖𝚋𝚕𝚎-𝚑𝚊𝚙𝚙𝚢𝚑𝚊𝚙𝚙𝚢𝚑𝚊𝚙𝚙𝚢-…. »
Ce n'était pas un beau spectacle.
C'était un PNJ auquel je m'étais attaché en jouant, et le voir à moitié cassé en vrai me mettait mal à l'aise.
Je devais m'attendre à ce que Smiley vienne me hanter dans mes rêves ce soir.
Contrairement à moi, l'homme et Mo Haein ne semblaient pas particulièrement émus. L'homme a pris la parole avec un sourire affable.
« Je vais me présenter ! Park Seonggyeon. Appelez-moi Sergent Park. »
« Han Goyo. »
« Cette personne c'est la lieutenante Mo Haein…. »
« Sergent Park. Vous êtes en excursion ? »
« Désolé. »
Park Seonggyeon s'est rapidement excusé en fermant la bouche mais a roulé des yeux d'un air mécontent.
En voyant cette tête, j'ai eu une vague idée de pourquoi c'était un personnage que je ne connaissais pas.
Il avait l'air d'être du genre à mourir d'un accident dans une Épreuve.
Malchance mise à part, son accident pourrait très bien arriver aujourd'hui.
Pendant que Park Seonggyeon marchait la tête baissée, j'ai fait semblant de renouer mes lacets et me suis penché.
Et j'ai discrètement ramassé un bonbon qui traînait ici et là.
C'était un bonbon dont l'emballage représentait un écrou hexagonal.
𝐵𝑜𝑛𝑏𝑜𝑛 𝑒́𝑐𝑟𝑜𝑢 : 𝐶𝑙𝑖𝑐 𝑐𝑙𝑖𝑐, 𝑟𝑒́𝑝𝑎𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑗𝑜𝑢𝑒𝑡 𝑒𝑛 𝑐𝑜𝑢𝑟𝑠…
Les bonbons écrou qu'on pouvait facilement trouver partout dans HapFactory étaient les objets de soin du jeu.
On disait qu'ils avaient un goût de noix en les mangeant, mais malheureusement je ne pouvais pas les manger directement.
Ils ne pouvaient être utilisés qu'en ayant équipé un bras ou une jambe jouet.
En passant à côté du Smiley, j'ai glissé discrètement le bonbon sur sa main aux longs doigts.