Chapitre 262
Note de trad. : C’est la dernière traduction dont je dispose pour le moment. Je publierai bientôt le reste des histoires annexes.
༺ Histoire annexe – Le supplice d’un coureur de jupons (2) ༻
Cette profonde discussion de père à fils avec Doggo m’avait fait entrevoir une possibilité miraculeuse.
Un harem.
Oui, je n’avais qu’à former un harem.
Si je les choisissais toutes, aucune ne serait malheureuse !
« J’ai pris ma décision. Il faut que je forme un harem. Je les épouserai toutes ! »
« …… ! »
« …… ! »
Au Bureau des Gardiens, Jaeger et Lark furent choqués par ma déclaration sur le harem.
Lark réagit le plus vivement. Il retira ses lunettes de ses mains tremblantes, les posa sur le bureau, puis explosa de colère.
« Espèce de pourriture ! Ennemi des femmes ! Ennemi des hommes ! En fait, tu es l’ennemi de l’humanité ! »
« J’ai quand même sauvé le monde… »
« Allons, allons. Du calme. »
Jaeger applaudit quelques fois pour attirer notre attention, puis se tourna vers moi.
« Tu vois, reprit-il. Je n’ai pas arrêté de te traiter de coureur de jupons, de fils de pute et tout le reste… et je ne me trompais pas. Tu es vraiment une sacrée ordure. »
« Je sais ! Je sais ! »
Mais qu’est-ce que j’étais censé faire ? Si je ne le faisais pas, je mourrais, et les autres seraient malheureuses !
« J’accepterais volontiers toutes les critiques, mais je ne peux pas choisir, dis-je. »
« … Bon sang, il est sérieux. »
« Il le pense vraiment ! Quel sale… »
« C’est vous qui avez dit qu’épouser les sœurs Arden ou les princesses était la meilleure solution ! »
« C’était une blague… »
« Et puis, tu parles d’en épouser sept, pas seulement deux, ajouta Lark. »
« Il te reste un peu de conscience, au moins ? demanda Jaeger. »
« Probablement pas, répondit Lark. Sinon, on n’en serait pas là. »
Ils se montraient de plus en plus durs. Je ne pouvais pas non plus leur parler de mes Préceptes…
« Donnez-moi des conseils plus utiles et réalistes. Si je ne forme pas un harem, je vais mourir. »
« Je suppose que tu as raison, répondit Jaeger. Elles ne sont pas du genre à rester les bras croisés si tu en choisis une autre… »
« Mais elles sont toutes plutôt gentilles, non ? demanda Lark en penchant la tête. »
« Si, répondit Jaeger en secouant la tête, mais elles ont toutes… un petit quelque chose qui cloche. »
« Qu’est-ce que tu veux dire ? »
« J’ai… vu. Marie Sunbae… »
Jaeger trembla en se remémorant un souvenir du passé. Il scruta les alentours, puis reprit d’une voix chevrotante :
« La professeure Lulara m’avait demandé de déplacer quelque chose au laboratoire, alors je suis entré par hasard dans celui de Marie Sunbae et… »
« Ah oui ? Elle ne laisse pas grand monde entrer là-dedans… »
« Elle y préparait une soupe de sang. »
« Kheuf… ?! »
Une soupe de sang coagulé. Je savais de quoi il s’agissait, mais Lark ne sembla pas comprendre le problème et se demanda ce qu’il y avait de si étrange.
« Et alors ? demanda Lark. Peu de gens aiment ça, mais quand même… Attends, une mage préparait ça dans son laboratoire ? »
Une mage, un laboratoire, une soupe avec du sang.
Lark comprit l’horrible vérité en reliant ces mots-clés.
« Elle utilise… son propre sang ? Ce n’était pas seulement le boudin noir ? »
Ah, maintenant que j’y pensais, je leur avais déjà parlé des boudins de sang. Techniquement, la soupe était arrivée avant.
« Tu as vu Marie Sunbae en donner à quelqu’un d’autre qu’à Korin ? »
« … !! »
Lark frissonna de stupeur.
« K, kheum… »
Enfin… ça remontait à un bon moment, de toute façon.
« Elle fait bouillir son propre sang pour lui préparer une soupe. Tu crois qu’elle va rester les bras croisés pendant que Korin en épouse une autre ? Et les vampires, c’est bien comme ça, non ? S’ils te font boire leur sang… »
« La vampirisation… ! »
Il semblait profondément bouleversé par la véritable nature de sa future patronne et me lança un regard compatissant.
« K, kheum… Bref, l’important, c’est que je dois convaincre Marie, Alicia, Hua Ran, les princesses Estelle et Miruam, Lunia et Maîtresse Erin. C’est bien ça ? »
« … Rien de nouveau, mais les entendre tous d’un coup me rappelle à quel point tu es une ordure. »
« Mais tu es sûr qu’il n’y en a que sept ? D’après ce que je sais… »
« Tais-toi ! Ne me fais surtout pas penser à quelqu’un d’autre ! Ça ne me regarde pas ! »
« Quelle ordure. »
Sept, c’était déjà beaucoup ! En fait, une seule était censée suffire, et je comptais simplement sortir avec l’une d’elles !
Sans prêter attention au tourbillon de pensées dans ma tête, Jaeger marmonna :
« Pour commencer, je pense que les sœurs Arden seront plutôt ouvertes à l’idée. »
« Ah oui, c’est vrai. Ces deux-là… leur vision du mariage est un peu… »
« Assez étrange. Ça doit être de famille. »
À en juger par les propos de Jaeger et Lark, l’histoire était plutôt connue. Ce n’était pas étonnant, vu qu’elle avait déjà fait la une des journaux.
« Dans le même ordre d’idées, Leurs Altesses devraient être d’accord aussi, non ? Sa Majesté a donné son autorisation, après tout », fit remarquer Lark.
Il avait raison. Le roi David m’encourageait ouvertement à épouser les deux sœurs. Peut-être qu’elles accepteraient mieux le harem que je ne le pensais !
« Mais ce n’est que ce qu’a dit Sa Majesté, rétorqua Jaeger. Leurs Altesses peuvent avoir un avis différent. Et puis, ce qu’il a dit part du principe qu’il n’épousait que les princesses, non ? »
« Hmm… c’est vrai. Il va probablement devoir les convaincre séparément. »
Estelle et Miru, donc.
Honnêtement, je n’avais aucune idée de ce qu’elles penseraient du harem. Au début, elles n’avaient pas semblé trop mécontentes à l’idée de m’épouser toutes les deux, mais…
« Essaie d’abord de convaincre Marie Sunbae. C’est… probablement elle qui sera le plus gros obstacle. »
« Hmm… »
Vraiment ? Je savais qu’elle pouvait parfois donner cette impression, mais Marie restait une fille au grand cœur qui avait toujours été de mon côté.
Personnellement, je n’arrivais même pas à imaginer qu’elle refuse ma demande, mais…
« D’accord. Je vais d’abord essayer de convaincre Marie. »
Pour survivre ! Et pour le bonheur de tout le monde !
Pour le harem !
****
Quinze heures.
Marie se trouvait généralement à son laboratoire à cette heure-là.
Elle était déjà en quatrième année, ce qui signifiait qu’elle allait bientôt obtenir son diplôme. Les élèves en dernière année pouvaient remplacer leurs études par un emploi officiel, mais Marie avait choisi de présenter un mémoire de recherche.
Son sujet portait sur la prolongation de la durée de conservation des produits frais et sur un apport calorique sûr. Elle comptait le présenter à l’Association des Gardiens, et l’avait conçu pour ses membres, qui devaient souvent partir longtemps et séjourner en plein air.
« Marie Sunbae, tu es là ? »
« Hein ? Korin ? Qu’est-ce qu’il y a ?! »
Elle semblait en pleine expérience et accourut, vêtue de sa blouse blanche.
« Comment se passe l’expérience ? »
« Bien. Rien de particulier. J’ai juste un peu de mal avec la durée de conservation. »
« Ne te presse pas. On est les patrons, on n’a qu’à valider le résultat. »
« Hé hé. C’est de la corruption, tu sais ! »
« Mais qui sommes-nous, déjà ? »
« Je suis la directrice de l’Association des Gardiens du Sud, et toi, tu es le Président~ »
« Huhuhu. »
Et alors si son expérience échouait un peu et que le résultat n’était pas à la hauteur ? J’étais le Président, et Marie dirigeait la branche sud.
Mais Marie, elle, semblait prendre cette recherche très à cœur.
« Je veux quand même réussir cette recherche, parce qu’elle est directement liée aux revenus du Sud. »
« Tu fais tes recherches sur les pommes de terre, c’est ça ? Tu les adores vraiment, hein ? »
« Après tout, les pommes de terre sont les meilleures cultures, elles peuvent répondre à tous les besoins ! »
Elle était gentille et naïve la plupart du temps, mais c’était dans ces moments-là que se révélaient vraiment ses grandes qualités de jeune duchesse.
Prolonger la durée de conservation des pommes de terre permettrait d’élargir leur marché. Elles pourraient servir de provisions pour les Gardiens, mais aussi être utilisées dans bien d’autres domaines, comme l’armée.
« Kheum… Au fait, Sunbae. »
Mais ce n’était pas le sujet important. J’avais quelque chose à obtenir : l’accord sans réserve de toutes les filles qui m’aimaient.
Le harem de Korin Lork.
La première sur ma liste était Marie Dunareff, et son approbation.
« Oui, qu’est-ce qu’il y a~ ? »
Marie affichait constamment un grand sourire.
Un an s’était déjà écoulé depuis qu’elle m’avait avoué ses sentiments. Penser qu’après l’avoir fait attendre un an, voilà la réponse que je lui donnais… Je m’en voulais vraiment.
J’allai droit au but. Elle souriait toujours après m’avoir entendu proposer que nous « sortions tous ensemble ».
« Sun… bae ? »
Elle souriait. Marie souriait malgré mon abominable proposition !
Ça se présentait bien ! Non ? Elle acceptait, c’est ça ? Je le savais ! Je savais que Marie accepterait volontiers de…
« Non. »
« ??? »
« Korin. C’est ça que tu mijotes depuis quelque temps… Tu essaies de m’échapper ? »
Elle posa la main sur ma taille et la fit lentement remonter.
« Kheuk… »
Elle agrippa fermement le bas de ma chemise et le tira vers le haut avec une force insensée. Avant même que je puisse réagir, ses yeux froids, « rouges », emplirent mon champ de vision.
« Non. »
« S, Sunbae… Il y a des circonstances… »
« Korin. »
« Hii ! »
Froids. Ses yeux étaient d’une froideur glaciale.
Pourtant, ils débordaient toujours d’amour pour moi, mais elle était aussi ferme et résolue que je ne l’avais jamais vue.
« Si tu ne me choisis pas, moi, et moi seule… Je ne sais pas ce que je pourrais faire. »
« S, Sunbae ? Qu’est-ce que tu veux dire… »
Q, qu’est-ce que tu vas faire s, si je ne te choisis pas ?
« Tu sais, j’ai beaucoup d’argent. »
« Hein ? »
J, je le savais. Bien sûr.
« Et j’ai aussi cinq cents mages sous mes ordres. »
Tu parles de ces « Chunsik » ? Je croyais qu’on les partageait, euh…
« Je ne sais pas… ce que je pourrais leur faire faire. »
« … »
C’était une menace effrayante.
Le plus riche empire de ce continent, l’Empire de la Pomme de terre… avait même construit la nouvelle Tour des Mages après avoir accueilli les mages de l’ancienne Tour.
Autorité, richesse et puissance. Les Dunareff possédaient les trois… Et s’ils se mettaient à agir d’une manière peu recommandable ?
« S, Sunbae… C’est une blague, pas vrai ? P, s’il te plaît, calme-toi… »
« Tu as trouvé que ça ressemblait à une blague ? »
« Hiiik… »
Ce n’était pas une blague !
On ne pouvait pas feindre un regard pareil !
Je n’arrivais pas à croire que Marie puisse dire des choses aussi effrayantes ! Qui es-tu ? Qu’as-tu fait de ma Marie ?!
« Sunbae, tu n’es pas comme ça ! Ce n’est pas toi ! »
Où était passée la Marie fermière qui distribuait des pommes de terre bouillies aux plus jeunes et plaisantait avec le sourire ?! Rends-moi ma Marie… !
« C’est toi qui m’as changée, Korin. Tu… tu me rends folle… »
Marie entrouvrit la bouche et dévoila ses crocs acérés. Elle m’attira de force contre elle et planta les dents dans mon cou sans même me demander mon accord.
C’était la première fois qu’elle me suçait le sang sans ma permission.
Qu’était-il arrivé à ma gentille Marie ?!
****
Ma tentative de convaincre Marie échoua.
Elle était fermement opposée au projet de harem et m’avait même à moitié menacé, disant qu’elle ne savait pas ce qu’elle ferait si je ne la choisissais pas.
« Argh… Marie Sunbae… Qu’est-ce qui t’est arrivé… »
Huaang… Ma Marie ne pouvait pas être aussi effrayante. C’était impossible…
Je ne m’attendais vraiment pas à ce qu’elle fasse une telle déclaration. Il était déjà impossible de n’en choisir qu’une, mais même sans le Précepte, ça aurait mené à une situation mortellement dangereuse.
« Pfiou… »
Mais je ne pouvais pas abandonner comme ça. Je ne formais pas un harem pour mon propre bonheur.
En choisir une signifiait rendre les autres malheureuses, et j’en subirais les conséquences. C’était une quête de rang S — et il y en avait six —, et le harem était la seule façon de survivre.
« M, mettons Marie de côté pour l’instant. »
Je n’aurais jamais cru qu’elle s’y opposerait autant. Mieux valait la laisser de côté pour le moment et commencer par convaincre les autres.
« … Qu’est-ce que tu fais ? »
Je peinais à gravir la colline, la tête qui tournait, quand j’aperçus une fille en habit de nonne qui en descendait.
« Hua Ran, c’est toi… »
« Tu as l’air épuisé. »
« I, il s’est passé certaines choses… »
Hua me proposa son épaule.
J’avais l’impression que c’était hier que cette fille jiangshi se fichait de tout le monde, mais maintenant, elle savait se montrer attentionnée.
Pfiou… Ça me rappelle des souvenirs.
« C’est vrai, je dois aussi convaincre Hua Ran. Elle devrait être plus facile à persuader que Marie. »
Techniquement, Hua Ran était composée de deux personnalités distinctes, Hua et Ran, dans un seul corps. Les sœurs ne voyaient pas d’un mauvais œil l’idée de me partager entre elles, alors peut-être accepteraient-elles aussi de me partager avec d’autres.
« Hua Ran. J’ai quelque chose à vous demander à toutes les deux… »
« Qu’y a-t-il ? »
Dissimulant l’espoir qui grandissait en moi, je lui parlai de mon projet de harem. Hua Ran resta là, les yeux clignotant et la tête penchée, puis…
— Kuaaaaaaah— !!
Attends.
Elle levait la main.
Un instant. Voyons voir. Sa paume montait en diagonale vers moi — vers ma joue, pour être précis.
Quelle expression avait-elle ? Indifférente ? Non, elle fronçait légèrement les sourcils, ce qui était déjà beaucoup vu les rares changements qui animaient son visage.
À cet instant même, sa paume filait à une vitesse menaçante.
Conclusion : elle allait me gifler.
C’était normal qu’elle soit en colère. En gentleman, je n’avais rien à dire si elle me giflait pour une proposition aussi éhontée.
Le problème, cependant, c’était que Hua Ran me giflait ;
qu’elle était le Yaksha Céleste ;
que son Rang d’Aura était Supérieur unique, le plus élevé que ce monde ait jamais connu ;
qu’elle avait, sans s’en rendre compte, insufflé de l’Aura dans sa paume ;
et, pour finir, que celle-ci se déplaçait à 2 722 kilomètres à l’heure, soit environ 2,2 Mach.
Que m’arriverait-il si cette paume me giflait ?
Est-ce que je m’en tirerais avec une blessure ? Je ne crois pas que ce soit ainsi qu’on pourrait décrire ce qui m’arriverait au contact de cette main. Je risquais même de franchir le point de non-retour.
Mais si j’esquivais ? J’avais appris qu’il ne fallait pas esquiver la gifle d’une fille. Pas par politesse : esquiver la rendrait encore plus furieuse et augmenterait le risque de recevoir d’autres coups.
L’esquive ne semblait pas être une bonne solution.
Ce qui signifiait que je devais me laisser gifler. Mais qu’est-ce qui allait se passer ? Calculons la force de l’impact.
La réserve d’Aura de Hua Ran dépassait légèrement les 105 000. Mais elle pouvait en dépenser moins de mille en une seule fois.
Une attaque de base à l’Aura démoniaque infligeait 18 500 points de dégâts, et un coup critique, 44 400. Supposons — et soyons optimistes — que ce ne soit pas un coup critique : deux attaques de ce genre suffiraient à détruire un rocher de trente-cinq tonnes.
Appelons X la résistance du rocher, et Y la force de cette attaque fulgurante à 2 722 kilomètres à l’heure…
Quand j’en arrivai là dans mes calculs, sa paume n’était plus qu’à 0,5 millimètre de ma joue.
Ah, c’était trop tard.
J’avais trop réfléchi.
« À l’ai… »
— CLAC !
— BOUM ! KRA-BOUM ! GRRRRRRRRAAAH !!
« …… Hmph ! »
****
Après la guerre finale contre Tates, le quotidien à l’Académie de Merkarva était plutôt tranquille. Les élèves étaient de retour, et l’on avait décidé que les nouveaux de cette année suivraient surtout des cours pratiques pendant ce semestre.
Comme la moitié du semestre avait été consacrée à la « Guerre du Soleil » contre Tates, on n’avait pas eu le temps de préparer un programme détaillé.
Erin avait donc pas mal de temps libre.
« Pfiou… Je devrais peut-être aller voir Korin. »
« Tu veux que je t’y conduise ? »
« Hii… ! »
Erin se rendit compte avec un temps de retard que Josephine se tenait juste à côté d’elle. Elle avait marmonné tout haut et baissa la tête, embarrassée.
« Haa… »
Comme l’amour tardif pouvait être terrifiant ! Josephine sourit en voyant le premier amour si attendrissant de celle qui lui tenait lieu de mère. Elle voulait l’encourager. Malgré ses redoutables rivales, elle espérait qu’Erin l’emporterait.
« Après tout, Erin n’a rien à envier à ses concurrentes. »
Elle avait avec Korin un lien que les autres n’avaient pas.
Un précieux souvenir venu du futur et un lien profond entre maître et disciple. Elle était la personne chère à Korin qu’il avait tant espéré sauver ; en théorie, elle ne pouvait donc pas perdre cette bataille.
Après tout, c’était ce qu’elle avait lu dans un roman d’amour. Il s’intitulait « J’ai disparu après avoir élevé le héros ».
Hmm, hmm. Oui. Erin n’était pas du genre à perdre contre qui que ce soit…
« Maîtreuuuu… ! »
« Hein ? K, Korin ?! »
Quand on parle du loup.
Korin défonça la porte et se jeta dans les bras d’Erin, les joues gonflées comme un ballon pour une raison inconnue.
« Korin ? Qu’est-il arrivé à ton visage ? Comment as-tu fait ça ?! »
Il la serra dans ses bras en se comportant comme un enfant. Ce type… Il se montrait parfois un peu effronté.
« C, Clara… ! Des médicaments ! Apporte-moi des médicaments ! »
« Vu sa vitesse de régénération, je suis certaine qu’il ira bientôt mieux. »
« Des œufs ! Donne-moi au moins des œufs ! »
« … Je te dis qu’il va probablement bien. »
Erin paniquait, contrairement à Josephine, qui gardait son calme. Pendant ce temps, Korin reniflait sans cesse et enfouissait son visage plus profondément contre les jambes d’Erin.
« Pourquoi ? Pourquoi personne ne comprend ? J’essaie juste de rendre tout le monde heureux ! »
« O, oui. Je suis sûre que tu as de bonnes raisons, Korin. C’est la faute de ceux qui ne voient pas tes bonnes intentions. »
« … Erin. Même tes enfants deviendront mal élevés si tu les élèves comme ça. »
« K, Korin grandira très bien. »
C’était la réaction classique d’un parent qui disait : « Mon enfant est différent ! »
« Ha… Erin. Tu devrais viser le rôle de petite amie, pas celui de mère. »
« Maître… dit Korin. J’ai mal à la poitrine. »
« Tu as très mal, Korin ? Tu veux que je te masse ? »
Josephine soupira, puis posa une question :
« Qu’est-ce qui s’est passé, exactement ? »
« Marie m’a mordu… et Hua Ran m’a frappé… »
Ces deux-là ?
Ces deux filles qui aimaient tout chez Korin ?
Josephine et Erin le dévisagèrent, perplexes. Qu’avait-il bien pu faire, se demandaient-elles.
« En fait… »
Korin leur expliqua franchement son projet de harem. S’il en choisissait une, les autres seraient malheureuses ; alors autant les épouser toutes ! Comme ça, tout le monde serait content, non ?
« « ……… » »
La salle du Président se refroidit à mesure qu’il poursuivait son explication. Erin finit par rompre le silence glacial.
« C’est une idée affreuse. »
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