Chapitre 261
Quelque chose n’allait pas chez Korin ces derniers temps.
C’était la conclusion à laquelle Marie était arrivée après l’avoir observé un moment, depuis son retour de mission d’aide volontaire.
Il repoussait le moment de répondre à leurs questions, puis partait soudainement, avant de revenir et de rester régulièrement dans la lune.
« Peut-être… que je lui ai mis trop de pression. »
Le presser de prendre une décision avait peut-être été trop lourd pour lui, mais Marie voulait tout de même entendre sa réponse.
Bien qu’elle fût consciente qu’un avenir potentiel et terrifiant l’attendait s’il ne la choisissait pas, elle désirait ardemment être celle qu’il choisirait plutôt qu’une autre.
« Bon, c’est tout pour aujourd’hui. Vous avez tous bien travaillé. »
À la fin du cours commun aux élèves de troisième et de quatrième année, Marie s’approcha de Korin.
« Korin… » Ce n’était pas comme si elle voulait qu’il lui donne une réponse sur-le-champ. Korin n’avait pas l’air de bonne humeur ces derniers temps ; elle voulait simplement discuter un peu avec lui.
Mais dès qu’elle lui tapota l’épaule, Korin sursauta, effrayé.
« Hngh… ! »
« K-Korin ? »
Il avait réagi comme s’il avait été touché par quelque chose qu’il ne fallait surtout pas toucher, ce qui bouleversa profondément Marie.
Korin… m’avait repoussée ?
C’était la première fois que cela arrivait.
« Ah, d-désolé. J’étais perdu dans mes pensées. »
« O-oui… P-pas de problème ! »
Marie se força à garder les yeux brillants et tâcha de faire comme si ce n’était pas grave.
« Qu’est-ce qu’il y a… ? » demanda-t-il.
« Euh, ben… Tu sais… »
Elle lui fit comprendre d’un regard.
C’était une promesse tacite entre eux. Même si Korin avait été gêné au début, Marie savait qu’il ne s’opposait pas à ce qu’ils soient très proches chaque fois qu’elle lui suçait le sang.
Elle savait que tous deux attendaient vaguement ce moment avec impatience, mais…
« Désolé, aînée. Pas aujourd’hui. Peut-être la prochaine fois… »
« Quoi ?! »
C’était la première fois depuis trois ans qu’il la repoussait ainsi. Marie fut si choquée qu’elle en oublia de respirer et se figea sur place.
« On fera ça une prochaine fois, d’accord… Je dois y aller, salut ! »
Elle ne put que le regarder s’éloigner en toute hâte.
« M-mais ça fait plus de dix jours… »
Une joie que les poches de sang ne pouvaient lui offrir s’éloignait de plus en plus.
****
Les habitudes avaient la vie dure.
Même après avoir vaincu Tates Valtazar et être devenu l’homme le plus fort de la planète, sans plus avoir besoin de s’entraîner, Korin fréquentait toujours les salles d’entraînement.
Dehors, beaucoup de gens le cherchaient pour apercevoir le Soleil, le héros ou celui qui se cachait derrière la prophétie, entre autres. Mais les salles d’entraînement de l’Académie étaient plutôt calmes, les jeunes préférant occuper leur temps autrement.
C’était pour cette raison qu’Alicia pouvait avoir Korin pour elle seule dans la salle d’entraînement.
« Korin… Vous avez l’air un peu différent aujourd’hui. »
« Hmm… »
Après un duel, ils prirent une pause et s’essuyèrent la sueur avec leurs serviettes. Ils n’avaient que dix minutes de repos, mais cela ne les empêcha pas de discuter d’arts martiaux.
« Vous manquez de vivacité, aujourd’hui. Si vous ne comptiez pas attaquer franchement d’un coup d’estoc, vous auriez mieux fait de faire sauter mon épée. »
Comme ils étaient peu nombreux à pouvoir se battre à leur niveau, Alicia et Korin avaient tendance à se donner des conseils pour compenser leurs lacunes. D’ordinaire, Korin en donnait surtout à Alicia, mais aujourd’hui, les choses étaient un peu différentes.
« Korin ? »
« … »
Comme Korin n’avait pas dit un mot depuis un moment, Alicia se demanda s’il était en train d’imaginer une nouvelle technique de Maîtrise de la lance ou quelque chose du genre. Mais elle se rendit bientôt compte que son regard sérieux était fixé sur elle.
« H-hum… ! C’est un peu gênant si vous continuez à me regarder comme ça. »
« Alicia… »
« Q-qu’y a-t-il ? »
Alicia déglutit, les joues rougies. Elle n’y pouvait rien : elle sentait la passion brûlante dans les yeux de Korin tandis qu’il se levait et s’avançait vers elle.
Qu’allait-il lui dire ?
Jusqu’à la guerre contre Valtazar, Alicia avait souvent cherché à avoir davantage de contacts physiques avec Korin. Il en semblait parfois un peu troublé, mais il n’avait pas l’air de détester ça pour autant.
Elle était trempée de sueur, mais… ça pouvait aussi être un avantage pour séduire un homme, non ? Après tout, elle se souvenait encore que Korin avait discrètement suivi du regard la goutte de sueur qui lui coulait le long du cou.
« Alicia, » dit-il.
« H-hum… Oui ? »
« Vous devriez porter des vêtements convenables. »
« …Pardon ? »
Ses paroles tombèrent si brusquement qu’elle en resta complètement déconcertée.
« Ce n’est pas convenable pour une jeune femme en âge de se marier de se montrer aussi découverte. »
Q-qu’est-ce qu’il racontait, après tout ce temps ?
Il était vrai qu’Alicia portait des vêtements un peu plus révélateurs que la moyenne. Le Royaume d’El Rath était assez libre en matière de nudité, et c’était encore plus vrai dans la famille Arden, installée dans une région humide de l’est.
Ainsi, de ses tenues de tous les jours à ses robes de soirée, ses vêtements laissaient généralement voir son décolleté ou le côté de sa poitrine. Elle avait aussi tendance à peu couvrir ses cuisses.
Dans l’est où elle avait grandi, c’était tout à fait normal. Alicia n’y avait donc jamais prêté attention, mais…
« Vous devriez porter des vêtements moins révélateurs. Ça me met un peu mal à l’aise. »
« E-euh… »
« Et évitons de nous retrouver seuls tous les deux comme ça, à partir de maintenant. Nous devons faire attention aux regards des autres. »
« K-Korin ?! »
Vous me dites ça maintenant ? C’est un peu tard, non ?!
Alicia ne comprenait pas Korin, qui s’était soudainement mué en homme conservateur.
Pourtant, vous les regardiez tout le temps !
Depuis trois ans !
****
Il était environ onze heures du soir. Après avoir colorié avec Ren et Ron, Hua Ran montait les escaliers.
[C’est ton tour aujourd’hui ?]
« …Oui. »
Elle ne se dirigeait pas vers sa chambre, mais vers celle de Korin.
Deux ans s’étaient écoulés depuis la première fois où elle avait dormi dans le même lit que Korin. Au départ, c’était pour tromper son ennui, mais, ces derniers temps, c’était devenu un élément important de leur routine : Hua et Ran se relayaient pour dormir avec Korin.
[Ça fait si longtemps… Je peux dormir avec lui aujourd’hui~ ?]
« Non. Tu as déjà perdu à pile ou face. »
[Hing~]
En fait, cela faisait un moment qu’aucune des deux n’avait dormi avec Korin. Depuis qu’elle avait découvert dans le Nord la vérité sur la façon dont on faisait les bébés, Hua Ran avait pris ses distances avec lui.
— Toc, toc !
Et comme Korin était parti en mission d’aide volontaire de longue durée juste après, cela faisait très longtemps pour toutes les deux.
— Entrez.
En entrant, elle vit Korin assis sur le lit, en train de lire. En le voyant en pyjama pour la première fois depuis longtemps, Hua sentit son cœur s’emballer.
« J’aurais dû mettre… un autre pyjama. »
[Pourquoi ? Celui-là est mignon.]
« Mais pas quelque chose de mignon… plutôt, quelque chose de… de… »
[???]
Même à sa sœur, Hua ne pouvait pas avouer qu’elle pensait à de la lingerie ou à des vêtements révélateurs comme ceux que portaient Marie, Alicia ou Estelle.
« … »
« Pourquoi tu n’entres pas ? » l’invita Korin, voyant qu’Hua restait silencieuse près de la porte depuis un bon moment.
Elle s’approcha et s’assit sur l’immense lit, juste à côté de Korin.
« Qu’est-ce que tu lis ? »
« …Un livre de philosophie. »
« De philosophie ? »
« Comme un débat philosophique sur… les relations interpersonnelles… »
Hua jeta un coup d’œil au titre inscrit sur la couverture, mais ne comprit pas ce qu’il signifiait.
« C’est intéressant ? » demanda-t-elle plutôt.
« C’est passionnant. Je me demande comment un livre pareil peut exister. »
« Vraiment ? »
Hua posa la tête sur son épaule et lut avec lui, mais le livre était si plein de mots difficiles qu’elle ne comprit pas grand-chose. Elle se demanda si Ran, elle, y comprenait quelque chose.
[Pourquoi a-t-il besoin de philosophie sur le mariage ? Je me demande pourquoi il lit des études de cas venues de l’étranger.]
Elle non plus n’avait pas l’air d’y comprendre grand-chose.
Le livre était difficile à lire, mais la chaleur qui lui traversait les joues était si agréable qu’elle continua à parcourir cette suite de lettres incompréhensibles.
« J’ai sommeil. »
« …D’accord. »
Voyant Hua s’assoupir, Korin referma son livre. Il remarqua alors qu’il n’y avait qu’un seul oreiller sur le lit.
Ils dormaient ensemble depuis longtemps, mais Hua n’apportait souvent pas son propre oreiller. Avec le temps, elle avait compris que Korin lui offrirait son bras en guise d’oreiller si elle n’en avait pas. Mais Korin, lui, n’en savait rien.
« Tu peux prendre mon bras, alors… »
Korin s’interrompit au beau milieu de sa phrase, juste au moment où il s’apprêtait à lui offrir son bras par habitude.
« ??? »
[Grand frère ?]
« … »
Korin resta plongé dans ses pensées un bon moment, puis leur annonça soudain quelque chose de stupéfiant.
« Vous deux… À partir de maintenant, arrêtons de dormir dans le même lit. »
« … !! »
[Hein ?]
Qu’est-ce qui lui prenait, tout à coup ? Hua Ran resta là à cligner des yeux, hébétée, mais Korin ne lui laissa pas le temps de comprendre.
« Selon un précepte confucéen, garçons et filles ne devraient même pas s’asseoir ensemble après l’âge de sept ans. À la base, il n’était pas convenable qu’une jeune femme en âge de se marier dorme dans le même lit qu’un homme. »
« Mais… »
Ça faisait déjà deux ans, pourtant ?
Deux ans qu’ils se réchauffaient mutuellement au lit, chaque soir. Pourquoi lui disait-il ça seulement maintenant ?
« Et puis, je n’ai pas de très bonnes habitudes quand je dors, pas vrai ? Je t’ai touchée par accident pendant mon sommeil, et toi aussi, tu m’as frappé. »
« C-ce n’est pas grave… »
Hua était si choquée qu’elle en bégaya, mais Korin ne céda pas.
« Si. Avec le recul, j’ai été beaucoup trop négligent. J’aurais dû le faire bien plus tôt. »
« Attends… »
« Alors, vous deux, à partir d’aujourd’hui, on dort séparément. »
[!!!!!!]
Il les chassa de sa chambre.
Hua Ran resta là, interdite, à regarder la porte se refermer devant elles.
****
À mon retour, j’ai commencé à garder mes distances avec les filles.
À y réfléchir froidement, c’était la bonne décision. En repensant rationnellement à mon comportement, je me rendis compte à quel point j’avais été négligent jusque-là.
Je serrais Marie dans mes bras pendant qu’elle me suçait le sang ; je lorgnais Alicia, trempée de sueur, qui s’essuyait les aisselles sans se méfier ; et je dormais chaque nuit aux côtés de Hua Ran.
J’avais profité de tout ça comme si c’était un privilège qui m’était dû.
C’était mal ! On ne sortait même pas ensemble et j’étais allé beaucoup trop loin !
Et surtout, j’avais une raison de faire attention à ne pas m’engager avec une fille en particulier.
« Pfiou… Ce serait un cauchemar si les Préceptes se déclenchaient encore… »
La semaine précédente, j’avais été enfermé dans la dimension de Park Sihu à jouer au mari.
Encore aujourd’hui, je n’arrivais pas à comprendre.
Park Sihu… ou Park Sirin, c’était bien ça ? Celle qui m’avait hypnotisé et m’avait dit qu’elle m’aimait était sans aucun doute la quatre-vingt-dix-neuvième Park Sihu de la dernière itération.
J’avais bel et bien tué Park Sihu. Je m’étais occupé de lui à l’avance, juste avant qu’il ne tue Alicia, et je l’avais sauvée. Pourtant, la quatre-vingt-dix-neuvième Park Sihu était apparue devant moi dans son véritable corps, sous les traits de Park Sirin.
Alors, qui était le Park Sihu que j’avais tué ? Une simple copie qui reproduisait les mêmes gestes ? Une autre version, le centième Park Sihu ?
Qu’il s’agisse de Park Sihu ou de Park Sirin, du quatre-vingt-dix-neuvième ou du centième, le plus important était que Park Sihu, qui aurait dû mourir dans tous les cas, était rentré sain et sauf sur Terre.
C’était ça, le système, depuis le début ? Vous renvoyiez les gens sur Terre quand ils mouraient ? Putain de système, comme vous êtes généreux ! D’habitude, quand on meurt, c’est « Fin de partie », non ?
J’avais l’impression d’avoir été désavantagé pendant tout ce temps, en croyant que ma vie prendrait fin dès que je mourrais.
Enfin… ce n’était pas le plus important.
Quoi qu’il en soit, Park Sirin était revenue dans ce monde d’une façon ou d’une autre, en traversant les dimensions… et, dans le processus, j’avais subi sans le vouloir les effets secondaires du Précepte.
〚Je ne fermerai pas les yeux sur le malheur des gens de bien.〛
[Respectez votre Précepte]
Une quête supplémentaire.
Le Devoir et le premier Précepte, celui qui m’interdisait de fermer les yeux sur le malheur des gens de bien. Il révélait même ses effets secondaires abominables dans les relations amoureuses.
[Vous ne respectez pas votre Précepte. Une pénalité de 50 % a été appliquée.]
« Putain… »
Ce que j’avais ressenti ne représentait que la moitié de la pénalité totale. Enfin, comme je subissais en même temps les contrecoups de sept quêtes de rang S, j’avais eu de la chance de ne pas être déjà mort.
« Mais, techniquement, je ne suis pas le Danann du Soleil ? En quelque sorte un dieu solaire ? »
J’allais mourir simplement parce que je ne respectais pas les Préceptes ?
« ……… »
Peu importe. Me plaindre ne changerait rien.
Une chose était sûre : si je ne réussissais pas toutes les quêtes supplémentaires, je subirais les conséquences des six autres quêtes échouées.
Ça me tuerait sûrement.
Ça semblait… inévitable.
« Donc, si j’en choisis une, je meurs, hein ? C’est quoi, cette quête débile ?! »
« …Ouaf ! »
Je ne pouvais pas en parler à la plupart des gens. Finalement, je trouvai Doggo, mon fils biologique. Je tombai sur lui par hasard alors qu’il arpentait les rues sous la forme d’un gros chien, enchaînant les aventures avec les chiennes du coin.
[Doggo ?]
[Ouaf ?]
Je le trouvai en train de sortir d’une boutique de vêtements en ville, vêtu des articles de marque les plus chers du magasin.
[Monsieur Doggo, notre client VIP ! Voici notre tout nouveau béret ! Prenez-le, je vous en prie ! Aigo~ Il vous va à merveille, comme tout le reste~]
[……]
[……]
Ça me faisait un peu bizarre et je me demandai si c’était ce que ressentait un parent en voyant son fils sortir d’une boutique de luxe.
Ce type… Il utilisait tout le cinquième étage du Bureau des Gardiens comme dressing, non… ?
Quel genre de chien-humain pouvait aimer autant les vêtements de marque ? Il ne mangeait jamais non plus de croquettes : il ne se nourrissait que de viande de qualité MB9+.
Sa mère lui avait vraiment donné de mauvaises habitudes, mais même un fils aussi terrible que lui… pouvait m’aider sur un point.
[Doggo. On va manger quelque chose ensemble ?]
J’emmenai Doggo dans un restaurant chic des environs et lui demandai conseil.
« Voilà… où j’en suis. »
« Ouaf ? »
« C’est un peu… compliqué pour papa. Je comprends ce que tu dis, mais cette histoire de relations est vraiment complexe. Mon “Devoir” entre en jeu, et je ne peux rendre aucune d’entre elles malheureuse. »
« Ouaf, ouaf ! »
« Tu crois que j’ai choisi cette situation ?! Et tu ne prends pas un peu trop le parti de ta mère ? Je suis ton père, tu sais ? Ton “père” ! Pardon ?! Comment oses-tu dire ça à ton père biologique ? Quoi ? Baisse ce doigt, tu veux bien ?! »
Doggo n’était pas le meilleur conseiller du monde, mais il continua d’écouter mon histoire en engloutissant son steak saignant de trente-six onces.
« Pfiou… Alors, le problème se résume à ça. Comment dénouer cette relation compliquée sans rendre aucune d’elles malheureuse ? »
« Ouaf. Ouaf ouaaaf ! »
— C’est vraiment nul de se faire du souci pour ça, papa.
Je sais ! Je sais que je suis une ordure ! Mais laisse-moi recevoir les conseils de mon fils, qui a tellement d’expérience en amour qu’il mène une vie de débauche !
« Ouaf. Ouaf ouaaaf ! »
— C’est simple. T’as qu’à satisfaire toutes ces chiennes.
« Mais comment tu veux que je fasse ? Si j’en choisis une, les autres seront malheureuses… »
« Ouaf ? »
— Pourquoi tu n’en choisirais qu’une ?
« Hein ? »
« Ouaf, ouaf. »
— Tu peux toutes les prendre. Où est le problème ?
« Hé, toi… ! »
C’est quoi, cette façon de parler ? Je sais que tu es un chien, mais quand même ! Qu’est-ce que tu veux dire par « prendre » ?
Pourtant, je n’arrivai pas à lui faire remarquer son choix de mots. Même si sa formulation posait problème…
« Tu… marques un point ! »
Le conseil de Doggo m’apporta une solution toute simple aux questions que je me posais en repoussant les filles.
Comment n’y avais-je pas pensé avant ?
Si en en choisissant une, je rendais les autres malheureuses, pourquoi ne pas toutes les choisir ?
Je sais, je sais ! Ça ressemble à un truc qu’une ordure dirait.
Mais il n’y a pas d’autre solution, pas vrai ?
Elles m’aimaient toutes tellement qu’elles en seraient malheureuses au point que le Précepte les considérerait comme infortunées. Je n’avais donc pas le choix : je devais toutes les choisir pour les rendre heureuses !
« Ça y est ! Un harem ! La solution, c’était un harem depuis le début ! »
« La vérité vous rendra libres. »
J’avais trouvé la vérité !
« Ouaf, ouaf ! Grrr… ! »
— Tu veux mourir ? Tu ne devrais choisir que maman.
Mais c’est toi qui l’as dit !