Chapitre 78
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Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
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Chapitre 78 : La Grande Parade des Cent Démons de Kyoto (12)
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Dragon.
La Lance-Dragon était, à proprement parler, plus proche d’une lance.
Alors qu’une bombe anti-bunker était conçue pour atteindre des bunkers profondément enfouis et exploser à l’intérieur, la Lance-Dragon misait moins sur l’explosion que sur la perforation.
Elle produisait l’impact physique le plus puissant qui soit, grâce à l’accélération phénoménale d’un missile balistique intercontinental suivant sa trajectoire finale depuis l’espace jusqu’à la Terre.
Eh oui.
Dragon, la Lance-Dragon, était la lance la plus puissante du monde moderne.
Sa tête ne contenait pas d’explosifs, mais une masse compacte de blocs métalliques.
Dès que Dragon s’éleva, les réseaux radar de toute l’Asie de l’Est le détectèrent.
Pourtant, après avoir vérifié sa vitesse constante et le numéro d’identification fourni par l’État de la Cité du Vatican, ils conclurent qu’ils n’avaient rien vu.
Un mystérieux missile balistique, lancé pour la première fois depuis plus de dix ans, fut ignoré et observé comme si tous s’étaient mis d’accord à l’avance.
Certains observateurs firent le signe de croix ou égrenèrent leur chapelet en fermant les yeux.
Bientôt, Dragon s’abattit.
* * *
« Maintenant ! Tout le monde, évacuez !! »
Au signal du pasteur Park, les ninjas, les onmyōji et les exorcistes qui combattaient le Renard à neuf queues de Kyoto, au visage blanc et au pelage doré, battirent tous en retraite.
【…… ?】
Le Renard à neuf queues au pelage doré eut à peine le temps de s’interroger sur le brusque mouvement des humains.
Puis, il tressaillit en sentant une présence au-dessus de lui et leva les yeux.
【Ça !】
Quelque chose arrivait.
Quelque chose d’énorme et de rapide.
Au moment où il comprit la menace et tenta de l’éviter, des chaînes métalliques s’abattirent sur lui.
Cling !
Les chaînes qui déferlaient s’enroulèrent instantanément autour du corps du Renard à neuf queues au pelage doré.
【Vite ! Libère-toi !】
【Je sais !】
Même les démons sentirent que quelque chose clochait et crièrent avec urgence. Mais le Renard à neuf queues au pelage doré comprit qu’il s’agissait de liens conçus pour entraver les démons, et parmi les meilleurs qui soient.
Le Lasso-vajra de Fudō Myōō.
Même le Renard à neuf queues de Kyoto, au visage blanc et au pelage doré, se retrouva immobilisé par ces liens métalliques qui capturaient le mal.
Il aurait pu s’en libérer.
Mais ce bref instant lui fut fatal.
Fiiiiiiou !
Des flammes jaillirent et brouillèrent sa trajectoire.
Elles ne purent toutefois masquer le craquement perçant d’un objet filant à plus de sept fois la vitesse du son.
Cela ne devait pas changer grand-chose.
Kyoto devait déjà être sens dessus dessous à cause des pluies torrentielles.
【Grrr ! Vous, les humains !】
Bientôt, Dragon s’abattit et transperça le Renard à neuf queues au pelage doré avec une force physique écrasante.
KRA-AAAAAANG !!
Il n’y eut pas d’explosion.
Seulement un grondement assourdissant et une onde de choc provoqués par la seule force de l’impact.
La pointe du missile subit une déformation extrême sous la pression.
Une puissante onde de choc éclata lorsque le métal, chauffé à plusieurs milliers de degrés, heurta sa cible. Des éclats de terre et de roche volèrent dans toutes les directions tandis que le missile traversait le socle rocheux comme une bombe anti-bunker.
Si les combattants ne s’étaient pas évacués et accroupis à temps, des dizaines d’entre eux auraient été tués ou blessés.
C’était un lancer de lance à très grande vitesse, qui concentrait à son paroxysme l’énergie cinétique la plus puissante de l’humanité.
Sur le lieu de l’impact :
« J’arrive pas à y croire… »
« Un monstre immortel… »
Il se régénérait.
Il avait encaissé de plein fouet une force physique et un impact aussi colossaux, et pourtant il guérissait au lieu de mourir.
C’était bel et bien un grand esprit maléfique, qui n’avait été scellé que parce qu’il était impossible de le tuer.
Dès le départ, l’humanité n’avait eu aucune chance de l’abattre par la seule force de ses armes.
Mais Dragon n’avait jamais été déployé pour le tuer.
« Esprit souillé, reçois ton jugement. »
Une cloche résonna dans la fumée et la poussière.
Même si l’explosion leur avait laissé les oreilles sifflantes, sa sonorité claire s’entendait distinctement.
La Cloche de saint Patrick.
Cette cloche, utilisée lors des rites religieux, servait également d’encensoir.
On déposait du charbon, de l’encens et de la myrrhe dans les ouvertures savamment aménagées, puis on les faisait brûler. Quand on l’agitait, les petites clochettes qui y étaient fixées tintaient, répandant la fumée et une sonorité cristalline.
Une cloche qui dégageait de la fumée.
En résonnant, la Cloche de saint Patrick portait les prières jusqu’à Dieu, consacrait les lieux et annonçait la venue imminente du Seigneur.
Elle affectait aussi le Renard à neuf queues au pelage doré, possédé par des démons.
【Grrr… ! Humain !】
« In nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti. »
Le pasteur Go poursuivit sa prière en latin.
« Je vous l’ordonne au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. »
Il tenait la Croix de saint Pierre à la main.
Ding~ !
L’encensoir fut de nouveau agité.
Une sonorité cristalline résonna, tandis que la fumée blanche de l’encens s’enroulait autour des neuf queues.
Une ombre noire s’agitait au cœur du pelage de jais du renard.
【Ça ne va pas… Ça ne va pas du tout !】
L’eau bénite se déversa sur lui.
En se régénérant, il dégageait moins de chaleur et ne pouvait plus évaporer complètement la pluie torrentielle.
« Lumen Dei, tenebras pelle ! »
« Que la lumière de Dieu chasse les ténèbres ! »
Il devait d’abord quitter cet endroit.
Au moment où il sentit instinctivement le danger dans les voix des exorcistes qui réprimaient les démons, des pages s’éparpillèrent dans les airs.
Flap !
C’étaient des pages sacrées de la Bible de Gutenberg.
【…… !】
Alors qu’il tentait de fuir, le Renard à neuf queues au pelage doré sentit une pression invisible lui barrer la route.
Des pages sacrées formaient une barrière ?
Non. C’était la barrière du Sanctuaire Heian, qui réprimait depuis longtemps les yōkai qui la connaissaient bien.
Alors, qu’est-ce que les pages sacrées empêchaient de franchir ?
Le torii.
Un torii marquait la frontière entre le monde réel et l’autre monde.
Pour les êtres spirituels, il était à la fois une entrée et une sortie.
En scellant seulement cet endroit, les pages sacrées de la Bible de Gutenberg empêchaient les yōkai et les démons de battre en retraite.
« Spiritus immunde, exi ! »
« Esprit impur, pars ! »
« Spiritus maligne ! Dic nomen tuum ! Amen, amen, dico tibi ! Exi de corpore vulpis illius ! »
« Esprit maléfique ! Dis ton nom ! En vérité, en vérité, je te le dis : sors du corps de ce renard ! »
Il fallait faire vite.
Il ne pourrait résister à ces puissantes injonctions qu’une fois son corps entièrement régénéré.
Mais le coup de grâce s’abattit alors.
« Per nomen veritatis te constringo ! Dic nomen tuum, daemon !! »
« … ! »
C’était Yohan.
Yohan connaissait le latin ?
Surpris, le pasteur Go s’empressa de traduire.
« Au nom de la vérité, je te lie ! Dis ton nom, démon ! »
【Grrr… !】
【Arrête ! Arrête ça, espèce d’enfoiré !】
Son corps était presque régénéré. Il lui suffisait de tenir jusque-là.
Une fois ses forces retrouvées, le Renard à neuf queues au pelage doré, affaibli, pourrait résister à leurs injonctions.
Mais…
« Spiritus maligne ! Auctoritate lucis aeternae et in nomine Christi uncti, Regis regum, te adiuro. Dic nomen tuum verum, nec mentiaris ! »
« Esprit maléfique ! Par l’autorité de la lumière éternelle et au nom du Christ oint, Roi des rois, je t’adjure. Dis ton vrai nom, et ne mens pas !! »
À cet instant, les démons ne purent plus tenir et avouèrent par la bouche du Renard à neuf queues au pelage doré.
【Auns……】
【Marchosias……】
À cet instant, les trois voix s’élevèrent d’un seul coup.
« Auns ! Marchosias ! Je vous ordonne de quitter immédiatement le corps de ce yōkai !! »
Une fumée noire s’éleva du corps du Renard à neuf queues au pelage doré.
Non, les entités noires qui avaient possédé le Renard à neuf queues au pelage doré en étaient arrachées de force.
Gari ne laissa pas passer cette occasion.
Crîîîîc !
La bouche de Gari s’ouvrit en grand, puis se referma sur les âmes des démons et les avala tout rond.
« Dieux du Ciel et de la Terre, au nom du descendant du Ciel, je vous implore. Exaucez la prière de celui qui exécute le décret impérial et devenez des Pieux de possession capables de trancher l’âme maléfique. »
【Espèce de salaud ! Toi… !】
Le Renard à neuf queues au pelage doré se débattit, mais il était trop tard.
Le Kusanagi-no-Tsurugi, l’un des Trois Trésors sacrés du Japon, recalibré grâce à la magie du chef-prêtre Tsuchimikado, plaqua au sol le Renard à neuf queues au pelage doré.
« Je tranche la souillure des enfers ! Épée divine Kusanagi-no-Tsurugi, scelle ce renard maléfique pour l’éternité ! »
Les exorcistes s’étaient occupés des démons.
Les onmyōji s’étaient occupés des yōkai.
Leur coordination avait été parfaite.
* * *
Le Renard à neuf queues de Kyoto, au visage blanc et au pelage doré, avait été scellé, tandis que le renard à sept queues et le Renard à six queues, à l’origine de la Grande Parade des Cent Démons, avaient péri.
Plusieurs grands yōkai avaient été tués ou grièvement blessés, alors les autres n’avaient aucune raison de poursuivre le combat.
Malgré tout, les conséquences de la bataille s’éternisèrent et je dus veiller toute la nuit.
« Aaaah ! »
Quand je me réveillai, il faisait nuit.
Pourtant, il faisait bien jour lorsque je m’étais lavé avant d’aller me coucher.
En regardant mon téléphone, je compris que j’avais dormi douze heures d’affilée.
« Mmmh… Aah ! Mon seigneur ! Votre santé est-elle florissante et rayonnante ?! »
【Dévore~】
Deux personnes m’accueillirent à mon réveil. Kohaku avait dû dormir jusqu’à l’instant, car de la bave lui coulait du coin de la bouche.
« Ah, j’ai bien dormi. Et les autres ? »
« J’ai entendu dire qu’ils étaient tous en réunion ! Ils ont dit de ne pas vous réveiller, parce que vous deviez être fatigué, mon seigneur ! »
Une réunion ? La grande bataille était terminée. Ils étaient sacrément occupés, au lieu de prendre une pause.
« Héhéhé… »
« Mon seigneur ? Qu’est-ce qu’il y a ? »
« Je me disais juste que la récolte avait été sacrément bonne. »
Je repensai à la tonne deux cents de lingots d’or reçue en échange de la transformation des reliques sacrées.
Mais ce n’était sûrement pas tout.
Le Renard à neuf queues de Kyoto, au visage blanc et au pelage doré, avait été scellé et deux démons avaient été vaincus. La récompense devait être énorme, elle aussi.
Le grand prêtre m’avait donné des lingots d’or sans faire d’histoires ; ils avaient donc l’air plutôt généreux. Qu’est-ce qu’ils allaient me donner, cette fois ?
« Oh, au fait. L’orbe du renard. Qu’est devenue celle du renard à sept queues ? »
« Ah ! Cette humble personne l’a gardée en lieu sûr. »
Kohaku fouilla dans son paquetage et en sortit une orbe couleur jade, aux reflets chatoyants.
Elle contenait aussi une quantité incroyable d’énergie spirituelle.
Bien sûr, elle ne pouvait pas rivaliser avec le pouvoir démoniaque des démons.
Le Renard à neuf queues de Kyoto, au visage blanc et au pelage doré, avait tout de même été redoutable. Même comparé aux démons, il n’avait probablement rien eu à leur envier en matière de puissance.
La bataille aurait été rude s’il ne s’était pas laissé posséder par les démons et n’avait pas ainsi créé une faiblesse chez lui.
Et il était déjà affaibli par un long scellement.
Les grands yōkai légendaires semblaient capables de rivaliser avec les grands démons.
« Comment on se sert d’une orbe de renard ? »
« Une orbe de renard est un réceptacle où un yōkai renard accumule sa magie et son énergie spirituelle tout au long de sa vie. Les humains ne peuvent pas utiliser la magie des yōkai ; seule l’énergie spirituelle a donc un intérêt pour eux. »
Autrement dit, pour un humain, ce n’était qu’une énorme réserve d’énergie spirituelle.
« Alors, Kohaku, tu veux t’en servir ? »
« Quoi ?! »
Kohaku me dévisagea, complètement stupéfaite, comme si cette idée ne lui avait jamais traversé l’esprit.
« C’est une orbe de renard. Tu en ferais meilleur usage que moi, Kohaku. J’ai déjà largement assez d’énergie spirituelle. »
« M-mais c’est un objet si précieux ! »
« De toute façon, tu es la seule à pouvoir t’en servir. La Sœur de deux mètres quarante a déjà tout un tas d’équipement. »
【Dévore~】
Pour finir, je décidai de donner l’orbe à Kohaku, qui saurait mieux l’utiliser.
« V-vous êtes sérieux ? Vous me donnez vraiment un objet aussi précieux ?! »
« Oui. Autant qu’elle revienne à celle qui saura le mieux s’en servir. Toi aussi, tu as beaucoup travaillé, Kohaku. »
« Snif ! Merci ! Merci, mon seigneur ! Je vous serai fidèle toute ma vie pour vous rendre la pareille ! Je vous aiderai à régner sur ces îles en tant que daimyo chrétien ! »
« Hahahaha ! »
Kohaku était si prévenante et désireuse de me faire plaisir que je ne pouvais pas m’en plaindre.
À propos, où était Gari ? D’habitude, elle ne me quittait pas.
Toc, toc !
Quelqu’un s’approcha du seuil.
« Seigneur Yohan… »
C’était du japonais.
Kohaku traduisit pour moi.
« Qu’y a-t-il ? Sa Seigneurie n’a pas encore récupéré de sa fatigue ! »
« Ah ! Veuillez m’excuser. Le chef-prêtre Tsuchimikado et le pasteur Park m’ont dit de vous conduire auprès d’eux dès votre réveil… »
« Hum ! Vous pouvez ouvrir la porte ! »
Je ne connaissais pas le japonais et n’avais aucune idée de ce qu’ils se racontaient, mais il était apparemment question du pasteur Park et du grand prêtre.
Peu après, une femme en kimono me conduisit au bureau du grand prêtre, au Sanctuaire Heian.
« Waouh, c’est complètement dévasté partout. Ils vont devoir sérieusement s’attaquer aux réparations. »
« C’est aux subalternes de s’en charger, mon seigneur. Vous n’avez pas à vous en soucier le moins du monde~ »
« Non, c’est un site du patrimoine culturel. Ce n’est pas important à bien des égards ? »
Je ne vis toujours pas Gari en chemin.
« Grand prêtre, pasteur, j’ai amené Yohan. »
« Oui ! Faites-le entrer ! »
J’ouvris la porte et découvris le chef-prêtre Tsuchimikado et le pasteur Park affalés sur le canapé.
Ces deux hommes, toujours si dignes, devaient être épuisés : ils étaient installés n’importe comment.
« Te voilà. Comment te sens-tu ? »
« Ah, je vais bien, maintenant. Et vous deux ? »
« Nous avons consacré toute notre énergie spirituelle au sceau. Il nous faudra du temps pour la récupérer. »
« Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas battu avec autant d’acharnement. Les yōkai japonais sont de redoutables adversaires, après tout. »
Les deux anciens avaient fait preuve d’une vigueur impressionnante malgré leur âge, mais là, c’était vraiment trop.
Ils avaient l’air complètement épuisés.
Moi, en revanche, je me portais à merveille… Était-ce parce que j’avais récupéré une énorme quantité d’énergie spirituelle, cette fois-ci ?
« Et le sceau ? »
« Une nouvelle Pierre meurtrière a été créée. Et comme on a utilisé le véritable Kusanagi-no-Tsurugi, le sceau devrait tenir presque éternellement, sauf événement extraordinaire. »
« Il pourrait quand même revenir un jour ? »
Après tous ces efforts, le sceau pouvait donc encore être brisé ?
« C’est dans la nature d’un yōkai immortel. À moins de disposer d’un pouvoir capable de réduire son âme en cendres, il n’y a pas d’autre solution que de le sceller. »
Quelle plaie.
Cela dit, les démons revenaient même après la destruction de leur corps. Le monde devait regorger d’autres choses tout aussi pénibles.
« Mais ce sceau devrait tenir plus de mille ans. La situation sera très différente de la dernière fois. »
Dans mille ans, leurs descendants pourraient s’en occuper eux-mêmes.
Ça ressemblait un peu à refiler le problème à la génération suivante, mais si leurs ancêtres avaient tant souffert pour le retenir pendant mille ans, à eux de se débrouiller.
« Plus important encore, nous vous avons fait venir parce qu’il y a quelque chose que Yohan doit savoir. »
« Qu’est-ce que c’est ? »
« Hé hé ! »
Le pasteur Park éclata soudain d’un rire sonore, comme s’il célébrait une victoire bien méritée.
« C’est accepté. L’Association japonaise des Onmyōji et le gouvernement ont donné leur accord. Enfin, ils ont dû faire leurs calculs de leur côté aussi. »
Accepté ? Quoi donc ?
« Ah ! Ne me dites pas que… »
Je lançai un regard interrogateur au pasteur Park. Il hocha la tête, comme s’il avait compris que j’avais deviné.
« Ils ont dit qu’ils nous céderaient les veines spirituelles de Kyoto, d’Osaka et de Nara. »
Cela signifiait qu’une nouvelle Déclaration du Royaume sacré était possible.
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