Chapitre 67
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Traducteur/Éditeur : ZERO_SUGAR
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Chapitre 67 : La Grande Parade des Cent Démons de Kyoto
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Ma famille n’était jamais partie en voyage à l’étranger.
Ce n’était pas faute d’en avoir envie. Mes parents s’y étaient toujours fermement opposés.
« Partir à l’étranger ? Si tu veux y aller, économise et paie-toi le voyage. Papa n’a pas un sou. »
« Il y a plein de beaux endroits en Corée. Tu veux aller à Jeju pendant les vacances ? »
Ma famille n’était pas si pauvre.
On était plutôt dans la moyenne, à vrai dire, mais pour une raison ou pour une autre, les voyages à l’étranger suscitaient toujours chez eux une réaction étrangement négative.
Quand j’étais à la fac, j’avais même annoncé que je partirais à l’étranger avec l’argent gagné en faisant des petits boulots. Et voilà que mes parents avaient soudain une dette urgente à régler. Ils m’avaient demandé de leur prêter cet argent en promettant de me rembourser plus tard.
À l’époque, j’avais cru que j’avais simplement la poisse et je leur en avais voulu. Mais maintenant que j’y repensais…
« Euh, hum… »
Je dormais, la bave aux lèvres, quand le bruit de l’avion qui atterrissait me réveilla en sursaut. Je regardai autour de moi, encore dans le brouillard.
Les fortes vibrations n’avaient rien à voir avec celles de l’avion de ligne que j’avais pris pour aller à Jeju.
Un grondement sourd me faisait doucement vibrer les tympans. Il remontait du plancher jusque dans mes orteils.
Des panneaux coupe-feu gris, des câbles apparents et des poutres qui s’étendaient au plafond donnaient à l’endroit un aspect brut et fonctionnel. Des sièges en toile pliants longeaient les deux côtés, et les ceintures ne se contentaient pas de nous maintenir en place : elles nous ligotaient presque.
Ah, oui.
Nous étions dans la soute d’un avion de transport militaire.
« Pasteur, nous sommes arrivés. »
Un soldat. Plus précisément, quelqu’un d’une unité des forces spéciales affectée à l’Association des Mystiques, apparemment.
Le pasteur Park hocha la tête aux paroles du soldat.
« Alors, on descend aussi ? »
« Oui, pasteur. Je vais récupérer les bagages. »
« Euh, oui… o-oui… »
Le pasteur Go se mit rapidement en mouvement.
Je hochai la tête et jetai un œil à la caisse militaire dans la soute.
J’y avais mis Gari et la Sœur de deux mètres quarante pour éviter qu’elles ne flottent dans tous les sens. J’espérais qu’elles avaient supporté le trajet.
« Ça va, toutes les deux ? On a quand même pas mal été secoués. »
Claaac…
【Pouh······.】
Ouais, j’imagine que ça n’avait pas été une partie de plaisir.
Au moins, j’avais eu un siège, mais j’avais quand même compris à quel point les avions de ligne étaient confortables.
« Si vous êtes dans cet état, j’imagine même pas celui de Jjaekjjaeki et des autres. »
J’entrouvris la caisse pour jeter un coup d’œil.
Hum. Ils avaient tous l’air à l’agonie.
On n’y pouvait rien.
À leur vitesse de vol, Jjaekjjaeki et Gugu ne risquaient pas de suivre un avion moderne.
« Monsieur Park. On ouvre la soute ! »
La soute s’ouvrit et les soldats en sortirent un à un.
À l’entrée, des gens qui ressemblaient à des membres des Forces japonaises d’autodéfense nous attendaient.
Apparemment, une fois toutes les formalités terminées, l’armée coréenne et l’avion de transport repartiraient. Et sur le chemin du retour… les Forces d’autodéfense nous raccompagneraient ?
« Ouah. Alors, ça, c’est le Japon. »
L’aéroport d’Itami s’étendait devant moi.
Pendant le trajet entre l’aéroport de Séoul et celui d’Itami, je m’étais posé un tas de questions.
Quel genre de sushi fallait-il aller manger au Japon pour prendre un avion de transport militaire des Forces aériennes d’autodéfense japonaises depuis la Corée ?
« Pasteur Go, comment on a fait pour monter dans un avion militaire ? »
« Les exorcistes qui travaillent à l’international ont droit à ce genre d’avantages. Où que tu ailles, il y a peu d’exorcistes vraiment compétents. »
Apparemment, tous les pays manquaient désespérément d’exorcistes capables.
Alors, si on demandait un avion militaire, on nous embarquait aussitôt.
Je ne savais pas que ça marchait même d’un pays à l’autre.
« Notre église travaille aussi beaucoup à l’étranger, alors nous avons des accords avec chaque pays. »
« Quand même, prendre un avion militaire juste pour manger des sushis, c’est un peu exagéré. »
« Euh, hum… »
Le pasteur Go hésita, et le pasteur Park intervint.
« Yohan n’a pas de passeport, alors on n’avait pas vraiment le choix. Il faudrait au moins une semaine pour en obtenir un, et on est un peu pressés. »
Pressés ? Le restaurant de sushis était sur le point de fermer ou quoi ?
Faire appel à un avion militaire pour ça, c’était quand même quelque chose.
Nous quittâmes aussi l’aéroport dans un véhicule militaire.
Le soldat des Forces d’autodéfense au volant dit quelque chose, et le pasteur Park lui répondit dans un japonais impeccable.
« Il a dit quoi ? »
« Il nous a souhaité la bienvenue au Japon. »
« Ah, je vois. »
Je savais déjà que le pasteur Park voyageait beaucoup, mais quand même, il parlait aussi très bien japonais.
La voiture roulait sur la route. Voir ces panneaux japonais que je n’avais croisés que sur HuTube me fit vraiment réaliser que j’étais au Japon.
« C’est la première fois que je viens au Japon. Non, en fait, c’est la première fois que je pars à l’étranger, tout court. »
« Pourquoi ? Tes parents étaient contre ? »
« Vous le saviez ? »
« Bien sûr. C’est moi qui ai dit à tes parents de ne pas t’envoyer à l’étranger. »
La personne responsable du fait que je n’avais jamais pu voyager à l’étranger se trouvait juste devant moi ?!
« Mais pourquoi ? »
« À ton âge, si tu disais que tu voulais partir à l’étranger, tu irais où ? Au Japon ou en Chine, pas vrai ? Ailleurs, ce n’est pas forcément plus sûr, mais ces deux pays-là sont particulièrement à éviter. »
« Pourquoi… ? »
Devant mon air perplexe, le pasteur Go, assis à l’avant, apporta quelques précisions.
« C’est parce qu’au Japon et en Chine, il n’y a pas seulement beaucoup d’esprits étranges et de monstres. Ils en regorgent. La Chine est immense, et le Japon… comment dire ? Là-bas, les choses n’obéissent pas à la raison. »
« Elles n’obéissent pas à la raison ? »
Les fantômes et les yōkai n’obéissaient pas déjà à la raison, de toute façon ?
« Quand quelqu’un devient un fantôme en Corée, on peut généralement encore discuter avec lui. Même une fantôme de jeune fille morte avec une rancune va d’abord présenter sa plainte à un magistrat. Elles ne deviennent pas toutes folles d’un coup. »
J’avais déjà entendu ça.
Dans les contes populaires et les vieilles histoires de fantômes, il était tout à fait normal qu’un fantôme lésé aille trouver un magistrat.
« Mais les fantômes japonais s’en prennent directement aux gens. Ils deviennent des esprits maléfiques particulièrement vite, et ils sont aussi beaucoup plus nombreux. »
« Pourquoi ? »
« Les séismes rendent les lignes telluriques instables, entre autres. Et les catastrophes naturelles ont été personnifiées sous la forme de yōkai, si bien qu’il y a au Japon un nombre anormalement élevé de yōkai puissants et cruels. Les tengu et les yuki-onna en sont des exemples classiques. »
Les Japonais craignaient terriblement les catastrophes naturelles et les avaient transformées en yōkai.
Comme pour les légendes urbaines, plus la peur et les émotions négatives des gens se concentraient, plus la créature qui en naissait devenait puissante. Apparemment, c’était ainsi qu’étaient apparus les yōkai japonais.
Et naturellement, les esprits vengeurs victimes des yōkai devenaient eux aussi plus facilement des esprits maléfiques.
« Quel endroit terrible. »
« Tu comprends maintenant pourquoi tes parents s’opposaient tant aux voyages à l’étranger. La Corée est plutôt tranquille, et tu as vu à quoi ça ressemblait là-bas. Si tu étais venu au Japon, qui sait dans quel pétrin tu te serais fourré ? »
Voilà pourquoi ils s’étaient opposés si farouchement à ce que je parte à l’étranger.
Ils avaient peur qu’un fantôme me dévore pendant les vacances.
Mais les choses avaient changé.
À présent, même les phénomènes surnaturels de la plupart des légendes urbaines finiraient en casse-croûte nocturne pour Gari. Je n’avais donc plus aucune raison de craindre les voyages à l’étranger.
« Allons manger des sushis authentiques ! »
« … À ce stade, c’est devenu une tradition. »
Pour une raison ou une autre, le pasteur Go me regardait avec pitié.
* * *
Sushi Hanamachi, dans le quartier de Kawaramachi, à Kyoto.
Un restaurant réputé pour servir les meilleurs sushis du Japon, choisi par le guide Michelin pendant trente années consécutives et fréquenté par des personnalités de renommée mondiale.
Du moins, c’était ce qu’indiquait la traduction de Papago.
« Cinquante mille yens par personne ? Ça fait cinq cent mille wons ?! »
« Même pour un restaurant étoilé, c’est cher. »
« Pasteur ! On dépense les offrandes de la congrégation pour ça… ! »
Le pasteur Park me donna une tape sur la tête et lança :
« Bien sûr que je paie de ma poche, espèce de morveux. Ton pasteur se fait plaisir en t’invitant, alors contente-toi d’en profiter ! »
C’était une compensation pour avoir trimé comme un chien pendant un an dans le Voyage au pays des fleurs de pêcher ?
Bon, j’en étais revenu avec un peu plus de muscles.
« Bref, il arrive quand, cet ami ? »
« Il a dit qu’il serait là bientôt. »
« Qui vient ? »
À ma question, le pasteur Park répondit :
« Il y a un homme nommé Tsuchimikado, le grand prêtre. Tu connais Abe no Seimei ? »
« Ah, oui, j’ai déjà vu ce nom. Dans des mangas japonais ! »
Un onmyōji, non ? Un genre de personne comme ça.
« Les jeunes d’aujourd’hui doivent surtout connaître ce nom grâce aux mangas ou aux jeux vidéo. »
« Les Japonais adorent vraiment transformer leurs personnages historiques en mangas. »
Enfin, c’est aussi le pays qui change le genre des personnages historiques d’autres pays pour en faire des petites amies lycéennes japonaises, alors qu’est-ce qu’on peut y faire ?
« Quoi qu’il en soit, ses descendants ont fondé l’actuel Clan Tsuchimikado. Nous le rencontrons aujourd’hui. »
« Amano… Bref, vous aviez dit que vous rapportiez cette épée sacrée, non ? »
« Ama-no-Murakumo-no-Tsurugi. L’un des Trois Trésors sacrés du Japon. On pourrait la comparer à l’Épée Xuanyuan japonaise. »
« Pourquoi se trouvait-elle dans la collection du pasteur Kim ? »
« L’histoire est un peu compliquée. »
Le Japon possédait les Trois Trésors sacrés, des reliques issues de son mythe de la création qui symbolisaient la famille impériale.
On disait qu’elles étaient conservées dans des sanctuaires et transmises de génération en génération aux empereurs, mais un homme nommé Dokyo les avait volées avant de s’enfuir à Silla.
« Dans les chroniques officielles, on dit qu’il a échoué, n’est-ce pas ? En réalité, elles ont bel et bien disparu à l’époque et ont été cachées à Silla. »
Par la suite, la famille impériale japonaise aurait fait fabriquer des copies pour les remplacer. Quant à celui qui avait retrouvé les vraies reliques cachées à Silla, c’était le pasteur Kim.
Depuis, le Japon n’avait cessé d’en réclamer la restitution, mais le pasteur Kim avait fait la sourde oreille.
Gliss.
À cet instant, la porte coulissante de notre salle s’ouvrit et quelqu’un entra.
C’était un vieil homme au visage doux et chaleureux, mais il était si simplement vêtu que je le pris pour un employé.
« Park-san ! »
« Tsuchimikado-san ! Bienvenue ! »
Ils se mirent naturellement à parler japonais.
Le pasteur Go et moi nous levâmes pour saluer le vieil homme, puis le pasteur Park me présenta.
« Voici le jeune Baek Yohan. Je vous en ai parlé dans mon message, vous vous souvenez ? »
« Alors, c’est lui, le jeune homme… »
Le vieil homme, Tsuchimikado, m’examina attentivement, puis croisa le regard de Gari et hocha légèrement la tête.
« Bonjour. Je m’appelle Baek Yohan. »
« Moi, Tsuchimikado. Enchanté de rencontrer. »
Tsuchimikado me salua dans un coréen maladroit.
« Sushi ici très bon. Mange beaucoup. »
« C’est vous qui payez ? »
« Pas comme si je ne pouvais pas. »
Tsuchimikado lança un regard en coin au pasteur Park.
Le pasteur Park comprit et ouvrit le paquet qu’il avait apporté.
« C’est… »
« Vous, vous pouvez reconnaître que même la relique gardée au sanctuaire n’arrive pas à la cheville de celle-ci, pas vrai ? »
« Nous vous avons demandé tant de fois de nous la rendre, et vous nous avez ignorés… »
« Le Japon nous a-t-il rendu ce que nous lui avons demandé ? »
« Ça relève du gouvernement, non ? Ce n’est pas de notre ressort. »
Pendant que les deux hommes discutaient en japonais, les plats s’accumulaient devant nous.
« Et le Yata no Kagami ? »
« Celui-là n’est pas urgent. Je vais le garder encore un peu. »
« Donc, vous l’avez bien retrouvé. »
« Vous devriez déjà être reconnaissant que je vous rapporte ça. »
Je trempai mon premier sushi dans la sauce soja et en pris une bouchée. Bon sang… J’avais toujours cru que le thon rouge était fade, mais celui-là était incroyablement bon.
« Quoi qu’il en soit, merci. Le sceau avait déjà commencé à s’affaiblir ces derniers temps. »
« Cette salope de renarde. On dirait que la copie n’a vraiment pas suffi. Ça tremble déjà, alors que même pas trente ans se sont écoulés. »
« Ses filles ne sont pas à prendre à la légère non plus. Si elle est un renard à sept queues, même les grands yōkai ne peuvent pas l’affronter sans réfléchir. »
C’était quoi, ce poisson blanc et gras ? Il fondait dans ma bouche.
« La Grande Parade des Cent Démons va avoir lieu. Les grands yōkai ont déjà commencé à se rassembler près de Kyoto. Vous pouvez nous aider ? »
« Je vous dois bien ça pour le Dueoksini et la calamité gobeline. Mais vous savez que ce ne sera pas gratuit, n’est-ce pas ? »
Ce mélange de gras riche et de chair rouge… C’était le fameux ventre gras de thon dont j’avais seulement entendu parler ?
Rien à voir avec les sushis au thon du supermarché, noyés sous la mayonnaise.
« Yohan, tu as fini de manger ? Tu veux rentrer à l’hôtel en premier ? La suite concerne les adultes, ils ont besoin d’en discuter entre eux. »
« Hein ? Ça ne pose pas de problème ? »
« À partir de maintenant, ça risque de tourner en négociations interminables. Prends un taxi et rentre avant nous. »
Ils bavardaient tous les trois en japonais. Honnêtement, c’était gênant de rester là à les regarder.
De quoi pouvaient-ils bien parler avec autant de sérieux ?
Pas que ça m’intéressât particulièrement.
Quand je sortis, il pleuvait. Mais une odeur infecte, qui transperçait de part en part l’humidité de la pluie, me piqua le nez.
« Ouah, putain… C’est incroyable. »
Incroyable.
Cette odeur de merde complètement dingue.
Je comprenais maintenant pourquoi les deux pasteurs avaient dit que le Japon était un paradis pour les yōkai et les esprits maléfiques.
Comment les gens faisaient-ils pour vivre dans un endroit pareil ?
Cette odeur.
Il n’y avait pas juste beaucoup d’esprits maléfiques et de créatures malfaisantes dans le coin, quand même ?
« Beurk, peu importe. Je vais rentrer à l’hôtel, me boucher le nez et dormir. Taxi ! »
Un taxi s’arrêta presque aussitôt.
L’odeur persistait une fois monté à bord, mais vu qu’elle nous enveloppait de toutes parts, l’intérieur de la voiture ne pouvait que sentir pareil.
Gari et la Sœur de deux mètres quarante ne pouvaient pas monter dans le taxi, à cause de leur taille.
Je tendis au chauffeur une carte de visite avec l’adresse de l’hôtel et lui indiquai ma destination dans un anglais massacré.
« Ça ! Endroit ! Aller ! D’accord ? »
« Compris. »
Le taxi démarra. Il m’avait donc parfaitement compris.
Pourtant, l’odeur dans l’habitacle était tout aussi insupportable.
Kyoto… Cet endroit était vraiment inhabitable.
Le ventre plein, je fermai les yeux un instant. Mais la voiture franchit un dos-d’âne dans un boum, et je les rouvris.
« Euh… On est où, là ? »
Nous étions sur une route avec une montagne en vue, droit devant.
J’avais pourtant bien demandé à aller dans un hôtel en ville. Mais qu’est-ce que c’était que ça ?
« Beurk… »
L’odeur était toujours là.
Nous avions parcouru une bonne distance depuis l’endroit où la puanteur était insoutenable, mais elle était encore aussi forte.
« Excusez-moi ? »
« … »
J’essayai de parler au chauffeur, mais il ne répondit pas.
Le coréen était peut-être le problème. Je tentai l’un des rares mots japonais que je connaissais.
« Sumimasen ? »
« … »
Toujours aucune réponse.
La pluie tambourinait sur le pare-brise.
Les essuie-glaces repoussaient l’eau à un rythme régulier, mais ne parvenaient pas à suivre cette averse soudaine.
L’atmosphère était si sinistre qu’un frisson me parcourut l’échine.
Je voyais les mains du chauffeur sur le volant… et le rétroviseur.
Puis, dans le miroir, je croisai le regard du chauffeur de taxi, qui souriait d’une façon bizarre.
« Excusez-moi ? Excusez-moi ? »
« … »
« Chauffeur ? Chauffeur ? »
« … »
Il ne répondit pas.
Comme si ne pas répondre faisait partie des règles.
Non, c’était parce que je parlais coréen ? Pris de panique, je pointai du doigt et criai :
« Regardez à côté ! À côté de vous ! »
« … ? »
De chaque côté du taxi lancé à toute vitesse.
Clic, clic ?
【Pouh ?】
Des choses encore plus effrayantes que les esprits maléfiques couraient à côté de nous.
【Kiiiiiiiiiii !】
Non, attends, pourquoi c’est toi qui sursautes ?
Vrooooum !
Le chauffeur maléfique écrasa l’accélérateur jusqu’au plancher.
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