Chapitre 57
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Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
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Chapitre 57 : Rituel d’exorcisme à l’Hôtel Yurim (4)
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Un jour, le pasteur Kim m’expliqua qu’il existait trois méthodes d’exorcisme.
« La première, c’est l’intimidation. Les fantômes et les gobelins ont tous des choses qu’ils détestent, tu vois ? Des versets de prière, des talismans écrits avec du sang de chien, ce genre de choses. »
Je crois qu’il avait appelé ça Histoires d’exorcisme amusantes pour les enfants qui s’ennuient pendant les sermons, mais ça ne me semblait vraiment pas être le genre de choses à raconter à des enfants.
« La deuxième, c’est le feu. Depuis l’Antiquité, on dit que le feu possède une puissante énergie yang qui chasse l’énergie yin. C’est pour ça que les rituels de purification par le feu existent depuis toujours. »
« Donc, il suffit d’y mettre le feu ? »
« Pour les fantômes mineurs, en général. Ta suggestion de bombarder à l’artillerie la résidence hantée d’un grand conseiller d’État était même plutôt bonne. »
Il avait dit quelque chose de complètement insensé, mais apparemment, c’était plus efficace que je ne le pensais.
On pouvait se débarrasser de la plupart des fantômes mineurs avec des missiles.
À l’époque, j’ignorais pourquoi le pasteur Kim avait déjà tiré des missiles.
« Mais l’intimidation et le feu ne fonctionnent pas toujours. Il peut être difficile de s’y préparer, et tu n’auras pas forcément la bonne réponse ni une puissance de feu suffisante. »
C’était pour ça que l’histoire de l’exorcisme avait transmis la méthode la plus orthodoxe et la plus fiable.
« Celle-ci. »
Le pasteur Kim me montra son poing serré.
« Un poing ? »
« De près, c’est un poing. De loin, c’est de la force physique. Si tu ne peux pas chasser les monstres et les esprits maléfiques avec des paroles, la méthode la plus universelle, c’est le rite de la bastonnade. »
Avec le recul…
C’était peut-être la première leçon que le pasteur Kim m’avait donnée.
* * *
Pan !
La tête de l’homme partit de côté sous mon coup de poing.
« Y-Yohan ? »
« Bodhisattva Gari ?! »
Le pasteur Go et le taoïste Cheongmyeong s’exclamèrent, stupéfaits.
Je ne m’arrêtai pas.
Comme le pasteur Kim me l’avait appris.
J’aspergeai mes poings d’eau bénite.
Un jour, le pasteur Kim m’avait enfilé des protège-joints et m’avait fait lire les inscriptions gravées dessus.
Romains 16:20 et Marc 1:25 étaient gravés sur chaque phalange.
« Le Dieu de paix écrasera bientôt Satan sous vos pieds ! »
Romains 16:20.
« Jésus le réprimanda en disant : “Tais-toi, et sors de cet homme !” »
Marc 1:25.
« Et maintenant, ça, c’est un poing ! Le droit, c’est la justice ! Le gauche, c’est le jugement ! »
Pan ! Bam ! Pan ! Bam !
Je rouai de coups l’homme possédé par le démon.
Je le frappai encore et encore, jusqu’à le réduire en bouillie. Le pasteur Kim m’avait dit de m’arrêter avant de le tuer, mais je n’avais aucune idée du nombre de coups qu’il fallait pour tuer quelqu’un.
Ah, peu importe ! Il était possédé par un démon, il devait être plus résistant !
Pan ! Bam ! Bam ! Bam !
Je ne sus pas combien de temps je le frappai.
Deux personnes me saisirent le bras tandis que je continuais à le rouer de coups, faisant éclabousser l’eau rougeâtre du bain.
« Yohan ! Arrête de le frapper ! »
« À ce rythme, il va mourir ! »
« Huf ! Ha ! Huf ! »
Je ne réussis à me dégager qu’après qu’ils m’eurent pratiquement tiré en arrière.
« Sœurette ! Traîne-le par ici ! »
【Po !】
La Sœur de deux mètres quarante traîna jusqu’à nous l’homme, inconscient, qui avait été roué de coups et était tombé dans le bain.
Le corps de l’homme nu était entièrement exposé, mais ce n’était pas important pour l’instant.
« Il reste humain à la base, alors il perd connaissance quand on le frappe. »
« Exact. Un démon le possède, mais son corps, lui, n’a pas changé. »
Le pasteur Go se hâta de ligoter l’homme.
« Taoïste Cheongmyeong, sortez tous les talismans, cordes de paille protectrices ou autres que vous avez. »
« Ah, o-oui ! »
Le taoïste Cheongmyeong sortit une corde de paille protectrice.
Le pasteur Go aspergea la grosse corde d’eau bénite et la consacra.
Puis il attacha l’homme à la poignée fixée au bain à remous du sauna, lui retira le chapelet qu’il portait au cou et le posa sur sa poitrine.
« Ouf… Au moins, ça nous fait gagner un peu de temps. »
« Le démon ne va pas essayer de s’échapper ? »
« Tant qu’il possède un corps humain, il ne peut pas dépasser les limites physiques d’un être humain. Ce n’est pas sa véritable forme. »
« Donc, c’est différent de Decarabia. »
Decarabia, l’un des soixante-douze démons, avait été invoqué par des magiciens sous sa véritable forme.
Contrairement à ce monstre grotesque en forme de pentagramme, ce démon avait pris possession d’un homme d’apparence tout à fait ordinaire.
« Pour un démon, descendre sous une forme incarnée revient, pour ainsi dire, à se suicider. Même avec un corps spirituel, il se fait trop remarquer. En général, on l’expulse rapidement. »
À bien y réfléchir, Decarabia était descendu sous la forme d’un corps spirituel doté d’une substance physique, comme Gari.
Un être pareil ne pouvait pas se promener sans qu’on le repère aussitôt, même avec une simple affiche de recherche.
Jusque-là, les démons n’avaient pas eu grand-chose à craindre, puisque leur âme retournait en Enfer même s’ils étaient expulsés, mais Gari et moi avions changé la donne.
« Les êtres transcendants comme les anges et les démons subissent d’énormes restrictions quand ils descendent dans ce monde. Posséder un corps humain, comme ici, est la méthode la plus courante. Je suppose que l’ange Gari n’est pas non plus son véritable corps. »
Ça semblait juste.
La silhouette de Gari que j’avais aperçue dans mon rêve avait l’air différente, d’une certaine façon.
« Ça se complique. S’il était apparu dans un corps incarné, on aurait pu le détruire et le manger. Mais s’il a pris forme humaine… »
« Parce qu’on ne peut pas le tuer comme ça. »
« A-Alors, on ne peut pas le tuer ? »
Le taoïste Cheongmyeong prit la parole.
« S-Si le démon réussit à le posséder comme ça, ce ne sera pas une catastrophe ? Si on le tue maintenant, la possession échouera, non ? »
« … Ce n’est pas faux. Qu’en penses-tu, Yohan ? Crois-tu que tuer cet homme soit la bonne chose à faire ? »
« … Euh, ça va peut-être sembler irresponsable. »
À bien réfléchir, ce que le taoïste Cheongmyeong avait dit ne semblait pas faux.
Vu la catastrophe qui se produirait si le démon réussissait à descendre, tout arrêter au prix d’une seule vie était le choix le plus sûr et le plus raisonnable.
« Je veux faire tout ce que je peux. »
C’était tout ce que je trouvai à répondre.
C’était peut-être irresponsable, mais je sentais que je devais le faire.
« Nous allons commencer le rituel d’exorcisme. Sortez la Bible. Je vais le diriger. »
Nous nous mîmes aussitôt à préparer l’exorcisme.
Nous formâmes une barrière en versant de l’huile sainte en cercle autour de la corde de paille protectrice qui le ligotait comme une paire de menottes.
« Le sel est l’élément classique d’un rituel d’exorcisme, mais ton huile sainte devrait avoir un effet similaire. L’important, c’est d’empêcher l’esprit maléfique de sortir par une quelconque issue. »
« J’ai versé toute l’huile sainte. Et maintenant ? »
« Attache-lui aussi les jambes. Si le démon le blesse, c’est l’innocent qu’il possède qui en souffrira. »
Nous lui ligotâmes aussi fermement les pieds. Puis le pasteur Go lui tamponna les doigts avec de l’eau bénite et récita une prière.
« Seigneur Dieu, toi qui es miséricordieux et accordes à nos âmes un repos paisible, donne-nous la force de surmonter l’épreuve, guide notre chemin et protège-nous des chars de fer de l’ennemi. »
C’est alors que l’homme prit la parole.
« Q-Qui êtes-vous ? »
Il avait l’air de nous demander ce qui se passait.
Sans cette puanteur, son ton innocent aurait pu vraiment me tromper.
« Ne te laisse pas abuser. C’est le démon qui ment. »
« Un démon ? Je m’appelle Oh Taek-min ! J’habite dans le complexe d’appartements Junggye Jugong 5, à Nowon-gu, Séoul ! Mes parents ! Mes parents doivent me chercher ! »
« Au nom du Seigneur Jésus-Christ, je t’ordonne, démon, de quitter ce corps sur-le-champ ! »
Le pasteur Go cria sur l’homme ligoté tout en l’aspergeant d’eau bénite.
Rien ne se passa.
Son cri résonna vainement dans les bains.
« J-Je vous en prie… Il doit y avoir un malentendu. Détachez-moi, s’il vous plaît. »
Ses épaules affaissées. Ses yeux humides. Sa voix suppliante.
Pour n’importe qui, il ressemblait à une victime ordinaire. Si je n’avais pas su la vérité, j’aurais eu pitié de lui, convaincu qu’il était innocent.
« Ç-Ça… ça marche, ça ? »
« Hé ! »
L’homme sourit.
L’innocence inoffensive du jeune homme avait disparu, remplacée par un rictus sournois et déformé.
« Ça ne marche pas sur vous. En général, ça marche sur les autres. »
« Les autres ? »
« Sa famille. Ses proches. Il suffit d’espérer que quelqu’un appelle la police. »
Les exorcistes qui accomplissaient un rituel d’exorcisme ne doutaient pas de l’existence des démons.
Ils pouvaient en avoir peur, mais ils ne prendraient pas un démon pour un être humain et n’interrompraient pas le rituel.
En revanche, les parents ou les enfants de la personne possédée, ou les policiers arrivés après un signalement de tapage, se laisseraient berner par cette comédie rusée.
Le démon avait cessé de jouer la victime parce qu’aucun étranger à proximité ne pouvait se laisser tromper.
« Yohan, ne parle pas au démon. Discuter avec ceux qui ont une langue de serpent ne fera que te troubler. »
« Oui… »
L’homme gloussa.
« Trois ans, peut-être. Depuis que je me suis installé sur ce point de dragon… J’ai crevé de faim pendant très longtemps. »
Crac ! Crac !
Le bras de l’homme ligoté se tordit dans une position anormale.
J’ordonnai à la Sœur de deux mètres quarante de le plaquer au sol.
Elle l’écrasa avec le Bâton de fer de Benkei.
Juste assez pour l’empêcher de bouger, en le maintenant avec le bâton qui maîtrisait les démons.
« J’ai mangé des cafards, et des araignées. Les rats étaient une excellente source de protéines ! Un corps humain doit continuer à se nourrir ! »
Le blanc des yeux de l’homme devint noir.
Il ne cherchait plus à se cacher.
« Esprit maléfique ! Tais-toi ! Au nom de Celui qui commande aux puissances et aux esprits du ciel et de la terre, je te l’ordonne ! Tais-toi ! »
Sssssss !
« P-Pasteur Go ! Le chapelet ! »
Le chapelet posé sur l’homme se mit à rougeoyer.
Le métal chauffait au point de sembler prêt à fondre.
De la fumée s’élevait aussi de la peau de l’homme, mais le démon n’y prêta aucune attention et cria :
« Pourquoi crois-tu que je sois resté enterré ici pendant des années ? J’ai accumulé des forces ! »
« Esprit maléfique ! Dis ton nom ! Je te le dis en vérité, tu ne feras aucun mal à cet agneau innocent ! »
« Ce corps faible m’est égal ! J’ai délibérément refusé de prendre un corps, accumulant l’énergie de la veine du dragon en attendant le bon moment ! »
Crac !
Crac ! Craaaac !
Tous les miroirs des bains volèrent en éclats en même temps.
Les bains se vidèrent d’un seul coup, comme si des bombes avaient explosé, projetant partout de l’eau sanglante, des os de rat et d’autres saletés.
« A-Aaaah ! »
« Yohan ! Yohan… ! Le chapelet… ! »
« Tu veux connaître mon nom ? Alors je vais te le dire. Je m’appelle Martim ! Je suis Martim, le maître de l’espace ! »
« … ! »
Le démon révéla son propre nom.
À cet instant, le pasteur Go cria à la hâte :
« Martim ! Quitte ce corps sur-le-champ… ! »
« Roi Salomon. Je t’attendais. »
« … ! »
Je ressentis la même chose que lorsque nous avions été entraînés dans le sauna, la première fois.
Cette sensation de flotter, mon corps suspendu dans les airs.
Quand je repris mes esprits, j’étais sous l’eau.
Mmph ! Mmph !
J’étais tombé dans un bain ?
Quand ça ?
Non, surtout, ce bain était beaucoup trop profond pour un sauna.
Comme si la mer m’avait englouti.
Il faisait chaud.
L’eau était assez brûlante pour m’arracher la peau. Je compris alors que j’étais au milieu d’un bain… non, d’une source chaude.
Tout autour de moi s’étendait une mer Rouge teintée de cramoisi, un océan sombre où ne brillait pas la moindre lueur.
Le démon de l’espace… !
Exact. Ce salaud. Il s’était appelé Martim.
Martim, le dix-huitième des soixante-douze démons de Goétie.
Aussi appelé Bathin, il possédait le pouvoir de franchir l’espace.
On disait que sa magie permettait à ses contractants de sauter à travers l’espace, mais elle semblait aussi pouvoir transporter un tiers dans un autre espace, comme ici.
Il avait dû utiliser cette magie pour nous arracher à l’entrée du sauna.
Dangereux.
C’était vraiment dangereux.
Où était Gari ? Où était-elle, maintenant ? Étais-je seul ici ? Et la Sœur de deux mètres quarante ? Le pasteur Go ?
Je manquais d’air.
La chaleur de l’eau me brûlait la peau.
Je devais faire quelque chose.
N’importe quoi.
Je sortis toute l’eau bénite et toute l’huile sainte que j’avais sur moi.
J’en retirai les bouchons, en répandis autour de moi et priai.
« Amen ! »
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Rien ne changea.
Rien du tout.
Qu’est-ce que quelques bouteilles d’eau pouvaient bien changer une fois versées dans un océan ?
Une vague de chaleur déferla sur moi, comme pour se moquer.
Le grondement brutal du courant ressemblait à un éclat de rire hystérique.
Le regret me submergea.
Je repensai aux paroles du taoïste Cheongmyeong.
N’aurions-nous pas dû tuer l’homme et empêcher la catastrophe ?
Aurais-je dû le faire ? Oui, j’aurais dû.
Oublions la menace pour le monde. J’étais sur le point de mourir, là, tout de suite. Aucun besoin de prendre ce risque.
« Yohan, qu’en penses-tu ? Crois-tu que tuer cet homme soit la bonne chose à faire ? »
J’avais donné une réponse irresponsable.
J’avais dit que je voulais simplement faire tout ce que je pouvais.
Et voilà où ça m’avait mené.
J’allais me noyer ou brûler vif dans une source assez chaude pour me calciner la peau.
« … »
Pourquoi avais-je fait ce choix ?
J’avais sûrement cru, avec arrogance, que Gari ou la Sœur de deux mètres quarante me protégerait, au moins.
Jusqu’ici, j’avais vaincu les esprits maléfiques sans grand danger, facilement et en toute sécurité.
J’avais été assez arrogant pour croire que cette fois-ci ne serait pas différente.
Si je pouvais revenir en arrière… si je pouvais retourner à cet instant, ferais-je un autre choix ?
« Yohan. Les chrétiens… non, les croyants doivent vivre autrement. Ils doivent mener une vie différente de celle des gens qui ne croient pas en Dieu. C’est ainsi qu’ils deviennent un exemple et peuvent vivre sans honte. »
Je me souvins soudain des paroles du pasteur Kim.
Ça devait être pendant une de nos activités bénévoles.
« Faut-il mener une vie de sacrifice quand on croit en Jésus ? »
« Non, c’est un peu différent. Plus que le sacrifice… »
Le pasteur Kim se gratta la joue, embarrassé, puis sourit.
« C’est l’amour. Vis en aimant quelqu’un. »
Nous aurions pu expulser le démon facilement, au prix de la vie de cet homme.
Nous aurions pu faire échouer sa possession et son plan.
Mais cela aurait signifié céder face au démon.
Nous aurions renoncé à l’amour pour choisir la facilité et le confort.
Je ne pouvais pas faire ça.
Du moins, moi, je ne le pouvais pas.
Que je l’aie voulu ou non, un ange m’avait sauvé et j’étais un élu du Trône.
Quand je m’en rendis compte, je sentis une odeur, même sous l’eau.
Un parfum frais et pur, qui tranchait avec la puanteur aigre et poissonneuse.
Le point de dragon.
Je nageai vers la source de cette odeur.
Je sortis de ma poche la réplique du Clou sacré d’Hélène.
Je plantai le clou à l’endroit que j’avais repéré d’instinct et l’enfonçai d’un coup de poing.
Boum !
Le courant, devenu soudain furieux, me déchira la chair.
Même si la chaleur semblait prête à faire fondre mes paupières, j’abattis de nouveau le poing.
Boum !
Des rats et des araignées me mordaient dans l’eau cramoisie.
Ils ne pouvaient pas m’arrêter.
Boum !
Enfin.
Sous la boue noire.
Une veine immense apparut, d’où filtrait une faible lueur rouge.
Le point de dragon.
C’était comme l’échine d’un dragon qui courait sous la terre, s’étirant à l’infini le long d’un filon de minerai rouge.
Je déclare ce lieu.
« Ceci est la demeure de mon Père, et donc un sanctuaire des plus saints ! »
Déclaration du Royaume sacré.
À cet instant, un pilier de lumière transperça la chaleur des profondeurs marines et s’éleva vers le ciel.
* * *
Un pilier de lumière s’élevait.
Comme pour répondre à celui qui montait jusqu’aux confins des ténèbres, au-delà de la mer d’étoiles, deux autres piliers de lumière s’élevèrent en deux endroits différents.
Les trois piliers, disposés en un triangle parfait, montèrent ensemble et les nuages commencèrent à s’écarter.
【……】
Au milieu des nuages qui se fendaient, lui aussi se révéla.
Le Char de Dieu.
Le Trône du Roi.
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