Chapitre 44
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Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
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Chapitre 44 : Bodhisattva Demoiselle Dragon Bang Seoryeong
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Environ trois jours s’étaient écoulés depuis que le pasteur Go s’était mis à fabriquer de l’équipement pour la Sœur de deux mètres quarante, à produire du papier sacré et à mettre au point un réactif contre les vampires.
[Yohan. Le papier sacré est arrivé ?]
« Il a été livré à la supérette aujourd’hui. Je l’ai récupéré. »
[Bien, assure-toi de le fixer correctement. Et quelqu’un de là-bas va bientôt venir te chercher.]
« Ah, ça s’est arrangé ? »
[Disons qu’on est plus ou moins en bons termes.]
Le pasteur Go m’avait présenté la cheffe de société de la Société du Lotus Noir.
Apparemment, elle m’aiderait à bien maîtriser la nécromancie des oiseaux.
« Mais tu ne me dis pas ce que je vais devoir faire ? »
[Hum… Ce sera plus facile à comprendre si tu le vois de tes propres yeux. Et tu auras la surprise.]
Qu’est-ce qu’il cherchait à me cacher avec autant de soin ?
Il avait l’air de brûler d’envie de tout me raconter.
« Si on l’appelle Bodhisattva Demoiselle Dragon… ça a un rapport avec les dragons ? »
[Kgh… ! Oui, c’est sans aucun doute un groupe lié aux dragons.]
Il s’était étouffé ? Pourquoi toussait-il ?
À peine avions-nous raccroché qu’une femme d’âge mûr entra.
« Oh là là, vous attendez depuis longtemps, monsieur ? »
« Pas du tout. »
Je me trouvais dans une agence immobilière près de chez moi.
Forcément : je vendais une maison et j’en cherchais une autre.
« Vous mettez votre maison en vente et vous en cherchez une autre ? »
« Oui. La villa peut se vendre tranquillement, mais j’aimerais trouver un nouveau logement au plus vite. »
L’agente immobilière consulta les documents, l’air gêné.
« Cette villa se trouve dans une zone de réaménagement, alors elle se vendra vite. Tout le monde en veut une, mais il n’y en a pas de disponible. »
Je l’avais appris en venant vendre la maison, mais la villa que mes parents m’avaient laissée se trouvait dans une zone promise au réaménagement.
L’annonce avait déjà été faite et le quartier serait bientôt officiellement désigné pour l’opération.
Apparemment, ceux qui l’achèteraient dans deux mois ne recevraient qu’une indemnité et devraient partir au début des travaux. Tout le monde se dépêchait donc d’acheter avant ça.
On aurait dit que j’allais faire un bénéfice inattendu dans l’immobilier.
« Si vous la gardez sept à dix ans, sa valeur pourrait facilement doubler. »
« Ah… »
« Quant à la maison que vous cherchez, c’est un peu compliqué. Il y a peu d’annonces pour des maisons de campagne dans le District de Songpa, avec de hauts plafonds et un jardin. »
« Ce serait déraisonnable d’acheter un terrain et de faire construire maintenant ? »
« Dans ce cas, vous feriez mieux de vous éloigner un peu. »
C’était peut-être parce que je cherchais un bien immobilier pour la première fois, mais il y avait beaucoup de complications.
Il y avait aussi des questions d’impôts.
« Il y a bien un endroit qui pourrait convenir… »
« Vraiment ? »
À ma question, l’agente agita aussitôt les mains en se rétractant.
« Non, non. Pas celui-là. Surtout pas. Faites comme si vous n’aviez rien entendu. »
« … ? »
« Et du côté de Gangdong, plutôt que dans le District de Songpa ? Il y a quelques annonces. »
« Je préférerais rester près de là où j’habite… »
L’argent n’était plus un problème. Je valais désormais plusieurs dizaines de milliards de won.
Malgré tout, je voulais éviter de m’éloigner de l’église, si possible.
Mes liens avec l’Église du Saint Temple de Gangnam ne feraient que se resserrer.
Et un appartement ordinaire ne conviendrait ni à Gari, ni à la Sœur de deux mètres quarante, ni à la Légion Gugu.
Quoi qu’il en soit, l’agente immobilière promit de se renseigner.
Si rien ne convenait, je devrais élargir mes recherches, mais, pour l’instant, je pouvais aussi contacter d’autres agences.
« Hum. »
En sortant de l’agence, je consultai mon compte bancaire.
Je l’avais déjà vérifié plusieurs fois, mais il y avait vraiment beaucoup d’argent dessus.
4,2 milliards de ₩.
C’était la somme que j’avais en liquide à l’heure actuelle.
Je n’avais jamais rêvé d’en posséder même le quart de toute ma vie, et pourtant, tout ça s’était accumulé comme par magie.
Il restait 420 millions de ₩ à rembourser sur le prêt de la maison de mes parents. Ils l’avaient achetée 600 millions, et sa valeur était passée à 900 millions avec le réaménagement. Je devrais donc gagner environ 500 millions.
Le Bâton de fer de Musashibo Benkei, que maniait la Sœur de deux mètres quarante, était lui aussi une relique sacrée qui valait plusieurs dizaines de milliards de won.
L’Association m’avait remis la Bible de Gutenberg à la place des 20 milliards de ₩ promis ; elle devait donc valoir encore plus.
À vrai dire, maintenant que je pouvais produire de l’eau bénite et de l’huile sainte à l’infini, l’argent n’était plus vraiment un problème.
Bien sûr, plus on en avait, mieux c’était. Et ce serait encore plus vrai à l’avenir.
Comme l’avait dit le pasteur Go, si je voulais travailler comme exorciste et chasser les esprits maléfiques et les monstres, je devrais investir davantage. Et si je finissais par affronter des mages ou des démons, il me faudrait encore plus de préparation.
« Je devrais aussi m’acheter une voiture ? »
La voiture, le bien le plus précieux de notre famille, avait été déclarée épave après l’accident de la route qui avait coûté la vie à mes parents.
J’avais le permis, mais il prenait la poussière, alors je n’avais jamais voulu acheter de voiture. Malgré tout, ça me gênait un peu de faire courir Gari et la Sœur de deux mètres quarante après les bus à chaque fois.
Elles couraient toutes les deux très vite, mais je me sentais mal de leur imposer ça juste pour mon confort.
« Si je veux aussi emmener la Sœur de deux mètres quarante, il me faut un pick-up. »
【Dévorer ?】
Un modèle comme un Musso. Ce serait parfait pour la transporter dans la benne.
En regardant les prix, je vis qu’ils allaient de 30 à 45 millions de ₩.
Non, pourquoi les voitures coréennes coûtaient-elles si cher ? À ce prix-là…
Non, non. La Corée est un grand pays. Vive les entreprises coréennes.
Quand je rentrai chez moi, une limousine était garée devant la maison.
« Oh, une Rolls-Royce. »
C’était la première fois que j’en voyais une dans le quartier.
Les voitures les plus luxueuses du coin étaient généralement des modèles allemands ou des Porsche.
Un homme qui avait l’air d’être chauffeur sortit alors du siège conducteur.
« Bodhisattva Gari ? »
« Hein ? Vous êtes avec eux ? »
À ma réponse, le chauffeur s’inclina poliment.
« La cheffe de société de la Société du Lotus Noir m’envoie. Elle m’a dit que je pouvais passer quand je voulais, alors je suis venu vous chercher. »
Déjà ? C’était rapide.
« Alors, on y va tout de suite ? »
Je montai dans la limousine envoyée par la cheffe de société de la Société du Lotus Noir.
Gari et la Sœur de deux mètres quarante nous suivirent aussitôt.
Cui-cui !
Gugu !
Hou !
La Légion Gugu nous suivait aussi. C’était pratique qu’ils viennent d’eux-mêmes, sans que j’aie besoin de leur dire quoi que ce soit.
Bodhisattva Demoiselle Dragon, hein.
Je savais que la Société du Lotus Noir faisait partie des Cinq grandes lignées.
L’Église du Saint Temple de Gangnam, l’Église de la Grande Unification et Cheonghak, à laquelle appartenait l’Érudit Choi.
La Secte du Diamant, c’était là que se trouvait le moine musclé que j’avais vu au Marché des fantômes. Mais la Société du Lotus Noir…
Ah !
Moi
[Bodhisattva, vous pouvez répondre par texto ?]
Bodhisattva Wolryeong
[Oui, qu’y a-t-il ?]
J’expliquai à Bodhisattva Wolryeong que j’allais rendre visite à la Société du Lotus Noir.
Bodhisattva Wolryeong
[Tu vas à la Société du Lotus Noir… Je ne dirais pas que le moment est bien choisi.]
Le moment n’était pas bien choisi ?
Quand je lui demandai ce qu’elle voulait dire, Bodhisattva Wolryeong passa un long moment à taper, à s’arrêter, puis à recommencer.
Bodhisattva Wolryeong
[Peu de gens le savent, car c’est une information interne… mais la Société du Lotus Noir connaît actuellement des troubles. Quelqu’un conteste le titre de Bodhisattva Demoiselle Dragon.]
D’après Bodhisattva Wolryeong, la cheffe de société de la Société du Lotus Noir héritait de génération en génération du titre divin de Bodhisattva Demoiselle Dragon, et quelqu’un le lui disputait.
Moi
[Une rébellion interne ?]
Bodhisattva Wolryeong
[Quelque chose comme ça. Il paraît que le camp adverse… a invoqué un puissant Dieu-Dragon par possession spirituelle.]
Apparemment, le statut de Bodhisattva Demoiselle Dragon dépendait de la puissance du Dieu-Dragon qu’elle pouvait invoquer par possession spirituelle…
C’était incroyablement classe.
Elle pouvait invoquer un Dieu-Dragon ?
Un dragon ! Un Dieu-Dragon !
J’étais un jeune homme qui avait lu pas mal de romans de fantasy.
Bien sûr que je connaissais les dragons aussi bien que n’importe qui.
Est-ce qu’ils seraient différents des dragons occidentaux ?
Quand on pensait aux dragons en Orient, on les imaginait sans doute longs et serpentins, non ?
Apparemment, ils invoquaient des Dieux-Dragons par possession spirituelle et s’en servaient comme de familiers.
Non, puisque la possession spirituelle d’un chamane ne relevait pas d’une relation maître-serviteur, mais ressemblait plutôt au fait de servir l’esprit, le principe était peut-être différent.
Dans tous les cas, des dragons.
En Corée, on racontait que le roi Munmu de Silla était devenu le Roi-Dragon de la mer de l’Est.
Avant, j’aurais balayé ça d’un revers de main en parlant de légende populaire. Mais depuis que j’avais découvert la vérité sur ce monde, tout me semblait possible.
Il y avait des anges, des démons et des légendes urbaines. Pourquoi pas des dragons ?
J’étais tout excité.
À quoi pouvait bien ressembler un dragon aussi incroyablement classe ?
Après environ une heure et demie d’impatience, nous arrivâmes à une montagne, toujours à Séoul, contre toute attente.
« Hein ? C’est Bukhansan ? »
« Oui, nous sommes arrivés. »
Le quartier général de la Société du Lotus Noir se trouvait à Bukhansan ?
Je savais seulement qu’il y avait un parc national, mais la limousine ne prenait pas les sentiers touristiques habituels.
À un moment, des panneaux « Entrée interdite » commencèrent à apparaître. Il y avait de moins en moins de monde, jusqu’à ce qu’il ne reste que des rochers et d’étranges formations de pierre.
« Bodhisattva Gari, veuillez tenir cette clochette. »
Le chauffeur me tendit une vieille clochette.
C’était une clochette en laiton, très différente de la clochette en argent fixée à la Lame spirituelle que Bodhisattva Wolryeong m’avait donnée.
Forcément, la clochette s’agitait au gré des cahots sur la route de montagne.
Ding.
Un son clair se répandit dans l’air.
Bientôt, le silence retomba.
Le brouillard s’épaissit jusqu’à ce que je ne voie presque plus à un mètre devant moi, mais le chauffeur continua sur la route de montagne sans hésiter.
« Ça va aller ? Le brouillard est épais. »
« Ne vous inquiétez pas. Ils n’attaquent pas ceux qui tiennent la clochette. »
Hein ? Ils n’attaquaient pas ?
Un grondement retentit alors au-delà du brouillard.
Boum !
Le sol trembla comme lors d’un séisme.
Le bruit isolé se rapprocha peu à peu, ponctué de boum ! Boum !
De lourdes vibrations. Un rythme qui s’accélérait.
Les oiseaux perchés dans les arbres s’envolèrent tous en même temps, et même les cris des bêtes au loin cessèrent.
Quelque chose approchait.
« Gari ! Sœur de deux mètres quarante ! »
J’ouvris la fenêtre pour les prévenir. Mais, à cet instant, une énorme ombre fendit le brouillard et attaqua.
« … ! »
Qu’est-ce que c’était ? C’était quoi, ce foutu truc ?
Un fracas retentissant éclata.
Quelque chose avait percuté la Sœur de deux mètres quarante.
Je ne voyais rien dans le brouillard, mais j’entendis son corps reculer et renverser plusieurs énormes pins.
La même chose arriva à Gari.
Clacaaaaac !
Je ne voyais rien dans le brouillard, mais je le sentais.
Des silhouettes qui se déplaçaient, des corps qui s’entrechoquaient. Gari et la Sœur de deux mètres quarante se battaient contre eux.
« Arrêtez ! On s’en prend à mes filles ! »
« Quoi ? C’est impossible… Je leur avais dit de faire attention, puisque vos familiers vous suivraient aussi. »
« J’ai dit d’arrêter ! »
Crissement !
La limousine s’immobilisa.
Je descendis aussitôt et regardai au-delà du brouillard, où faisait rage un combat acharné.
Boum ! Crac !
D’énormes créatures se percutaient.
J’apercevais des mouvements rapides et de longues queues qui fouettaient l’air.
Des écailles.
Des queues.
De longs cous.
Je préparai la Lame spirituelle, prêt à me jeter dans la bataille à tout moment.
La plupart de mon équipement se trouvait dans la bouche de Gari, alors je devais d’abord la retrouver.
Au moment où j’allais foncer dans le brouillard, quelqu’un cria :
« Arrêtez ! »
Une voix de femme d’âge mûr m’arrêta.
« … »
En me retournant, je vis des chamanes vêtues de tenues traditionnelles aux rayures multicolores.
Ailleurs, je les aurais prises pour de simples chamanes du quartier. Mais, dans cette situation, elles étaient clairement derrière l’attaque.
« C’est vous qui nous avez attaqués ? »
« Attaqués ? Ne dites pas de sottises. »
Une femme d’âge mûr s’avança. Elle semblait être à la tête du groupe.
« Nous ne faisons que chasser les êtres malfaisants qui ont posé leurs pieds souillés sur cette montagne sacrée. Ils doivent payer pour avoir profané ce lieu saint. »
« Bodhisattva Kyoryong ! C’est un invité de la cheffe de société ! »
Le chauffeur tenta de leur expliquer qui j’étais, mais celle qu’il appelait Bodhisattva Kyoryong se contenta de renifler avec mépris.
« Ah bon ? Je n’en ai pas été informée. »
« Pourtant, un avis officiel a bien été envoyé ! »
« Je n’en ai pas reçu. Et vous ? »
À ces mots, les chamanes et les chamanes hommes qui l’entouraient gloussèrent en répondant.
« Non, je n’en ai pas reçu. »
« Vous l’avez peut-être envoyé à la mauvaise adresse ? »
Les salauds.
C’était clairement intentionnel.
Mais surtout, cette odeur de tout à l’heure…
« Qu’il soit invité ou non, nous pourrons le vérifier en temps voulu. Mais que faire ? Il faudra un moment pour confirmer. »
« Hélas, ses familiers seront détruits d’ici là. »
« Quel malheureux accident. »
Hahaha.
Bodhisattva Kyoryong et ses subordonnés se moquaient ouvertement de moi.
Bientôt, les bruits de combat cessèrent.
« On dirait que la chasse est terminée. »
« Ils se sont bien défendus, même avec plus de vingt dragons contre eux. »
« Le Grand Dragon s’en est mêlé aussi. Ils n’auraient pas pu tenir. »
« Comme on pouvait s’y attendre de Bodhisattva Kyoryong. Vous commandez un Grand Dragon si puissant. »
Boum ! Boum !
Des pas lourds approchèrent.
Ce qui émergea du brouillard n’avait rien à voir avec ce qu’ils imaginaient.
C’étaient Gari et la Sœur de deux mètres quarante.
« Ça va, vous deux ? Vous êtes blessées ? »
Clac clac !!
【Dévorer~】
Elles étaient couvertes de sang, mais il ne semblait pas s’agir du leur.
Et Gari, après avoir avalé je ne savais quoi, mâchait bruyamment tandis que du sang coulait au coin de sa bouche.
« C-c’est quoi, ça ?! »
« Quel est ce monstre ?! »
Ils voyaient Gari aussi, sans parler de la Sœur de deux mètres quarante ?
Les chamanes et les chamanes hommes avaient l’air horrifiés. Chacun d’eux devait posséder un objet leur permettant de voir les corps spirituels.
« Espèce de petit salaud ! Qu’est-ce que tu as fait ? »
« On dirait que mes filles sont plus fortes. Les vôtres sont juste faibles. »
« C’est impossible ! Il y avait un Grand Dragon ! Vous êtes des êtres malfaisants ! »
Et elle traitait qui d’être malfaisant ?
Des créatures invraisemblables s’approchèrent alors de Bodhisattva Kyoryong.
Leur corps entier était couvert d’écailles.
Leur peau mêlait des rayures brun-jaune et noires.
De longues queues se balançaient d’un côté à l’autre pour maintenir leur équilibre.
Mais surtout…
Ces griffes en forme de faucille.
Des griffes brillantes comme des lames au bout de leurs doigts…
« Hein ? Hein ? »
Non, c’était impossible. C’étaient vraiment… ?
« Tuez-le ! C’est le laquais d’un monstre maléfique ! »
Au moment où trois de ces créatures se ruèrent sur moi, sur l’ordre de Bodhisattva Kyoryong,
quelque chose jaillit de l’autre côté de la forêt et les percuta.
Bang !
Dans une violente explosion, une énorme tête en forme de dôme les heurta de flanc.
Le choc fut si puissant que les créatures, pourtant loin d’être petites, s’envolèrent, roulèrent plusieurs fois sur le sol et s’écroulèrent.
L’une d’elles eut même le flanc éventré ; ses entrailles se répandirent tandis qu’elle mourait.
Le fait qu’elle se désagrégea peu après comme des cendres fut la seule preuve qu’il s’agissait d’un corps spirituel.
Rooo !
Rooo !
Un cou épais.
De puissantes pattes arrière.
Et une tête arrondie, dressée comme un rocher.
Incrédule, je murmurai :
« Un pachycéphalosaure… »
Un dinosaure spécialisé dans les coups de tête !
Il souffla bruyamment, menaçant Bodhisattva Kyoryong et ses larbins.
« Qu’est-ce que vous croyez faire ?! »
Une jeune fille apparut alors derrière le brouillard.
Vêtue d’une tenue traditionnelle aux rayures multicolores, elle s’approcha en repliant son éventail.
Trois pachycéphalosaurs l’entouraient comme une garde d’honneur.
« Cheffe de société ! »
Cheffe de société ? Cette personne était Bodhisattva Demoiselle Dragon ?
Ah !
Dragon… c’était ce genre de dragon ?
Notes :
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