Chapitre 4
Traductions WeTried
Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
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Chapitre 4 : Le site porte-t-il malheur ?
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Après avoir traqué l’esprit maléfique la nuit dernière, je dormis profondément.
L’odeur d’huile sainte était insupportable, mais rien ne comptait plus que le sommeil.
Ce ne fut ni la puanteur de l’esprit maléfique ni l’odeur entêtante de l’huile sainte qui me réveilla.
Clac, clac !
« Argh ! »
Un poids écrasant s’abattit sur mon ventre.
J’ouvris les yeux en tremblant : le corps énorme de Gari était assis bien en plein sur moi.
T’es pas un chiot qui vient me réveiller le matin, quand même. C’est quoi, ce bordel…
Clac, clac !
« D’accord, d’accord. »
Je me lève. Je me lève.
Pour un ange, Gari tenait vraiment à imposer un mode de vie sain aux gens.
Il était dix heures du matin.
Ce qui restait assez tard, quand même.
D’habitude, je serais parti prendre mon service à la supérette à cette heure-ci, mais j’avais démissionné pendant les obsèques.
Je n’avais eu envie de rien faire, et j’avais fini par prendre goût à la paresse.
Je devrais peut-être chercher un boulot.
La maison et les économies que mes parents m’avaient laissées me permettraient de tenir quelque temps, mais voir mes économies fondre me mettait quand même la pression.
« Pouah, cette odeur. Il faut que j’aère. »
Les conséquences de ma rencontre avec des fantômes et de la vaporisation d’huile sainte dans toute ma chambre finirent par me rattraper.
J’ouvris d’abord les fenêtres en grand et décidai de sortir le temps que l’odeur se dissipe.
En sortant, je tombai sur ma voisine, qui s’apprêtait à frapper à ma porte.
« Oh, jeune homme ? Vous étiez chez vous ? »
« Euh… Bonjour. »
« Ce n’est rien, mais cette odeur… Ah, elle venait donc bien de chez vous. Je me demandais pourquoi ça sentait autant la cannelle… ! »
Ma voisine recula en sentant l’odeur d’huile sainte qui s’échappait de chez moi.
« J-Je suis désolé. J’ai renversé de la cannelle en poudre hier… »
« La cannelle peut sentir aussi fort que ça ? Enfin, faites plus attention, s’il vous plaît. Cette odeur m’a empêchée de dormir de toute la nuit. Et puis, tôt ce matin, j’ai entendu un bruit de verre qui se brisait. Le quartier est vraiment inquiétant, ces derniers temps. »
Ah, c’est vrai. La fenêtre s’était aussi brisée.
Je m’excusai à plusieurs reprises, promis de me débarrasser de l’odeur, puis sortis.
Au moins, je m’étais occupé de ce fantôme. Je n’aurais donc pas besoin de vaporiser de l’huile sainte avant un moment…
« Ah ! »
Un fantôme se cachait derrière le poteau électrique.
Ce n’était pas un esprit maléfique repoussant, mais le fantôme d’un enfant, qui nous observait en se dissimulant derrière le poteau.
【Hiii !】
L’enfant fantôme croisa mon regard et se cacha le visage.
Quoi ? Celui-là était différent des fantômes que j’avais vus jusque-là.
Je remarquai alors les fleurs et la photo déposées au pied du poteau électrique.
C’est vrai.
Il y avait eu un accident de la route il y a environ deux mois.
Un conducteur ivre avait foncé dans cette ruelle et renversé un élève de primaire, qui était mort sur le coup.
L’histoire tragique de l’enfant s’était répandue et les gens avaient déposé des objets en hommage. Ne me dites pas que…
« Tu es Han Gyeoul ? »
【……】
Le fantôme réagit quand je prononçai le nom de l’enfant mort dans l’accident.
« Tu es Han Gyeoul ? »
L’enfant fantôme hocha légèrement la tête.
C’était donc bien Han Gyeoul, l’enfant qui avait été victime de l’accident.
Comme l’enfant semblait me comprendre, je décidai de lui parler et m’approchai. Le fantôme recula brusquement, terrifié.
« Ah. Gari, tu peux t’éloigner un peu ? »
Clac ?
« Le petit a peur de toi. »
Claaac…
Ne fais pas cette tête juste parce que tu claques des dents…
Une fois Gari éloigné d’une vingtaine de mètres, le fantôme de Han Gyeoul sortit prudemment la tête.
« Je ne suis pas méchant. Je suis gentil, moi~ »
En m’approchant d’un air amical, je vis le fantôme de Han Gyeoul se détendre et venir vers moi.
Ses yeux ronds et brillants étaient adorables, alors j’essayai de lui caresser la tête. Ma main la traversa de part en part.
C’était parce que c’était un fantôme et que je ne pouvais pas le toucher ?
À peine m’étais-je posé la question que le fantôme de Han Gyeoul recula en titubant, effrayé.
« Gari, je t’ai dit de rester là-bas. »
Clac…
On aurait dit que Gari s’était rapproché, poussant l’enfant à essayer de s’enfuir à nouveau. Mais…
« Qu’est-ce que tu fais ? »
Le fantôme de Han Gyeoul ne pouvait pas dépasser une certaine limite.
Comme s’il était attaché à quelque chose, il ne pouvait que se débattre désespérément contre une frontière invisible.
« Ah. »
Un Esprit lié à la terre ?
Il me semblait avoir entendu parler de ça.
Les Esprits liés à la terre, attachés à un lieu précis, ne pouvaient pas quitter leur territoire.
J’avais dû voir ça dans un film ou dans une de ces vidéos occultes sur HooTube. Ça devait être ça.
【Snif ! Bouh… !】
Ah, l’enfant se mit à pleurer.
« On va là-bas, Han Gyeoul ! »
Je passai en vitesse derrière le poteau électrique avec Gari.
Le fantôme de Han Gyeoul s’agrippa fermement au poteau et sembla enfin soulagé. Ça me tracassait.
On disait que les fantômes naissaient d’un ressentiment persistant. Comment un enfant si jeune avait-il pu en accumuler autant ?
Mais je ne pouvais rien y faire.
« Hein ? »
Il y avait quand même quelque chose d’étrange.
J’avais vu un fantôme, mais il n’y avait pas cette odeur caractéristique de pourriture.
À bien y penser, Gari n’avait pas vraiment d’odeur non plus…
« Seuls les esprits maléfiques puent ? »
J’avais entendu dire qu’il existait différentes sortes de fantômes.
Il y avait les fantômes ordinaires et ceux qui devenaient des esprits maléfiques.
Peut-être qu’un fantôme tranquille comme Han Gyeoul, un Esprit lié à la terre, ne sentait rien parce qu’il n’était pas un esprit maléfique.
Bref, alors que je réfléchissais aux différentes sortes de fantômes…
« Ah. »
Cette puanteur.
J’avais presque le nez bouché par l’huile sainte que j’avais respirée toute la nuit, et pourtant j’avais senti cette odeur dès que j’étais sorti ?
J’avais vu quatre fantômes ces derniers jours.
Trois d’entre eux étaient des esprits maléfiques qui empestaient la pourriture.
C’était normal ?
« Ce quartier a été construit sur un mauvais site ou quoi… ? »
Je ne devrais pas faire venir un chaman pour organiser un gut ou un truc du genre ?
Il y avait tant d’esprits maléfiques que même moi, un chrétien, j’en venais à dire ça.
Bien sûr, je ne voyais des fantômes que depuis peu, alors je n’avais pas assez visité de quartiers pour pouvoir comparer…
« C’est dangereux… »
Le problème, c’était que les esprits maléfiques se déplaçaient.
Je n’avais aucune idée de la façon dont ils savaient où j’étais et accouraient en masse, mais voir cet esprit maléfique derrière ma fenêtre en pleine nuit m’avait fichu une peur bleue.
« D’abord… »
Il fallait que je découvre combien il y en avait.
De retour chez moi, je décidai de faire le tour du quartier à vélo.
Je me rendis à l’endroit où j’avais senti la première odeur.
Puis je partis dans la direction opposée pour voir s’il y en avait d’autres et, bien sûr, il y en avait.
Un à l’ouest de chez moi, un à l’est.
Allez. Il ne pouvait quand même pas y en avoir aussi au nord et au sud ?
【Ricanement ! Hihihihi !】
Ah, si, il y en avait.
L’un d’eux se trouvait devant la station de métro au nord de chez moi.
Et au sud… Oh, un fantôme d’eau ? Quelqu’un s’était peut-être noyé dans le Ruisseau Tancheon.
Il y en avait plusieurs autres. La puanteur de la pourriture flottait aussi au-dessus d’un grand hôpital général de mon quartier.
« Waouh. Sérieusement. Sérieusement… »
Je devrais déménager ?
Si cet endroit avait un mauvais feng shui, c’était bien pire que la normale.
Et si tous les esprits maléfiques s’en prenaient à moi en même temps ?
Celui de la supérette ?
Bon, j’avais juste eu la malchance de croiser son regard.
J’étais aussi tombé sur l’esprit maléfique du bus par malchance, mais le problème, c’était qu’il s’était rué sur moi dès qu’il m’avait vu.
Et puis il y avait eu le troisième esprit maléfique.
Lui, il était venu me chercher.
Je n’avais senti son odeur qu’à proximité. Comment avait-il su où j’étais et m’avait-il retrouvé ?
Ce qui voulait dire que ça pouvait se reproduire.
J’allais donc passer le reste de ma vie à vaporiser de l’huile sainte à la cannelle, terrorisé à l’idée que des esprits maléfiques viennent me rendre visite chaque nuit ?
Si je continuais à en vaporiser encore quelques jours, les voisins finiraient par me dénoncer.
« Ouf… »
Une plainte et une dispute avec les voisins seraient le pire scénario, mais bon.
Deux problèmes sérieux se posaient.
Premièrement, je devrais vivre dans la peur constante de voir surgir des esprits maléfiques et vaporiser de l’huile sainte sans arrêt.
Deuxièmement, si plusieurs esprits maléfiques m’attaquaient à la fois, Gari pourrait-il tous les battre ?
Dans les deux cas, ma vie était en jeu. Je ne pouvais donc pas prendre ces problèmes à la légère.
La meilleure solution était de déménager.
Quitter cet endroit maudit, trouver un lieu sûr, probablement sans fantômes, et m’y installer.
Puisque je pouvais sentir les esprits maléfiques, je n’aurais aucun mal à trouver un bon endroit.
Mais il y avait un problème.
Le plus effrayant de tous : l’argent.
La maison m’appartenait, mais j’en devais encore la moitié à la banque.
Si j’essayais de la vendre tout de suite, je devrais la brader. Et qui me donnerait un bon prix pour une villa vendue à la va-vite dans un quartier rempli de villas ?
Je ne pouvais pas me permettre une telle perte, pas avec le salaire d’un jeune diplômé qui venait tout juste de finir ses études et son service militaire.
Si ma vie était en jeu, je pourrais tout faire, mais… j’avais un ange gardien, non ?
« Gari. Contre les fantômes qu’on a vus jusqu’ici… tu peux les battre sans aucun doute, en un contre un ? »
Clac ? Clac, clac !
Gari me comprit et hocha la tête.
Ouais, un ange n’avait pas l’air du genre à perdre contre un petit fantôme minable.
Avec ses talents de combattant, Gari pouvait probablement vaincre la plupart des esprits maléfiques.
Surtout si Gari frappait en premier.
Au moins, j’avais un avantage : je sentais bien les esprits maléfiques.
J’avais peut-être éveillé une sorte de pouvoir spirituel, car plus un esprit maléfique était proche, plus je sentais cette immonde odeur de vieux chiffon crasseux.
Bien. J’avais pris ma décision.
J’attaquerais le premier.
* * *
Il existait de nombreux termes pour désigner les terrains, mais dans le monde occulte, on avait un nom particulier pour les lieux où les fantômes se rassemblaient en nombre inhabituel.
On appelait ces endroits des cimetières feng shui et on les considérait comme le domaine des morts. C’étaient des lieux où l’énergie yin s’accumulait, généralement au fil du temps.
Un cimetière public en était un exemple typique.
Là où les gens mouraient et étaient enterrés, l’énergie fantomatique avait naturellement plus de chances de s’accumuler. Quand de tels lieux se multipliaient, l’énergie yin finissait par s’amasser, qu’on le veuille ou non.
Plus l’énergie yin d’un lieu persistait sans se dissiper, plus des fantômes puissants avaient de chances d’y naître.
Selon les circonstances, un simple Site yin pouvait devenir un Site de mauvais augure, puis même un Site maléfique.
C’était pour cette raison que ces Sites yin étaient toujours la cible des occultistes.
Pour ceux qui maîtrisaient l’énergie yin, on ne pouvait rêver meilleur terrain.
« Putain. Qu’est-ce qui s’est passé, bordel ? »
Tous les esprits maléfiques qu’il avait placés là avaient disparu.
C’était pourtant un terrain plutôt intéressant.
Un grand hôpital et une salle funéraire s’y trouvaient, ce qui en faisait un lieu débordant d’énergie yin.
L’énergie yin s’y accumulait sans cesse, mais rien ne lui permettait de s’échapper et aucun bâtiment à forte énergie spirituelle ne la contenait.
Si le courant de l’eau y était interrompu ou si on y amenait des âmes mortes dans des accidents, l’énergie yin s’engorgeait encore davantage et renforçait les esprits.
Les derniers mois avaient donné des résultats plutôt satisfaisants.
Plusieurs accidents de la route et des morts sur des chantiers.
Des esprits vengeurs avaient vu le jour, puis il avait nourri les plus puissants avec des âmes plus faibles, jusqu’à ce qu’ils se dévorent entre eux sur le site.
Une fois devenues des esprits maléfiques, ces âmes pouvaient être dissimulées dans les Pieux de possession, où même la plupart des occultistes ne les trouveraient pas.
Ce terrain était en passe de devenir un Site de mauvais augure, et une Veine fantôme absorbant l’énergie yin des environs devait s’y former…
« Un taré se promène en tuant tous les esprits maléfiques ! »
Il s’agissait d’esprits maléfiques élevés dans un récipient gu. On pouvait dire que leur passage dans l’au-delà était quasiment impossible.
Cela voulait dire qu’ils avaient été anéantis par un exorcisme. Mais qu’un occultiste assez doué pour ça soit passé par hasard et ait découvert le Site de mauvais augure qu’il avait créé ?
Les esprits maléfiques qu’il avait élevés avaient été soigneusement cachés dans les Pieux de possession préalablement plantés.
La plupart des occultistes seraient passés devant sans en détecter la moindre trace.
Et pourtant, quelqu’un les avait tous trouvés ?
« Maître, nous n’avons pas entendu dire que des occultistes étaient venus dans le coin. Ce terrain n’a même pas été mentionné parmi les exorcistes de l’Association des Mystiques. »
« Alors c’était qui, bordel ? Un lycanthrope avec le flair d’un chien de chasse ? »
Impossible.
Il arrivait que des occultistes doués pour le pistage utilisent l’odorat d’un chien comme médium, mais ils ne pouvaient pas repérer les Pieux de possession de cette façon.
Il avait préparé pendant plus de six mois un rituel pour la Malédiction des Sept Corrections.
Il avait tout planifié dans les moindres détails et gardé le secret, et pourtant quelqu’un l’avait découvert ?
« Faites quelque chose ! Retrouvez-le ! Qu’est-ce qu’on fera si ce lieu devient un site de bon augure ? »
À mesure que les esprits maléfiques ayant absorbé l’énergie yin mouraient les uns après les autres, le terrain risquait au contraire d’être purifié.
Cela signifiait que tout le temps et toutes les ressources investis pendant six mois partiraient en fumée.
« Dépêchez-vous. La date de l’offrande promise à Decarabia approche à grands pas ! Si nous ne pouvons pas lui offrir des esprits maléfiques, offrons-lui cet occultiste à la place ! »
Au rugissement de leur maître, le mage Kim Mun-ryong, ses disciples se mirent en mouvement à la hâte.
S’ils mettaient en colère Kim Mun-ryong, le contractant de Decarabia, l’un des soixante-douze démons de la Lemegeton, ils deviendraient eux-mêmes des sacrifices offerts au démon.
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