Chapitre 22
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Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
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Chapitre 22 : L’Association des Mystiques
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Ma vie avec le Fantôme de deux mètres quarante… ou plutôt la Sœur de deux mètres quarante, se poursuivit sans le moindre problème majeur.
J’étais déjà habitué à vivre avec Gari. Alors, qu’est-ce que ça changeait de vivre avec une anomalie géante de deux mètres quarante ?
La Sœur de deux mètres quarante se comportait étonnamment bien.
Chaque matin, quand je me réveillais, elle s’accroupissait avec la grâce d’une jeune fille bien élevée et m’adressait un grand sourire.
Elle me préparait même à manger.
Et c’était bon, en plus.
Elle s’accroupissait, ses ustensiles ridiculement petits à la main, et parvenait comme par magie à cuisiner de bons petits plats. C’était franchement fascinant.
On disait que la version modifiée de la légende urbaine du Fantôme de deux mètres quarante avait vu le jour de l’autre côté de la mer, au Japon. Mais quel genre de légende urbaine pouvait bien donner naissance à une jeune fille aussi parfaite ?
À quoi bon sang les Japonais pouvaient-ils rêver ?
« Sœur de deux mètres quarante, tu étais en train de cuisiner ? »
【Po~】
Aujourd’hui, cela faisait quatre jours.
Au petit-déjeuner, il y avait du riz, de la soupe miso, du maquereau braisé et une omelette roulée.
Mm, elle s’en était bien sortie.
C’était le petit-déjeuner classique que j’avais mangé lors de mon voyage au Japon. Je n’en revenais pas qu’elle ait réussi à préparer quelque chose d’aussi bon avec le maquereau surgelé qui traînait chez moi.
Le bol de Gari, grand comme une bassine, débordait de poulet bouilli.
Vu tout ce que Gari mangeait, ça avait dû prendre une éternité à préparer. Pas étonnant que j’aie senti cette délicieuse odeur dès l’aube.
« Tu as bien travaillé. »
【Po~】
La Sœur de deux mètres quarante sourit comme si de rien n’était.
Ses cheveux noir d’obsidienne lui tombaient sur la poitrine.
« Oh, tu as de nouveau les cheveux longs aujourd’hui ? »
【Po~】
Le lundi, elle avait les cheveux longs.
Le mardi, elle se faisait une queue de cheval.
Le mercredi, elle portait des couettes.
Le jeudi, elle se faisait une queue de cheval sur le côté.
Le vendredi, elle se tressait les cheveux.
Le samedi, elle les relevait en chignon.
Le dimanche, elle avait un carré. Je n’avais aucune idée de la façon dont elle s’y prenait.
Pour une légende urbaine, elle avait l’air d’avoir ses propres goûts. Elle changeait de coiffure tous les jours. C’était plutôt impressionnant.
« Ça n’a pas été trop difficile de cuisiner ? Tu ne devais pas avoir beaucoup d’ingrédients. »
【Po~ Po, po !】
La Sœur de deux mètres quarante répondit que ce n’était pas un problème, puisque j’avais acheté des ingrédients pour elle.
Depuis que j’avais passé un pacte de familier avec elle, on communiquait plutôt bien.
Il semblait que mes paroles, en tant que maître, parvenaient à mon familier, tandis que les émotions et les pensées de la Sœur de deux mètres quarante me parvenaient faiblement.
Jjaekjjaeki, le moineau familier que je contrôlais grâce à la magie de Decarabia, faisait un peu le même effet.
Je m’étais demandé comment j’allais donner des ordres à un animal incapable de parler. J’étais soulagé que ça marche comme ça.
Piou !
Jjaekjjaeki picorait les noix dans son bol, tandis que Gari piochait du poulet bouilli dans la bassine posée à côté.
Jjaekjjaeki, passe encore, mais Gari, c’était autre chose.
« Je pourrais te donner du poulet cru, tu sais. »
【Po ?】
« Ça ne te donne pas trop de travail ? Gari, le poulet cru, ça t’irait, non ? »
Clac ? Clac !
Gari secoua la tête.
Non, tu préférais le poulet cuit ?
Tu en mangeais combien par repas, au juste ? Tu t’attendais à ce qu’elle te prépare tout ça ?
Avec du matériel pour cuisiner en grande quantité, ce serait peut-être différent, mais la Sœur de deux mètres quarante se donnait vraiment trop de mal comme ça.
Il faudrait qu’on se partage le travail, plus tard.
« Je dois aussi nourrir Jjaekjjaeki… ? »
C’était un fantôme. Est-ce que ça mangeait, au moins ?
J’envisageai de ne pas le nourrir, mais Jjaekjjaeki réagit avec véhémence, comme s’il avait lu dans mes pensées.
Piou ! Piou piou ! Piou piou piou !
Mm, le refus était sans équivoque.
Maintenant que leurs intentions me parvenaient, je comprenais mieux ce que mes familiers aimaient ou n’aimaient pas.
【Po… !】
Pendant le petit-déjeuner, la Sœur de deux mètres quarante me dévisagea de nouveau.
Comment dire ?
Son regard était un peu gênant.
Le Bodhisattva Wolryeong m’avait expliqué que les légendes urbaines du genre obsessionnel, comme le Fantôme de deux mètres quarante, s’accrochaient souvent à une seule personne.
En général, le problème, c’était que leurs victimes mouraient dans d’atroces souffrances, sans un bruit.
La Sœur de deux mètres quarante, légende urbaine transformée par son statut de mème, n’était pas du genre à tuer. Mais que faisait-elle une fois obsédée par quelqu’un ?
Je n’en avais aucune idée.
【Po~ Po ! Poo~ ?】
Au beau milieu du repas, la Sœur de deux mètres quarante me dévisagea encore.
« Euh… »
【Po…】
La Sœur de deux mètres quarante jouait avec ses cheveux, comme si elle attendait quelque chose.
Le nœud que je lui avais donné était joliment noué dans ses longs cheveux raides.
« Ah ! C’est délicieux. »
【Po…】
Pour une raison ou une autre, la Sœur de deux mètres quarante avait l’air abattue et continuait simplement de jouer avec ses cheveux.
* * *
La mission de traque des légendes urbaines fut achevée ce jour-là.
En principe, elle aurait dû nous occuper deux ou trois semaines, mais nous avions éliminé trop rapidement toutes les légendes urbaines dangereuses. Il ne restait donc plus rien à faire.
On devait me verser 450 millions de won : 20 millions pour les frais de base, 380 millions de récompense, et 50 millions de prime supplémentaire pour avoir terminé la mission rapidement.
Quatre cent cinquante millions.
J’avais l’impression que mon rapport à l’argent allait finir par dérailler…
« Bon sang… »
Mais qu’est-ce que j’allais bien pouvoir faire de tout cet argent ?
Bien sûr, quand on avait autant d’argent, il y avait plein de façons de le dépenser. Mais je n’arrivais à penser à rien, alors qu’une somme aussi énorme allait soudainement me tomber dessus.
Ah, en fait, l’argent n’avait pas encore été versé.
J’avais reçu un message de la cheffe d’équipe Joo, de l’Association des Mystiques, mais elle me conseillait de me rendre là-bas et d’y ouvrir un compte, si possible.
« L’Association des Mystiques s’occupe des impôts et dissimule comme il faut l’origine de vos revenus. »
Les revenus d’un exorciste n’étaient pas quelque chose qu’on pouvait déclarer normalement aux impôts.
Si un conseiller fiscal me demandait : « Vous avez gagné plus de 200 millions de won cette année. D’où vient cet argent ? », je n’allais pas lui répondre que je l’avais gagné en exorcisant des fantômes.
Alors les exorcistes truquaient un peu leurs comptes et déclaraient ces sommes comme des revenus ordinaires imposables.
« Attendez, c’est autorisé ? L’Association des Mystiques n’est pas un organisme public ? »
« Ce sont des fonctionnaires, mais… enfin, c’est une organisation secrète, comme le Service national du renseignement. »
En réalité, elle avait été fondée par des gens des services de renseignement. Apparemment, ils avaient donc les mêmes méthodes pour falsifier les documents.
« Quand vous aurez plus d’activité, vous devriez probablement créer une entreprise pour des raisons fiscales. Si vous rejoignez les Cinq grandes lignées, elles s’occuperont de tout. »
Les Cinq grandes lignées étaient de grands groupes privés d’exorcistes.
Comme elles avaient longtemps assuré les exorcismes à la place du gouvernement, elles savaient apparemment aussi gérer toutes sortes de tâches administratives.
À bien y réfléchir, l’Église du Saint Temple de Gangnam faisait partie des Cinq grandes lignées.
Je devrais aller les voir bientôt pour leur demander conseil.
« Bodhisattva, je pensais me rendre à l’Association des Mystiques. Vous pourriez me donner l’adresse ? »
J’obtins l’adresse de l’Association des Mystiques auprès du Bodhisattva Wolryeong.
« L’Association des Mystiques se trouve dans un endroit pareil ? »
J’arrivai à la gare de Séoul.
Apparemment, il y avait une entrée souterraine menant à l’Association des Mystiques.
« Je peux emmener Gari et la Sœur de deux mètres quarante ? »
Clac ?
【Poo~ ?】
Bon, ça devrait aller.
Au sous-sol de la gare de Séoul, entre les quais un et deux, se trouvait un passage de secours indiqué « Réservé au personnel », près d’un vieux panneau publicitaire.
Je le touchai légèrement. Il s’ouvrit sans résistance. Même quand j’entrai, personne autour de moi ne me remarqua.
On m’avait dit qu’il existait des techniques de barrière qui brouillaient la perception des gens. Il semblait qu’on en ait installé une ici.
À l’intérieur, des machines et des gens se côtoyaient.
Il y avait des caméras de vidéosurveillance, des lecteurs biométriques et même des postes de contrôle comme ceux qu’on trouvait couramment dans les aéroports.
Je déposai mon téléphone, ma Lame spirituelle et le reste de mes affaires avant de passer le contrôle. Le personnel les inspecta, puis hocha la tête.
Alors que je m’enfonçais dans le bâtiment, un agent de sécurité chargé de la dernière inspection me lança d’un ton blasé :
« Veuillez présenter votre laissez-passer. »
« Bien sûr. Sœur de deux mètres quarante, le nœud. »
【Po…】
La Sœur de deux mètres quarante hésita un instant avant de me tendre le nœud qu’elle portait dans ses cheveux.
Apparemment, c’était le laissez-passer qui me permettait d’entrer dans l’Association des Mystiques.
Le personnel de sécurité sursauta quand je pris le nœud que me tendait la Sœur de deux mètres quarante et qu’il apparut soudain dans les airs.
« Vous… vous commandez un shikigami ? »
« Hein ? Ah, oui. »
« Les shikigami doivent obtenir un laissez-passer distinct et réussir un test de sécurité. »
Il y avait une procédure pour ça ?
Pris au dépourvu par cette formalité à laquelle je ne m’attendais pas, je fus pourtant incapable de faire fléchir l’agent.
« Vous ne pouvez pas entrer sans laissez-passer. »
« Vraiment ? Alors, où est-ce que je peux en obtenir un ? »
« Vous devez demander un test de quarantaine distinct… Hein, un Nœud noir ?! »
L’agent de sécurité aperçut alors le nœud dans ma main et se leva d’un bond.
« N-Nous allons vous escorter à l’intérieur ! »
« Hein ? Vous venez de dire qu’il me fallait un laissez-passer distinct… »
« Je n’ai pas reconnu un invité de marque ! Je vais vous conduire à l’intérieur ! »
Un invité de marque ? Depuis quand j’en étais un ?
…
…
…
« Ouah… un Nœud noir. C’est la première fois que j’en vois un. »
« Je croyais que le rang des nœuds ne dépassait pas celui du Nœud d’Azur. »
Le personnel du contrôle s’agita dans tous les sens.
Ce n’était pas étonnant.
Les nœuds, qui servaient aussi de laissez-passer à l’Association des Mystiques, étaient répartis en cinq rangs.
Le plus bas était le Nœud blanc.
C’était le nœud remis aux débutants qui venaient d’entrer dans ce monde.
Après avoir acquis de l’expérience et fait leurs preuves, ils pouvaient être promus au rang de Nœud rouge.
Venait ensuite le rang du Nœud d’Azur. Pour l’obtenir, il fallait avoir mené à bien de nombreuses missions de l’Association des Mystiques, dont au moins trois de grade deux ou supérieur.
Puis venait le Nœud noir.
À partir de ce rang, seuls quelques-uns des praticiens les plus célèbres de Corée en recevaient un.
C’était une preuve de compétence accordée aux praticiens classés entre le quasi-grade un et le grade un.
Le rang le plus élevé était le Nœud jaune, mais il s’agissait d’un rang administratif réservé aux chefs des Cinq grandes lignées et aux plus hauts responsables de l’Association.
En pratique, le Nœud noir était donc le rang le plus élevé.
« C’est qui, lui ? Je ne l’ai jamais vu. »
« La plupart des détenteurs d’un Nœud noir sont des gens dont l’existence même est classée secrète. Des petits poissons comme nous n’ont probablement même pas l’autorisation de les approcher. »
« Ouf… Alors, ce visage innocent, c’était du cinéma ? Enfin, un détenteur du Nœud noir sait forcément qu’il faut un laissez-passer pour les shikigami. »
Tous les détenteurs d’un Nœud noir étaient soit fous, soit excentriques.
Si le personnel de sécurité ne s’en était pas rendu compte, le visiteur aurait pu se venger d’eux pour avoir osé lui demander un laissez-passer.
Comprenant qu’ils avaient frôlé la mort, les agents de sécurité poussèrent plusieurs soupirs de soulagement.
* * *
Après avoir passé le contrôle de sécurité, je pris un ascenseur qui descendit pendant ce qui me sembla une éternité.
Plus nous descendions, plus j’étais ébahi par l’immensité des installations.
Vous voyez ces films où un agent secret en noir travaille pour une organisation secrète chargée de gérer les extraterrestres ?
Petit à petit, de vastes installations souterraines, dignes de ces films, se dévoilèrent à mes yeux.
« Waouh… »
« V-Vous avez besoin de quelque chose ? »
« Hein ? Non. »
L’agent de sécurité, qui avait eu l’air blasé tout à l’heure, était désormais extrêmement prudent.
Ce nœud était vraiment si impressionnant ?
Je croyais que Madame Park me l’avait simplement donné.
« Q-Que venez-vous faire ici aujourd’hui ? »
« Ah, eh bien… »
« Ah ! P-Pardon ! Je ne me permettrais pas de m’enquérir des motifs d’un invité de marque ! »
Laissez-moi parler, vous voulez bien… ?
L’agent de sécurité était plus que prudent. Il se montrait presque soumis, et j’en venais à avoir pitié de lui.
C’était peut-être parce qu’il était fonctionnaire. Il avait l’air terrifié à l’idée de recevoir une réclamation.
« Je viens toucher la récompense de ma mission et ouvrir un compte. J’aimerais aussi prendre d’autres missions pendant que j’y suis. »
« J-Je vois ! Je vais vous conduire à un guichet où vous pourrez régler vos opérations bancaires ! »
« En personne ? »
« Bien sûr ! Je ferai tout mon possible pour que vos démarches se déroulent sans encombre ! »
Il allait faire tout ça pour moi ?
Ce nœud était une sorte de carte VIP ?
Quoi qu’il en soit, l’Association des Mystiques, que je visitais pour la première fois, était bien plus vaste que je l’avais imaginé. Je craignais de m’y perdre.
Puisqu’il me proposait de me guider, je décidai d’accepter avec gratitude.
« Je vous en prie. »
« C’est un honneur de vous servir ! »
Je suivis l’employé, qui se montrait bien trop serviable.
L’Association des Mystiques avait bâti tout un monde souterrain, avec des guichets bancaires distincts où l’on s’occupait des ouvertures de compte et des questions fiscales.
Il y avait sans doute une raison à cela : la file d’attente était longue. Le numéro appelé avait plus de cent personnes de retard.
« Il y a beaucoup de monde. »
« C’est la période de déclaration de l’impôt sur le revenu global… »
C’était une raison plus terre à terre que ce à quoi je m’attendais.
« Ce n’est pas grave. Un invité de marque n’a pas à faire la queue. »
« Hein ? »
L’employé me conduisit au deuxième étage de la banque.
Il y avait un guichet VIP séparé. Dès que j’entrai, les employés s’inclinèrent si bas que leurs têtes faillirent toucher le sol.
« Bienvenue, monsieur. »
« Que pouvons-nous faire pour vous ? »
« Cet invité de marque souhaite ouvrir un compte. Occupez-vous-en immédiatement. »
« Un Nœud noir… ! Oui ! Bien sûr ! Nous allons nous en occuper tout de suite ! »
Qu’est-ce qui se passait ?
« Monsieur, souhaitez-vous que la récompense soit versée sur ce compte ? »
« Oui… faites-le tout de suite, s’il vous plaît. »
« Certainement. Votre demande de versement de 450 millions de won a été enregistrée. Voilà, le virement a été effectué. »
Aussi vite ?!
« Ça a été vraiment rapide. »
« Le guichet VIP est ouvert vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Vous pouvez venir quand vous le souhaitez. »
On me dit aussi qu’ils appliquaient un régime fiscal souple aux détenteurs d’un Nœud noir.
Un expert qui avait l’air d’être conseiller fiscal arriva et m’expliqua qu’il pouvait traiter jusqu’à dix milliards de won. Il m’aida même à créer une entreprise pour blanchir l’argent.
Le gouvernement avait vraiment le droit de faire ça… ?
« Bien, passons au guichet suivant ? »
« Ah, oui… »
La prochaine étape était le guichet des missions de l’Association des Mystiques.
La dernière fois, j’avais participé grâce à l’entremise du Bodhisattva Wolryeong, mais cette fois, je pouvais choisir et accomplir les missions moi-même.
Quelles sortes de missions y avait-il ?
Comment était organisé l’écosystème de ce monde ?
J’aurais préféré éviter de me retrouver entraîné dans des missions dangereuses, mais je ne pouvais pas m’empêcher d’être curieux.
J’allais commencer par consulter les missions les plus faciles…
« Ce serait bien trop insignifiant pour un invité de marque comme vous, non ? »
« Hein ? »
« Voici les missions de grade deux ou supérieur, réservées aux véritables experts. Je vais vous y conduire immédiatement ! »
« Euh… »
Ce n’était pas du tout ce que je voulais.
J’étais venu pour faire des trucs du genre tuer dix champignons orange ou ramasser des herbes.
Avant même que je m’en rende compte, on m’avait de nouveau conduit au deuxième étage.
Contrairement au premier étage, très animé et rempli de missions ordinaires, le guichet du deuxième étage était remarquablement calme. Il ne proposait que des missions à haut risque.
Quelques personnes portant des Nœuds d’Azur me dévisagèrent avec une curiosité manifeste.
« Par ici, je vous prie. »
On ne me fit même pas prendre de ticket avant de me conduire directement au guichet VIP.
Un employé qui semblait être chef d’équipe m’attendait déjà à l’intérieur.
« Bienvenue, Bodhisattva Gari. Nous vous attendions. »
L’employé avait dû les prévenir par radio et les contacter à l’avance.
Le traitement VIP réservé aux détenteurs d’un Nœud noir était vraiment intense…
« Nous avons préparé des missions qui devraient convenir au Bodhisattva Gari. Voulez-vous y jeter un œil ? »
« Ah, oui… »
Les missions étaient disposées comme le menu d’un restaurant gastronomique chic.
[Catalogue des missions à haut risque pour les praticiens de grade deux ou supérieur]
Mission n° HK-009
《Mise en quarantaine du quai 7 du port d’Incheon》
Lieu : Jung-gu, ville métropolitaine d’Incheon
Classification : Immigration clandestine / Espèce non humaine / Sécurité à haut risque
Description : Enquête sur l’entrée illégale d’un non-humain de haut rang. Risque élevé d’affrontement avec des demi-humains de grade deux.
Mission n° HK-031
《Soutien à l’enquête sur les meurtres en série de Hwagok-dong》
Lieu : Hwagok-dong, Gangseo-gu, Séoul
Classification : Espèce non humaine / Administration / Dissimulation
Description : Soutien et dissimulation pour l’équipe enquêtant sur des meurtres en série provoqués par des phénomènes mystiques.
Mission n° HK-063
《Renouvellement du scellement du Seigneur de la Montagne sur le territoire du mont Taebaek》
Lieu : Non divulgué, région du Gangwon
Classification : Scellement / Espèce ancienne / Catastrophe
Description : Un sceau créé par un praticien spécialisé des barrières, de grade spécial et non agréé, à la fin de la période Joseon, s’est affaibli. Des chang-gwi sèment le chaos. L’équipement et les préparatifs nécessaires seront fournis.
Rien que les termes employés avait de quoi inquiéter.
Elles avaient toutes l’air dangereuses…
À ce moment-là, Gari tapota quelque chose avec ses dents.
« Hum ? »
Clac !
Gari claqua des dents en direction d’une page en particulier.
Mission n° HK-011
《Suspicions d’infiltration d’un démon des rêves dans les boîtes de nuit d’Itaewon : enquête et élimination》
Lieu : Quartier d’Itaewon, Yongsan-gu, ville spéciale de Séoul
Classification : Espèce non humaine / Démon des rêves / Infiltration sous couverture
Description : Cinquante-trois disparitions au cours des huit derniers mois. Des traces d’un démon des rêves ont été découvertes. Infiltrez les boîtes de nuit pour enquêter et l’éliminer.
Note spéciale : Comme il s’agit d’un serviteur d’Asmodée, le trente-deuxième des soixante-douze démons, il est recommandé de faire appel à un exorciste de haut rang ou à de l’eau bénite.
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