Chapitre 116
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Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
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Chapitre 116 : La grande évasion d’Aoji (3)
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Neuf heures précises.
Presque toutes les chaînes de télévision sud-coréennes affichèrent la même bannière d’édition spéciale.
[Dernière minute] Des signes d’évasion massive dans la Zone de contrôle spéciale d’Aoji, en Corée du Nord
Au moins plusieurs centaines de personnes portées disparues… Les autorités nord-coréennes ignorent où elles se trouvent.
Le présentateur avait le visage grave.
D’ordinaire, le journal du soir commençait dans la bonne humeur, avec un sourire. Mais jusqu’au début de l’émission, il ne cessa de relire son texte.
« Chers téléspectateurs, nous avons une nouvelle urgente à vous annoncer. »
L’écran changea.
Des images satellite du territoire nord-coréen longeant le Fleuve Tumen. Un endroit était encerclé en rouge.
La scène était inconnue du grand public, mais le nom, lui, ne l’était pas.
[Zone de contrôle spéciale d’Aoji.]
L’endroit de ce mème où l’on vous envoyait si vous étiez pris en train de fuir la Corée du Nord ou accusé d’être un réactionnaire.
En Corée du Sud, ce n’était qu’un mème. Mais, en Corée du Nord, ce nom avait un tout autre poids.
Comment cet endroit avait-il bien pu faire la une des journaux ?
« Nous avons détecté des signes indiquant qu’un grand nombre de personnes ont disparu des camps de prisonniers politiques et des zones de contrôle spéciales de la région d’Aoji, dans la province du Hamgyong du Nord, en Corée du Nord. »
La tension envahit le studio.
Le reportage qu’ils s’apprêtaient à présenter portait sur un événement sans précédent dans l’histoire des deux Corées.
« Selon les informations confirmées jusqu’à présent, au moins trois cents personnes auraient disparu. »
Une évasion massive impliquant des centaines de personnes. Une fuite sans précédent.
Mais ce n’était pas tout.
« Après l’incident initial, le directeur du camp, des fonctionnaires et même les forces chargées de la garde de l’établissement auraient fait défection à leur tour. Ils semblent avoir traversé le Fleuve Tumen pour rejoindre la préfecture autonome de Yanbian. Beaucoup seraient armés, et la Sécurité publique chinoise a lancé une enquête de grande ampleur… »
Les prisonniers s’étaient évadés en masse.
Puis le directeur et les fonctionnaires, terrifiés à l’idée d’être tenus pour responsables, avaient pris la fuite. Ensuite, même les soldats avaient déserté en bloc.
« Il a également été confirmé que certains ont réquisitionné des véhicules pour se rendre au consulat général de Corée du Sud à Shenyang. Les agents du Département de la Sécurité d’État arrivés par la suite auraient eux aussi fait défection les uns après les autres. »
À cet instant, un intervenant sur le plateau laissa échapper un rire incrédule.
« C’est… seulement possible, ça ? »
L’autre présentateur semblait tout aussi abasourdi, mais se reprit rapidement.
« Pour l’instant, nous n’avons pas encore déterminé précisément comment ni par quels moyens cela s’est produit. »
« Si des centaines de personnes se sont évadées, il devrait forcément y avoir des traces près du Fleuve Tumen. On a retrouvé les forces de garde ; alors, pourquoi n’a-t-on retrouvé que les détenus ? »
« La Sécurité publique chinoise mène son enquête, mais n’a pas communiqué d’informations précises, ce qui complique notre compréhension de la situation. Des experts pensent que des services de renseignement pourraient être impliqués… »
« Le Service national du renseignement ? »
« …Rien n’a été confirmé. »
Les alertes continuèrent de tomber.
[Urgent] La Corée du Nord relève le niveau d’alerte autour de la Zone de contrôle spéciale d’Aoji.
[Dernière minute] Des renforts nord-coréens déployés le long du Fleuve Tumen.
[Exclusif] Plusieurs bâtiments du centre de détention d’Aoji retrouvés entièrement vides.
[Expert] « Une situation sans précédent, même en Corée du Nord. Kim Jong Un est furieux. »
[La grande évasion d’Aoji : comment était-ce possible ?]
[Des prisonniers politiques nord-coréens disparaissent.]
[Où sont les trois cents transfuges évadés ?]
Des journaux télévisés aux portails en ligne, l’affaire qui avait embrasé la péninsule coréenne et la Chine continentale faisait tout autant parler d’elle sur Internet.
jbl339 :
Ils disent que 342 personnes se sont évadées. C’est crédible, ça ?
KimXX :
Le bon sens dit que c’est impossible. Mais on dirait le scénario d’un film.
dd :
C’est pas évident que c’est le Service national du renseignement ? On dirait qu’ils ont monté une opération d’évasion massive exprès.
anon :
Et si ça avait foiré ? Le risque aurait été dingue s’ils s’étaient fait prendre. À la place du président, jamais je n’aurais approuvé une opération aussi folle.
jbl339 :
Mais le plus drôle, c’est que le directeur s’est barré avec sa famille, lol.
NK-shitpert :
J’aurais fait pareil. À cette échelle, tous les responsables se seraient fait envoyer aux canons antiaériens les uns après les autres.
anon :
Même les agents du Département de la Sécurité d’État venus enquêter ont fait défection, lol.
Et c’est ainsi que les transfuges nord-coréens évadés d’Aoji disparurent sans laisser de traces.
Alors que des dizaines de soldats de l’Armée populaire coréenne et d’agents du Département de la Sécurité d’État avaient réussi à faire défection ou s’étaient fait capturer, on n’avait aucune nouvelle des 342 transfuges.
* * *
« Je vous servirai loyalement, grand frère, avec tout le patriotisme dont je suis capable ! »
C’était le lendemain des joyeuses retrouvailles de Cha Hyeran avec ses parents.
« Non, je ne t’ai pas aidée pour que tu me sois loyale. »
« Comment le pourrais-je ? Même un animal est fidèle à son maître. Je ne suis pas une ingrate. »
« D’accord. Je vais considérer que je t’ai embauchée. »
Le Service national du renseignement s’occuperait des parents de Cha Hyeran pour le moment.
Nous aiderions discrètement le grand nombre de transfuges que nous avions fait venir à s’adapter à la société sud-coréenne.
Cette évasion d’une telle ampleur risquait de provoquer la Corée du Nord.
Après tout, on aurait dit que les services de renseignement sud-coréens avaient saboté un camp de prisonniers politiques nord-coréen.
« À votre avis, quand vos parents seront-ils libérés ? »
« Ils ont dit qu’ils seraient interrogés par le Service national du renseignement, puis suivraient une formation au Centre d’aide à la réinstallation de Hanawon avant d’être libérés. »
« Ils devront aussi découvrir la société sud-coréenne. Et vous, mademoiselle Cha Hyeran ? »
« …J’ai été formée à l’avance, puisque j’étais un agent envoyé pour infiltrer le Sud. »
Elle avait eu de la chance de ne pas se faire embarquer par le Service national du renseignement.
À vrai dire, l’Association des Mystiques l’avait couverte.
Ri Gicheol et les autres sorciers nord-coréens étaient tous morts, tandis que Cha Hyeran s’était montrée extrêmement coopérative.
Une personne pratiquant la sorcellerie nord-coréenne leur était pratiquement tombée toute cuite dans le bec ; ils semblaient donc vouloir s’occuper d’elle eux-mêmes.
« Ils ont dit qu’ils me convoqueraient de nouveau bientôt. Je devrais coopérer ? »
« Bien sûr. Quand le gouvernement te demande de faire quelque chose, en général, tu le fais. Pourquoi chercher les ennuis sans raison ? »
« Dans ce cas, je ferai ce que vous me direz. »
« Ce n’est pas un ordre, cela dit. »
Quoi qu’il en soit, l’Association des Mystiques décida que je me porterais garant de Cha Hyeran.
« Si certains transfuges n’ont pas de travail, dites-leur de venir bosser dans une de mes entreprises. C’est une société bidon que j’utilise de toute façon pour réduire mes impôts, alors ils pourront y glander tranquillement. »
« Vous ne devriez vraiment pas dire ça à un fonctionnaire… »
La plupart des 342 personnes secourues à Aoji avaient été classées comme prisonniers politiques pour leurs idées.
Autrement dit, il s’agissait de chrétiens, de personnes prises à consommer des médias sud-coréens et de commerçants capitalistes qui vendaient illégalement sur les marchés.
« Prisonnier politique pour ses idées », ça sonnait grandiose, mais c’étaient en réalité des gens ordinaires que les puissants de Corée du Nord avaient enfermés parce qu’ils leur déplaisaient.
Ils avaient longtemps souffert dans des camps infernaux. J’espérais qu’ils s’adapteraient bien à la vie en Corée du Sud.
« Il n’y avait pas qu’un seul camp. On devrait en attaquer quelques autres ? »
« …Si vous agissez aussi ouvertement, la Corée du Nord ripostera. »
« Tu veux dire qu’on a trop peur de ces bâtards rouges pour répandre l’Évangile de Dieu ? En tant que chrétiens, c’est absolument inacceptable. »
« Hé. C’est une chose à dire à un pasteur, ça ? »
Le pasteur Go soupira avant de donner son avis.
« Si nous n’avons pas pu mener cette évasion au grand jour, c’est notamment pour protéger l’identité du pasteur Jo, qui organise les passages de transfuges. Si elle est révélée, il lui sera difficile de poursuivre son travail. »
« Et Archevêque Alexei aussi. »
« Ce contact est un canal secret que nous seuls connaissons. Nous devrions le préserver aussi longtemps que possible. »
Cela ne voulait pas dire pour autant que nous devions renoncer pour toujours.
« Ce ne serait pas mal de lancer une opération de sauvetage chaque fois que le délai de récupération le permet. Qu’est-ce qu’on en a à foutre si ça emmerde ces bâtards nord-coréens ? »
« Oh, fidèle à vous-même, pasteur Go. Vous avez un petit côté agressif, mine de rien. »
Je le savais depuis qu’il s’était mis à fabriquer des armes lourdes complètement délirantes.
Il devait y avoir un brasier ardent caché dans le cœur de cet homme.
« Bref. Une cinquantaine des gens que nous avons fait venir sont chrétiens. Si nous les accueillons tous à l’Église du Saint Temple de Gangnam, ça attirera l’attention. Nous avons donc décidé de les répartir dans plusieurs églises affiliées. »
Quoi qu’il en soit, l’Église du Saint Temple de Gangnam partagerait la responsabilité des personnes que nous avions fait venir de Corée du Nord en Corée du Sud.
Ils avaient été emmenés parce qu’ils croyaient en Jésus et considérés comme des réactionnaires. Ils iraient donc aussi à l’église en Corée du Sud. Grâce au réseau de l’Église, ils pourraient trouver du travail et des possibilités de poursuivre des études.
Notre Église proposait déjà des programmes pour les transfuges nord-coréens ; cela ne paraîtrait donc pas étrange aux yeux des autres.
« Je vais faire un don. Dix milliards de won, ça suffira ? »
« Deux cents millions par personne ? C’est un peu excessif. »
« Utilisez le reste pour d’autres bonnes causes. »
C’était l’argent qui ne me manquait pas, alors autant en donner une partie.
« Ne donnez pas tout d’un coup. Faites des dons chaque année, selon les besoins. Ce sera aussi mieux pour les impôts. »
« Comme on pouvait s’y attendre d’un expert. »
Quoi qu’il en soit, l’affaire de la grande évasion d’Aoji commençait enfin à se régler.
« Mais où est Pasteur Park ? Je ne peux pas m’empêcher de me dire qu’on a peut-être fait trop de dégâts pendant son absence. »
« Nous avons fait une bonne action, alors il ne nous grondera sans doute pas. Pasteur Park devrait bientôt rentrer, lui aussi… »
* * *
À la périphérie de Belgrade, en Serbie.
De vieilles fermes et des entrepôts abandonnés étaient éparpillés sur une colline, au loin, où les lumières de la ville se répandaient faiblement.
Une seule petite maison de briques était éclairée d’une lueur tamisée.
Pasteur Park s’était rendu dans cette maison ordinaire en compagnie du cardinal Rosinald.
« Bonjour, Pasteur Park. »
Un colosse, haut comme un lampadaire, les attendait à l’entrée.
Il mesurait dans les cent quatre-vingt-dix centimètres. Ses épaules larges et sa musculature se devinaient même sous sa robe de prêtre.
Les profondes cicatrices qui lui balafraient le visage lui donnaient plutôt l’allure d’un mercenaire aguerri.
Sans le chapelet autour du cou, personne ne l’aurait pris pour un prêtre.
« Tiens, ça fait longtemps, père Gabriele. »
« Oui. Je suis soulagé de voir que vous allez bien. »
L’homme s’appelait Gabriele Santoro.
C’était un paladin de l’Ordre du Temple contemporain.
Autrement dit, le meilleur combattant du Bureau du Vatican chargé de lutter contre les menaces monstrueuses.
Pasteur Park avait travaillé avec lui à plusieurs reprises.
Même vingt ans plus tôt, quand Pasteur Park manquait encore d’expérience.
« J’ai entendu dire qu’il s’agissait d’une possession démoniaque. Mais ce n’est pas votre fort, ce genre de chose, père Gabriele, non ? »
« Je suis quand même prêtre, vous savez. »
« Je vous voyais plutôt du genre à tout fracasser. Vous ne faisiez que tabasser des vampires et des loups-garous à mort. »
« Hahaha ! »
Le cardinal Rosinald s’interposa entre les deux hommes, qui échangeaient des banalités.
« Nous n’avons pas le temps. Allons droit au but. »
Le sourire disparut du visage des deux hommes.
« La fille possédée par le démon est à l’étage. »
« Comment va-t-elle ? »
« Cela fait environ deux mois. Son état est plus grave que prévu. Le démon a déjà pris possession de son corps et de son esprit. »
Le sourcil de Pasteur Park tressaillit.
« Deux mois, c’est dangereux. »
Tous trois avancèrent dans la maison en poursuivant leur conversation.
L’intérieur de la vieille ferme était très propre. Il y avait peu de meubles, et les murs étaient couverts d’images saintes et de crucifix.
Le chef de cette famille pieuse avait dû faire beaucoup d’efforts.
Ou peut-être un prêtre du coin était-il venu après avoir reçu le signalement d’un paroissien.
Les trois hommes gravirent l’escalier.
Une marche.
Deux marches.
Plus ils montaient, plus l’air changeait.
Comme si cet espace était coupé du reste du monde.
« Votre Éminence… »
« Veuillez reculer. »
Le prêtre qui attendait devant la porte de l’étage s’inclina profondément, puis redescendit.
Il avait dû comprendre instinctivement que la situation dépassait ses capacités.
La porte s’ouvrit et une odeur épouvantable se répandit dans le couloir.
N’importe qui aurait fait la grimace, mais les trois hommes connaissaient bien cette odeur.
Les serviteurs du mal auxquels ils avaient affaire empestaient toujours ainsi.
Une fille était allongée sur le lit.
Les bras attachés par une corde, elle fixait les trois personnes qui venaient de pénétrer sur son territoire.
Elle n’avait que quinze ans.
Dès qu’il la vit, Pasteur Park ôta son chapelet et le posa sur sa poitrine.
« Kyaaa ! »
La fille réagit aussitôt.
Non, c’était la chose en elle qui réagissait.
Elle se débattit et se tortilla à la présence du chapelet, faisant trembler le lit.
Pasteur Park claqua la langue.
« Donc, ce n’est pas qu’il est incapable de prendre le contrôle du corps de la fille. Le chapelet de Pierre suffit à peine à le contenir. »
« Le chapelet de saint Pierre ? Il n’était pas avec Pasteur Kim… »
« Je l’ai retrouvé récemment. Je l’avais donné à quelqu’un, mais je l’ai emprunté de nouveau pour l’occasion. »
Ces mots rendirent les deux autres hommes graves.
Les reliques sacrées liées aux douze apôtres de Jésus comptaient parmi les objets chrétiens les plus vénérés.
Le fait que le démon puisse encore se débattre alors qu’un tel chapelet reposait contre lui signifiait qu’il ne s’agissait pas d’un démon ordinaire.
Autrement dit, le démon pouvait prendre entièrement possession du corps de la fille à tout moment.
« Père. »
La fille se débattait et ouvrit la bouche.
« Pourquoi serais-je votre père ? »
« Je ne vous parlais pas, vieux pasteur. Vous n’êtes toujours pas mort. »
Son visage était pâle.
Ses lèvres étaient exsangues.
Ses yeux noirs n’avaient même pas de blanc.
« Gabriele Santoro. Cardinal Rosinald de Luca. Les vôtres s’accrochent à la vie depuis très longtemps. Vous manquez vraiment de talents à ce point ? »
« Ouais, c’est vrai. Nous aussi, on en souffre. Et toi, tu as contribué à quoi ? »
« Kihihit ! »
Pendant que Pasteur Park parlait avec la chose qui habitait la fille, le père Gabriele et le cardinal Rosinald disposaient habilement les objets sacrés.
Ils aspergèrent la pièce d’huile, allumèrent de l’encens et ouvrirent la Bible.
Ils préparèrent l’exorcisme avec une rapidité et une précision mécaniques.
Comme s’ils n’avaient nullement l’intention de prêter l’oreille aux murmures pernicieux ni aux tentations.
« Révèle ton nom. »
L’exorcisme commençait.
Mais la réaction du démon fut inattendue.
« Mon nom ? »
La voix de la fille changea.
Un son grotesque, comme si des dizaines de voix parlaient en même temps. Ce n’était ni une jeune fille ni un vieil homme.
« Vous essayez de soumettre les choses en leur donnant un nom. »
Les lumières de la pièce vacillèrent.
« Démon, diable, ange déchu. Très bien. Je vous donnerai le nom que vous cherchez. Je suis le désespoir cruel, la malveillance impitoyable et la perte qui tourmente. Je suis l’ennemi de Cahetel et l’autre face de l’archer vêtu de vert. »
« … »
Il avait avoué bien trop facilement.
Malgré tout, les trois hommes démêlèrent rapidement les paroles du démon.
L’archer vêtu de vert désignait Leraje, l’un des soixante-douze démons.
Un démon frère, associé à Leraje, et l’ennemi de Cahetel, un ange du Shemhamphorash.
« Barbatos ? »
Le huitième démon le plus puissant des soixante-douze.
Le grand démon Barbatos.
【Exactement ! Maintenant, allez-vous prononcer mon nom et m’expulser au nom du Père ?】
« …Quel est ton but ? Pourquoi coopères-tu autant ? »
【Une déclaration de guerre ! Transmettez-la au roi que vous cachez ! Au dernier roi de la longue lignée des rois ! Le cheval noir de l’Apocalypse va venir ! Il ressuscitera le dieu réduit à l’état de roi !】
« … !! »
À cet instant, le sol trembla.
Les trois hommes se précipitèrent vers la fenêtre.
« Oh… Seigneur. »
Le cardinal soupira.
Pasteur Park et le père Gabriele virent eux aussi la colonne rouge sombre qui s’élevait vers le ciel.
« La transformation en Site de mauvais augure… »
La fille possédée par le démon n’avait été qu’un leurre pour détourner leur attention.
Un sort maléfique qui corrompait un nœud de dragon et transformait la terre en Site de mauvais augure.
Boum !!
Au même moment, une autre colonne s’éleva.
Boum !
Puis une autre.
Boum !
Et encore une autre.
« Quatre ? »
Quatre transformations en Site de mauvais augure à la fois ?
À cet instant, la pire éventualité traversa l’esprit des trois hommes.
« Un Site maléfique ? »
【Le roi… viendra.】
Barbatos ricanait, comme pour se moquer d’eux.
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