Chapitre 102
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Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
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Chapitre 102 : Soumettre le Seigneur de la Montagne (3)
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La force alliée, partie du pied de la montagne, se regroupa après avoir établi un camp à mi-pente.
Maître Seon Unjeong avait l’air d’avoir livré une bataille acharnée. Sa robe, autrefois impeccable, était maculée en plusieurs endroits.
« Quelles sont vos pertes ? »
Maître Seon Unjeong secoua la tête à la question du Seigneur Choi.
« Hyegak, disciple de première génération, a été tué, et plusieurs autres disciples ont été blessés ou tués. »
« Quelle tragédie… Tss, tss… »
Cheonghak avait également subi de lourdes pertes.
Le ninja Chang-gwi avait discrètement dévalé la montagne et les avait attaqués par-derrière.
Tous les regards se tournèrent vers le Bodhisattva Demoiselle Dragon, chef de la Société du Lotus Noir.
« Comment s’en est sortie la Société du Lotus Noir ? »
« Plusieurs Dieux-Dragons sont devenus des Chang-gwi et ont dû être exorcisés. Mais est-il seulement possible de transformer des fantômes en Chang-gwi ? »
« Je n’avais jamais entendu parler de ça. On le disait tigre parmi les tigres, mais il pouvait aussi faire ça ? »
Ils venaient d’apprendre que le Seigneur de la Montagne pouvait même commander aux fantômes en les transformant en Chang-gwi.
Cheonghak et la Secte du Diamant, qui comptaient avancer avec les fiers Dieux-Dragons de la Société du Lotus Noir, en furent consternées.
« Mais vous avez repoussé le Seigneur de la Montagne ? »
« Oui, grâce au grand frère de Gari, le Bodhisattva. »
Bang Seoryeong raconta leur affrontement contre le Seigneur de la Montagne.
Le Seigneur de la Montagne s’était enfoncé au cœur de nos rangs, déterminé à s’en prendre à Bang Seoryeong. Elle et moi l’avions repoussé.
« J’avais entendu dire que vous étiez assez doué pour recevoir un Nœud noir du laïc Park, mais je ne pensais pas que vous l’étiez à ce point. »
« Sans les talents de Baek-gunja, nous aurions eu des ennuis. »
« Que fait-on ? On continue comme prévu ? »
Le Seigneur Choi et Maître Seon Unjeong réfléchirent à la question de Bang Seoryeong.
« Laïc Gari, quelles seraient vos chances contre le Seigneur de la Montagne ? »
« Hmm… Dans un combat frontal, je pense que je gagnerais sans trop de mal. »
« Quelle assurance ! Et vous avez de quoi la justifier. »
Maître Seon Unjeong acquiesça et poursuivit :
« Mais ce tigre rusé n’a pas l’intention de nous affronter de face. On l’a bien vu à la vitesse à laquelle il a fui dès que la situation a tourné à son désavantage. »
« Quiconque se prétend seigneur d’une montagne devrait avoir la force de déraciner les monts et un esprit capable de dominer le monde. Pourtant, cette bête nous flatte de paroles mielleuses et complote comme un vil traître. »
« Vieux, je te le dis chaque fois, mais tu parles vraiment trop. »
« Tss ! Écoute bien et considère cela comme une leçon, Bodhisattva Demoiselle Dragon. »
Quoi qu’il en soit, je ne perdrais pas dans un combat direct.
À vrai dire, l’issue était décidée depuis le début.
L’armée japonaise n’avait-elle pas réussi à sceller le Seigneur de la Montagne ?
Même s’il était puissant, si les humains s’y mettaient vraiment et mobilisaient une armée, ils finiraient bien par le soumettre d’une manière ou d’une autre.
« Le problème, c’est que nous subirons trop de pertes. Si on continue comme ça, plusieurs personnes risquent de mourir. »
« C’est précisément le problème. Nous avons donc deux possibilités. »
Nous pouvions continuer à avancer lentement sur la montagne, comme nous l’avions fait jusque-là.
Ou former une unité d’assaut spéciale et soumettre le Seigneur de la Montagne.
« Une unité d’assaut spéciale ? »
« La méthode resterait la même qu’avant. Nous occuperions la montagne petit à petit et repousserions les Chang-gwi qu’il commande. »
« Mais le vrai plan consisterait à envoyer une unité d’élite s’infiltrer derrière lui pour le soumettre. Réparer ouvertement la route de planches, traverser en secret à Chencang. »
« C’est la huitième des Trente-Six Stratagèmes. »
Si je me souvenais bien, cela signifiait faire semblant de réparer une route tout en s’introduisant par une autre.
« Exactement ! Comme on pouvait s’y attendre de Baek-gunja : vous entendez une chose et en comprenez dix ! »
« Vous vous entendez vraiment bien, tous les deux. Je n’ai jamais vu quelqu’un s’entendre aussi bien avec ce vieux. »
« Non, pas à ce point… »
« Bodhisattva Demoiselle Dragon, ne vous laissez pas égarer par la jalousie et l’envie. Baek-gunja et moi nous comprenons sans avoir besoin de parler. Baek-gunja en déduit trois autres à partir d’une seule chose, et nous communiquons même sans nous servir des mots. »
« …Vous comprenez vraiment tout ça ? »
« Eh bien… Il ne rend pas les choses si compliquées. »
Nous décidâmes finalement de former une unité d’assaut spéciale pour soumettre le Seigneur de la Montagne.
Nous étions d’accord : mieux valait cela que de laisser plusieurs personnes mourir.
Le problème, c’étaient les sorciers nord-coréens.
« Nous participerons également à cette opération. »
Bang Seoryeong pencha la tête en entendant Ri Gicheol.
« Vous en êtes vraiment obligés ? C’est une mission assez dangereuse. »
Pendant que le gros des troupes progresserait vers le sommet, l’unité d’assaut spéciale se faufilerait derrière le Seigneur de la Montagne pour l’attaquer.
Cela paraissait simple, mais c’était en réalité le rôle le plus dangereux.
Il était tout naturel de s’étonner que les sorciers nord-coréens se portent volontaires.
« Les Chang-gwi sont descendus et ont tué quatre-vingts citoyens de la République. En tant que guerriers de la République envoyés ici sur ordre spécial du Parti, ne devrions-nous pas les venger ? »
« … »
Nous finîmes par accepter la proposition de Ri Gicheol.
Après tout, pourquoi refuser ? S’ils voulaient partager les tâches dangereuses, qu’aurions-nous pu dire ?
Nous savions toutefois tous une chose.
« Ils mijotent quelque chose. »
Le problème, c’est qu’aucun de nous ne savait quoi.
* * *
Le Seigneur de la Montagne observa la force alliée chargée de le soumettre reprendre son ascension.
Ils tentaient de gravir la montagne comme la fois précédente.
À ceci près que les chamans mâles avaient désormais les Grands Dragons en tête.
Les Grands Dragons, parmi lesquels se trouvait un énorme tyrannosaure, progressaient lentement à travers les Chang-gwi de l’armée japonaise, sans se laisser intimider par le rugissement du Seigneur de la Montagne.
La situation était mauvaise.
Il pouvait transformer les Dieux-Dragons en Chang-gwi et les utiliser contre l’ennemi, comme auparavant. Mais la Sœur de deux mètres quarante, qui tenait bon à mi-pente, le préoccupait.
Le maître de cet être étrange devait être celui qui le commandait.
Le Seigneur de la Montagne savait d’instinct qu’il lui serait difficile de rivaliser avec une telle entité.
C’était autre chose.
Il l’avait compris dès leur rencontre.
Il l’avait compris si clairement qu’il avait mis de côté la noble fierté d’un seigneur régnant sur les hauteurs pour reconnaître sa supériorité.
Cela ne signifiait pas qu’il acceptait la défaite.
Cette montagne lui appartenait toujours.
Le Seigneur de la Montagne avait semé d’innombrables pièges et préparé des embuscades sur le flanc de la montagne.
Au moins, les dernières personnes qu’il avait dévorées et changées en Chang-gwi étaient des soldats.
Porteurs du karma des soldats, les Chang-gwi étaient devenus des fantômes tout en conservant leurs armes et leur organisation.
Puisqu’ils faisaient partie de la force envoyée pour soumettre le Seigneur de la Montagne, ils étaient l’élite de l’élite.
Il lui suffisait de faire durer le combat et d’augmenter peu à peu le nombre de Chang-gwi.
Quelques humains particulièrement puissants lui posaient problème…
« Avancez lentement, les Grands Dragons en tête ! Ne vous éloignez pas trop. Contentez-vous d’affaiblir l’ennemi ! »
Il y avait le chef de ceux qui commandaient aux dinosaures.
Même parmi les anciens Dieux-Dragons, cet être particulièrement puissant menaçait le Seigneur de la Montagne.
Et puis il y en avait deux autres : le vieux chef des lettrés confucéens et celui des moines au crâne rasé.
Il pouvait s’occuper d’eux.
Mais le plus dangereux d’entre eux était introuvable.
Où était-il ? Où ?
La Sœur de deux mètres quarante commandée par cet individu se trouvait auprès de la chamane.
Alors, attendait-il auprès de la chamane, comme la veille ?
Il ne le voyait pas.
Où était-il ? Où était-il passé ?
Le Seigneur de la Montagne rassembla des Chang-gwi de l’armée japonaise doués pour l’éclairement et leur ordonna de retrouver Yohan.
Mais Yohan était introuvable.
S’il se déplaçait avec un monstre aussi imposant, il aurait dû se faire remarquer, qu’il le veuille ou non. Alors pourquoi ne le voyait-il pas ?
* * *
Je n’avais aucune envie de recommencer ça.
C’était la conclusion à laquelle j’étais arrivé, suspendu à Gugu et Jjaekjjaeki tandis qu’ils me transportaient dans les airs.
« C’est beaucoup trop instable… »
Gugu ! Gugu !
« C’est si terrible que ça ? »
« Kohaku, toi, tu es petite, alors je comprends que tu y arrives. Mais moi… »
Nous avions rassemblé des dizaines de pigeons, mais transporter ne serait-ce qu’une personne n’avait rien de facile.
Déjà, les oiseaux ne pouvaient pas voler serrés les uns contre les autres.
Ils avaient besoin d’espace pour déployer leurs ailes et devaient donc garder leurs distances. Si quelqu’un se tenait sur eux, il finirait forcément par passer au travers.
Nous avions fini par décider de transporter un panier ensemble, mais même faire avancer un seul panier en formation serrée était difficile pour des oiseaux à l’intelligence limitée.
« Ah, je crois que ça va tomber. »
« I-idiots ! Vous ne pouvez pas vous accrocher plus fort ? Si mon seigneur tombe, vous allez le regretter ! »
Gugugugu !!
Kohaku leur cria dessus, mais elle ne pouvait rien faire de plus.
Alors que Gugu et les autres atteignaient leurs limites, je m’aperçus que le sommet était en vue.
« Ça suffit. On s’arrête là. »
« Mon seigneur ? »
Plutôt que de les forcer à voler plus loin, je décidai d’atterrir à mi-pente.
Gugu !
« Beau travail, tout le monde. »
Bon. Puisque j’étais arrivé jusque-là, il fallait que j’amène les autres.
J’utilisai le Saut spatial pour rejoindre le camp principal de Cheonghak, où m’attendaient le Seigneur Choi, Maître Seon Unjeong, Gari et les sorciers nord-coréens.
« Tout le monde est prêt ? On y va tous en même temps. »
Nous étions une dizaine, mais je pouvais effectuer plusieurs sauts sans trop de difficulté.
Quand je rouvris les yeux, nous étions à mi-pente.
« Un Saut spatial avec autant de personnes à la fois… »
Ri Gicheol et les sorciers nord-coréens n’étaient pas les seuls à avoir l’air stupéfaits : beaucoup d’autres l’étaient aussi.
Cha Hyeran cligna des yeux avant de me demander : « Par hasard… vous utiliseriez le pouvoir d’un démon ? »
« Tu ne devrais pas dire ça à quelqu’un qui croit en Jésus. »
« C-c’est vrai ? »
Qu’est-ce qu’elle était, une liseuse de pensées ?
Je me demandai un instant si le pouvoir de Bathin, le dix-huitième démon de l’Espace, avait été découvert. Apparemment, non.
Cela dit, dans ce monde, les bizarreries de ce genre impliquaient généralement des démons.
« Nous allons nous séparer ici. »
Le Seigneur Choi fronça les sourcils en entendant Ri Gicheol.
« Que voulez-vous dire ? »
« Les guerriers de notre République vont traquer le tigre eux-mêmes. Nos camarades sud-coréens peuvent s’occuper du reste à leur manière. »
« Ce ne serait pas dangereux ? »
« Ne sous-estimez pas la puissance de la République. À cinq, nous sommes largement suffisants pour venir à bout d’un simple tigre. »
Qu’est-ce qui leur prenait, tout à coup ?
Je m’attendais à ce qu’ils aient une arrière-pensée, mais pas à ce qu’ils la rendent aussi évidente.
« À ce que je vois, ce salopard de tigre se cache quelque part dans la montagne. Camarades sud-coréens, débrouillez-vous pour le trouver, d’accord ? »
Ri Gicheol ricana et partit aussitôt avec les sorciers nord-coréens.
Trouver la cachette du Seigneur de la Montagne était déjà une mission en soi.
Vu l’assurance de Ri Gicheol, il semblait avoir un moyen de le retrouver et de le soumettre…
« Tss, tss. Ils vont tous y passer, comme ça. »
« C’est vrai. »
Le Seigneur Choi et Maître Seon Unjeong claquèrent la langue en regardant les sorciers nord-coréens s’éloigner.
« C’est embêtant. Je leur faisais un peu confiance, puisqu’ils disaient pouvoir repérer le Seigneur de la Montagne. »
« Baek-gunja, pourriez-vous retourner au camp principal par un Saut spatial et ramener d’autres disciples ? »
« Je peux, mais le problème, ce n’est pas plutôt de savoir comment trouver le Seigneur de la Montagne ? »
« Exactement. »
« Nous ne manquons pas de combattants. »
Parmi les chefs des Cinq grandes lignées, il y avait deux Grands Anciens.
Avec Gari et moi, nous avions largement assez de puissance pour écraser un Seigneur de la Montagne.
Nous avions également contourné les Chang-gwi de l’armée japonaise. Restait à trouver la créature.
Snif ! Snif, snif !
« Suivez-moi, c’est tout. »
Il suffisait de suivre cette odeur immonde, répugnante et infecte, non ?
Ça sentait bien la bête, en tout cas. Et pas qu’un peu.
* * *
Ri Gicheol et les sorciers nord-coréens avaient, eux aussi, un atout sur lequel ils comptaient.
« Camarade Cha Hyeran, pouvez-vous voir son énergie spirituelle ? »
« Oui, camarade lieutenant-colonel. Son énergie spirituelle se dissimule près du sommet. »
Parmi les personnes dotées de capacités spirituelles innées, Cha Hyeran était l’une des plus rares : elle possédait la vision spirituelle.
Sa vision spirituelle était assez puissante pour percer les déguisements, les illusions et les tromperies.
Elle n’égalait pas tout à fait cet escroc de voleur capable de voir les couleurs des âmes, mais elle comptait malgré tout parmi les meilleurs utilisateurs de capacités spirituelles innées, sans rival.
Sinon, pourquoi les mauvais esprits et les rakshasas qui avaient afflué de toutes parts autour de Cha Hyeran depuis son enfance auraient-ils transformé le camp de rééducation d’Aoji en terrain vague ?
Ce n’est qu’en emmenant Cha Hyeran à Pyongyang, où toutes sortes de barrières spirituelles avaient été dressées, qu’ils avaient pu garantir sa survie.
« Ils sont peut-être rapides, mais il leur faudra du temps pour trouver le Seigneur de la Montagne sur un territoire aussi vaste. Nous arriverons avant eux, nous le soumettrons et nous le mettrons à notre service. »
« … »
Cha Hyeran regarda le talisman que Ri Gicheol exhibait avec assurance.
C’était un talisman de soumission des démons d’un tout autre niveau que celui qui avait servi à contrôler le serpent de feu.
La rumeur disait qu’il avait été tracé sur du papier démoniaque jaune à l’aide d’une énergie vitale condensée, produite en mélangeant les corps et les âmes de mille personnes.
Son efficacité avait déjà été prouvée lorsqu’ils avaient contrôlé le serpent de feu.
Cha Hyeran s’était demandé si la République comptait un sorcier capable de fabriquer un tel talisman, mais, avec celui-ci, ils pourraient sûrement forcer même le Seigneur de la Montagne à se soumettre.
« Camarade lieutenant-colonel… Est-ce vraiment acceptable ? À bien y réfléchir, c’est… un sort impie… »
« Camarade Cha Hyeran, vous ne vous poseriez pas trop de questions ? »
« P-pardon ! »
Ri Gicheol jeta un regard glacial à Cha Hyeran, qui avait aussitôt baissé la tête.
« N’oubliez pas : la République a fermé les yeux sur le fait que vos parents sont des croyants réactionnaires en Jésus, des larbins de l’impérialisme américain. Ou bien ne s’est-elle pas montrée clémente en emmenant à Pyongyang et en nourrissant cette gamine réactionnaire ? »
« … »
Cha Hyeran trembla et s’inclina profondément.
« Cette opération est une mission capitale. Nous offrirons ce tigre au Camarade Commandant suprême, pour la gloire de la République. Souvenez-vous que si vous échouez, ni vous ni vos parents croyants en Jésus ne vous en sortirez indemnes. »
« J-je m’en souviendrai ! »
Ces paroles suffirent à briser son moral.
Ri Gicheol tapota les épaules raides de Cha Hyeran et prit la parole.
« Ne vous inquiétez pas. Tant que la loyauté de la camarade Cha Hyeran ne faiblira pas, la République continuera de garantir votre sécurité et celle de vos parents. »
« Oui ! Oui ! Vive la République ! Vive le Camarade Commandant suprême !! »
« Vive le Camarade Commandant suprême !! »
Ce ne fut qu’après que les sorciers nord-coréens eurent repris leurs trois acclamations que Ri Gicheol repartit d’un pas satisfait.
« Dépêchez-vous. Si nous voulons capturer le tigre avant ces réactionnaires sud-coréens, il va falloir marcher au pas forcé. »
« Oui ! Camarade lieutenant-colo── »
Boum, boum, boum, boum, boum !!
C’est alors qu’une forme de vie monstrueuse les dépassa en balayant tout sur son passage.
C’était l’étrange créature qui avait repoussé le Seigneur de la Montagne le premier jour de l’opération.
« Q-Qu’est-ce que c’est que ça ?! Elle nous a suivis ? »
« E-elle est déjà devant nous ! »
« Saloperie ! On dirait qu’elle sait où se trouve le tigre ! »
Cha Hyeran était avec eux, mais comment ces créatures pouvaient-elles savoir où aller pour foncer si bruyamment à travers la montagne ?
Le comportement simplet de ces créatures décontenança Ri Gicheol.
Au même moment, le Seigneur de la Montagne vit Yohan foncer droit sur lui, paniqua et prit la fuite.
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