Auteur : Shinozaki Kaoru
Traductrice : Moonkissed
Quand je me suis réveillé, je suis allé dans la zone inférieure pour tuer des monstres.
— ……….
Combien de temps s’était écoulé ?
Une semaine ?
Trois jours ?
Non, je ne serais pas surpris si seulement une demi-journée s’était écoulée.
Ma perception du temps ne fonctionnait pas correctement.
La seule chose qui me rappellait le passage du temps, c’est quand j’avais faim ou sommeil.
Il y avait aussi le sac en cuir, mais… j’avais l’impression que sa fonction de transfert n’avait pas été rétablie à temps.
Au début, je me demandais si cette fonction pouvait être réutilisée après 24 heures.
Cependant, il semble que le temps nécessaire à sa restauration variait.
J’avais utilisé le sac en cuir trois fois depuis que j’avais commencé à monter de niveau.
Un onigiri au thon et à la mayonnaise.
Un paquet de sashimi de thon.
Et un tonjiru dans un récipient en plastique.
J’avais l’impression que ce sashimi avait été bien réfrigéré avant d’être transféré ici.
Ce tonjiru avait également l’air d’avoir été préparé tout juste avant.
Les boissons que j’avais achetées avec étaient un thé vert et une boisson énergisante.
D’ailleurs, aucune boisson n’avait été ajoutée lors du transfert du sashimi.
Il semble que les aliments et les boissons ne soient pas toujours transférés ensemble.
C’était dommage qu’il n’y ait pas de sauce soja, mais le thon était délicieux.
De plus, le tonjiru était présenté d’une manière inhabituelle.
Ce n’était pas un de ces produits emballés que l’on trouve dans les supérettes.
Qui avait préparé la nourriture qui avait été livrée ici… Je n’avais pas le temps d’y réfléchir maintenant.
Quoi qu’il en soit, le problème de la nourriture avait été résolu grâce au sac en cuir.
Le sac en cuir pouvait probablement être réutilisé.
J’étais régulièrement approvisionné en nourriture et en boissons grâce au sac en cuir.
C’était suffisant pour l’instant.
Après avoir dormi un peu, j’ai également testé la portée de mes compétences.
Il y avait une subtile différence entre <Paralyze> et <Sleep>.
Il semble que <Sleep> ait une portée plus courte.
En revanche, j’ai l’impression que je pourrais lancer <Paralyze> même si je me trouve à 20 mètres de ma cible.
Cependant, la paralysie qui les atteindrait serait totalement inefficace.
Je crains que les monstres puissent bouger malgré cette paralysie subtile.
Il semble qu’avec une telle puissance, cela ne puisse que les faire crier un peu.
J’ai également vérifié la portée de celui qui inflige tous mes dégâts, <Poison>.
<Poison> a une portée légèrement plus courte que <Paralyze>.
Mesurer la portée de <Poison> était plus facile, car l’adversaire ne pouvait pas bouger.
Et voilà, la première vérification de portée était terminée.
J’ai continué à tuer des monstres.
Avant que je m’en rende compte, les monstres dans les environs avaient déjà cessé d’apparaître.
Il n’y avait aucun signe de leur présence nulle part.
Était-ce parce que je les avais tous tués ?
Ou se cachaient-ils comme ces minotaures et ces têtes d’oiseaux ?
— Statut.
<Touka Mimori>
NV 1229
PV : +3687
PM : +40237/40557
Attaque : +3687
Défense : +3687
Force physique : +3687
Vitesse : +3687
Sagesse : +3687
<Titre : Héros de classe E>
Mon niveau avait déjà dépassé 1000.
Il avait pas mal augmenté.
Si je descendais encore d’un niveau, je n’aurai probablement pas assez de temps pour retourner à ma base.
De plus, les monstres des zones supérieures étaient plus forts que ceux d’en bas.
Je levai les yeux.
— Est-il temps de reprendre mon ascension vers les zones supérieures ?
Je retournai vers les ruines afin de me préparer.
Buchi~
Je tirai sur les lianes que j’avais trouvées dans les ruines.
J’entrelassai deux lianes pour les renforcer.
Je tirai à nouveau dessus pour vérifier leur solidité.
— Cette résistance… devrait suffire.
J’attachai la vigne autour de l’ouverture du sac en cuir.
Bien serré…
Je suspendis la vigne sur mon épaule.
— Bon, ça a l’air bien.
Je portai ainsi le sac en cuir sur mon épaule.
Cela semblait plus facile à transporter que de le tenir à la main.
Il me restait encore un peu de nourriture et de boissons.
Je les avais mises dans le sac en cuir.
— Bon, on y va ?
Avant d’aller me coucher, j’avais imbibé une partie de mon uniforme avec du thé et je m’en étais servi pour me nettoyer le corps.
Grâce à ça, ma peau était un peu plus propre.
Je sortis de la pièce.
— Maintenant que j’ai atteint cette partie des ruines… j’aimerais croire que le sol au-dessus est plus proche.
Je traversai la zone des ruines où tout signe de monstres avait disparu.
Il devait y avoir une pente quelque part ici qui devrait me mener au-dessus de cet endroit.
Quand j’explorais les lieux auparavant, j’avais vu quelque chose qui m’avait redonné espoir.
— Il y a de subtiles traces de mains humaines ici, sur la route et le long des murs… Hum ?
Il était temps que je sorte de ces ruines.
Dans l’ombre, où les vignes s’entremêlaient…
Par là… N’y a-t-il pas quelque chose ?
Un trou profond qui semblait mener quelque part.
C’est à ce moment-là que j’ai remarqué son existence.
Le passage vers le sommet des ruines était caché derrière les vignes.
Je me gratta la tête.
— Il semble que je ne sois pas assez attentif…
Je devais faire attention à ne plus négliger ce genre de détail.
Je passa à travers les vignes.
Ce que j’y trouva était un bijou qui m’était familier.
— La vingt-cinquième pièce, hein…
J’injecta de l’énergie magique dans le bijou.
La porte s’ouvrit après que j’y ai injecté suffisamment d’énergie magique.
— ………..
Ai-je vraiment utilisé 5000 PM pour cette porte ?
Il semble que cet endroit soit différent des autres portes.
J’entra dans la pièce.
Je sentis une odeur qui ressemblait à celle de la farine.
Je couvris ma bouche avec mes mains et avança dans la pièce.
Le sac en cuir illumina toute la pièce.
C’éait un endroit assez solitaire.
C’était assez évident, mais il n’y avait aucun signe de vie ici.
Le mobilier était presque identique à celui des autres pièces.
Ce n’était peut-être pas une pièce spéciale après tout.
Ou plutôt, cette pièce pouvait-elle être considérée comme un échec vu la quantité de PM dépensée ?
Cependant, j’avais trouvé quelque chose.
C’était un squelette vêtu d’une robe.
Je tourna mon sac en cuir vers le squelette.
Adossé au mur, le squelette était assis en tailleur.
— Je vois… C’est le squelette d’une personne qui a désespérément essayé de sortir d’ici. Bravo d’être arrivé jusqu’ici, j’ai envie de dire… Je veux dire… Ça a dû être vraiment difficile, non ?
J’ai essayé d’écarter la robe.
Les os autour de l’estomac étaient gravement fracturés.
A-t-il perdu la vie à cause de cette blessure ?
Après avoir fait une petite prière, je commença à fouiller dans les affaires du squelette, comme j’avais l’habitude de le faire quand je trouvais un cadavre.
Et là, je remarqua un vieux parchemin tombé près de la main du squelette.
— Maintenant que j’y pense, est-ce que je sais lire les lettres de ce monde ?
Je posai le sac en cuir à côté de moi et dépliai le vieux parchemin.
Je parcourus le parchemin du regard.
— … C’est lisible.
Je poussai un soupir de soulagement.
C’était une bonne chose que je puisse lire ça.
Il semblait que les héros invoqués comme moi soient capables de lire les lettres de ce monde.
— Bon, qu’est-ce que ça dit… ?
« Y a-t-il quelqu’un capable de lire ceci dans ces ruines abandonnées ? Ah, laissez-moi me présenter. Je m’appelle Angrin Berthrad. On m’appelait autrefois — le grand sage Angrin . Cependant, je trouve que l’ancien nom me convenait mieux. On m’appelait autrefois… »
— Eh ?
« Le héros noir, Angrin. »