Chapitre 195
Chapitre 195 – Sentiment de ressemblance
Auteur : Shinozaki Kaoru
Traductrice : Moonkissed
Ce n’est qu’une version pseudo-Kokkuri-san, précisai-je.
Ce n’est pas exactement une copie conforme de l’original.
J’en ai simplement repris le concept général.
Par exemple, il n’y a ni torii ni caractères signifiant « homme » et « femme » inscrits dessus.
Eve, qui écoutait notre conversation, parcourut le parchemin du regard.
(N/T : 男 signifie « homme » et 女 « femme ». Apparemment, ces caractères apparaissaient dans certaines versions du Kokkuri-san.)
— « Kokkuri-san »… ? Pourtant, ça ressemble simplement à une feuille de papier couverte de lettres…
D’un autre côté…
— Je vois…
Il semblait qu’Erika avait compris ce que je voulais dire.
Sa rapidité de compréhension était vraiment impressionnante.
Sur le parchemin se trouvait une suite de caractères disposés dans un ordre ressemblant à ce qu’on appelle l’ordre « A-I-U-E-O », mais écrits dans la langue de ce monde.
Je n’avais pas non plus oublié d’ajouter les mots « oui » et « non » dans la langue de ce monde.
Cependant, je ne connaissais pas les règles permettant d’ordonner correctement les caractères de cette manière.
J’avais donc demandé à Seras de m’aider à en fabriquer un avant le dîner.
— Tu peux contrôler les mouvements de ton familier, n’est-ce pas ?
— Oui.
— Alors, tu devrais pouvoir lui faire désigner une lettre sur cette feuille avec l’un de ses membres, non ?
— C’est possible.
— Dans ce cas, tu devrais également pouvoir désigner les mots « oui » et « non » ici…
— Bien sûr que je peux.
Le temps nécessaire pour transmettre un message de cette façon serait un peu plus long que si elle faisait directement parler son familier.
Cependant, cela réduirait considérablement la charge qu’Erika aurait à supporter.
Pendant notre voyage… Oui, par exemple, lorsque nous nous reposerions ou juste avant d’aller dormir.
Tant que la situation ne serait pas urgente, nous pourrions utiliser cette méthode pour échanger lentement des informations.
… Normalement, j’aurais dû penser à ça avant que nous partions sauver cette princesse.
Je vérifiai de nouveau les informations qu’Erika m’avait données.
— Tu peux entendre les conversations humaines par l’intermédiaire de ton familier, n’est-ce pas ?
— C’est justement l’un des principaux avantages des familiers. C’est aussi pour cette raison qu’ils sont tellement utiles… et qu’ils sont considérés comme extrêmement dangereux au point d’avoir été presque entièrement exterminés.
— Autrement dit…
Tap.
Je tapotai le parchemin du bout du doigt.
— Lorsque nous parlons à ton familier, tu peux comprendre ce que nous disons.
— Oui.
— Nous pouvons obtenir énormément d’informations même si tu ne peux répondre que par « oui » ou « non ».
— Exactement, acquiesça Erika.
— Ce serait plus facile à transmettre si vous vous limitiez à des questions auxquelles je peux répondre par « oui » ou « non ».
Dans ce cas, il valait mieux privilégier ce genre de questions.
C’était semblable à la façon dont Pigimaru pouvait répondre « oui » ou « non » en changeant de couleur.
Cependant…
Cela signifiait également que les familiers…
« … sont ceux qui recueillent les informations importantes. »
C’était la prémisse fondamentale de cette conversation.
Autrement dit, la majorité des résultats dépendrait du côté d’Erika.
La capacité à recueillir des informations pouvait faire toute la différence.
Cela dit…
Erika avait réussi à obtenir une quantité considérable d’informations sans jamais quitter la Zone Démoniaque Dorée.
On pouvait donc dire que je pouvais compter sur ses capacités en matière de collecte de renseignements.
Le pouce sous le menton, Erika semblait plongée dans ses pensées.
— Effectivement, avec cette feuille… Il faudra du temps pour transmettre ce que je veux dire, mais cela nous permettra d’échanger des informations sans que j’aie à supporter la charge causée par le fait de parler à travers mon familier. Je vois… Je n’y avais jamais pensé.
— Ce n’est pas que tu n’y avais pas pensé. C’est simplement que tu n’avais jamais eu de raison d’y penser. Tu vis cachée ici, loin des autres, alors communiquer avec quelqu’un de l’extérieur aurait surtout représenté un risque.
— … Oui, je suppose.
— Et puis, l’existence des familiers n’était pas connue du grand public, n’est-ce pas ?
— Non.
Cela signifiait qu’elle n’avait personne avec qui communiquer.
Elle utilisait uniquement ses familiers pour recueillir elle-même des informations.
Elle n’avait jamais eu l’occasion de les utiliser pour communiquer avec quelqu’un d’autre.
— Même dans ce cas, je pense que j’aurais au moins dû y penser.
Erika déclara cela avec une petite moue contrariée.
— Non, enfin… Une fois qu’on connaît le principe, on se dit : « Mais qu’est-ce que c’est que ça ? Il n’y a rien d’extraordinairement ingénieux là-dedans. » Pourtant, ce genre d’idée « pas si ingénieuse » peut parfois rester cachée dans un angle mort jusqu’à ce que quelqu’un nous la fasse remarquer…
« Hmph… »
Je reniflai.
— Ce n’est vraiment pas quelque chose de très ingénieux.
— Tu es simplement trop modeste, Touka.
— Je ne suis pas modeste. Je ne fais qu’énoncer la vérité.
Cette idée qui m’était venue, ce « Kokkuri-san », ce n’était pas moi qui l’avais inventée.
Si je me souvenais bien, le « Kokkuri-san » était à l’origine dérivé d’une pratique occidentale appelée le table-turning.
Je ne pouvais donc pas prétendre avoir inventé quoi que ce soit.
Au bout du compte, ceux qui étaient réellement extraordinaires étaient les gens qui avaient imaginé tout ça autrefois.
Je ne faisais pas partie de ces gens extraordinaires.
Abrégeant la conversation, j’enroulai le parchemin.
— Quoi qu’il en soit, grâce à ça, je pense que nous pourrons compter sur les informations que tu recueilleras dans le monde extérieur. Avec cette méthode, tu ne t’effondreras plus toute seule chaque fois que tu voudras nous parler par l’intermédiaire de ton familier. Alors… je vais te le demander encore une fois. Est-ce que tu accepteras de nous prêter ta force ?
— C’est bien mon intention.
— Merci.
Et ainsi…
Erika passa au sujet suivant.
— Quel genre d’informations Belzegea-dono souhaite-t-il qu’Erika recherche ?
Je lui expliquai que je voulais qu’elle recueille des informations sur certaines personnes que je souhaitais surveiller.
Ce que je voulais surtout savoir, c’était ce que faisaient les Héros.
Je lui expliquai également pourquoi je voulais obtenir des informations sur eux.
Si elle le pouvait, j’aurais également aimé savoir ce que faisait la Déesse, mais…
— Tu n’as pas besoin de te forcer à recueillir des informations sur Vysis. Je ne veux pas qu’elle découvre que quelqu’un surveille ses mouvements, et je veux éviter autant que possible d’attirer son attention.
Cette foutue déesse connaissait peut-être l’existence des familiers.
Il fallait la considérer comme une adversaire dont la capacité à détecter les dangers était bien supérieure à celle des Héros.
— Alors, je devrais donner la priorité aux Héros venus d’un Autre Monde ? Et… parmi eux, recueillir des informations sur Sogou est la priorité absolue, c’est ça ?
— Ouais.
— Tu t’entends mal avec cette Sogou ?
— Non, elle est plutôt amicale. Je veux dire, c’est probablement la personne la plus sympathique de toute la classe.
— Ça veut dire que… Touka s’inquiète pour cette fille et veut savoir ce qu’elle devient.
Comme si elle cherchait à observer ma réaction, Erika ajouta :
— ——C’est ce que j’aurais aimé dire, mais ça n’en a pas vraiment l’air.
Je poussai un soupir.
— C’est un peu plus compliqué que ça.
Elle était peut-être la plus amicale.
Mais c’était aussi celle qui m’inquiétait le plus.
En plus de sa compétence inhérente, elle utilisait même un ancien art martial appelé Kisou-ryu.
Enfin…
Réfléchissez-y un instant.
Une lycéenne ojou-sama, pratiquante d’un ancien art martial, envoyée dans un autre monde…
Même dans notre ancien monde, j’avais toujours eu l’impression que nous vivions dans deux univers différents.
… Elle cumulait beaucoup trop de caractéristiques de protagoniste.
— Et les autres Héros ?
— Non.
Je secouai la tête.
Il y avait aussi d’autres personnes qui me donnaient l’impression de vivre dans un autre monde, mais dans un sens différent.
— Il y a également les sœurs Takao… Même dans notre ancien monde, je n’avais aucune idée de ce qu’elles pouvaient bien penser. Surtout la sœur aînée. On dirait carrément une extraterrestre.
— ——Hijiri, hein.
Eve intervint.
— Je ne l’ai rencontrée qu’une seule fois, mais Hijiri n’est certainement pas une humaine ordinaire.
« Hmm, hmm, hmm », fit Erika en écoutant attentivement la description de la personnalité des Héros.
— Cette Hijiri est l’une des trois rang S, n’est-ce pas ? Dans ce cas, devrions-nous donner la priorité à la surveillance de Sogou et de l’aînée des Takao ?
— Ouais. La priorité absolue est Sogou, puis l’aînée des Takao. Seulement…
— Comme je le pensais, le dernier rang S te préoccupe lui aussi ?
— Il y a ce type qui s’appelle Kirihara… Au minimum, ce n’est pas quelqu’un avec qui je pourrais facilement devenir ami.
Même si Sogou m’avait fourni des informations sur les compétences et d’autres détails concernant chacun des rang S…
Je ne savais même pas comment les trois Héros de rang S se comparaient en matière de puissance.
Qui était le plus fort d’entre eux ?
Il était possible que Kirihara et Takao Hijiri progressent rapidement sur le champ de bataille oriental.
Les Héros venus d’un Autre Monde pouvaient connaître une croissance fulgurante en gagnant des niveaux.
Leurs compétences, elles aussi, pouvaient potentiellement évoluer considérablement.
Je n’étais pas le seul à devenir plus fort.
On disait même que Sogou avait été « transformée » par sa propre compétence inhérente.
C’était justement pour ça qu’elle était difficile à cerner.
Il était difficile d’élaborer des contre-mesures contre elle.
Voilà pourquoi je voulais obtenir au plus vite des informations en temps réel à leur sujet.
— Si tu en as l’occasion, donne-moi également des informations sur Kirihara.
— Je verrai ce que je peux faire. Et les rang A ?
Il y en avait deux autres en dehors de Takao Itsuki.
Shougo Oyamada et Yasu Tomohiro.
— On a perdu la trace des rang A Oyamada et Yasu pendant la bataille du Château Blanc Anti-Démon, et on ignore encore s’ils sont vivants ou morts. Si tu trouves des informations permettant de savoir ce qu’ils sont devenus, je t’en serais reconnaissant.
— Hmm, hmm. Et concernant les Héros de rang inférieur ?
— … Il y en a une.
Eve ouvrit la bouche.
— Kashima ?
— Non. En réalité, il s’agit d’une fille appelée Ikusaba Asagi.
— Mais cette Héroïne, Ikusaba Asagi, est deux rangs en dessous du rang le plus élevé, n’est-ce pas ?
— Elle est effectivement moins bien classée… Mais elle est intelligente, ça ne fait aucun doute. Et puis, elle est un peu…
— Un peu ?
— … … …
Un peu…
— Touka ?
J’avais l’impression qu’elle me ressemblait.
▽
Après avoir réglé les détails concernant le familier, j’appelai Eve.
— Tu as un moment ?
— Hmm ? Moi ?
— Ouais. J’ai besoin de te parler.
Eve regarda les trois autres.
— Seulement moi ?
— Seulement toi.
Seras allait prendre un bain chaud après ça.
Erika avait été ramenée dans sa chambre par Liz et un golem.
Sans manifester le moindre soupçon, Eve hocha la tête.
— D’accord.
Je sortis avec Eve.
Il faisait maintenant nuit dehors.
Cependant, la lumière de la pseudo-lune nous permettait de distinguer clairement les alentours.
Alors que nous descendions les escaliers en bois, Eve demanda :
— Au fait, quand allons-nous partir ?
— Je pense partir demain. Il n’y a aucune raison de rester ici trop longtemps.
— Compris.
… Comme je le pensais.
— Eve.
— Umu.
— Ce voyage avec toi…
Ici…
— … s’arrête ici.
Pendant un moment…
Eve afficha une expression confuse.
… Je suppose que sa réaction était naturelle.
Après tout, moi, j’allais poursuivre mon voyage de vengeance.
— Cette…
Agrippement.
Eve pénétra brusquement dans mon espace personnel.
— Cette opération pour sauver la princesse de Neia… Est-ce que j’ai fait quelque chose de mal ? Est-ce que mes performances n’étaient pas satisfaisantes ?
— Ce n’est pas ça.
— Alors, pourquoi…
— Hé, hé.
Je m’assis sur la rambarde.
— Tu te souviens de ce dont nous avions parlé dès le début ? Tu devais nous conduire jusqu’à la demeure de la Sorcière, et moi, je devais te prêter ma « force » pour que tu puisses arriver jusqu’ici. Dès le départ, c’était ça, notre accord.
— Mngh…
« Maintenant que tu le dis, c’est vrai. »
Je pouvais lire quelque chose de ce genre sur le visage d’Eve.
Ses expressions étaient encore plus faciles à lire sous sa forme humaine.
— Tu comprends ? À la base, le contrat entre toi et moi a été rempli dès l’instant où nous sommes arrivés ici. Tu n’as donc plus aucune raison de coopérer avec moi. Malgré ça, tu as participé à cette opération parce que tu disais avoir encore une dette envers Seras. Pas vrai ?
— O-Oui…
— Et maintenant, Seras a obtenu ce dont elle avait besoin grâce à ton aide. Tu nous as prêté ta force, à Seras et à moi. Ça suffit. Tu n’as plus besoin de m’accompagner dans ce voyage de vengeance.
Toujours debout devant moi, Eve baissa les yeux vers moi, les lèvres légèrement tordues.
On aurait dit qu’elle cherchait quelque chose à répondre.
Un moment plus tard, Eve parla.
— Cependant… Erika continuera bien à coopérer avec toi à l’avenir, n’est-ce pas ?
— Elle déteste Vysis « énormément ». Je l’ai déjà confirmé directement avec elle. En réalité, c’est entièrement à cause de Vysis qu’elle est incapable de faire ce qu’elle souhaite et qu’elle est coincée dans cet endroit… Autrement dit, elle a une raison de participer à mon voyage de vengeance.
— Cependant…
Je poursuivis :
— Et toi ?
— Mngh…
— La mort de tes parents et celle des amis de la famille Speed sont certainement impardonnables. Mais est-ce que Vysis était impliquée là-dedans ?
Après quelques instants de silence, Eve répondit :
— Je ne sais pas. Je ne sais même pas qui étaient ces enfants…
Exactement.
Eve n’avait aucune raison claire de se venger de Vysis.
— Mais dans ce cas, ce n’est pas la même chose pour Seras ?
— Si tu remontes jusqu’à la raison pour laquelle elle est devenue une fugitive, tu finiras par tomber sur Vysis. Tout est arrivé parce que cette foutue déesse égocentrique la voulait pour elle-même. Ça signifie que Seras a toutes les raisons de détester Vysis elle aussi.
— Mais Touka… je peux te prêter ma force pour…
— Et puis, Eve. Surtout…
Je le lui dis.
— C’est pour Liz.
À ces quelques mots, Eve réagit différemment.
Elle semblait surprise.
Comme si elle essayait de saisir pleinement le sens de ces quelques mots, Eve réfléchit à ce que je venais de dire.
— … Pour Liz…
— Ouais. Tu l’as dit toi-même, pas vrai ? Tu as dit que tu voulais vivre tranquillement avec elle, mener une vie paisible à ses côtés.
Eve se tut.
— Lors de l’opération précédente, je t’ai permis de venir avec nous parce que je pouvais utiliser la Gemme de Téléportation pour te renvoyer ici, même si je devais ne téléporter que toi. Comme nous ne connaissions pas à l’avance les détails concernant les forces ennemies, je ne pouvais pas être certain que nous serions capables de te protéger.
Malgré tout…
Si j’avais jugé l’ennemi trop dangereux, j’aurais immédiatement renvoyé Eve ici toute seule.
Eve semblait repenser à mes paroles.
— Eve.
— … Umu.
— Après avoir été abandonné par mes véritables parents… j’ai pu vivre quelque temps avec ma tante et mon oncle… Et grâce aux souvenirs que j’ai créés avec eux, je peux dire que j’ai été heureux. Je peux te l’affirmer avec certitude.
Je poursuivis.
— Mais je sais que Liz, elle, n’a pas encore eu l’occasion de créer beaucoup de souvenirs avec toi.
Cette enfant n’avait encore presque rien connu de cette « vie quotidienne paisible avec Grande sœur » dont elle rêvait.
— Son village natal a été réduit en cendres et elle a dû errer sans but… Des marchands d’esclaves l’ont poursuivie avant de finir par la capturer… Elle a été forcée de travailler dans cette boutique de merde… Après avoir enfin réussi à s’échapper de Monroy, elle a dû nous accompagner dans un voyage dangereux pour atteindre cet endroit… Et finalement, la personne la plus importante de sa vie est revenue saine et sauve d’un champ de bataille où sa vie était constamment en danger.
— ———…………
— Je suis content que tu ressentes les choses ainsi. Mais… tu dois aussi penser aux sentiments de Liz.
Je devrais probablement lui dire les choses clairement ici.
J’étais certain que cette enfant dirait quelque chose comme…
« Je t’attendrai ici, alors Grande sœur, s’il te plaît, aide Touka-sama et les autres. »
Voilà ce qu’elle dirait probablement.
C’était…
Comment dire…
Je ne pouvais pas m’empêcher de penser que c’était exactement ce qui risquait de se produire.
Si je laissais simplement les choses suivre leur cours, c’était probablement ce qui arriverait.
J’étais certain qu’Eve accepterait cette situation.
Et j’étais également certain que Liz l’accepterait.
Elle finirait par l’accepter.
Parce que…
C’était une bonne personne.
Tout comme mon oncle et sa famille.
Par conséquent…
— Laisse-moi être parfaitement clair, Eve.
Voilà pourquoi je devais le lui dire.
Je devais le dire.
Aussi clairement que possible.
Levant les yeux vers le visage d’Eve…
— Notre voyage ensemble est terminé.
Sans la moindre hésitation, je le lui déclarai clairement.