Chapitre 168
Chapitre 168 – Les pigeons messagers magiques rapportent que…
Auteur : Shinozaki Kaoru
Traductrice : Moonkissed
Un messager arriva.
Il semblerait que la Déesse demandait à voir Banewolf.
Se grattant les cheveux en bataille, Banewolf afficha une grimace.
— Peut-être qu’ils craignent que je dise quelque chose d’inutile à Sogou-chan. Bon sang...
Cependant, il n’avait aucune bonne raison de refuser.
— Bon, alors, à plus tard.
Sur ces mots, Banewolf partit.
Quelques instants plus tard...
— J’en ai enfin terminé avec tout ça.
La Déesse revint.
C’était presque comme si elle venait d’échanger sa place avec Banewolf.
La Déesse me sourit.
— Si tu flirtes avec un homme, ça peut vraiment être utile, surtout lorsqu’il te protège dans ce genre de situation. C’est une excellente manière de se débrouiller dans la vie. Cependant, pourrais-tu éviter de perdre ton temps uniquement à séduire des hommes... ? Tu dois aussi rapidement débloquer ta compétence innée, tu ne crois pas ? Pourrais-tu éviter de perdre ton temps uniquement à séduire des hommes... ? S’il te plaît ? Pourrais-tu éviter de perdre ton temps uniquement à séduire des hommes...
L’opinion personnelle de Banewolf était peut-être correcte.
Soudain prise de court, la Déesse porta rapidement une main à sa bouche.
— Ah, ça ne va pas... Je dois faire attention. Je me comportais simplement comme d’habitude, mais pour une raison quelconque, j’avais l’impression de pouvoir garder mon calme... Tout est de la faute de Sogou-san...
À cet instant...
— Vysis-sama.
Un messager à cheval vint se placer à côté de la Déesse.
Il ne s’adressa pas au palanquin, mais bien à la véritable Déesse qui chevauchait à mes côtés.
— Un pigeon messager magique vous a apporté un message.
— Oui, merci pour votre travail.
La Déesse déroula le papier et parcourut son contenu.
Lorsqu’elle eut terminé sa lecture, elle rendit le papier au messager.
— Pourrais-tu lire son contenu à voix haute afin que tous ceux qui nous entourent puissent l’entendre ?
— Hah ! B-Bien sûr !
Le messager commença à lire le contenu du papier.
Et lorsque les informations qu’il contenait devinrent claires, les soldats...
— OOOHHH... !
...laissèrent éclater leurs acclamations.
Le pigeon messager magique avait apporté un rapport concernant les résultats de l’Armée de l’Est.
Son contenu était le suivant :
Les Chevaliers du Loup Blanc avaient lancé une attaque depuis le Fort Ira, situé sur la ligne de front la plus avancée de l’est de Magnar.
Il semblerait que le Commandant des Chevaliers Sigurd Sigmus lui-même ait mené l’assaut.
Les Héroïnes, les sœurs Takao, les avaient apparemment accompagnés.
Et ainsi, la première bataille de l’Armée de l’Est...
...s’était soldée par une victoire totale et écrasante.
On estimait qu’au moins deux mille monstres avaient été tués.
L’ennemi avait désormais interrompu son avancée.
Le « Loup Noir Sigurd Sigmus » avait notamment déclaré :
— Les sœurs Takao... J’ai été particulièrement stupéfait par les résultats obtenus au combat par l’Héroïne de rang S, Hijiri Takao... D’après ceux qui ont pu assister à leur bataille, certains sont même allés jusqu’à affirmer que ses performances étaient comparables à celles de Sigurd Sigmus.
Une lueur d’espoir brillait dans les yeux du messager qui lisait le rapport.
— Les Héros venus d’un Autre Monde sont vraiment nos sauveurs.
C’était comme si tous ceux qui nous entouraient pouvaient entendre la voix de son cœur.
Nous pouvons gagner.
L’atmosphère parmi les soldats qui marchaient avec nous était jusqu’alors un mélange de nervosité et d’ennui.
Cependant, une autre émotion sombre planait également au sein de cette armée.
La peur.
Les nouvelles récentes annonçant que l’ouest de Magnar avait été complètement écrasé avaient ébranlé certains soldats.
Cependant, cette nouvelle victoire chassa la peur qui persistait au sein de l’armée.
Et comme pour prendre sa place, leur moral grimpa en flèche.
— On peut le faire... On va le faire ! Ce n’est pas vrai que, même à l’ouest, la Force de l’Extermination Sainte menée par la Sainte repousse actuellement l’armée du Grand Empereur Démon !?
L’euphorie provoquée par cette victoire se répandit rapidement.
— J’avais entendu parler du nombre monstrueux d’ennemis que nous allions devoir affronter... Pour être honnête, ça m’avait un peu foutu les jetons...
— Moi aussi, j’étais inquiet à cause du Miasme du Tyran...
— Mais finalement, je pense qu’on peut très bien les affronter... Je veux dire, l’Armée de l’Ouest réussit à leur tenir tête sans même avoir de Héros dans ses rangs, pas vrai ? Ça veut dire que... nous aussi, on peut le faire !
— Et puis, notre Armée du Sud est directement menée par la Déesse, sans oublier les Quatre Saints Vénérés et le Tueur de Dragons ! Si on compare leurs réputations, les gens que nous avons ici ne sont en rien inférieurs aux Chevaliers du Loup Blanc ou à la Force de l’Extermination Sainte !
— Les Héros venus d’un Autre Monde sont eux aussi incroyables ! Ça fait moins de six mois qu’ils ont été invoqués, pas vrai ? Et pourtant, ils ne sont même pas tellement inférieurs à ce Loup Noir... Comme on le pensait, les Héros venus d’un Autre Monde sont vraiment nos sauveurs !
Naturellement, les regards des soldats convergèrent vers les Héros.
Ils se dirigeaient tout particulièrement vers Kirihara et moi, qui étions, comme Hijiri, des Héros de rang S.
Les yeux des soldats étaient remplis d’attentes.
Je ne pus que baisser les yeux vers mon cheval.
(J’espère pouvoir être à la hauteur de leurs attentes...)
— Fufufu, c’est bien ce à quoi je m’attendais de la part du Loup Noir. L’un des facteurs les plus importants dans une guerre est le moral des soldats. La Sainte le savait également, c’est pour cette raison qu’elle a lancé son attaque un peu plus tard que lui.
dit la Déesse en observant les soldats retrouver leur enthousiasme.
— Il semblerait que la tragédie d’Argyle et de Sinbapa ait provoqué beaucoup d’agitation et de peur parmi les soldats des différents pays.
Je fus impressionnée.
(Je vois... En transmettant rapidement la nouvelle de leur victoire au reste de l’armée, il a restauré le moral des soldats qui commençaient à être gagnés par l’anxiété...)
C’était pour cette raison qu’il avait dit qu’ils avaient lancé une attaque.
Il n’avait pas dit qu’ils s’étaient simplement heurtés à l’ennemi.
Il avait dit qu’ils avaient attaqué... et tué leurs ennemis.
La différence entre ces quelques mots était peut-être bien plus importante que je ne le pensais.
Et surtout, cette sortie avait été menée par quelqu’un dont le nom possédait une véritable valeur.
— Nous avons dans notre camp des personnes capables de nous conduire à la victoire.
Un symbole de victoire.
Sa simple existence donnait du courage aux gens.
Avec seulement ces deux victoires, ils avaient réussi à dissiper l’atmosphère de défaite qui nous entourait.
(Peut-être que c’est ça que signifie réellement le mot « Héros »... Des personnes qui donnent du courage aux autres.)
(N/T : Le terme « Héros » peut également être lu comme « Braves ».)
En y réfléchissant ainsi, le mot « Héros » ne me semblait finalement pas si mauvais.
— ...Vysis.
— Ara, qu’y a-t-il ?
Kirihara aligna son cheval à côté de celui de la Déesse et l’interpella.
— Pour cette bataille, as-tu soigneusement préparé une scène digne de moi ? Ne pas penser suffisamment loin est impardonnable, tu sais...
— Kirihara-san est notre joyau caché, après tout. Je pensais qu’il serait dommage de vous exhiber aussi facilement.
— Je sais que c’est effectivement le cas, mais tu es une Déesse qui excelle dans la tromperie. Si la bataille devait être décidée uniquement par l’est et l’ouest... ce serait une marque de ton inutilité, la preuve de ton incapacité en tant que Déesse...
— Hein ? Qu’est-ce que vous venez de dire ?
— Détourner les yeux et se boucher les oreilles, voilà bien le comportement des faibles. Ne t’avise pas de fuir la réalité, tu m’entends... ?
— Fufufu, vous êtes bien amer, Kirihara-san. En résumé... Vous avez l’impression que Hijiri-san vous a devancé d’un pas, n’est-ce pas ?
— Je ne peux pas m’empêcher de penser que cela aurait dû aller de soi...
Regardant droit devant lui, Kirihara se balança paresseusement sur son cheval.
— C’est simplement qu’il n’existe rien de plus regrettable pour ce monde que de prendre par erreur Hijiri pour la plus puissante des Héros... Pour le dire autrement, c’est comme se tromper sur l’identité du Roi.
Kirihara inclina légèrement la tête.
Clac.
— Je dois utiliser cette bataille pour montrer à toute la nation qui est le véritable détenteur du Réceptacle du Roi. C’est mon destin...
— Kirihara-san, voulez-vous devenir Roi ?
— Ce n’est pas que je ne souhaite pas le devenir, mais je le deviendrai, que je le veuille ou non. Si je dispose d’un environnement où je peux démontrer ma puissance, je deviendrai inévitablement Roi. En résumé...
Kirihara expira.
— Le Roi qui sommeille en moi ne me permettra pas de fuir mon trône.
— Le trône de l’un des pays vous intéresse ?
— ...Je ne peux pas dire que ça ne m’intéresse pas. Eh bien, ce ne serait pas une mauvaise idée de laisser ma semence à quelqu’un digne de moi et de laisser derrière moi une excellente descendance dans ce monde... Cependant, j’ignore simplement combien de personnes dans ce monde sont réellement dignes de moi...
— Pourquoi pas l’une de vos camarades de classe ?
— Hijiri ou Ayaka seraient peut-être préférables, même si cela risquerait d’être trop limitatif pour moi... Je ne peux pas m’empêcher de penser qu’elles deviendraient un obstacle une fois que nous serons retournés dans notre ancien monde. ...Cette Princesse Chevalière de Neia dont tu m’avais parlé est déjà morte, pas vrai ?
— C’est exact.
— Tsk... Dans ce cas, il ne reste que la Reine de Jonato et la Sainte. Celle qui semble légèrement meilleure que les autres serait cette Nyantan... Cependant, sa lignée est douteuse. Si son sang est de mauvaise qualité, elle pourrait souiller la royauté de ce Kirihara...
— Alors, que pensez-vous des sœurs Artlight des Chevaliers du Loup Blanc ? Elles sont toutes les deux belles et réputées pour leur talent. Elles sont également filles de noble.
— Si l’envie m’en prend, je serai ravi de les rencontrer un jour. Mais avant cela, je dois leur montrer ce qu’est réellement un Roi... Je ne suis pas un minable qui ne sait qu’aboyer sans jamais mordre.
Kirihara rejeta ses cheveux en arrière.
— Parmi tous les Héros invoqués, aucun n’a été capable de suivre mon niveau. Je suis maintenant au niveau 279... Même Hijiri, qui occupe la deuxième place, se trouve à plus de cinquante niveaux derrière moi. Tu comprends ce que ça signifie, pas vrai ? Même si notre croissance a ralenti, il existe toujours plus de cinquante niveaux d’écart entre nous... Cela prouve qu’une hiérarchie existe même parmi les rangs S. En résumé...
Lâchant les rênes de sa main droite, il la tendit devant lui.
Comme s’il cherchait à exhiber quelque chose.
— Cela signifie que personne n’est capable de surpasser ce Kirihara.
Oyamada passa alors le haut de son corps hors du chariot.
Il semblerait qu’il écoutait notre conversation.
— Franchement, Takuto pourrait pas déjà tuer ce Grand Empereur Démon tout seul !? Sérieusement de chez sérieusement, que ce soit ce Yasu à la Valeur Bidon, la Présidente Arnaqueuse de rang S ou ces jumelles cinglées, vous trouvez pas qu’ils servent à rien dans cette histoire de Héros venus d’un Autre Monde !? Hé, toi là-bas ! Déesse-sama ! Écoute ! Écoute ! Écoute !
Reprenant les rênes, Kirihara se retourna.
— Shougo, eux aussi font partie de cette histoire. C’est simplement l’histoire de la manière dont ils finiront par prendre conscience de leur place... Et puis, pour que tu puisses comprendre la différence entre moi et ces minables... il fallait invoquer “tout le monde” de la classe. Lorsque nous retournerons dans notre ancien monde, la hiérarchie au sein de notre classe sera définitivement établie. Et cette hiérarchie ne pourra pas être modifiée selon les caprices de chacun...
— Franchement, les Takao et cette Asagi me cassent vraiment les couilles~ ! Rien que leur présence fout déjà en l’air l’équilibre de notre classe~ ! Sérieusement, les gens incapables de comprendre la hiérarchie me rendent dingue~ ! Si on les laisse continuer comme ça, ils vont finir par crever comme des déchets de merde, exactement comme ce figurant de Mimori-chan qui se faisait des idées~ ! Ils détruisent complètement l’écosystème~ !
Puis...
— La mort de ce Mimori était vraiment pitoyable. Crever dès notre arrivée dans un autre monde... Il a vraiment joué son rôle de figurant typique jusqu’au bout. Enfin, c’est justement le rôle d’un figurant. C’était probablement déjà inscrit dans son destin...
Yasu, qui était resté silencieux jusque-là, prit la parole avec un sourire déformé sur le visage.
— Mimori était un imposteur, tandis que moi, je suis l’authentique. Je veux dire, nous venions à peine d’atterrir dans l’histoire principale... Ma nature est celle d’un héros, tandis que celle de Mimori est celle d’un figurant.
— Hein !? Qu’est-ce que tu racontes tout à coup, espèce de connard de Yasu !? Ton personnage a changé d’une manière tellement naze que ça en devient ridicule !
— Alors c’est ça, la jalousie des imposteurs envers les véritables élus... C’est plutôt agréable. Enfin, Oyamada est parfaitement adapté à son rôle de larbin de Kirihara, le larbin qui aboie contre absolument tout ce qu’il voit. Après tout, tu n’es même pas capable de monter à cheval.
— Je vais te tuer, enfoiré !
— Kuhaha. La sœur aînée des Quatre Saints Vénérés n’arrêtait pas de te rabaisser, mais tu n’es toujours capable de rien d’autre que d’aboyer... Kuhahaha ! Tu es tellement pitoyable ! Vraiment, vraiment pitoyable !
— ...Ah, je vais vraiment te tuer.
— Je t’ai dit de ne pas t’occuper de Yasu, Shougo.
Kirihara l’arrêta.
— Mais Takuto~ ? On doit vraiment leur faire comprendre leur place. Dommage qu’il n’y ait ni Internet ni réseaux sociaux ici, sinon j’aurais pu diffuser sa vidéo pathétique dans le monde entier.
— C’est ce qui arrive lorsque des nabots comme lui obtiennent soudainement une puissance qui dépasse ce qu’ils sont capables de supporter... C’est exactement comme ces nouveaux riches qui finissent par se détruire eux-mêmes. Cependant, ce n’est qu’un clown... Il finira par mourir et disparaître avant même qu’on s’en rende compte. Alors tu n’as qu’à attendre le jour où Yasu sera oublié par le temps...
— ...Fuunnn, t’as entendu ça, Valeur Bidon-kun ?
— Kuhaha, alors même Kirihara s’est mis à aboyer. Kukuku... Comme prévu, ce Héros aux Flammes Noires vous terrifie énormément... Comme c’est agréable, cette peur que vous ressentez...
— Il n’y a vraiment plus aucun espoir pour ta stupidité, Yasu Tomohiro...
En observant cette scène, la Déesse joignit les mains et sourit.
— C’est merveilleux de voir que tout le monde souhaite aussi ardemment atteindre le sommet, n’est-ce pas ?
▽
L’armée qui se dirigeait avec moi vers la capitale royale de Magnar devait prendre un peu de repos en chemin.
Il semblerait que nous allions nous arrêter dans une forteresse appelée le Château Blanc Anti-Démon.
Cela se produisit quelques jours avant que nous atteignions ce château.
Un pigeon messager magique, comme ceux qui venaient régulièrement, apporta un nouveau message.
Le message fut directement remis à la Déesse.
Comme toujours, elle en parcourut le contenu.
Cependant, son teint changea soudainement.
— Quelque chose s’est produit ?
Celui qui lui posa la question était Agito Angoon des Quatre Saints Vénérés.
— ...J’ai appris que le nombre de monstres appartenant à la Force d’Invasion Orientale avait soudainement augmenté.
— Soudainement ? Cela signifie qu’ils se cachaient en embuscade ?
— Non... Il leur aurait été impossible de dissimuler aussi longtemps une telle quantité de monstres. Si autant de monstres s’étaient déplacés dans la région, notre camp l’aurait remarqué plus tôt...
— Vous voulez dire... qu’ils sont simplement apparus de nulle part ?
— C’est possible.
La Déesse affichait une expression inhabituellement sombre.
— Il semblerait que la ligne de front de l’Armée de l’Est, menée par les Chevaliers du Loup Blanc, ait abandonné le Fort Ira et soit actuellement en train de battre en retraite vers le Fort Horun. Comme ils ont décidé de se retirer rapidement, ils n’ont pas perdu énormément d’hommes, mais...
La voix de la Déesse s’affaiblit.
Elle parlait juste assez fort pour que je puisse encore l’entendre depuis l’endroit où je me trouvais.
Contrairement à la fois où le pigeon messager magique avait apporté la nouvelle de leur victoire, je ne pensais pas qu’il s’agissait du genre d’information qu’elle souhaitait communiquer à tout le monde.
— Vous êtes en train de dire qu’une sorte de téléportation à grande échelle s’est produite là-bas ? Mais je n’ai jamais entendu parler d’une chose pareille, alors pourriez-vous arrêter de plaisanter...
— Non... S’ils possédaient quelque chose de ce genre, ils l’utiliseraient certainement pour lancer des attaques surprises. Une telle méthode ne laisserait même pas à leurs adversaires le temps de battre en retraite.
— Ah, je vois. Maintenant que vous le dites, c’est vrai.
— Comme je viens de le dire, je ne pense pas qu’il s’agisse d’une capacité de téléportation. Si c’était vraiment le cas, une telle augmentation du nombre de monstres aurait dû...
Fronçant les sourcils, la Déesse fixa silencieusement la lettre qu’elle avait reçue.
— Je ne peux qu’en conclure que cet endroit est peut-être devenu un nouveau point d’apparition.
— Hein ? Cela voudrait dire que...
— Oui... Au vu des caractéristiques de “cette chose” décrites dans les informations du passé, c’est la conclusion la plus naturelle. J’ignore quelles sont ses intentions... mais comme prévu, nous ne pouvons pas ignorer ça. Cependant... Je vois. Alors c’est comme ça.
C’était comme si elle était enveloppée par l’air sec et glacial d’une falaise en plein cœur de l’hiver.
Je ne pouvais percevoir la moindre chaleur dans le sourire qui apparut sur le visage de la Déesse.
— Alors tu as enfin décidé de te montrer, Grand Empereur Démon ?