Chapitre 125
Chapitre 125 – Chapitre d’intermition – Le guide des héros
Auteur : Shinozaki Kaoru
Traductrice : Moonkissed
<POV de Sogou Ayaka>
Alion.
Sur le terrain d’entraînement du château royal.
Les Héros s’entraînaient sous la direction des instructeurs qui leur avaient été assignés.
CLANG !
Un bruit assourdissant retentit lorsque je bloquai l’épée de Banewolf.
Le lourd impact se propagea dans tout mon corps tandis que je lui opposais ma lance.
Cependant, c’était probablement grâce à la correction de mes statistiques.
Même face à un adversaire aussi imposant, je n’avais pas été complètement dominée.
(Cependant, c’est maintenant que tout se joue... ! Une attaque frontale n’est pas toujours le bon choix. Je dois anticiper chacun de ses prochains mouvements...)
BAM !
— Kyaah !?
Je tombai lourdement sur les fesses.
(Un balayage de jambes !? Pourtant, il venait juste de...)
Je regardai derrière moi.
Suou Kayako se tenait là.
Elle avait l’air embarrassée.
C’était une expression que je voyais rarement sur son visage.
Elle semblait... coupable.
Banewolf tapota son épée d’entraînement contre son épaule.
— Je suis content que tu sois capable d’anticiper mon balayage, mais tu n’avais pas envisagé que Suou-chan puisse se tenir derrière toi ?
Kayako s’inclina devant moi.
— ...Je suis désolée.
Banewolf éclata de rire.
— Hahaha ! Tu n’as fait que suivre mes instructions, alors inutile de t’excuser, Suou-chan~
Il me tendit la main.
En la voyant, je la saisis.
Il me tira alors vers lui et m’aida à me relever.
— ...Vous voulez me dire que je dois abandonner l’idée qu’une chose est impossible simplement parce qu’elle paraît improbable, c’est ça ?
Ma camarade, Suou Kayako, ne me ferait jamais un croche-pied sans raison.
Il était improbable qu’elle fasse une chose pareille.
Cependant...
était-ce absolument certain ?
Je devais être capable de me demander si ce que je considérais comme une certitude n’était pas simplement une supposition.
C’était ce que le Tueur de Dragons essayait de m’enseigner.
— Oh ? Tu as compris ce que j’essayais de dire sans même que j’aie besoin de l’expliquer ? Bon sang, Sogou-chan est vraiment une femme talentueuse...
Banewolf semblait impressionné.
Il attrapa ensuite la bouteille d’alcool posée sur la table.
— Pfiou, j’ai la gorge sèche.
— Je ne sais pas si c’est parce que vous êtes déjà habitué à bouger autant votre corps...
Je fis cette remarque avec une certaine amertume.
M’ignorant, Banewolf porta la bouteille à ses lèvres.
— Sogou-chan a vraiment ses petites manies, hein ? Tu ressembles à cette agaçante Cheffe des Chevaliers-sama.
— ...Banewolf-san fait partie des Chevaliers Magiques ?
— Appelle-moi simplement Bane. Mon nom est assez long, non ?
— Dans ce cas, Bane-san est...
— Je ne suis chevalier que de nom. Pour Urza, ce qui compte surtout, c’est que “j’appartienne aux chevaliers d’Urza”.
Banewolf avala une grande gorgée de son excellent alcool.
— Le Roi Magister n’est qu’un lâche orgueilleux, mais c’est justement grâce à son tempérament que je peux mener une vie tranquille au château royal. Enfin, dans des moments comme celui-ci, je remplis tout de même mon “devoir”. Quand il faut agir, je montre aux autres ce dont je suis capable.
Banewolf se tourna vers les membres de mon groupe.
— Bien. Passons maintenant des techniques de combat individuel aux affrontements organisés en groupe. J’ai déjà entendu parler de votre stratégie. Votre tactique repose sur Sogou-chan, la Héroïne de rang S, qui sert d’axe central à toute l’équipe, c’est bien ça ?
Tous les membres de mon groupe pointèrent leurs armes vers Banewolf.
— Dans ce cas, commençons.
▽
Après avoir pris une pause dans notre entraînement, je décidai de poser une question à Banewolf.
— Hum... Puis-je vous demander pourquoi ?
— Hmm ?
Il essuyait la sueur de son corps avec un tissu tenu entre ses deux mains.
Je jetai un coup d’œil vers Kayako et les autres.
— Pourquoi Bane-san s’est-il proposé pour prendre notre groupe en charge ?
— Il n’y a rien de compliqué là-dedans. Je voulais simplement que vous surviviez tous. Ce serait assez embêtant que vous, les atouts contre le Grand Empereur Démon, mouriez bêtement. Si les Héros-sama venus d’un Autre Monde ne parvenaient pas à vaincre le Grand Empereur Démon, ma précieuse vie de plaisir risquerait de disparaître.
Autrement dit, il le faisait également pour lui-même.
— Après tout, je n’aurais pas été convoqué ici si ce Grand Empereur Démon n’était pas apparu. Bon sang, ce fardeau imposé par la Racine de Tout Mal-sama est vraiment pénible.
Banewolf commença à caresser doucement sa barbe.
— Enfin, la Déesse semblait également mécontente lorsque je me suis proposé. Que ce soit à cause de toi ou d’autre chose, j’ai l’impression qu’elle cherche à isoler Sogou-chan et les autres pour une raison quelconque. Cela dit... cette Déesse-sama est une adversaire particulièrement rusée. Mais...
Je suivis son regard.
Le groupe de Yasu.
Yasu Tomohiro était assis sur une chaise, les jambes croisées, détournant le regard de notre côté.
Les membres de son groupe se tenaient à proximité.
— Eux aussi doivent au moins apprendre les bases de mon entraînement...
C’était arrivé lors du premier jour d’entraînement.
Banewolf avait voulu serrer la main de Yasu.
Cependant, Yasu avait repoussé sa main.
— Commence par changer cette attitude de bâtard qui se croit supérieur à moi ! Tu sous-estimes le “Héros des Flammes Noires” !? Tueur de Dragons, tu dis !? Ridicule ! Moi, je n’ai pas besoin de l’aide de bâtards comme toi ! Et évidemment, c’est pareil pour mon groupe ! Grave-toi bien ça dans le crâne, compris !?
Je le répète.
Yasu l’avait repoussé.
— Tu m’énerves !
Banewolf s’était gratté la tête avec un sourire amer.
— Enfin... Je n’ai vraiment aucune intention de vous regarder de haut. C’est juste que je ne suis pas très doué pour tout ce qui concerne les bonnes manières... On me le reprochait déjà au château royal. Bon, je vais faire en sorte d’essayer de parler de manière un peu plus humble...
Il ne semblait absolument pas offensé par les paroles de Yasu.
Je ne pouvais m’empêcher de penser qu’il faisait preuve d’une grande maturité.
(Et surtout, je suis certaine que cet homme peut m’apprendre énormément de choses...)
Le Kisouryu était un ancien art martial conçu pour le combat réel.
Cependant, connaître uniquement ce « style » ne suffisait pas.
Je l’avais pleinement compris après avoir combattu les monstres dans les ruines.
Un véritable combat était différent d’un entraînement.
Et Banewolf semblait posséder une immense expérience du combat.
Pas ces « points d’expérience » dont les Héros avaient besoin pour monter de niveau.
Une véritable expérience acquise au cours d’innombrables batailles.
Autrement dit...
les compétences nécessaires pour survivre.
C’était peut-être ce que la Déesse avait voulu dire lorsqu’elle avait parlé de « technique ».
Je regardai mes camarades qui essuyaient leur sueur.
(Je ferai absolument en sorte... que tout le monde survive...)
▽
Les terrains d’entraînement des Héros étaient divisés en deux parties.
Un mur séparait les deux terrains.
Actuellement, trois groupes se trouvaient de notre côté.
Mon groupe, celui de Sogou Ayaka.
Le groupe de Yasu Tomohiro.
Et le groupe de Kirihara Takuto.
Les deux autres groupes se trouvaient dans le centre d’entraînement voisin.
Le groupe d’Ikusaba Asagi.
Et enfin, les sœurs Takao.
(Je pense qu’ils nous ont intentionnellement séparés de cette manière.)
Kirihara et les autres n’appréciaient pas Asagi.
Rien ne laissait penser qu’ils allaient commencer à bien s’entendre de sitôt.
Des problèmes risquaient d’éclater si ces deux groupes étaient placés sur le même terrain d’entraînement.
Je comprenais donc pourquoi ils avaient été séparés.
Cependant, concernant les sœurs Takao...
(La Déesse n’apprécie peut-être pas que je sois proche d’elles... ?)
La dernière fois, Hijiri s’était opposée à la Déesse.
Sogou Ayaka et Takao Hijiri.
Elle ne voulait peut-être pas réunir au même endroit deux personnes susceptibles de s’opposer à elle.
Comme je le pensais, cela devait être l’intention de la Déesse...
(Depuis cet incident, la façon dont Kirihara-kun et les autres regardent Hijiri-san a également un peu changé...)
Dans un coin du terrain d’entraînement, je pouvais sentir une atmosphère assez inquiétante autour de Kirihara et des autres.
Enfin, ce n’était pas la première fois.
Même lors du premier jour d’entraînement, l’atmosphère autour d’eux n’avait jamais été paisible.
△
Le premier jour de l’entraînement, le fils aîné des Quatre Saints Vénérés s’était adressé à Kirihara Takuto.
— Encore une fois, je suis Agito des Quatre Saints Vénérés. C’est toi qui diriges ce groupe, n’est-ce pas ? J’espère que nous nous entendrons bien.
Agito se tenait devant Kirihara.
Kirihara était assis sur un banc installé sur le terrain d’entraînement.
Ses jambes étaient largement écartées.
Pour une raison quelconque, il dégageait une certaine majesté.
Oyamada Shougo se tenait à côté de lui.
Derrière se trouvaient les autres membres du groupe de Kirihara.
La pointe du fourreau de son katana plantée dans le sol, Kirihara demanda :
— Tu es fort ?
— Qu’est-ce que tu en penses ?
— Tu es meilleur que ces Cinq Guerriers Dragons ?
— Je ne les ai jamais affrontés, alors je ne peux pas le savoir.
Agito le regardait de haut avec un doux sourire.
Kirihara leva vers lui un regard perçant.
— Tu ferais mieux d’y réfléchir et d’en prendre conscience.
— Hmm ? Qu’est-ce que tu veux dire ?
— Un jour, ce sera vous tous qui lèverez les yeux vers moi.
— Lever les yeux... ?
Agito ne comprenait pas le sens des paroles de Kirihara.
Kirihara baissa les yeux et poussa un soupir d’exaspération.
— J’ai entendu parler de cette histoire de Lignée des Héros. Vous étiez tous pareils, pas vrai ?
— Eh bien, ouais.
— En fin de compte, vous n’êtes que des Héros dégradés.
Agito ricana.
— Waouh. Il faut avoir du cran pour me dire quelque chose comme ça.
— Je t’ai déjà dit d’y réfléchir et d’en prendre conscience, non ? Je ne vois aucun problème à énoncer des faits absolus. À l’avenir, je vous surpasserai tous.
Agito se tourna vers ses frères et sœurs.
La fille aînée se contenta de hausser les épaules.
Kirihara posa son épée à côté de lui.
Puis il fit un geste de l’index, comme s’il donnait une petite pichenette dans l’espace devant lui.
Agito se retourna vers lui en souriant.
— Qu’est-ce que ce geste était censé signifier ?
— Devant vous se trouve un “mur” invisible. C’est le “mur” de la croissance. Autrement dit, la limite à laquelle votre progression s’arrêtera. Cependant...
Kirihara tendit la main.
— <Dragonic Buster>.
Au même instant, un bruit d’impact retentit et un rayon doré passa à toute vitesse près des Quatre Saints Vénérés.
Une violente pression d’air jaillit.
Le vent fit voler les cheveux des Quatre Saints Vénérés.
Le rayon disparut progressivement juste avant d’atteindre le mur du terrain d’entraînement.
La compétence unique de Kirihara était désormais au niveau 3.
Il pouvait maintenant ajuster sa portée et sa puissance.
Il pouvait donc volontairement faire disparaître le rayon avant qu’il ne frappe le mur.
Toujours la main tendue, Kirihara poursuivit :
— Actuellement, moi, le plus supérieur des rangs S, j’ai déjà suffisamment progressé pour briser ce mur... Même si vous n’êtes que des versions dégradées, vous devriez au moins être capables de comprendre ce que je veux dire, non ?
— Je vois.
Agito semblait avoir compris.
— Donc, ce que tu veux dire, Kirihara, c’est que les Héros venus d’un Autre Monde sont supérieurs à nous, c’est ça ? Mais tu sais...
WHOOSH !
À cet instant, tout le monde se figea.
Oyamada fut le premier à briser le silence.
— Hein ? B-Bâtard... Quand est-ce que tu t’es déplacé... !? Haaah !? C’est une déclaration de guerre, c’est ça !? Prends ça !
Une lame extrêmement tranchante menaçait désormais la gorge de Kirihara.
C’était l’épée d’Agito.
Un mince sourire flottait sur son visage.
Mais ce n’était un sourire que par sa forme.
Ignorant complètement Oyamada qui aboyait à côté, Agito rapprocha son visage de celui de Kirihara.
— S’il existe une telle différence entre nos forces, jusqu’où crois-tu pouvoir aller avec cette attitude ?
— ...............
Kirihara se tut.
Malgré sa surprise, je ne vis aucun changement dans son expression.
Pour la première fois, son regard semblait véritablement concentré sur Agito.
— Exhiber ta puissance insignifiante de cette manière est franchement répugnant... Tu es sain d’esprit ? Tu n’es qu’à un pas d’être réduit en poussière, tu sais ? Tu pourrais disparaître avant même que ton heure n’arrive. Tu comprends au moins ça ?
Puis Agito réagit d’une manière inattendue.
— Heeeeh... T’as vraiment du cran, toi. Je crois que je vais prendre bien plus de plaisir à t’entraîner que je ne le pensais.
Agito rangea son épée et se redressa.
— Tu as réussi le test, Takuto Kirihara.
— Tu refuses à ce point d’admettre ta propre dégradation ?
Agito avait désormais l’air sincèrement heureux.
— Kirihara, tu es vraiment amusant.
Moi qui avais simplement observé la scène, je sentis une profonde excitation monter en moi.
(Ce mouvement à l’instant... Je n’ai même pas vu le moment où il a dégainé son épée...)
Je n’avais pas réussi à suivre le dégainement d’Agito des yeux.
Nous bénéficiions pourtant de la correction de nos statistiques.
Malgré cela, même nos statistiques améliorées ne nous permettaient pas de suivre ses mouvements.
Néanmoins, l’atmosphère semblait progressivement retrouver son calme.
Cependant...
— Vos petits morveux ont vraiment une attitude sacrément insolente, hein ?
La fille aînée des Quatre Saints Vénérés raviva immédiatement les flammes du conflit.
Elle s’appelait Abyss Angoon.
Ses cheveux noirs étaient attachés en queue-de-cheval.
Ils étaient légèrement ondulés.
Elle était plus grande que son frère Agito.
Agito avait également une silhouette plus mince qu’elle.
Abyss possédait une présence particulièrement forte.
Tout comme son frère aîné, ses traits étaient magnifiques.
Cependant, ce qui la caractérisait surtout était l’aura dangereuse qu’elle dégageait.
Cela rappelait l’expression selon laquelle les plus belles fleurs possèdent des épines.
De plus, sa tenue dévoilait presque entièrement son imposante poitrine.
À chacun de ses pas, ses seins, qui semblaient prêts à s’échapper de ses vêtements, se balançaient.
Les garçons ne pouvaient pas en détacher leurs yeux.
Personnellement, je n’étais vraiment pas à l’aise avec ce genre de tenue.
Je serais incapable d’en porter une.
— Ki-ri-ha-ra~
Abyss s’avança.
— Espèce de bâtard, tu parlais tout à l’heure de quelqu’un qui exhibait sa puissance insignifiante... Mais ce n’est pas toi qui viens justement d’exhiber ta force sans réfléchir, hein~ ?
Abyss découvrit ses dents en posant la question.
Tch.
Comme s’il la trouvait pénible, Kirihara claqua la langue.
— Je ne l’ai pas exhibée sans réfléchir...
— Hé, hé, hééé~ !? Ne m’ignore pas et ne fais pas comme si tu étais proche de Takuto, compris ? Arrête de lui parler comme ça, espèce de femme aux gros seins~ !
Oyamada s’interposa devant Abyss.
— Nous sommes les Héros les mieux classés ici, compris ? Je me fiche de savoir ce que sont ces putains de Quatre Saints Vénérés, mais tu ferais mieux d’apprendre à te comporter. Compris ? Il n’y a que ta poitrine qui soit grosse chez toi ?
Est-ce qu’il se montrait aussi agressif parce qu’il savait que Kirihara se trouvait derrière lui, parfaitement imperturbable malgré tout ce qui venait de se produire ?
Oyamada semblait gagner de plus en plus confiance en lui.
— Je me trompe peut-être sur ton compte ? Quand on aura tué le Grand Empereur Démon et réussi dans la vie, tu crois que tu pourras encore te foutre de nous comme ça~ ? Hein~ ?
Munyuu, munnii, funyuuu.
Oyamada enfonça son doigt dans la poitrine d’Abyss.
Cependant, Abyss ne sembla absolument pas perturbée.
Au contraire, elle dévoila ses dents dans un sourire mauvais.
Elle attrapa le doigt d’Oyamada et...
CRAC !
...lui brisa immédiatement l’index.
— GYAAAAAAAAAAAAAAAH !
▽
— Tu crois vraiment qu’un bâtard comme toi peut encore se comporter comme un sale gosse, Oyamada~ ?
Abyss interpella Oyamada.
Un sourire stupide était accroché à son visage.
— ...La ferme. Je vais te tuer.
— Bâtard, tu balances tellement facilement le mot “tuer” qu’il ne fait même plus peur.
— Hein~ ? Si tu t’approches encore, je vais utiliser ma compétence innée...
— Hmm ? Tu veux encore montrer à tout le monde à quel point tu es pitoyable ?
— Guh...
Quelques jours auparavant, juste après qu’elle lui eut brisé le doigt...
Oyamada avait utilisé sa compétence innée contre Abyss.
Elle avait esquivé toutes ses attaques.
Et à ce moment-là, les doigts d’Oyamada étaient encore cassés.
Au passage, lorsque la Déesse avait appris ce qui s’était passé, elle s’était contentée de sourire en disant :
— On n’y peut rien~
Apparemment, elle tolérait donc l’incident durant lequel Abyss lui avait brisé le doigt.
Elle devait probablement considérer cela comme faisant partie de l’entraînement.
— T’es complètement folle, espèce de garce ! Bientôt ! Je vais faire en sorte que ce soit toi qui pleures !
— Hein ? Dans ce cas, pourquoi ne pas t’en casser un autre ?
— G-Guhhh... !
Oyamada ne répondit rien.
Non.
Il ne pouvait rien répondre.
La différence entre leurs capacités était évidente.
Les Quatre Saints Vénérés étaient puissants.
Écrasants de puissance.
De son côté, Kirihara suivait docilement l’entraînement d’Agito.
— Tu as l’air plus intelligent que cet Oyamada, Kirihara.
— J’utiliserai tout ce qui est à ma disposition... et je dévorerai toute nourriture qui se présentera devant moi. Mais ça ne veut pas dire que j’ai pardonné votre comportement impensable. Un jour viendra où je vous remettrai tous dans le droit chemin... Garde ça en tête.
— Avec des types comme toi et Oyamada dans les parages, je ne risque vraiment pas de m’ennuyer~
À cet instant, la porte du terrain d’entraînement s’ouvrit brusquement.
(C’est...)
Le groupe d’Asagi.
Les sœurs Takao.
Le groupe de l’Épée Ivre.
Nyantan.
— Ce n’est pas encore parfait pour le moment, mais on dirait que l’entraînement progresse correctement~ Merci beaucoup à vous tous.
Et la Déesse Vysis.
— Tant que vous remplissez toutes les conditions que j’ai fixées, bien entendu, je vous laisse entièrement décider de vos méthodes d’entraînement. Ce n’est pas grave si vous ne pouvez pas établir un véritable programme. Le plus important, ce sont les résultats. Tant que vous obtenez des résultats, je n’aurai aucune plainte. Moi, la Déesse Vysis, je respecte votre liberté et garde toujours l’esprit ouvert.
— Alors, qu’est-ce qui t’amène, Vysis ?
demanda Agito.
La Déesse avait même amené avec elle les Héros du terrain d’entraînement voisin.
Elle avait probablement quelque chose d’important à annoncer.
En général, c’était ce que cela signifiait.
— Actuellement, les Héros doivent apprendre au plus vite les techniques nécessaires au combat... mais vous devez également continuer à augmenter vos niveaux.
La Déesse posa une main sur sa joue et soupira.
— Cependant, tout le monde a déjà ratissé les ruines des environs d’Alion... et presque tous les monstres aux yeux dorés que nous avions capturés ont déjà été tués. Même moi, en tant que Déesse, je me retrouve dans une situation bien embarrassante.
Kirihara pointa son katana vers la Déesse.
— Alors, nous allons enfin visiter les ruines des autres pays ?
— Malheureusement, l’armée du Grand Empereur Démon étant devenue beaucoup plus active récemment, nous n’avons plus le temps de nous promener tranquillement dans les autres pays. Par conséquent, demain...
La Déesse joignit les mains et sourit.
— Je pense vous faire tous entrer dans la Zone Démoniaque Dorée.