Chapitre 98
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Traducteur/éditeur : HidingTurtle
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◈ Je suis devenu le serpent ophidien de l’Apocalypse ◈
Chapitre 98 : Une occasion de marquer profondément le serpent
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Tout comme une rivière continuait de couler, le monde ne s’arrêtait jamais.
Tandis qu’une tragédie frappait l’extrémité est du continent, une princesse naissait à son extrémité sud.
De même, tandis que la Mine de l’Enclume rouge traversait les douleurs de l’enfantement du Démon de feu, le Territoire de Martein s’empressait de se relever au milieu du chaos.
La mort du Marquis Tigre jeta une ombre immense sur le marquisat.
Gerard Martein était devenu un héros grâce à ses prouesses martiales, mais son héroïsme ne reposait pas uniquement sur sa force. Personnalité influente du Conseil des nobles, il occupait également une position politique solide.
Si la Grande Forêt n’avait pas été frappée par la Vague de monstres, un désastre sans précédent.
Si la famille royale n’avait pas ourdi un plan secret pour empêcher la capitale de tomber.
Ce héros ne serait peut-être pas mort.
La mort du marquis Gerard avait porté un coup terrible, mais l’histoire et la puissance de Martein demeuraient.
Rendons sa grandeur à Martein !
Le problème, c’était que tous les membres directs de la famille Martein étaient morts, à l’exception de Lania, la jeune fille du Territoire de Greylim.
-C’était vraiment regrettable. Leur devise, qui leur interdisait de battre en retraite, avait semé les graines de ce malheur.-
Une lutte de pouvoir entre la faction de la marquise et les frères et sœurs de Gerard Martein, issus d’une branche collatérale, était inévitable.
Lania Greylim, une jeune fille au destin cruel.
La jeune fille qui était désormais devenue Lania Martein.
Son expression n’avait rien de joyeux.
« Ouf… »
Celui qui soupira en regardant Lania n’était autre qu’Oliver.
Il s’était réfugié dans le Territoire de Greylim, mais n’aurait jamais imaginé que les choses tourneraient ainsi. Après avoir escorté Lania jusqu’au Territoire de Martein en toute sécurité, il avait prévu de disparaître discrètement.
Mais en voyant sa situation, il ne put s’y résoudre.
Elle avait perdu sa mère, son grand-père maternel et la ville où elle avait vécu toute sa vie.
Son père, le vicomte, avait heureusement été libéré, mais il lui faudrait sans doute consacrer le reste de sa vie à reconstruire son territoire dévasté.
Le marquisat de Martein était actuellement vacant, et la marquise gouvernait le territoire en tant que marquis par intérim.
Elle affirmait que Lania, en tant que descendante directe du marquis Martein, était l’héritière légitime.
Les frères et sœurs de Gerard Martein s’opposaient à elle.
À l’origine, ils n’étaient que des parents collatéraux qui n’auraient jamais osé convoiter le marquisat. Mais ils s’étaient rassemblés au château du seigneur sous prétexte de reconstruire le territoire et, soutenus par de puissants conseillers âgés, ils montraient les crocs à la marquise.
« Pauvre petite. »
C’était Zain qui marmonnait cela.
Même si, ici, il se faisait appeler Zarein.
« Zarein, c’est plutôt vous que je plains. »
« Pourquoi ? »
« Vous auriez pu devenir chevalier officiel d’un ordre célèbre. Et maintenant, vous voilà coincé ici à jouer les gardes du corps pour une jeune fille immature. Vous ne pourrez probablement plus jamais utiliser votre vrai nom. S’ils apprennent que vous êtes vivant, ils risquent de lancer un ordre d’exécution contre vous. »
Oliver et Zain…
D’une certaine façon, ils s’étaient rapprochés.
Ils étaient restés auprès de Lania et s’étaient portés volontaires pour la protéger. Elle n’avait plus personne qu’elle connaisse à part Oliver et Zain, et les en avait suppliés.
Zain — ou plutôt Zarein — ne se mit pas en colère.
Au contraire, il répondit d’un air calme :
« Eh bien, ça s’est peut-être arrangé pour le mieux. »
« Quoi ? »
« C’est vrai que je voulais devenir chevalier depuis tout petit. Mais… ce n’était pas un endroit où je pouvais devenir le genre de chevalier que je voulais être. »
Les trois préceptes des Chevaliers du Lion de fer.
Le courage, l’obéissance et la Croissance implacable.
Il avait enfreint le précepte de l’obéissance. À présent, Zain n’était guère différent d’un chevalier renvoyé de l’ordre.
Malgré tout, il avait l’impression qu’un poids lui avait été retiré du cœur.
« Vous avez de la chance. »
Oliver claqua la langue.
Debout dans le jardin, il jeta un coup d’œil à Lania par la fenêtre.
Elle assistait alors au cours d’un professeur venu de la capitale.
La leçon aurait dû être particulière, mais, sur l’insistance de son oncle et de sa tante, leurs enfants y assistaient eux aussi.
Ces sales gosses prenaient Lania de haut, l’air de rien.
« Ça devrait aller mieux une fois qu’elle sera entrée à l’académie. Je resterai ici jusque-là. »
C’est ce que déclara Oliver.
Lania avait décidé d’intégrer l’École Emerald, l’académie royale.
« D’ici là, j’aurai fait tout ce que j’ai à faire. »
« Vous avez quelque chose de prévu après votre départ ? »
« … »
Oliver ne répondit pas.
Zarein regarda lui aussi Lania avec inquiétude.
Elle se pinçait la cuisse pour rester éveillée.
« Voici un fait intéressant. »
Le professeur invité pour le cours était le professeur Million, une sommité en histoire religieuse.
Rendre l’histoire religieuse intéressante n’avait rien de facile.
Lania n’était pas curieuse le moins du monde, mais elle se forçait à avoir l’air intéressée.
« Selon vous, qu’est-ce qui a la plus longue histoire : votre famille ou les Chevaliers de la Lumière ? »
Les Chevaliers de la Lumière étaient un ordre de chevalerie du Territoire de Martein.
Naturellement, l’histoire de la Maison Martein semblait devoir être plus longue. Mais le professeur Million ne poserait pas une question aussi évidente.
« Les Chevaliers de la Lumière, probablement. »
Tandis que Lania réfléchissait ainsi, son cousin Hermit, assis à côté d’elle, leva vivement la main.
« Moi ! »
« Oh, Jeune Maître Hermit. Je vous écoute. »
« Les Chevaliers de la Lumière ! »
« Oh ! Exactement ! »
Lania ne fut pas impressionnée.
Pourtant, Hermit se tourna vers elle avec un sourire suffisant.
Elle aurait bien voulu lui demander ce qu’il espérait qu’elle fasse, mais se retint.
« Alors, pouvez-vous nous expliquer pourquoi ? »
« P-pourquoi ? »
Hermit fut incapable de répondre.
Le professeur Million sourit comme s’il avait compris.
« À l’origine, les Chevaliers de la Lumière étaient des chasseurs de démons. L’Église de la Lumière fut autrefois celle qui combattit les démons avec le plus d’ardeur, et l’histoire de la Maison Martein commença lorsque le capitaine de l’époque fut adoubé. »
C’était une histoire ancienne que même les membres de la Maison Martein ne connaissaient pas vraiment.
Ce ne fut qu’à ce moment-là que Lania s’y intéressa un peu.
« À l’époque, le premier Martein, qui dirigeait les chasseurs de démons, tua un démon de la peste qui avait décimé un village. Il fut adoubé pour cet exploit, mais périt au combat quelques jours plus tard. »
Il avait tué un démon. Alors pourquoi ?
« On pense qu’il avait oublié un vieux dicton des chasseurs de démons : même après avoir brûlé un démon jusqu’à la mort, il faut encore brûler ses cendres… »
Lania s’était autrefois beaucoup intéressée aux monstres et à la chasse.
Les démons l’intéressaient aussi.
« Ce démon de la peste était un serviteur d’Asmodée. Le noble démon vengea la mort de son serviteur. »
« Comment ? »
Ce fut Lania qui posa la question.
« Tous les cadavres des victimes de la maladie du démon de la peste se relevèrent. Nécromancie, zombies… appelez ça comme vous voulez. Puisque vous êtes tous des nobles de Martein, vous pourriez un jour devoir affronter des démons vous-mêmes. »
Celui qui deviendrait marquis prendrait aussi le commandement des Chevaliers de la Lumière.
Les élèves prirent des airs différents.
Le professeur Million observa les enfants avec intérêt, puis s’adressa directement à Lania.
« Alors, retenez ceci : si vous tuez un démon qui a un maître, méfiez-vous encore davantage de ce qui peut arriver ensuite. »
Un spécialiste de l’histoire religieuse était aussi, autrement dit, un spécialiste de la démonologie.
« Un noble démon pourrait entrer dans une colère noire. »
La voix du professeur résonna, lourde de menaces.
* * *
Une minute de silence pour le défunt Barbe-Bleue.
Enfin, ce n’était pas vraiment quelqu’un qui méritait qu’on le pleure !
Je ne l’appris qu’une fois la situation calmée.
Alors que je vaporisais une potion sur les paumes écorchées de Dunkel, Rosena s’approcha et s’excusa brusquement.
« Je suis désolée, Dunkel. »
« … Quoi ? »
Incroyable, mais vrai : Dunkel était le fils de Barbe-Bleue.
En quelque sorte, c’était donc un prince.
On avait caché qu’il était le fils de Barbe-Bleue, mais Rosena avait une raison de s’excuser ainsi, tout à coup.
« De ne jamais avoir eu une bonne opinion de toi. »
« Ah… Ce n’est pas comme si tu m’avais fait quoi que ce soit. »
« Les enfants sont plus perspicaces que les adultes ne le pensent. Tu savais que je ne t’aimais pas, pas vrai ? »
« … De toute façon, tout le monde était comme ça. »
« Ta mère n’était pas une naine de la Mine de l’Enclume rouge. C’était une naine venue de l’extérieur. »
« … »
Dunkel semblait déjà le savoir.
« Quand Barbe-Bleue est revenu de ses voyages à l’extérieur, il t’a ramené avec lui. Il a dit que tu étais son enfant. C’est pour ça que j’ai quitté Zenzero. »
C’était choquant.
Barbe-Bleue avait vraiment été un sacré salaud, à plus d’un titre.
« Et puis il t’a abandonné. J’aurais au moins dû avoir pitié de toi. Je crois que je te détestais, moi aussi. »
« Haha… »
Dunkel esquissa un sourire amer.
Son sourire sembla faire encore plus mal au cœur de Rosena.
Elle attira soudain Dunkel contre elle et le serra dans ses bras.
« Je n’ai pas de fils, mais j’aimerais te considérer comme tel. »
Dunkel resta immobile, sans savoir quoi faire.
Comme c’est mignon.
Alors que je tapotais le mollet de Dunkel, Rosena m’attira soudain, moi aussi, dans ses bras.
« Viens, toi aussi. Tu veux être mon enfant ? »
« Sss. »
Pouah, non merci.
Je passe mon tour pour avoir une mère naine, avec une barbe et une force terrifiante.
Le plan consistant à noyer le Démon de feu en y déversant de l’eau avait fonctionné.
Barbe-Bleue, en flammes, avait sauté dans cette mare d’eau bouillante et y était mort.
J’avais aussi reçu le message annonçant la défaite de Barbe-Bleue. C’était donc certain.
Pourtant, peut-être parce qu’il s’était jeté dedans de lui-même, je n’avais pas reçu autant d’Essence magique que prévu.
Ou peut-être était-ce parce qu’il avait déjà vendu son âme au démon, ou un truc du genre.
Quoi qu’il en soit, je venais de décrocher un nouveau haut fait.
Et pas n’importe lequel : « Tueur de démons ».
Après Tueur de gardes et Tueur de héros, voilà que j’étais désormais Tueur de démons.
Mes hauts faits devenaient de plus en plus impressionnants.
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【Tueur de démons】
Vous avez tué un démon pour la première fois.
Vous gagnez une résistance aux attaques mentales lorsque vous affrontez des démons.
Vous êtes moins facilement corrompu par l’énergie démoniaque.
Vous gagnez la faveur de la Race céleste.
Vous attirez l’attention des démons.
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Malheureusement, ces avantages me décevaient un peu.
J’étais déjà immunisé contre les attaques mentales.
Et cette dernière ligne me tracassait un peu…
-Hmm, Paimon, Paimon…
Pelerian n’arrêtait pas de marmonner.
Depuis que sa magie sur Barbe-Bleue avait été brisée, son orgueil semblait atrocement blessé.
Peut-être que ma confiance en Pelerian s’était elle aussi un peu ébranlée.
-Serpent.
C’était sans doute pour ça que Pelerian voulait regagner son prestige.
« Quoi ? »
-Ceux qui acceptent de prendre des risques obtiennent de plus grandes récompenses.
« Pourquoi vous me sortez ça tout à coup ? »
Je n’avais plus qu’à fabriquer l’épée en fer météorique, pourtant Pelerian se mettait à dire des choses sinistres.
-Si ce Démon de feu était vraiment un serviteur de Paimon, il y aura des représailles. Paimon est un noble démon qui s’immisce dans le monde des mortels plus souvent que la plupart des autres.
« Alors… Attendez ! »
Je m’approchai de ce qui avait été le lac de lave.
L’eau avait bel et bien cessé de bouillir.
Elle avait refroidi peu à peu, mais se remit soudain à bouillonner.
« Ssssss ! »
J’avertis les nains qui se reposaient.
Mais les événements s’enchaînèrent plus vite encore que je ne l’avais prévu.
「Paimon, le Roi de l’Ouest, jette son dévolu sur le Tueur de démons.」
Euh… moi ?
J’eus l’impression que quelque chose me surveillait.
Puis un frisson glacé me parcourut…
「Vous êtes immunisé contre les attaques mentales grâce au trait « Croissance implacable ».」
La sensation apparut, puis disparut.
À la place, l’eau accumulée en contrebas se vaporisa en un instant.
Puis une créature de flammes se dressa.
« Euh… Euhhh ! »
C’était un monstre semblable à un lézard sculpté dans le feu.
Le plus terrifiant, c’était que sa tête ressemblait trait pour trait au visage de Barbe-Bleue.
Il avait même une longue corne sur le front.
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【Lézard de feu de Paimon Niv. 140】
【Traits】
[Folie], [Espérance de vie limitée]
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Après Kibaemi, c’était la deuxième créature à posséder le trait Espérance de vie limitée.
La créature escalada la falaise à une vitesse incroyable.
Les nains, revenus à eux, se mirent à crier.
Heureusement, personne ne fut de nouveau ensorcelé par le feu, mais le monstre était terrifiant même sans ça.
« C’est quoi, encore, ce putain de délire ?! »
Rosena cria et lança son marteau de guerre.
Le coup avait assez de force pour fracasser le crâne de la créature.
Boum !
Le marteau s’enfonça profondément dans la tempe du lézard.
Mais son crâne ne se fendit pas pour laisser jaillir sa cervelle.
Il ne sembla même pas blessé.
Au contraire, le marteau, fiché dans sa tête, fondit lentement, jusqu’à ce que seul le manche retombe.
La créature dégageait une chaleur phénoménale.
Je fonçai vers Dunkel.
Même sans que je dise quoi que ce soit, Dunkel avait compris ce qu’il devait faire.
Il pivota et lança un seau en Célestium.
Clang !
Le seau s’enroula une fois autour de la corne du Lézard de feu et s’y accrocha.
Les nains et moi saisîmes rapidement la chaîne.
Comme prévu, la chaîne en Célestium, résistante à la chaleur, ne fondit pas.
« Aaah ! »
Le problème, c’était que le Lézard de feu était plus fort que prévu.
Les nains qui tenaient la chaîne furent entraînés avec lui.
À la fin, la plupart lâchèrent prise.
« À sa poursuite ! On le poursuit tous ! »
Rosena en tête, tout le monde se lança à la poursuite du lézard.
Et, naturellement, je restai seul à tenir fermement la chaîne.
Quels nains faiblards.
Comment j’étais censé attraper ce Lézard de feu ?
Alors que j’envisageais plusieurs possibilités, Pelerian prit la parole.
-Lâche-le. Lâche-le pour le moment ! Il faut d’abord qu’il sorte.
« Ça va aller ? »
-Si nous l’attaquons maintenant, nous ne ferons qu’aggraver les dégâts ici. Si cette chose se met à tout saccager dans cet endroit fermé, on est fichus !
Ça se tenait.
-Lâche-le pour l’instant. Fais-moi confiance !
Pelerian parlait avec fermeté.
Le Lézard de feu se mit à escalader frénétiquement la mine, comme s’il cherchait à sortir.
Mais il ne le fit pas en silence.
Les nains s’enfuirent en hurlant.
Le Lézard de feu crachait des flammes partout sur son passage.
Le feu était si violent que les bâtiments et le matériel de la mine fondirent en un instant.
« Et ça, alors ? »
-Il faut parfois faire des sacrifices pour une cause plus importante.
Hmm, pas faux.
Enfin, il atteignit l’entrée effondrée de la mine.
Le Lézard de feu ouvrit la gueule.
Fwoooooosh !
Une colonne de flammes jaillit de sa bouche et fit exploser l’entrée de la mine.
La lumière éclatante du soleil se déversa à l’intérieur.
Au moment où le Lézard de feu se précipita dehors.
Je ressentis une impression de déjà-vu.
La scène suivait un schéma semblable à celui de mon enlèvement par Kibaemi.
-Maintenant !
Et une seule expérience de ce genre m’avait suffi.
「Vous utilisez Gigantification Niv. 1.」
Aussi grand et lourd que possible.
Aussi gigantesque que Père.
Plus grand que ce stupide Lézard de feu.
Je m’agrippai à l’entrée éventrée de la mine et campai sur mes positions.
La chaîne de Célestium se tendit et tira sur la corne de la créature.
Clang !
La tête du Lézard de feu pivota brusquement sur le côté et s’écrasa au sol.
-Les serviteurs des démons doivent être affrontés sous le soleil.
Le lézard qui ressemblait à Barbe-Bleue rugit en me faisant face.
Notes :
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