Chapitre 95
WeTried Translations
Traducteur/éditeur : HidingTurtle
Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>
◈ Je suis devenu l’Ophidien de l’Apocalypse ◈
Chapitre 95 : Citrons et explosifs
──────
Il y avait des moments comme ça dans la vie.
On avançait quelque chose au cas où, mais plus on continuait à parler, plus sa propre opinion semblait convaincante.
J’étais en plein dans l’un de ces moments.
Ça ressemble vraiment au scorbut !
Les symptômes correspondaient à la perfection, non ?
Je n’étais pas médecin, mais je connaissais le scorbut. Son histoire était si intéressante qu’il avait même sa propre page sur Namu Wiki.
« C’est quoi, le scorbut ? »
Manjin marmonna ces mots.
Pour être honnête, je n’y avais pas vraiment prêté attention ces derniers temps, mais je ne parlais pas coréen : je m’exprimais dans la « langue commune » de ce monde.
Autrement dit, je n’avais aucune idée si ce monde connaissait seulement une maladie appelée scorbut.
« Scor… but ? C’est une prononciation inhabituelle. »
Apparemment, non.
Ah, vous ne savez donc pas ce que c’est, le scorbut !
Je devais commencer par leur expliquer les symptômes.
Le scorbut est causé par une carence en vitamine C. Les humains ne peuvent pas produire de vitamine C dans leur corps, alors ils doivent en consommer régulièrement. Mais si leur alimentation reste déséquilibrée trop longtemps, ils finissent par manquer de vitamines et se sentent faibles et léthargiques !
« … ? »
Ensuite, ils perdent l’appétit, leurs gencives se mettent à saigner, leur visage pâlit, leurs yeux s’enfoncent et, dans les cas graves, ils peuvent même souffrir d’hémorragies internes et mourir ! C’est une maladie terrifiante qui frappait souvent les marins après de longs mois passés en mer !
Malgré mes explications passionnées, les nains me fixèrent comme si je leur débitais des trucs de geek incompréhensibles.
Bon, ils ne savaient probablement même pas ce qu’étaient les vitamines.
Heureusement, quelqu’un comprit ce que je voulais dire.
— Tu parles du mal des marins ?
C’était Pelerian.
Tu connais cette maladie ?
— C’était une maladie qui frappait souvent les marins humains. Une étrange affection qui disparaissait une fois qu’ils débarquaient au port.
C’est ça, je crois.
Le scorbut existait donc aussi dans ce monde.
— Tu sais comment la soigner ? Un simple mon… Non, un monstre !
Un point d’avertissement pour Pelerian.
C’est plus simple qu’on ne le croit. De la vitamine… Enfin, des fruits frais qui en contiennent, et le tour est joué.
— Ça ne peut pas être aussi simple…
L’heure était venue pour la médecine moderne de triompher dans un autre monde.
J’expliquai aux nains ce qu’était le scorbut et comment le soigner. Eux aussi semblaient sceptiques.
Mais que pouvaient-ils faire d’autre que me croire ?
Vous avez des fruits ?
En temps normal, il était impossible de trouver des fruits frais dans une mine une fois les portes scellées.
Mais il y avait ici un nain atypique, qui avait pour passe-temps de s’occuper d’un jardin.
« Je faisais pousser des citronniers. Ils ont donné des fruits, mais… »
Parfait ! Apporte-les ici.
Dunkel hocha la tête et partit en hâte.
En attendant, les autres nains prirent soin de Helmut.
Heureusement, Helmut reprit connaissance. Il n’avait pas été aux portes de la mort. Il semblait simplement s’être écroulé après avoir accumulé trop de fatigue en travaillant seul.
« Repose-toi un peu. »
« Ghh… Dire qu’une chose pareille est arrivée. »
Nous expliquâmes à Helmut ce que Barbe-Bleue avait fait. Il essaya de se relever, mais Manjin l’en empêcha et le força à se recoucher.
Alors que nous attendions Dunkel, Pelerian posa soudain une question.
— Mais le mal des marins, ce n’est pas une maladie qui ne touche que les humains ?
Pardon ?
— Je n’ai jamais entendu parler d’un nain atteint du mal des marins, même si certains nains ont déjà travaillé comme marins.
Euh…
Le scorbut survenait parce que les humains ne pouvaient pas synthétiser eux-mêmes la vitamine C.
Et si le corps des nains était différent ?
Dans ce cas, toute ma théorie sur le scorbut était peut-être fausse depuis le début.
Au moment où je commençais à perdre confiance, Dunkel revint en courant.
Il portait un panier plein de citrons jaune vif.
Bah, tant pis. Faisons-lui d’abord manger un citron.
« Des citrons… Je ne mangerai pas un truc pareil. »
Fidèle à sa réputation de nain borné, Helmut refusa de manger un citron cru.
Mais ce n’était pas le moment de s’arrêter à ce genre de détail.
« Tenez-lui les bras. »
« P-petit morveux ! »
Dunkel en tête, ils forcèrent Helmut à manger un citron.
« Grrraaah ! »
Helmut poussa un cri, le visage tout plissé.
Manjin, qui n’avait jamais mangé de citron, fut aussitôt terrifié par le spectacle.
« Ça a quel goût, au juste… ? »
« Tu veux essayer ? »
« Non, ça ira ! »
Si ces symptômes étaient vraiment ceux du scorbut, Manjin ferait mieux de manger lui aussi des citrons riches en vitamine C.
Manjin promit d’attendre de voir si Helmut se rétablissait.
Nous ne pouvions que patienter.
Nous n’avions pas beaucoup de temps, mais la réponse arriva au bout d’un seul jour.
« Mon corps… est incroyablement léger. »
Les symptômes qui accablaient Helmut avaient disparu.
Ses gencives ne saignaient plus et sa léthargie s’était envolée.
La « peste » qui s’était répandue dans la mine naine était bel et bien le scorbut.
J’étais sur le point de me réjouir d’avoir vu juste.
Puis je lus la pièce et m’arrêtai.
« C’est… impossible. »
Dunkel tremblait, le poing serré.
« Tant de gens sont morts ? Ils auraient pu vivre, s’ils avaient seulement mangé des citrons… »
Le fait que la maladie se soigne si facilement rendait la chose encore plus tragique.
En temps normal, les nains étaient sans doute naturellement résistants au scorbut. Mais le confinement avait duré si longtemps que leur alimentation était devenue très déséquilibrée.
Et, pour ne rien arranger, Barbe-Bleue avait récemment fait brûler les malades les plus gravement atteints.
« Barbe-Bleue… »
Le doux visage de Dunkel prit une expression terrifiante.
« Tu te rends compte de ce que tu as fait… ? »
Je sentis leur rage.
Mais bon, Dunkel, marmonner tout seul comme ça, ça ne fait pas très classe vu de l’extérieur.
Je le savais bien.
« Il y a peut-être une meilleure façon d’utiliser les citrons. »
Manjin marmonna en en touchant un.
Oh, je m’étais dit la même chose.
Manjin et moi parlâmes en même temps.
« Ils pourraient réveiller les gens d’un coup ! »
On pourrait faire de la limonade !
Dunkel essaya de lire la note que j’avais écrite, alors je la froissai aussitôt.
« Puisqu’ils sont si acides, peut-être que ceux qui sont ensorcelés par le feu retrouveront aussi leurs esprits. »
Hum, est-ce que ce serait vraiment si facile ?
J’en doutais, mais notre groupe ne pourrait de toute façon rien faire contre Barbe-Bleue à lui seul.
« Si on ramène Trawl, il nous sera d’un grand secours. Fais-moi confiance. »
Manjin prit un air sérieux.
Je n’étais pas d’accord.
Mais puisque Manjin tenait à y aller lui-même, lui donner quelques citrons me parut tout à fait raisonnable.
Dunkel lui en tendit plusieurs, et Manjin partit aussitôt.
« Il y a beaucoup de monde à nourrir. C’est un problème. »
Quoi donc ?
« Les citrons. C’est tout ce qu’on a. »
Tout en parlant, Dunkel ramassa les pépins qu’Helmut avait crachés après avoir mangé son citron.
Même avec une serre, il faudrait du temps pour replanter des citronniers et les faire pousser.
Nous ne pouvions pas attendre.
C’est alors que Kibaemi s’intéressa aux pépins.
Les pépins de citron ressemblaient-ils à des bébés pour Kibaemi, encore à l’état de jeune pousse ?
Juste au cas où, ne les mange pas, Kibaemi.
Kibaemi mangeait à peu près n’importe quoi, alors je devais le préciser.
Heureusement, Kibaemi ne mangea pas les pépins.
À la place, Kibaemi les effleura de ses fines vrilles, puis les planta dans la terre.
Dunkel s’apprêtait à déterrer les pépins, mais il soupira et les laissa tranquilles.
« Même s’ils germent, il faudra des mois avant qu’ils donnent des fruits… Hein ? »
Quelque chose passa en frémissant des vrilles de Kibaemi jusqu’aux pépins.
Puis, sous terre, là où aucun rayon de soleil ne pénétrait, des pousses de citronnier jaillirent soudain du sol.
Quel genre de tour de magie était-ce ?
Me demandant si j’avais raté quelque chose, consultai de nouveau la fenêtre de statut de Kibaemi.
──────────────
【Chimère juvénile niv. 9】
【Traits】
[Jeune pousse], [Bébé], [Arbre-Monde], [Os], [Feu]
【Compétences】
[Sixième sens niv. 1], [Expansion de la perception niv. 2], [Croissance par absorption niv. 6], [Agitation des feuilles niv. 4], [Vrille niv. 1], [Communion niv. 1], [Culture niv. 2]
【Statut】
[Faim]
──────────────
Kibaemi avait une compétence appelée « Culture niv. 2 ».
Je l’avais déjà vue. Dunkel la possédait aussi, malgré le fait qu’il ne ressemblait pas beaucoup à un nain ordinaire.
Et pourtant, même avec cette compétence, Dunkel ne faisait que cultiver et entretenir ses plantes à l’ancienne.
Il était incapable d’accomplir des miracles comme Kibaemi.
Était-ce ça, la différence de talent ?
Les monstres nés avec une cuillère de l’Arbre-Monde dans la bouche étaient tout simplement différents. De quoi me rendre jaloux.
Dunkel, Kibaemi a faim.
« Hein ? Ah, oui. Je devrais lui donner de l’eau ? »
Pas ça.
Une idée me vint et je fis une requête à Dunkel.
Donne un peu de jambon à Kibaemi.
Kibaemi était une fière chimère, après tout.
Dunkel coupa un morceau de jambon et le posa dans le pot de Kibaemi, l’air dubitatif.
Flouuuup.
Le jambon fut aspiré dans la terre.
Les feuilles tombantes de Kibaemi se redressèrent aussitôt, vigoureuses.
Une plante carnivore avec les traits « Os » et « Feu ».
Après avoir absorbé des nutriments, Kibaemi se remit à accélérer la croissance du citronnier.
La pousse qui, quelques instants plus tôt, n’était qu’un pépin dépassait déjà Kibaemi en hauteur.
Kibaemi était encore un bébé, et pourtant, il pouvait faire pousser d’autres plantes à une vitesse folle.
Le niveau de la compétence Culture de Kibaemi allait sans doute continuer à augmenter, si bien que nous aurions des citrons plus tôt que prévu.
Dunkel, et même Helmut, restèrent bouche bée devant l’exploit de Kibaemi.
Manjin revint ensuite plus tôt que prévu.
« Ça a marché ! »
Incroyablement, il avait ramené Trawl et cinq de ses compagnons d’un seul coup.
« Les citrons ont vraiment fait effet ? »
« Ouais. Ils en ont mangé une bouchée et ils ont tout de suite retrouvé leurs esprits. »
Trawl se gratta la tête, embarrassé.
« Je pensais que ça irait si je plissais les yeux, mais les flammes étaient tellement belles. Dès que je les regardais, mon esprit se vidait… »
Trawl s’interrompit net en plein milieu de sa phrase.
Manjin lui fourra aussitôt dans la bouche une moitié de citron, peau comprise.
« Ghh, ça va. Je vais vraiment bien, maintenant. »
Il semblait qu’ils devraient manger des citrons régulièrement pendant quelque temps.
Nous avions tout de même prouvé que les nains récemment ensorcelés par le feu pouvaient rapidement retrouver leurs esprits.
C’était déjà une bonne chose.
Dunkel marmonna, l’air un peu plus optimiste.
« A-alors, on peut faire pousser des citrons en grande quantité et rassembler tout le monde petit à petit… »
« Non. »
Ce fut Helmut qui coupa court à la bonne idée de Dunkel.
« Seuls les imbéciles essaient de réparer une épée brisée pour continuer à s’en servir. Barbe-Bleue est irrécupérable. Il ne mérite plus qu’on lui donne une autre chance. »
C’était pourtant Helmut qui, au départ, m’avait dit de donner une chance à Barbe-Bleue.
Mais, cette fois, Barbe-Bleue était allé beaucoup trop loin.
« Que Barbe-Bleue ait été ensorcelé par le feu du démon ou non, un seigneur des mines ne doit jamais agir de cette façon. Nous devons le vaincre et éteindre cette Flamme démoniaque, ou l’ensevelir. »
« Nous aussi, on veut le faire, mais… »
Trawl se gratta la tête.
« Ces flammes sont dans la partie la plus profonde de la mine. Tu ne peux pas les éteindre en leur jetant un peu d’eau. »
Je hochai la tête.
« Et surtout, nous ne sommes pas assez nombreux pour nous battre. Nous ne sommes que neuf… et si nous voyons les flammes de près, nous risquons de perdre la tête, nous aussi. »
Attendez.
Ils étaient onze.
Kibaemi et moi comptions aussi.
Et moi, c’était Urooros.
Mais je n’avais pas besoin de contester ce que disait Trawl.
Les yeux de Helmut brillèrent.
« Vous savez quel genre de Maître d’art je suis ? »
Je m’en doutais.
Helmut avait donc été un Maître d’art.
« Euh… »
Mais Trawl ne sut pas répondre tout de suite.
Comme il n’en avait pas l’air sûr, il se tourna vers Dunkel, qui devait connaître la réponse.
Dunkel répondit à sa place.
« Tu n’es pas Maître d’art des épées et des explosifs ? »
« C’est ça. »
Helmut tira longuement sur sa cigarette avec son bras prothétique.
Ses yeux noirs luisirent.
« À une époque, je fabriquais la moitié des explosifs utilisés dans la Mine de l’Enclume rouge. »
On utilisait des explosifs dans les mines.
Essayer de creuser à la pioche dans un sol rocheux était terriblement inefficace.
À la place, les ouvriers calculaient précisément les emplacements, plaçaient des explosifs dans la roche et la faisaient sauter.
« Jusqu’à ma retraite, j’ai moi-même fait sauter d’innombrables tunnels. »
Il était donc un expert de ce genre.
« Suivez-moi. »
Helmut nous conduisit à son entrepôt.
Quand il ouvrit la porte, une odeur étrange s’en échappa.
Ça sent le pourri.
— Ne lance pas de magie du feu comme la dernière fois.
Ce n’était pas mon intention.
Dans l’entrepôt, quelque chose était recouvert d’un tissu noir.
Helmut le retira, révélant des objets emballés dans du papier pour les protéger de l’humidité.
Trawl parla d’une voix tremblante.
« T-tout ça, ce sont… des explosifs ?! »
L’entrepôt contenait assez d’explosifs pour détruire toute la zone.
Dunkel semblait ne pas être au courant ; il regarda Helmut, stupéfait.
« Qu’est-ce que tu comptais faire avec tout ça, commettre un attentat ? »
« Pourquoi donc ? C’est du matériel que j’ai stocké et entretenu. Barbe-Bleue connaît aussi cet endroit, alors il ne tardera pas à venir le chercher. »
Barbe-Bleue savait donc que ces explosifs existaient.
Dans ce cas, il pouvait venir les récupérer à tout moment.
« Alors, utilisons-les correctement avant que ce salaud ne mette la main dessus. Pourquoi ne pas faire s’effondrer le lac de lave et l’ensevelir aussi ? »
Avec une telle quantité d’explosifs, c’était faisable.
Cette idée se répandit dans la pièce.
Si nous échouions, ce serait une rébellion. Si nous réussissions, une révolution !
Mais chacun avait sa propre idée de la façon d’utiliser les explosifs.
« On pourrait les enterrer, puis les faire exploser dès qu’il arrivera… »
« Tu crois que c’est si facile d’installer les détonateurs ? »
« Et si on les fixait aux piliers pour ensevelir tout l’endroit d’un coup ? »
« Tu veux faire s’effondrer toute la mine ? Et les autres ? Tu veux les tuer aussi ? »
C’est alors que quelque chose se mit à me démanger dans un coin de la tête.
J’avais l’impression qu’une idée de génie était sur le point de jaillir.
Oui, c’est ça.
À cet instant précis,
le Zhuge Liang le Serpent de la Grande Forêt faisait son grand retour.
J’ai une stratégie.
Tous les nains me regardèrent.
Au lieu d’utiliser mon carnet, je me mis à écrire directement sur le mur de l’entrepôt.
Au fil de mes explications, les nains sceptiques se mirent peu à peu à s’émerveiller.
Quand j’eus terminé, Helmut demanda avec prudence :
« Ça va vraiment marcher ? »
Le système de ventilation est en bon état, hein ?
« La ventilation est la chose la plus importante dans une mine. Sinon, tout le monde finirait asphyxié. »
Alors, ça suffit. C’est une stratégie qui a fait ses preuves un nombre incalculable de fois au cours de l’histoire.
« Bien… »
Helmut hocha la tête.
« Mes explosifs seront utilisés selon le plan du serpent. »
Puis il ajouta un commentaire inutile.
« Dire que l’avenir de la mine repose sur un plan conçu par un serpent… »
Vous me remercierez plus tard.
Honnêtement, ce plan me faisait battre le cœur à tout rompre.
Manjin et Trawl n’avaient-ils pas, eux aussi, l’air surexcités ?
Nous n’aurions aucun regret.
Oh, et encore une chose.
J’ajoutai une autre requête.
Je demandai à Helmut de fabriquer plusieurs objets.
« Je peux les faire en une journée. Ils pourraient être utiles, je suppose. »
Alors, je t’en prie.
* * *
Une fois la décision prise, il fallait agir vite.
Nous terminâmes tous les préparatifs en une seule journée.
Helmut passa lui aussi la nuit à fabriquer les objets que je lui avais demandés.
« Tiens, mets ça devant tes yeux. »
C’étaient des lunettes de soleil en cristal noir.
Elles étaient grossièrement taillées, mais ressemblaient bel et bien à des lunettes de soleil.
« Waouh, elles sont trop stylées. »
« Je ne sais pas pourquoi, mais mon cœur s’emballe. »
Bien que ce fût la première fois de leur vie qu’ils voyaient un tel objet, les nains comprirent aussitôt l’attrait des lunettes de soleil.
J’ignorais si elles seraient efficaces, mais elles valaient au moins mieux que de regarder les flammes à l’œil nu.
« J’en ai fait une paire pour toi aussi. »
Helmut me tendit une minuscule paire de lunettes de soleil.
Je les plaçai devant mes yeux.
J’étais un peu déçu de devoir m’enrouler dans du tissu pour les maintenir en place, mais j’étais plutôt satisfait.
Opération Vague rouge.
J’adorais ce nom.
Kibaemi posa une vrille sur moi.
On aurait dit que Kibaemi voulait aussi des lunettes de soleil.
Pas pour toi. Tu n’as pas d’yeux.
Je t’en ferai une paire quand tu en auras.
— Mais tu sais…
Pelerian fit remarquer quelque chose.
— Tu n’as pas vraiment besoin de porter ce truc bizarre, si ?
Je fis comme si je n’avais pas entendu cette remarque inutile.
Notes :
Rejoignez notre Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>