Chapitre 90
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Traducteur/éditeur : HidingTurtle
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◈ Je suis devenu l’Ophidien de l’Apocalypse ◈
Chapitre 90 : Ah, votre épée en fer météorique ?
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Rosena, la naine la plus forte des profondeurs.
Si elle avait vécu à la surface, on l’aurait appelée « la naine la plus forte de la surface ».
Tous les nains de la Mine de l’Enclume rouge en convenaient.
Elle était assez âgée pour qu’on puisse la qualifier d’ancienne sans que cela paraisse étrange.
Pourtant, on l’appelait simplement Rosena-nim, et non Ancienne Rosena.
Et il y avait une bonne raison à cela.
Ses muscles saillants étaient plus solides que ceux des jeunes nains, et sa barbe comme ses cheveux n’avaient pas un seul poil gris. Tous deux arboraient un rouge vif.
En dehors de ses muscles, la chevelure rouge sang de Rosena était sa marque de fabrique.
Elle adorait ses cheveux et sa barbe rouges.
Parfois, elle les tressait ; le reste du temps, elle les entretenait soigneusement avec de l’huile.
Un jour, quelqu’un lui avait demandé pourquoi elle tenait tant à ses cheveux rouges. Rosena avait répondu que le sang ne se voyait pas dessus.
Elle était devenue Maître d’art grâce à ses créations de bijoux et avait même fabriqué des ornements sur mesure pour sa barbe, qu’elle avait couverte de pierres précieuses.
Émeraudes, rubis et autres gemmes y pendaient avec un éclat flamboyant.
Elle portait ces bijoux même lorsqu’elle se battait, une hache à la main, mais les retirait toujours dans son atelier, qu’elle martèle du métal ou façonne des pièces délicates.
Dès qu’elle devait se concentrer de toutes ses forces sur son travail, elle ne portait aucun bijou.
Clang, clang.
Le marteau que tenait Rosena n’était pas particulièrement gros.
Malgré tout, difficile de croire qu’elle se servait d’un marteau pareil pour réaliser un collier délicat avec une telle précision.
Des étincelles jaillirent de l’enclume dans tous les sens.
À chaque coup porté au métal rougeoyant, celui-ci prenait peu à peu forme.
En temps normal, on attendait que le métal refroidisse avant de le travailler à l’aide de petits ciseaux et de scies de joaillier.
Mais cela ne valait que pour ceux qui n’avaient pas encore atteint le rang de maître.
À chaque coup de marteau de Rosena, l’ornement en or pur prenait forme.
C’était tout bonnement mystique.
Lorsqu’elle plongea l’ornement chauffé dans l’eau, des bulles remontèrent en grésillant.
Elle en ressortit un pendentif en forme de soleil.
Rosena plaça dessus des rubis et des saphirs de la taille d’un ongle, les essayant un à un.
Chaque pierre était magnifique et éblouissante.
Pourtant, Rosena gardait une expression sombre.
« Tss. »
Même sa façon de claquer la langue était franche et pleine d’entrain.
Puis elle posa dans sa paume la pièce en or pur encore tiède et serra le poing.
Crac, écrasé.
Aussi tendre soit-il, l’or pur restait un métal qu’il fallait marteler et affiner.
Pourtant, il se plia et se comprima avec une facilité absurde.
Les veines de l’avant-bras de Rosena saillirent.
Lorsqu’elle rouvrit la main, l’ornement doré en forme de soleil n’était plus qu’une boule écrasée.
« Ça ne me plaît pas. »
Elle manipulait le métal dur comme si elle arrachait des morceaux de pâte.
Quand elle le laissa tomber dans l’eau, de la vapeur s’éleva dans un sifflement.
Ces derniers temps, Maître d’art Rosena avait l’impression qu’un poids lui oppressait la poitrine.
Elle n’avançait pas sur sa millième collection, le Collier du Soleil.
« Ni rubis, ni saphir, ni émeraude. Même pas un diamant ! »
Elle ne savait pas quelle pierre sertir sur l’ornement solaire.
Quelle gemme pouvait exprimer la lumière limpide et éclatante du soleil ?
Même les diamants ne suffisaient pas à restituer sa chaleur.
Mais y sertir une pierre rouge comme un rubis lui semblait trop vulgaire, trop banal.
Il lui fallait une gemme chaude et transparente, qui évoque la vie.
Ça fait peut-être trop longtemps que je n’ai pas vu le soleil.
Cette pensée lui laissait toujours un goût amer.
Cela faisait longtemps que le Seigneur de la Mine avait scellé les portes de la Mine de l’Enclume rouge.
Avant cela, Rosena avait elle aussi vécu sous le soleil.
Ces souvenirs vivaient encore dans son cœur et l’inspiraient.
En particulier, les aventures qu’elle avait vécues avec cet excentrique mage elfe…
Et le vin de la surface qu’elle avait bu avec Barbe-Bleue.
« … »
Rosena posa enfin son marteau.
Les souvenirs du passé étaient devenus des regrets tenaces qui la retenaient.
Le Barbe-Bleue d’aujourd’hui n’était plus le jeune homme rayonnant qu’ils avaient connu autrefois.
Rosena avait vieilli, tout comme Barbe-Bleue. Seules des flammes sombres vacillaient dans ses yeux autrefois limpides.
Cette vie se répéterait jusqu’à la naissance d’un nouveau seigneur de la Mine.
Barbe-Bleue avait voulu que Rosena le rejoigne au niveau le plus profond, mais elle avait refusé.
C’était pourquoi elle se consacrait uniquement à son travail, dans un atelier situé devant la porte du niveau le plus profond.
Cette journée avait été comme toutes les autres.
Du moins, jusqu’à ce que Jeremiah descende au niveau le plus profond et que Rosena reçoive à sa place la lettre d’introduction qui lui était destinée.
La lettre envoyée par Helmut contenait des mots incompréhensibles.
Un serpent… ?
Elle devait le voir de ses propres yeux.
Alors, elle sortit.
Et il y avait bel et bien un serpent.
Un serpent dont les écailles étaient un matériau parfait.
Le soleil aurait-il cet aspect si on le façonnait dans du cristal ?
« D’une beauté parfaite ! »
Elle avait attrapé son corps en s’exclamant ainsi ; il était donc tout naturel que le serpent recule, horrifié.
* * *
Elle est forte.
Mais de quoi sont faites ses mains, bon sang ?!
Mes écailles étaient tranchantes comme des lames, mais les mains calleuses de cette naine n’avaient même pas une égratignure.
C’était seulement possible, ça ?
— C’est de la simple manipulation du mana.
Les nains utilisaient donc eux aussi le mana.
Alors qu’ils n’étaient pas chevaliers.
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【Maître d’art naine Rosena Niv. ???】
【Épithète】 La naine la plus forte des profondeurs
【Traits】
[Artisane], [Guerrière]…
──────────────
Bon sang, pourquoi je ne vois pas son niveau ?
Toi aussi, tu es une héroïne ?!
Les monstres et les « gens », c’était vraiment différent.
On pouvait évaluer intuitivement la force d’un monstre.
Les monstres plus forts et plus grands étaient puissants.
En revanche, impossible de juger les humains, les Elfes et les nains à leur seule apparence.
— Tu surestimes les héros humains.
Puisqu’il ne se battait pas, Pelerian affichait un calme agaçant.
— Cette naine a accompli des exploits qui n’ont rien à envier à ceux d’un héros. Elle a tué dix wyvernes à coups de marteau.
C’était Thor, en fait ?!
À chacune de mes attaques, la naine appelée Rosena levait la main pour me bloquer.
« Hahaha ! Comme c’est mignon ! »
Elle n’avait pas peur des serpents venimeux ?
Je voulais la mordre par pure méchanceté, mais je ne mordais que dans le vide.
Cela dit, elle ne m’attaquait pas.
Même quand je m’agitais désespérément au point d’en perdre mes écailles, elle ne ripostait pas.
Si elle voulait jouer à ça, je n’avais pas d’autre choix que de dégainer mon épée.
La main de Rosena fusa alors à une vitesse incroyable.
« Oh ! »
Elle attrapa une de mes écailles qui flottait entre son index et son majeur.
« Magnifique. Vraiment magnifique. »
Hop, hop, hop, hop !
Sa main jaillit comme l’éclair et attrapa quatre autres écailles.
« Cinq. Ça devrait suffire. »
Ça me coupa dans mon élan.
Toute envie de me battre m’abandonna.
Ouais, on était vraiment obligés de se battre ?
On ne pourrait pas s’entendre, plutôt ?
« Tu veux venir avec moi un instant avant de descendre au niveau le plus profond ? Je te ferai un collier avec tes écailles. »
Un humain nommé Langray avait déjà voulu mes écailles, lui aussi.
J’imagine que les écailles de cristal étaient vraiment jolies, même aux yeux d’une artisane naine.
D’accord.
J’acquiesçai et suivis Rosena.
On aurait vraiment dit qu’elle ne voulait que mes écailles.
« Je vais commencer par un pendentif tout simple. »
C’était la première fois que j’observais une artisane naine au travail.
Son atelier se trouvait juste à côté de la porte menant au niveau le plus profond.
Elle étira l’or en fils incroyablement fins pour en faire une chaîne.
— Même après l’avoir vue travailler, son savoir-faire reste impressionnant.
Pelerian reconnut lui aussi le talent de Rosena.
Tout fut terminé en un instant.
Un bracelet était prêt.
Il était fait de fils d’or, autour desquels mes écailles étaient disposées comme des fleurs.
« Oh, hoho, oh… ! »
Elle admirait la qualité du bracelet qu’elle venait de fabriquer.
Mais elle avait clairement dit qu’elle fabriquait un pendentif. Pourquoi en avoir fait un bracelet tout à coup ?
« Voilà un superbe collier. Avec un matériau pareil, je peux enfin achever ma collection. »
Puis elle passa le bracelet autour de mon cou.
C’était bien un collier, pas un bracelet !
« Sssak ! »
J’étais tellement surpris que l’émotion me gagna.
Le collier m’allait à la perfection, comme s’il avait été conçu pour moi dès le départ.
Elle avait l’air effrayante et se comportait comme une barbare, mais c’était une bonne naine, au fond.
« Tu vas rencontrer Barbe-Bleue, n’est-ce pas ? »
Exact.
Je sortis mon carnet et mon stylo pour écrire ma réponse.
Comme les autres nains, Rosena fut stupéfaite en voyant ça.
« Tu es vraiment un serpent extraordinaire. Puis-je te demander pourquoi tu veux rencontrer Barbe-Bleue ? »
Je regardai Pelerian.
Il connaissait Rosena et Barbe-Bleue.
Pelerian secoua la tête d’un air gêné.
Il semblait penser qu’il valait mieux ne rien lui dire.
— Leur relation était assez compliquée…
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Comme je gardais le silence, Rosena haussa les épaules.
« Peu importe. Que tu les captures, que tu les tues ou quoi que ce soit d’autre. »
Elle avait du cran.
« Mais tu risques d’avoir du mal à communiquer avec Barbe-Bleue. »
Pourquoi ?
« Barbe-Bleue est… obsédé par le feu. »
Obsédé par le feu ?
Qu’est-ce que ça voulait dire ?
Pelerian marmonna :
— L’Enchantement du feu ?
Qu’est-ce que tu veux dire par « obsédé par le feu » ?
« À ton avis, pourquoi les nains des profondeurs creusent-ils la terre ? »
… Bonne question.
Les humains creusaient des mines pour extraire du minerai et le vendre.
Autrement dit, pour gagner de l’argent.
Mais les nains d’ici ne semblaient pas particulièrement intéressés par l’argent.
On aurait dit qu’ils ne pensaient qu’à creuser toujours plus profond.
« C’est leur instinct. Les Elfes veulent vivre dans les forêts, les humains recherchent le pouvoir et les nains creusent la terre à la recherche des meilleurs matériaux et des flammes. »
Présenté comme ça, je compris tout de suite.
Mais alors, pourquoi creuser la terre s’ils cherchaient des flammes ?
« Si tu creuses assez profondément dans une montagne, des flammes apparaissent. »
Il y avait des flammes sous terre ?
Même en creusant aussi profond que possible, les nains ne pouvaient tout de même pas atteindre le magma.
Cela dit, c’était peut-être un préjugé d’humain moderne.
« Elles ne se trouvent pas dans toutes les montagnes. Mais il y en a peut-être sous le mont Kalea. Le Cœur de la montagne… »
— Le Cœur de la montagne !
C’était Pelerian qui venait de s’exclamer.
Qu’est-ce que c’était, le Cœur de la montagne ?
« L’une des flammes les plus pures du monde. Elle peut faire fondre n’importe quel métal et tout purifier ; elle permet donc de forger les métaux les plus fins. »
Mieux que le fer météorique ?
« Le Célestium ? »
Oui, mon fer météorique que Barbe-Bleue a volé !
« Ce sont des matériaux différents, mais assez proches. À certains égards, c’est même mieux, parce qu’on peut en raffiner de bien plus grandes quantités. »
Ça avait l’air impressionnant, en tout cas.
« Ces flammes ont tendance à ensorceler les nains. C’est ce qu’on appelle l’Enchantement du feu. »
L’expression de Rosena s’assombrit légèrement.
Les nains d’ici avaient-ils déjà trouvé ce fameux Cœur de la montagne ?
« Je n’en sais rien. Ça ne m’intéressait pas. »
Rosena était bien plus gentille que ne le laissait penser sa première impression.
Je détachai quelques écailles et les lui donnai.
Elle me caressa la tête, puis me conduisit à la porte du niveau le plus profond.
« Il fera très chaud en bas. »
« Sssak ! »
Ne t’inquiète pas.
Ma Résistance à la chaleur était au niveau 12.
« Sois prudent. »
Puis elle ouvrit la porte de fer menant au niveau le plus profond.
Fouuuuuush.
Le souffle brûlant qui s’en échappa m’effraya un peu.
Est-ce que toutes mes écailles allaient se décoller ?
« Bon voyage ! Hahaha ! »
Je ne voulais pas montrer ma faiblesse devant Rosena, qui riait à gorge déployée.
Au diable tout ça !
Je sautai dans le niveau le plus profond.
* * *
C’était le réchauffement climatique ?
Si ce n’était pas le réchauffement climatique, je ne comprenais pas ce qui se passait.
Ah, il y avait une autre possibilité.
Les nains avaient tellement bien creusé qu’ils avaient fini par traverser la croûte terrestre et atteindre le manteau.
Sinon, cette chaleur n’avait aucun sens.
Non, ce n’était pas de la chaleur.
C’était brûlant.
Il devait faire au moins cinquante degrés. Évidemment, aucun être vivant ne pouvait survivre dans un endroit pareil.
[La maîtrise de Résistance à la chaleur augmente.]
Rien qu’en restant immobile, mon Résistance à la chaleur augmentait.
Si je restais plus longtemps, elle pourrait même monter d’un niveau.
Le niveau le plus profond était le fond de la mine.
Et il était plus vaste que je ne l’avais imaginé.
Il n’y avait pas vraiment de quartier résidentiel, si tant est qu’on puisse appeler ça une infrastructure.
Une pente en spirale descendait le long des murs et des puits étaient disséminés çà et là, sans doute alimentés par des dérivations des eaux souterraines.
Étrangement, l’eau des puits était fraîche. C’était probablement la seule raison pour laquelle les nains pouvaient vivre ici.
« C’est quoi, ce serpent ? »
« Hé, ce ne serait pas le collier de Rosena-nim ? »
Les nains me trouvèrent fascinant, mais ne m’arrêtèrent pas.
À ma grande surprise, ils reconnurent tout de suite le collier de Rosena que je portais.
Rien que le fait de porter son collier les empêchait de s’approcher facilement de moi.
Quelle réputation elle avait, au juste ?
Cela dit, les nains d’ici me faisaient un peu peur, moi aussi.
Ils avaient tous le visage enveloppé de tissu blanc, comme des momies.
Ils devaient se protéger de la chaleur accablante.
Mais comme c’était la première fois que je venais ici, je n’avais pas d’autre choix que de demander mon chemin.
Excusez-moi, où est Barbe-Bleue ?
« Un serpent qui écrit… ! »
J’avais déjà vu cette réaction des dizaines de fois.
Au début, je restai de marbre, puis je bondis d’horreur.
Le nain défit les bandages qui lui couvraient le visage, dévoilant une bouche d’un rouge éclatant.
Lorsqu’il sourit, l’intérieur de sa bouche grande ouverte était lui aussi couvert de sang.
« Hum, hum ! »
Je m’éloignai vivement du nain qui toussait.
Et si c’était une sorte de peste ?
« Va tout au fond. Barbe-Bleue ne va pas tarder à sortir. »
Merci. J’y vais, alors.
Je les dépassai en hâte et poursuivis ma descente.
J’avais entendu dire qu’une maladie se répandait depuis quelque temps parmi les nains de la Mine de l’Enclume rouge.
Apparemment, les nains qui vivaient plus profondément tombaient plus souvent malades.
C’était la première fois que je le constatais de mes propres yeux.
Je compris vite où se trouvait « le fond ».
Tout en bas du niveau le plus profond.
Une autre immense porte de fer se dressait là.
Les nains des environs y déversaient régulièrement de l’eau.
Fiiiiiiish !
L’eau s’évaporait en libérant d’immenses nuages de vapeur.
Quelle température pouvait-il faire derrière cette porte ?
Tandis que j’attendais devant, les nains ne cessaient de me jeter des coups d’œil.
Pourtant, personne n’essaya de m’arrêter ni de m’emmener ailleurs.
Comme l’attente était ennuyeuse, je posai une question à Pelerian.
Barbe-Bleue est fort ?
— Barbe-Bleue était moins fort que Rosena, mais bien sûr qu’il est puissant. C’est le seigneur nain de la Mine, après tout.
C’était peut-être pour ça.
Les nains croyaient en leur chef.
À bien y réfléchir, je ne pensais pas qu’un seul serpent pouvait affronter le seigneur nain de la Mine et tous ses gardes.
Alors pourquoi est-ce que je me tenais ici avec autant d’assurance ?
Si je fais ce que tu m’as dit, vieux, ça va marcher, pas vrai ?
— Ne t’inquiète pas.
Pelerian m’avait répondu avec une assurance absolue.
— Barbe-Bleue a rompu le contrat conclu avec un mage. Dès que tu énonceras la clause du serment, Barbe-Bleue deviendra ton esclave.
Le contrat que Pelerian avait passé avec Barbe-Bleue était terrifiant.
Quiconque rompait sa promesse devenait l’esclave de l’autre partie.
Bon, je n’avais pas besoin d’un esclave nain. Je comptais récupérer mon fer météorique et demander à Barbe-Bleue de me fabriquer une épée.
Je peux le montrer à Barbe-Bleue par écrit, pas vrai ? Vraiment ?
— Mais oui, je te l’ai dit !
Comme je ne pouvais pas parler, je vérifiai au cas où.
Boum !
On frappa alors à la porte de fer menant tout au fond.
Quelqu’un avait frappé de l’autre côté.
Une voix retentit.
« Ouvrez la porte ! »
La porte de fer qui fermait le fond était encastrée dans le sol. On pouvait donc l’ouvrir grâce à des chaînes et des poulies.
De puissants nains tirèrent sur les chaînes et la porte de fer s’ouvrit lentement.
Crrrriiiic.
Un escalier apparut.
Et les nains qui se trouvaient à l’intérieur aussi.
Lequel d’entre eux était Barbe-Bleue ?
Ils avaient tous le visage et le corps enveloppés de tissu blanc ; je ne pouvais pas le reconnaître tout de suite.
— Barbe-Bleue doit être celui qui porte un objet en Célestium !
Du fer météorique.
Le fer météorique était noir.
Mon regard s’arrêta sur un nain.
Il portait un objet en métal noir comme l’encre.
— C-cette ordure !
C’était Barbe-Bleue.
Et toutes les écailles de mon corps se hérissèrent.
Sous l’effet d’une rage insupportable.
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