Chapitre 83
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Traducteur/éditeur : HidingTurtle
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◈ Je suis devenu le serpent de l’Apocalypse ◈
Chapitre 83 : P’tit Oiseau
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— J’ai vécu assez longtemps pour voir toutes sortes de choses étranges.
Pelerian s’émerveilla, bien que la mort l’ait déjà emporté.
À vrai dire, je ressentais la même chose.
Un nain qui aimait la nature.
On avait une certaine image d’eux.
Du point de vue des Elfes, les nains étaient de vils destructeurs de la nature. Ils défrichaient les forêts et brûlaient les arbres pour alimenter leurs fourneaux. Il était également courant qu’ils abîment les veines de la terre en creusant leurs mines.
Voilà pourquoi, disait-on, les Elfes qui aimaient la nature détestaient les nains.
Les humains avaient émis des hypothèses sur les raisons pour lesquelles les Elfes et les nains ne s’entendaient pas, mais ils n’avaient vu qu’une partie du problème. On aurait dit qu’ils supposaient que les Elfes étaient beaux à l’intérieur parce qu’ils l’étaient à l’extérieur.
Les Elfes ne se donnaient pas tant de mal pour protéger la nature. Ils vivaient simplement dans les forêts. Ils mangeaient de la viande et abattaient des arbres pour construire leurs maisons.
Il n’en restait pas moins vrai que les nains ne se souciaient pas de protéger la nature.
À cet égard, Dunkel faisait figure d’exception parmi les nains. Il avait aménagé un jardin intérieur et s’y connaissait en botanique.
Grâce à cette rencontre avec un drôle de nain, la graine de Kibaemi ne pourrirait pas.
Si ce n’était pas le destin décrété par le ciel, alors qu’est-ce que c’était ?
Je fixai Pelerian d’un air absent.
— … Quoi !
Apparemment, mon regard n’avait pas été très aimable.
Pelerian n’avait jamais deviné pourquoi la graine de Kibaemi ne germait pas.
— J’en sais plus que je n’en ignore. On pourrait dire que mes connaissances couvrent d’innombrables domaines de ce monde.
« Alors pourquoi tu ne savais pas ? »
— Ce n’est pas un peu trop demander à un archimage que de posséder les connaissances d’un simple jardinier ?
Je soufflai sèchement du nez.
Pelerian tâcha de prendre un ton assuré, mais sa fierté semblait sérieusement touchée.
Dunkel examinait la graine de Kibaemi sous une lumière vive, un monocle extrêmement chic à l’œil. Il en démonta délicatement la coque extérieure, puis appliqua au pinceau une solution médicinale censée favoriser la germination.
Il avait une sacrée classe.
Ensuite, au lieu d’un bol à ragoût, il apporta un très joli pot en terre cuite.
Le pot, peint d’un motif de cœur, était rempli d’un terreau noir et riche. Il y planta la graine de Kibaemi, puis s’essuya enfin la sueur du front.
« C’est fait. »
« Tu ne devrais pas le mettre au soleil ? »
« On dirait que cette espèce n’a pas besoin de lumière pour germer. Mieux vaut la garder à l’ombre. »
Autant écouter l’expert.
« En échange, je vais réparer ton jardin. »
« Oh… ! »
S’il existait un nain jardinier, il existait aussi un elfe qui connaissait bien les donjons et leur construction.
C’était Pelerian.
— L’aération est mauvaise ici. On pourrait boucher le puits vertical avec du grillage pour empêcher les chauves-souris d’entrer, mais une solution plus simple me vient à l’esprit.
Le puits vertical remontait jusqu’à la surface, mais, à proprement parler, il n’était pas parfaitement vertical.
Il était légèrement incliné.
Grâce à cela, quand il pleuvait, l’eau ne tombait pas tout droit du ciel. Elle ruisselait plutôt le long des parois de la grotte.
« Je peux régler ton problème très facilement. »
Dunkel craignait que l’humidité et le manque d’aération aient fait proliférer la moisissure dans tout le jardin.
« Il y a une solution ? »
Un nain qui s’y connaissait en construction aurait trouvé depuis longtemps.
Le jardin était le petit coin secret de Dunkel, et il n’avait apparemment aucun ami à qui demander conseil.
À l’aide de la Main transparente, j’enfonçai plusieurs poteaux qui traînaient dans le coin dans le sol, juste sous le puits vertical.
Après en avoir croisé quelques-uns en biais, je pus poser un pot rond dessus. Puis j’y déposai plusieurs bûches.
Dunkel avait l’air de ne rien comprendre à ce que je fabriquais.
Je frappai le sol de la queue.
Ce n’était pas nécessaire. Je voulais juste donner un peu de panache à la scène.
*「Vous utilisez Magie élémentaire de base : Feu Nv. 6.」
Les bûches s’enflammèrent.
Fwoosh !
Et voilà un feu de camp improvisé.
Il ne servait pas à éclairer.
Il avait une autre utilité…
Les sourcils de Dunkel frémirent sous la brise fraîche.
L’air humide stagnait toujours ici. D’où venait donc ce vent ?
« Ah… ! »
Comme c’était un nain, Dunkel comprit aussitôt.
« Tu as fabriqué un système d’aération avec le feu. »
« Pas besoin de le laisser brûler en permanence. Allume-le de temps en temps pour réguler l’humidité. »
« C’est malin ! Et simple ! »
Je présentai comme si c’était mon idée ce que Pelerian m’avait appris, et Dunkel fut ravi.
Puis il prit un air assuré.
« Bien, on la fait germer, maintenant ? »
« Tout de suite ? »
Les paroles de Dunkel me surprirent.
Les pousses n’avaient-elles pas besoin de temps pour pousser ?
« C’est forcément une Herbe magique. Tu as dit qu’elle venait des racines de l’Arbre-Monde, non ? »
« C’est ça ? »
« Elle aura aussi besoin de Mana pour germer. Ce serait bien d’avoir quelque chose comme une Pierre magique. Une Pierre magique de haut grade serait l’idéal, mais je peux au moins utiliser la Pierre magique de grade un que j’ai… »
« Une Pierre magique de haut grade ferait l’affaire ? »
« La qualité d’une Herbe magique dépend de la pureté du Mana qu’elle absorbe. »
À ces mots, je regardai Pelerian.
Pelerian tenta de dire quelque chose, le visage blême.
Puis, apparemment convaincu que ça ne marcherait pas, il ferma les yeux très fort.
Parfait, j’avais donc la permission !
« J’ai une Pierre magique ! »
Je sortis une Pierre magique du Sous-espace.
Une Pierre magique de grade neuf, rien que ça.
C’était la Pierre magique de plus haut grade que je possédais.
Les yeux de Dunkel s’écarquillèrent.
« C-c’est quel grade, cette Pierre magique ? »
« Grade neuf. »
« Comment as-tu obtenu une Pierre magique d’un grade aussi élevé… ! »
Je me frottai tranquillement le nez avec la queue.
Je l’avais juste trouvée comme ça.
Il ne me restait que quelques-unes des Pierres magiques obtenues dans le Donjon de Pelerian. Je pensais en avoir assez pour toute une vie, mais j’en avais donné pas mal à Père.
Enfin, c’était mieux que de mourir sans toutes les utiliser.
Pelerian respirait profondément.
C’était l’exercice de respiration que je lui avais appris pour gérer le stress.
« Je pense que ce serait mieux si tu t’en chargeais toi-même. »
Dunkel prit un air sérieux.
Il voulait dire que je devais placer la Pierre magique près de la graine de Kibaemi et lui insuffler moi-même du Mana.
« C’est toi son propriétaire. Tu devrais le faire toi-même. »
« D’accord. »
Pour une raison ou une autre, mon cœur se mit à battre fort.
J’enterrai légèrement la graine de Kibaemi, puis posai dessus la Pierre magique de grade neuf, semblable à un rubis.
Ensuite, j’y déposai délicatement ma queue.
Qu’est-ce que j’étais censé faire avec la Pierre magique ? Lui insuffler du Mana, tout simplement ?
— Imagine que tu es un conduit. Ne force pas le Mana à passer. Fais comme si tu entrouvrais une porte.
Pelerian s’était calmé étonnamment vite et me donna un conseil.
Je m’attendais à ce qu’il soit contrarié à cause de la Pierre magique.
— À proprement parler, c’est aussi une graine de l’Arbre-Monde, non ? Vu sa valeur, une Pierre magique de grade neuf n’est pas plus qu’un vulgaire caillou sur le bord de la route.
Kibaemi était-il vraiment aussi incroyable ?
Je suivis le conseil de Pelerian.
Ce n’était pas difficile.
La Pierre magique commença bientôt à ramollir et à fondre.
« Oh ! »
La Pierre magique fondue n’était rien d’autre qu’une essence de Mana.
Une lumière en jaillit.
Alors la graine de Kibaemi se mit à absorber avidement l’énorme quantité de Mana.
La quantité de Mana contenue dans une Pierre magique de grade neuf était immense. Même mon corps aurait probablement du mal à la digérer si je l’avalais.
Et pourtant, toute cette quantité de Mana fut absorbée par la graine en un instant.
Tap.
La germination commença.
La coque intérieure de la graine se fendit et une pousse s’éleva.
Les cotylédons s’ouvrirent, puis, pop, des feuilles apparurent.
Le Mana continuait d’être absorbé pendant tout ce temps.
Enfin, la graine absorba tout le Mana de la Pierre magique, puis se mit à puiser dans le mien.
— Reprends-toi ! À moins que tu ne veuilles te dessécher jusqu’à en mourir.
« T-tu vas voir, petite peste ! »
La graine de Kibaemi absorbait même le Mana de mon corps.
Je raidis ma queue et tins bon.
La pousse, qui réclamait goulûment du Mana comme un enfant affamé buvant son lait, ralentit peu à peu sa croissance.
Puis, à un moment donné, elle cessa d’absorber le Mana.
Je pus enfin retirer ma queue.
— Hein.
« Waouh. »
Pelerian et Dunkel s’exclamèrent en même temps.
La jeune pousse se balançait lentement, comme si elle dansait.
Ses deux cotylédons étaient d’une mignonnerie insoutenable.
Je levai lentement la queue pour les caresser.
Mais alors…
« Elle te suit ! »
« Shaak ! »
À la place, les cotylédons se tournèrent d’eux-mêmes vers ma queue.
Et même quand je la déplaçais ailleurs, ils faisaient pareil.
« Elle doit savoir que tu es son propriétaire. »
C’est ce que dit Dunkel.
Pour une raison ou une autre, ma poitrine se gonfla de fierté.
Kibaemi…
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【Chimère juvénile Nv. 1】
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Est-ce que je devrais l’appeler P’tit Oiseau au lieu de Kibaemi, maintenant ?
P’tit Oiseau…
— Elle est née après avoir reçu ton Mana, alors elle doit te suivre.
Pelerian avait l’air d’avoir raison.
Ou alors, les sentiments de Kibaemi étaient toujours là.
Après avoir savouré un instant cette émotion persistante, je repris la conversation que j’avais laissée en suspens avec Dunkel.
« Au fait, tu as dit que tu voulais rencontrer le seigneur de la mine. »
Il s’agissait de rencontrer Barbe-Bleue.
« Pour l’instant, le seigneur de la mine se trouve dans les niveaux profonds. »
Les niveaux profonds désignaient la partie la plus reculée de cette mine.
C’était le front d’excavation, où l’on continuait de creuser toujours plus loin sous terre.
On disait que Barbe-Bleue était comme un roi, mais le seigneur de la mine travaillait-il de ses mains ?
« Tu peux m’y emmener ? »
Je posai la question à Dunkel.
Il parut assez embarrassé.
« Euh, ben… »
Puis il secoua la tête et reprit :
« J’ai du travail à faire, là. C’est un travail pour deux personnes. Je ne sais pas si je peux partir tout seul. Je crois que je dois d’abord demander. »
« Alors allons demander ensemble. Dis que tu prends un petit congé. »
« Euh… »
Dunkel avait l’air ennuyé.
— Il essaie pas de te dire non indirectement ?
Oh là, c’était donc ça ?
Je ne m’en étais pas rendu compte.
Dunkel hocha la tête à contrecœur.
« D’accord. Ça ne marchera probablement pas, mais allons demander. »
* * *
La plupart des nains de la Mine de l’Enclume rouge étaient des mineurs. Les forgerons venaient juste après.
Dunkel n’était ni mineur ni forgeron.
Il fallait bien que quelqu’un produise de la nourriture.
Et pour les nains, c’était un travail terriblement ennuyeux et dégoûtant.
Ils cultivaient des pommes de terre et des choux capables de pousser sous terre.
Ils élevaient aussi des Cochons d’acier, qui se nourrissaient de minerai de fer.
Dunkel et son collègue en élevaient une centaine.
La ferme, où pas même un brin d’herbe ne poussait, était immense. De gros cochons rouges y grouillaient partout.
Sur un côté, leur nourriture, du minerai de fer, était entassée comme une montagne.
Après avoir mangé, les Cochons d’acier produisaient des excréments à l’odeur infecte.
On les ramassait, on en faisait du compost, puis on l’utilisait pour faire pousser des pommes de terre et des choux.
C’était un travail extrêmement pénible.
Les Cochons d’acier étaient particulièrement difficiles à gérer.
Même s’ils étaient censés être dociles, ils restaient des monstres.
Il leur arrivait de se battre entre eux, voire de montrer les défenses à leurs propriétaires.
Deux nains seulement avaient bien du mal à s’occuper d’eux.
C’était pour ça que Dunkel ne pouvait pas facilement annoncer à son collègue qu’il allait partir.
Clang ! Clang !
Le collègue de Dunkel était un vieil homme.
Mais contrairement à un vieillard humain, un nain âgé n’était pas frêle.
Sa barbe était blanche et il était chauve, mais les muscles de son torse nu étaient énormes.
« Ça va être un peu compliqué, non ? On a été débordés ces derniers temps, et les cochons n’en font qu’à leur tête… »
Quand Dunkel et moi arrivâmes, il réparait la clôture dans l’atelier situé devant l’enclos.
Il enfonçait les piquets à grands coups d’un énorme marteau. Il était sacrément costaud.
Le nain avait également perdu un bras.
À partir du coude gauche, il avait une prothèse métallique en forme de crochet à la place de sa chair.
« Alors je vais d’abord me dépêcher d’apporter leur nourriture aux cochons… »
« Vas-y ! »
Le vieil homme dit cela en regardant Dunkel de ses yeux ardents.
« J’ai dit vas-y. »
« … Pardon ? »
« Combien de temps tu comptes encore passer à nettoyer la merde des cochons, Dunkel ? »
Les yeux du vieil homme étaient profondément enfoncés, au point qu’on ne distinguait que ses pupilles noires.
Quel artisan classe.
— J’ai l’impression de l’avoir déjà vu quelque part.
Pelerian marmonna ces mots.
Ce nain avait aussi l’air vieux. Peut-être avait-il connu Pelerian autrefois.
« Non, je suis plutôt satisfait de mon travail, maintenant… »
« Ce serpent veut rencontrer Barbe-Bleue, c’est ça ? »
« … Oui. »
« Bien. Barbe-Bleue a besoin qu’on lui remette les idées en place, lui aussi. Ou alors qu’il se dépêche de crever pour transmettre le pouvoir à son successeur. »
J’avais entendu dire que Barbe-Bleue était comme un roi.
Pourtant, on ne percevait pas la moindre trace de respect à son égard.
Quand je demandai à Pelerian si les nains étaient toujours comme ça, il haussa simplement les épaules.
« Alors vas-y. Et si tu peux éviter de revenir ici, ne reviens pas. »
« … »
Dunkel avait l’air de ne pas croire ce que le vieil homme venait de dire.
Après avoir baissé la tête un instant, il hocha la tête.
« Je vais nourrir les cochons avant de partir. »
« … »
Sans la moindre inquiétude, le vieux nain continua d’enfoncer les piquets à coups de marteau, sans répondre.
Son attitude était froide.
Ils ne s’entendaient pas ?
Je posai la question, assis sur l’épaule de Dunkel, et il eut un sourire amer.
« C’est lui qui m’a élevé depuis que je suis petit. Je suis orphelin. »
Donc ils n’étaient pas en mauvais termes.
Malgré tout, il lui parlait sans détour.
« Il voulait que je devienne mineur. Il disait que c’était ce que les nains devaient faire. »
« Ah bon ? »
« Enfin, ça me plairait peut-être de descendre dans les niveaux inférieurs tant que j’en ai l’occasion. »
Essayant d’avoir l’air enjoué, Dunkel chargea le minerai de fer dans une charrette.
C’était la nourriture des monstres appelés Cochons d’acier.
Les Cochons d’acier. C’étaient des animaux intéressants.
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【Cochon d’acier Nv. 9】
【Traits】
[Cochon], [Délicieux], [Lâche]
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Beaucoup de créatures avaient le trait « Lâche ».
Mais pour des trouillards, ils n’étaient pas du tout dociles.
« Groin ! »
« Groin ! »
Des cochons aussi gros que des buffles d’eau grognaient et renâclaient.
Ils avaient l’air prêts à nous foncer dessus d’un instant à l’autre.
Dunkel déversa vite le minerai de fer de la charrette, l’air effrayé.
Les Cochons d’acier se précipitèrent alors dessus et se mirent à le dévorer goulûment.
« Ouf, c’est ça le problème. »
Il y avait une raison pour laquelle Dunkel avait hésité à partir.
« Les Cochons d’acier sont violents. Quelqu’un pourrait se faire blesser si on ne fait pas attention. Grand-père aura du mal à s’occuper de tous, tout seul… »
C’était ça qui l’inquiétait.
Il avait vraiment bon cœur.
C’était moi qui avais poussé Dunkel à partir.
Dans ce cas, la moindre des choses était de lui donner un coup de main avant de m’en aller.
Tap.
Je descendis de l’épaule de Dunkel.
« Recule un peu. »
Dunkel fut surpris en lisant les mots qui s’écrivaient tout seuls dans le carnet.
« Qu’est-ce que tu fais ? C’est dangereux… ! »
Mais j’ignorai ses tentatives pour me retenir et m’approchai des Cochons d’acier.
Les créatures qui dévoraient le minerai de fer sans réfléchir relevèrent la tête et me regardèrent avec méfiance.
« Grrr… ! »
Peut-être qu’ils ne mangeaient pas que du minerai de fer. Après tout, ils bavaient.
« Serpent ! »
« Ssshaaa ! »
Silence !
J’avais autrefois dirigé les Bêtes du zoo dans la Grande Forêt.
La compétence temporaire appelée Suzerain avait disparu.
Ça n’avait aucune importance.
Les exploits que j’avais accomplis étaient toujours là.
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【Chef des monstres】
Vous avez apprivoisé plus de 100 monstres.
Votre domination sur les monstres se renforce.
Une dignité naturelle émane de vous.
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Comment des cochons domestiques engraissés à la pâtée osaient-ils me montrer les dents ?
Reculez. Reculez.
Chaque fois que j’avançais, les Cochons d’acier reculaient petit à petit.
Dunkel en resta bouche bée.
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