Chapitre 78
Traductions WeTried
Traducteur/éditeur : HidingTurtle
Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>
◈ Je suis devenu l’Ophidien de l’Apocalypse ◈
Chapitre 78 : La soumission de la Forêt Verte
──────
« Des bandits ? »
« Ils doivent parler de nous. »
« Hé hé, on est vraiment tombés bien bas. »
Les hommes, qui étaient manifestement des bandits, ricanèrent.
Pendant ce temps, un marchand rampait à reculons près du cadavre de Jackson.
Essayait-il de s’enfuir ?
Peut-être pensait-il qu’ils ne le voyaient pas.
« C’est ça, les bandits sont arrivés ! Donne-nous ton argent et ta vie ! »
Un homme barbu donna un coup de pied au marchand.
« Aaah, pitié, épargnez-moi ! Je… je vous donnerai tout ! »
Le marchand implora aussitôt pour sa vie.
C’était la bonne réaction. À peine frappé, il sortit une bourse de ses vêtements et s’aplatit au sol.
L’homme barbu la ramassa.
« Bah, il n’y a presque rien. »
« Je vous donnerai aussi les marchandises dans les chariots ! »
« Il y a de la bière là-dedans ? »
« Pas de bière, mais… »
« Alors, ça ne m’intéresse pas ! »
L’homme barbu abattit son épée sans hésiter.
D’un coup sec, la tête du marchand vola.
Roil plaqua la main sur la bouche d’Amaen avant qu’il ne crie.
Ils avaient l’habitude de tuer.
Ils n’hésitaient pas une seconde à ôter une vie. Roil avait tout aussi peur, mais il ne pouvait pas rester là à trembler, son fils à ses côtés.
Il recula pas à pas avec Amaen.
Bien sûr, ils n’avaient pas l’intention de les laisser s’échapper.
« Hé, toi, avec le gamin. »
« … »
« À qui est-ce qu’on ressemble, selon toi ? On a l’air de bandits ? »
Le dos de Roil heurta un chariot de marchandises.
Pouvait-il au moins trouver un moyen de laisser Amaen s’enfuir ?
« V-vous avez l’air de héros. »
« Des héros ? Bwaha ha ha ! »
Les hommes éclatèrent de rire, comme si Roil venait de raconter une blague hilarante.
Roil esquissa un sourire forcé.
« M-mon chariot est rempli de bière. Je comptais la vendre à Kalea. Puisque l’occasion se présente, j’aimerais vous l’offrir, à vous, les héros. »
« Ah oui ? La bière livrée à Kalea est toujours bonne. »
« C’est vrai. C’est une bière de première qualité, qui vaut une pièce d’or le tonneau… Je vous donnerai aussi tout l’argent que j’ai. Le chariot et les mulets aussi ! »
Alors, s’il vous plaît, épargnez-nous.
L’un des hommes qui ricanaient prit soudain un air sérieux et ricana de plus belle.
« Pourquoi faire tout ce cinéma pour quelque chose d’évident ? On dirait que tu nous traites de salauds. Ça fait mal. »
« Je suis désolé. Je me suis mal exprimé. Bien sûr, tout vous appartient, messieurs. »
Roil se montra aussi humble que s’il était prêt à se découper le foie pour eux.
Son fils tremblait dans ses bras.
« Je vous donnerai tout. Même ma vie… »
Il n’était pas très vif, mais il n’était pas idiot.
Il savait qu’ils se moquaient d’eux.
« Alors, s’il vous plaît, épargnez mon fils. Moi, ça ne me dérange pas de mourir. »
« Hein. Ça me va droit au cœur. »
Roil trembla en serrant Amaen contre lui.
Puis il lui murmura à l’oreille.
« Amaen, cours droit dans les buissons. Tout de suite. Ne te retourne pas. Compte jusqu’à trois dans ta tête, d’abord. »
Amaen tressaillit.
« On dirait que tu nous prends pour de sales types. Tu sais, on ne tue pas les gens pour le plaisir. »
« Oui. »
« Mais si tu racontes que tu nous as vus, alors ? Ah, puisque tu nous as appelés des bandits, la nouvelle s’est déjà répandue ? »
Après avoir compté jusqu’à trois, Roil se jetterait sur les bandits.
Ils le mettraient en pièces et le tueraient, mais il pourrait peut-être faire gagner un peu de temps à Amaen.
« Je ne dirai jamais rien. Jamais… »
Deux.
Un.
Au moment où Roil repoussa Amaen et s’apprêta à foncer sur les bandits,
« M-maître. »
Amaen l’appela d’une voix fluette.
Roil se figea.
Amaen, à qui il avait ordonné de s’enfuir, posa une main sur la caisse du chariot et reprit la parole.
« Maître, aidez-nous, je vous en prie… »
Naturellement, il n’y eut aucune réponse.
« Qu’est-ce qu’ils ont, ces connards ? »
Le bandit pencha la tête et tira son épée.
« Il y a quelqu’un là-dedans ? Ou il est devenu fou de peur ? »
« Le gamin s’est pissé dessus. »
« Hé, c’est vrai. Hahaha ! »
Le bandit rit une fois, puis fronça les sourcils.
« Tu te moques d’un adulte ? »
Sans hésiter, il abattit son épée sur Amaen.
Roil bondit devant lui et reçut le coup à sa place.
Flac !
Le sang gicla.
Roil sursauta en sentant le sang lui éclabousser le visage.
Il n’avait pas mal du tout.
Le bandit était figé dans la même posture que lorsqu’il avait brandi son épée.
« Ghurk. »
Un son étrange lui échappa tandis que du sang coulait de sa bouche.
Une dague était plantée au milieu de sa poitrine.
Ce ne fut qu’après l’effondrement du bandit, dans un bruit sourd, que les autres comprirent ce qui s’était passé.
« Q-qu’est-ce que c’était ?! »
Puis, au milieu de la confusion, un son clair retentit.
Sssrrit, srrit.
C’était le sifflement d’un serpent.
Un frisson parcourut la nuque de Roil.
Quelque chose sortit en rampant de l’obscurité de la caisse et grimpa sur son épaule.
Sssrrit.
C’était un serpent.
Un serpent de taille moyenne, couvert d’écailles de cristal et coiffé d’une couronne.
« Un monstre ? »
À peine un bandit eut-il marmonné ces mots d’un air hébété que la dague plantée dans la poitrine du mort se dégagea toute seule.
Puis la dague trancha la gorge d’un autre bandit.
« Aaaah ! »
Fssss-
Chaque fois que le serpent sifflait, un autre bandit mourait.
En un instant, trois autres bandits avaient été tués.
« Les arbalètes ! Tirez avec les arbalètes ! »
Quelqu’un cria.
Aucun d’eux n’avait assez de talent pour atteindre un serpent, mais ils pointèrent tout de même leurs arbalètes sur Roil.
Pipipip !
« Aaah ! »
Un carreau frappa Roil à la cuisse.
Un autre fila droit vers la tête du serpent blanc.
Crac !
Il se produisit quelque chose d’incroyable.
Le serpent attrapa le carreau en plein vol et le broya entre ses mâchoires.
Cette scène brisa complètement la volonté des bandits.
Le serpent passa par-dessus l’épaule de Roil et se laissa tomber au sol.
Puis il rampa en direction des bandits.
Alors qu’Amaen se hâtait d’examiner la blessure de son père, le livre qu’il serrait toujours contre lui s’ouvrit de lui-même.
Une plume flotta dans les airs et griffonna quelques mots dans un espace vierge de la page.
Amaen se força à garder son calme.
Puis, d’une voix tremblante, il lut les mots inscrits là.
« U-Urooros demande. »
Il était clair qu’il parlait au nom du serpent.
« Est-ce que toute la vermine ici, c’est vous ? »
Personne ne répondit poliment.
« Cheeef ! »
Les bandits ne firent qu’appeler leur chef.
Au moment où la dague Ashira s’enfonça dans la bouche de ce bandit, quelqu’un arriva à cheval.
Il portait des vêtements étranges et des entraves de fer lui enserraient les poignets.
« Hein… ! »
Roil le reconnut aussitôt.
C’était un évadé qu’il avait vu sur une affiche de recherche.
Chien Sauvage Yatus, c’était ça ?
On disait qu’il s’était évadé de prison avec d’autres détenus avant de disparaître sans laisser de traces. S’était-il caché dans la chaîne de montagnes, l’un des Royaumes démoniaques ?
« C’est quoi, ce serpent ?! »
Yatus dégaina une épée à deux mains.
Une aura se rassembla autour de la lame.
Il fonça à cheval sur le serpent.
Le serpent ne le sous-estima pas non plus et leva une dague dans les airs.
Puis.
Tic.
La dague s’embrasa de flammes éclatantes.
Les prisonniers et Roil restèrent bouche bée.
« L’a-aura ! »
Qui aurait pu imaginer qu’un monstre maîtrisait une telle technique ?
* * *
C’était exaltant.
« Ils disent que c’est de l’aura ! »
— Je t’ai entendu, sale gosse !
Je n’étais sorti que parce qu’il y avait du bruit dehors, alors que je dormais.
Mais quand même, des bandits étaient apparus.
Je n’aurais jamais imaginé qu’il y aurait aussi des bandits de la Forêt Verte dans ce monde.
N’est-ce pas la tradition, pour les jeunes artistes martiaux prometteurs qui font leurs débuts dans le monde martial, de commencer par chasser les bandits de la Forêt Verte ?
Au lieu de leur réclamer un péage et de les laisser repartir, ces salauds avaient tué les marchands dès leur arrivée.
Des ordures de la pire espèce.
Une dague chargée de l’énergie d’épée de l’Escrime de la Fleur ardente fila vers le cou de ce salaud.
« Ils disent que c’est de l’aura ! »
— Je t’ai entendu !
J’avais créé une imitation d’énergie d’épée en fixant à la dague un papier sur lequel était tracé un cercle magique.
Les autres bandits avaient sûrement pris ça pour de l’aura, eux aussi.
Je ne savais pas qui il était, mais ce type avait l’air d’être le chef du coin.
Son épée à deux mains heurta ma dague.
Le résultat fut un peu décevant.
Clang !
La dague fut projetée au loin.
La magie de feu qui imitait l’aura se dispersa, et le choc dissipa même Main transparente.
« Qu’est-ce que c’était que ça ?! »
Le chef des bandits semblait tout aussi abasourdi.
Il avait frappé si fort avec son épée à deux mains qu’il avait failli tomber de cheval.
— Pfft !
Pelerian éclata de rire en voyant ma dague voler au loin.
Ouais, difficile de lui en vouloir. Ce n’était que de l’aura factice, mais convaincante.
Je m’y attendais.
« Alors, tu n’es qu’un serpent qui utilise des trucs bizarres ! »
Le salaud fonça sur moi comme s’il voulait m’écraser sous les sabots de son cheval.
Mais la dague et l’aura n’étaient qu’une diversion.
Je pouvais lancer deux Mains transparentes.
La plume qui écrivait dans le livre d’Amaen avait déjà filé dans l’obscurité.
Fouu !
Les flammes brouillaient la vue du chef ; il ne pouvait sûrement pas la voir.
Sa pointe acérée lui transperça la nuque.
« Gah ! »
Le chef tomba de cheval.
Voilà comment les serpents se battent, bande de bandits.
*「Vous utilisez Bond dévore-cœur niv. 3.」
Je volai le cœur d’un bandit qui traînait dans le coin.
Puis je mordis à pleines dents la cheville du bandit qui s’approchait pour sauver son chef.
Personne ici ne s’en sortirait vivant.
Aujourd’hui, c’était le jour où on les exterminait jusqu’au dernier.
Les faibles étaient tous morts, mais le chef, qui avait encore une plume plantée dans la nuque, se releva soudain d’un bond.
Son cheval, effrayé, s’était enfui un peu plus tôt.
Il s’élança à toute allure dans l’obscurité.
Peut-être parce qu’il avait la nuque transpercée, il ne parvenait même pas à crier.
« Hé, rends-moi ma plume ! »
Ce salaud m’avait piqué ma plume !
Il était incroyablement rapide.
Il était déjà loin, là-bas.
Hmm, je m’étais aussi occupé des autres bandits.
Et mon disciple et son père savaient déjà que j’étais là, alors tant pis.
C’était le milieu de la nuit et il n’y avait personne dans les environs. Si je ne m’entraînais pas à cette compétence maintenant, quand est-ce que je le ferais ?
*「Avec Couronne du dépassement niv. 2, vous dépassez la limite de la compétence ‘Gigantification niv. 0’.」
*「‘Gigantification niv. 0’ devient temporairement ‘Gigantification niv. 1’.」
En fait, l’occasion était parfaite.
*「Vous utilisez Gigantification niv. 1.」
Une énorme quantité de mana s’évapora.
Cette fois, j’allais essayer de contrôler ma taille.
La dernière fois, j’avais grandi jusqu’à atteindre la taille de Père et j’avais à peine réussi à maîtriser mon propre corps.
« Euh… oh ! »
Derrière moi, Roil poussa un cri.
Mon corps grandit de plus en plus.
Mes écailles scintillaient dans le clair de lune, transparentes comme du cristal.
Mon point de vue s’éleva.
Le type qui s’enfuyait au loin regarda derrière lui et poussa un cri.
« Gyaaaaaah ! »
J’avais Vision nocturne niv. 8.
La forêt était moins dense que la Grande Forêt, alors je voyais clairement tout autour de moi.
Personne ne semblait se cacher.
Dans ce cas…
*「Vous utilisez Bond dévore-cœur niv. 3.」
Mon bond avait grandi avec mon corps.
Pas besoin de le mettre en pièces. J’écrasai le chef sous mon poids.
Boum !
*「Vous avez vaincu Yatus, évadé de prison, niv. 30.」
*「Votre niveau a augmenté.」
Et voilà.
J’annulai aussitôt Gigantification.
*「La maîtrise de Gigantification niv. 0 augmente.」
Une fois le niveau 1 atteint, je pourrais probablement la maîtriser complètement.
Je sursautai.
Le chef était si horriblement broyé qu’on ne reconnaissait plus son apparence d’origine.
« Ma plume ! »
Heureusement, la plume n’avait rien.
Je la ramassai et retournai auprès de Roil et d’Amaen.
« Maître ! »
« Gyaaaah ! »
Contrairement au garçon qui m’accueillit, son père tremblait de tout son corps en criant.
Il avait eu l’air plutôt courageux tout à l’heure, mais j’imagine que ça n’avait pas duré.
Amaen, lui, me remercia poliment.
« Merci de nous avoir sauvés. »
C’était mature de sa part, mais son pantalon mouillé lui faisait perdre un peu de sa dignité.
« Euh… oh. Merci… »
Roil regarda tour à tour son fils et moi, puis me remercia à son tour.
Ce n’était rien.
J’avais déjà bien profité de leur chariot.
Vu toute la viande séchée que j’avais mangée, je pouvais bien les aider encore un peu.
Quand je m’approchai de Roil, la peur s’accentua dans ses yeux.
Je retirai sans prévenir le carreau planté dans sa cuisse.
« Aah ! »
Puis je pris une potion dans le Sous-espace et la versai sur la blessure.
Pschitt.
La blessure de Roil se mit peu à peu à guérir.
« Waouh… Une potion. »
« M-merci d’avoir utilisé une potion aussi précieuse… »
Je lui souris de toutes mes dents.
« Hi ! »
Pour une raison ou une autre, Roil tressaillit comme s’il avait peur.
Enfin, j’avais largement payé mon hébergement.
« Saak. »
J’appelai Amaen, mon disciple.
Comme s’il en avait l’habitude, Amaen sortit un carnet et une plume.
J’y écrivis.
« Je vais encore compter un peu sur vous. »
« Compter sur nous… Oui, bien sûr. Vous nous devez la vie. »
Roil hocha maladroitement la tête et bredouilla.
Parfait. J’avais maintenant un logement légal !
* * *
Le lendemain.
Le chariot arriva finalement à Kalea sans encombre.
Kalea se trouvait à mi-hauteur d’une montagne, mais c’était une ville assez grande.
Grâce aux ressources de ses mines, elle avait même de véritables remparts.
Des soldats inspectaient tous ceux qui voulaient entrer devant les remparts.
Roil et son chariot de marchandises n’y échappèrent pas.
« Entrez dans la caisse et fouillez-la vous-même. »
L’homme imposant qui se tenait devant la porte de la ville et donnait des ordres était le capitaine de la garde de Kalea.
La file était longue, car les contrôles étaient particulièrement minutieux aujourd’hui, mais personne ne se plaignait.
Sur ordre du capitaine, des soldats entrèrent dans la caisse du chariot.
Elle contenait des tonneaux de chêne remplis de bière.
Et…
« Une caisse de viande séchée et cinq tonneaux de chêne ! »
« Vérifiez aussi les tonneaux. »
« Les vérifier ? »
« Regardez à l’intérieur pour voir ce qu’ils contiennent ! »
« Ah, oui ! »
Les soldats poussèrent les tonneaux et soulevèrent leurs couvercles pour en inspecter le contenu.
« Rien à signaler. »
« Vraiment ? »
Le visage sévère du capitaine de la garde s’adoucit.
Il s’approcha de Roil et d’Amaen, assis sur le siège du conducteur.
« Désolé d’être aussi strict. On a reçu des rapports sur des brigands de grand chemin, ces derniers temps. Il paraît que ces salauds essaient peut-être d’entrer dans la ville. »
« Haha, ce n’est pas grave. »
Roil sourit aimablement.
Contrairement à la veille, il portait un épais manteau.
Et j’étais à l’intérieur de ce manteau.
Je restai parfaitement immobile, enroulé autour de la taille de Roil comme une ceinture.
« Ce manteau… »
Le capitaine de la garde le désigna soudain du doigt.
Je jetais discrètement un œil dehors, mais je rentrai aussitôt la tête.
« M-mon manteau ? »
« Il est beau. On dirait qu’il tient chaud. »
« Oui, j’ai facilement froid. Haha. »
« Je vois. Vous pouvez entrer. »
« Merci. »
Les soldats laissèrent passer le chariot.
J’avais l’impression d’avoir perdu dix ans d’espérance de vie.
Derrière nous, j’entendis le capitaine de la garde marmonner.
« J’ai cru sentir du sang, je ne sais pas pourquoi… »
Pourquoi les capitaines de la garde étaient-ils aussi compétents dans ce monde ?
Avec le fait d’armes « Tueur de gardes » à mon actif, mieux valait filer au plus vite.
Je tapotai l’épaule de Roil pour le féliciter d’avoir bien joué le jeu.
Tant que je resterais dans cette ville, je comptais sur Roil et Amaen.
Puisque le Donjon de Pelerian se trouvait forcément près de la ville, un monstre ne pouvait pas y traîner en liberté.
— Bien, dépêchons-nous d’aller au Donjon !
Pelerian me pressait, visiblement impatient.
Je voulais le trouver au plus vite, moi aussi.
Mais je devais d’abord me renseigner auprès de Roil et d’Amaen.
Il y avait peut-être des rumeurs sur une grotte étrange.
Ou quelqu’un l’avait peut-être déjà pillée et avait tout emporté.
Mais je compris bientôt que mon imagination était très loin du compte.
Après avoir trouvé une auberge, Roil demanda au propriétaire : « Il n’y a pas un grand arbre à l’ouest de Kalea ? »
L’aubergiste lui répondit :
« Ah, vous voulez parler de l’endroit où se trouve le Donjon de Pelerian ? »
« … Quoi ? »
L’aubergiste essuya un verre à bière en parlant.
« Vous venez de l’extérieur avec un gamin, et vous ne savez même pas ça ? C’est la première fois que vous venez à Kalea, pas vrai ? »
« Non, c’est la deuxième. »
« C’est un endroit assez connu. La plus grande attraction touristique de la ville. Il est réputé pour être idéal pour emmener les enfants. »
Pelerian.
Le propriétaire du Donjon était furieux.
Notes de bas de page :
Rejoignez notre Discord à l’adresse <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>