Chapitre 75
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Traducteur/éditeur : HidingTurtle
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◈ Je suis devenu le serpent de l’Apocalypse ◈
Chapitre 75 : Serpent de domination
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Gerard Martein.
Le Marquis Tigre, un guerrier.
Aucun Héros n’était mort depuis près de dix ans, et pourtant, la Vague de monstres sans précédent avait soudainement coûté la vie au marquis de Martein.
Une ère de bouleversements venait de commencer.
Le marquis de Martein, qui avait fait trembler l’Empire avec une seule Lance solaire, connut une fin à la hauteur de son nom.
Il tua le chef de la Vague de monstres, et ils s’entraînèrent mutuellement dans la mort.
Ce monstre avait guidé la Vague de monstres par ses hurlements.
À la mort de son chef, la Vague de monstres perdit sa cohésion.
Plus un courant d’eau est concentré, plus il coule vite et avec force.
Privée de son point de convergence, la Vague de monstres s’étala comme une rivière dont les rives s’élargissaient peu à peu.
Les combats se poursuivirent pendant des jours.
Au terme de la bataille, le Territoire de Martein était dévasté.
D’innombrables personnes furent mordues à mort par les monstres, tandis que les créatures qui s’étaient dévorées entre elles dans la forêt antique découvrirent le goût de la chair humaine.
Les champs et les maisons brûlèrent.
Malgré tout, le combat du marquis n’avait pas été vain.
Les guerriers de la Maison Martein défendirent les villes les plus importantes du territoire, dont le château du seigneur.
La Vague de monstres ne s’arrêta pas. Elle poursuivit sa route.
Les monstres finirent par franchir la frontière et atteindre l’Empire lui-même.
Désormais, c’était à l’Empire d’éliminer ces innombrables monstres.
Les survivants du Territoire de Martein commencèrent à s’occuper des conséquences de la catastrophe.
Ils devaient notamment enquêter sur les plaines d’Eindol, où avait eu lieu le premier affrontement contre les monstres.
Il leur fallait récupérer le cadavre de la Chimère à deux têtes qui avait coûté la vie au marquis, ainsi que les corps des soldats.
Quand les soldats arrivèrent à destination, ils découvrirent un chariot au milieu des plaines.
Un chariot enveloppé de racines.
Après avoir tué les monstres errants qui rôdaient dans les environs et ressemblaient à des chiens, ils tailladèrent à coups de hache les racines qui recouvraient le chariot.
Il y avait des gens à l’intérieur.
Quand les soldats apprirent qui ils étaient, ils les conduisirent aussitôt au château du seigneur.
La marquise Mary Martein les reçut.
« Je m’appelle Oliver. Je suis chasseur à Greylim. »
Oliver se présenta en posant un genou à terre.
Zain, qui se tenait à ses côtés, s’apprêtait à faire de même quand…
« Voici le chevalier Zarein, de Greylim. »
« … Zarein. »
Au lieu de le présenter comme Zain, chevalier des Chevaliers du Lion de fer, Oliver le présenta ainsi.
Zain comprit aussitôt qu’Oliver voulait le ménager.
« Je suis Lania Greylim. »
Lania se présenta, tendue de la tête aux pieds.
Elle était si épuisée qu’on aurait eu du mal à croire qu’elle était une noble dame.
Son visage et ses vêtements étaient sales, faute de pouvoir se laver, et ses joues s’étaient creusées à force de manquer de sommeil.
« Puis-je vous demander ce qui vous a conduits là-bas… ? »
Ce n’était pas la marquise qui avait posé la question, mais le majordome du château.
La marquise, à l’allure sévère, se tenait silencieusement, impénétrable.
Même si les monstres avaient déferlé sur Martein, le château du seigneur était resté magnifique.
Bien plus que celui de Greylim.
Lania se mit à trembler.
« Nous fuyions vers Martein… Puis cette énorme Chimère serpent nous a enlevés… »
En bégayant, Lania raconta tout ce qui s’était passé.
Elle ne souffla mot du serpent blanc, comme elle l’avait promis à Oliver et à Zain.
« Comment est-ce possible… ? »
« Vous avez tant souffert. »
Les vassaux de Martein chuchotèrent entre eux.
Lania en eut le tournis.
Son grand-père maternel était mort. Ce puissant Héros.
Elle était venue à Martein dans l’espoir de lui demander de l’aide.
Mais pendant son absence, Greylim était tombée et le Territoire de Martein avait lui aussi été dévasté.
Qu’allait-il advenir de Lania, maintenant ?
Sa grand-mère, qu’elle rencontrait pour la première fois aujourd’hui, lui faisait peur.
Peut-être allait-elle la mettre à la porte.
Dans ce cas, elle devrait retourner dans les ruines calcinées de Greylim.
Peut-être que Gunter s’y trouvait encore.
Alors, la marquise prit la parole.
« Lania. »
La marquise descendit lentement l’escalier.
Vu la situation, ses vêtements n’étaient pas extravagants, mais ses pas légers conservaient une grâce noble.
Elle était également très grande.
Pour une raison quelconque, Lania eut envie de s’enfuir.
Avec son allure misérable, elle semblait complètement déplacée ici.
Soudain, la marquise la serra dans ses bras avec force.
« Dieu merci, tu es en vie. Snif… »
Elle s’effondra à genoux devant Lania.
Lania resta plantée là, hébétée, dans les bras de la marquise.
« Grand-mère… »
« Toi, toi… »
La marquise lui révéla une nouvelle stupéfiante.
« Tu es la seule descendante directe du marquis encore en vie. »
« Ah. »
Oliver et Zain se figèrent de surprise.
Le marquis avait eu des enfants.
Il devait avoir un fils pour hériter du marquisat, et aussi des petits-enfants.
« Ils sont tous morts. »
À Martein, on avait pour principe de toujours se tenir à l’avant-garde.
À la fin, cet esprit avait causé la perte de la Maison Martein.
Ce qui voulait dire…
« Tu es désormais l’héritière du marquis. »
La grand-mère qu’elle rencontrait pour la première fois la tenait dans ses bras en pleurant.
Lania ne comprenait pas encore ce qui lui arrivait.
Pourtant, elle eut une étrange impression.
Comme si elle ne vivrait plus sous le nom de Lania Greylim, mais sous celui de Lania Martein.
* * *
Les Montagnes Grises.
L’un des cinq grands royaumes démoniaques du continent.
Pourtant, ce serait une erreur de croire que les Montagnes Grises n’étaient qu’un amas de quelques sommets.
La région était moins étendue que la Grande Forêt ou le désert, mais sa longueur était immense.
Ce n’était pas pour rien que les Montagnes Grises étaient surnommées l’épine dorsale du continent.
La Grande chaîne des Orilates, qui traversait le royaume avant de se poursuivre à travers le continent, formait la colonne vertébrale de cette chaîne montagneuse.
Et une colonne vertébrale avait naturellement des côtes.
Des chaînes de montagnes plus petites s’étiraient depuis la Grande chaîne des Orilates, qui se dressait au-dessus d’elles, comme des côtes.
Des gens vivaient entre ces chaînes de montagnes, et des villes s’y trouvaient également.
Des monstres dévalaient parfois les pentes, mais les abondantes ressources de la région attiraient immanquablement les humains et les nains.
La Ville de Kalea, célèbre pour ses mines, était l’une de ces villes.
À l’entrée de la route qui menait à la Ville de Kalea se trouvait un relais commercial.
Les marchandises et les caravanes de marchands s’y rassemblaient.
Aujourd’hui, des marchands ambulants qui se rendaient à la Ville de Kalea s’y trouvaient également.
Le grossiste du relais commercial annonça un prix à un marchand ambulant.
« Il faut laisser une caution de cinquante pièces d’argent par tonneau de chêne. On vous la rendra quand vous rapporterez les tonneaux. »
« Tu crois que je ne le sais pas ? Avant, c’était trente pièces d’argent. Pourquoi ça passe soudain à cinquante ? »
« Qu’est-ce que tu veux que j’y fasse ? Les bandits nous ont attaqués plusieurs fois et on a perdu beaucoup de tonneaux de chêne. »
Le grossiste se curait l’oreille d’un air indifférent.
« Tu ne peux pas me sortir ça comme ça. »
« À prendre ou à laisser. Ce ne sont pas les marchands qui veulent acheter de la bière qui manquent. »
La bière était un produit très prisé dans la Ville de Kalea, où elle se vendait dès son arrivée.
Comme le disait le grossiste, les marchands qui voulaient en acheter ne manquaient pas.
Le marchand poussa un soupir embarrassé.
« Bon sang… »
Les marchands ambulants allaient et venaient, faisant leurs affaires avec un seul chariot de marchandises.
À part leur cheval et leur chariot, ils ne se distinguaient pas des colporteurs.
Le marchand qui venait d’apprendre la hausse des prix n’avait pas l’air particulièrement riche.
Il avait un visage doux, le menton mal rasé et des yeux fatigués, enfoncés dans leurs orbites.
À le voir, on aurait eu du mal à croire qu’il ferait un jour un grand marchand.
« Roil, décide-toi. Si tu achètes la bière maintenant, je t’offre une caisse de viande séchée en plus. »
Le grossiste lui avait présenté la chose comme une faveur ; le marchand, qui s’appelait Roil, n’eut d’autre choix que d’acquiescer.
« Ouais, bon choix. Va payer là-bas. Je demanderai aux gars de charger ton chariot. »
« Merci. Merci. »
« Et fais bien attention de voyager avec les autres chariots. Tu sais qu’il y a beaucoup de bandits en ce moment, non ? Tu devrais être encore plus prudent puisque tu voyages avec ton fils. »
« Je le ferai… »
Roil s’éloigna d’un pas traînant.
Derrière lui, le grossiste, qui venait de sourire et de faire semblant de s’inquiéter pour lui, reprit un air froid.
« Quel minable. Il va acheter de toute façon, mais il essaie toujours de faire baisser le prix. »
Après avoir transporté la bière jusqu’à la Ville de Kalea et l’avoir vendue, Roil devrait revenir chercher les tonneaux de chêne qu’il aurait laissés là-bas.
S’il confiait cette tâche à quelqu’un d’autre, les frais lui coûteraient une fortune. Et s’il perdait les tonneaux, les pertes seraient lourdes.
Les grossistes le savaient, et c’était pour cela qu’ils pouvaient se montrer aussi durs avec les marchands ambulants.
Un porteur du relais commercial ricanait en prenant part à la conversation.
« Roil, c’est pas un veuf qui emmène même son fils dans ses voyages d’affaires ? J’ai entendu dire qu’il lui fallait beaucoup d’argent. Il veut envoyer son fils à l’Académie. »
« L’Académie ? Ce péquenaud-là ? »
« C’est ça, hein ? Ha ha. »
« Arrête de traîner et charge ça dans le chariot de ce type. »
Le grossiste donna un coup de pied dans une caisse en bois posée à ses pieds.
La viande séchée était presque périmée.
C’était précisément celle qu’il avait proposée à Roil en faisant mine de lui rendre service.
Le porteur grogna et souleva la caisse.
« Oh, elle me paraît plus lourde que d’habitude, aujourd’hui. Tu en as mis un peu plus ? »
« Arrête de raconter des bêtises. Cesse de te plaindre et file. »
Le porteur sourit d’un air penaud et emporta la caisse de viande séchée.
Contrairement à ce que croyait le grossiste, il ne racontait pas de bêtises.
Il avait des sens assez aiguisés pour mériter des compliments.
La caisse de viande séchée qu’on chargeait sur le chariot de Roil pesait exactement le poids d’un serpent de plus qu’elle n’aurait dû.
* * *
[Camouflage niveau 9 passe au niveau 10.]
Python couronné de cristal assassin.
Infiltration d’un chariot de marchandises : réussie.
Je mâchais la viande séchée à côté de moi.
Elle était salée et coriace, et elle me mettait l’eau à la bouche.
Après avoir mangé des monstres crus pendant si longtemps, retrouver le goût des aliments assaisonnés me rendait presque fou.
« Voilà ce que c’est, voyager. Voilà le bonheur. »
Le voyage n’avait pas été une partie de plaisir au départ.
Échapper à l’armée humaine avait été vraiment dangereux.
Je réussis à m’enfuir en me glissant dans une charrette qui passait.
Puis je m’éloignai complètement en m’accrochant sous un chariot qui transportait un malade.
Ensuite, par chance, je tombai sur une caravane de marchands qui se dirigeait vers le nord.
Pendant que le mercenaire de garde urinait dans les buissons, je me faufilai dans la cargaison portée par un âne.
C’est ainsi que j’arrivai à ce relais commercial.
Une fois de plus, je m’infiltrai dans le chariot d’un marchand qui se rendait à destination.
Des tonneaux de chêne remplis de bière étaient soigneusement empilés dans la cargaison.
« On a tout chargé. La viande séchée est au fond aussi. »
« Merci. »
À cause du poids, il restait sans doute beaucoup de place dans la cargaison.
J’avais donc largement de quoi m’installer pour quelque temps.
C’était pratiquement la maison de mes rêves.
« La-da-da-da… »
En fredonnant un air connu, j’inspectai mon logement.
Il y avait assez de place pour m’étirer de tout mon long et me rouler par terre.
À côté de la viande séchée, il y avait la nourriture du marchand et des provisions entassées dans un coin.
Pour un séjour temporaire, ça valait bien un hôtel cinq étoiles.
Je n’aurai qu’à laisser de quoi payer la viande séchée et le logement en partant !
« Tout le monde est là, alors on y va ? »
« En route. »
Après le bref remue-ménage, les chariots se mirent en route.
Je sortis une carte du Sous-espace.
Des points rouge sombre y avaient été marqués un peu partout.
Ils indiquaient l’emplacement des Donjons de Pelerian.
En réalité, la peinture rouge…
Snif, snif.
Mmh, un léger parfum de cerise flottait encore.
Les points avaient été faits avec du jus de cerise que j’avais chapardé la dernière fois.
Puis je repérai sur la carte la ville appelée Kalea.
C’était la destination de ce chariot.
Un point rouge avait également été tracé à l’intérieur de la ville.
« Ça ne peut pas être possible… »
Pelerian poussa un soupir.
« Pourquoi ? Ce n’est pas le bon endroit ? »
« C’est justement ça, le problème. Cette ville n’existait pas quand j’ai construit le Donjon ! »
Il grommela.
J’étais moi aussi un peu inquiet.
« Et si le Donjon avait déjà été pillé ? »
« Il n’aurait pas été facile à piller… J’ai construit ce Donjon avec l’aide des nains. »
Quand le mage Défenseur du Ciel avait bâti un Donjon à cet endroit, le mont Kalea se trouvait, paraît-il, sur le territoire des nains.
« Les nains n’ont pas pu disparaître. Il n’y a donc aucune raison que les humains aient bâti une ville là-bas. »
Mais que pouvions-nous faire, puisque c’était la réalité ?
« Ce serait décevant d’arriver là-bas et de ne rien trouver. »
« Ne t’inquiète pas… Ce ne sera pas le cas. »
La voix de Pelerian manquait de conviction.
Espérons que le Donjon était intact !
Après tout, ce Tueur de Héros, Urooros, avait besoin d’une excellente épée.
Ce saint chevalier qui avait tué Kibaemi — celui que j’avais tué, lui — s’était révélé être quelqu’un de très célèbre.
C’était l’un des plus grands nobles du royaume, le commandant d’un ordre de saints chevaliers et un maître du royaume transcendant.
Le Marquis Tigre, Gerard Martein.
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【Tueur de Héros】
Vous avez tué une personnalité exceptionnelle du monde des mortels, connue sous le nom de Héros.
Le rang de votre Essence magique augmente. Votre dignité augmente.
Le karma s’accumule.
Face aux Héros, vous devenez plus résistant et votre mana s’intensifie.
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J’avais accompli un « exploit ».
Le passage sur le karma qui s’accumulait me tracassait un peu, mais la vie ne consistait-elle pas justement à accumuler du karma ?
Gerard Martein avait droit à de nombreuses descriptions, mais celle qui me marqua le plus était « rival de Gunther ».
Ça ne pouvait vouloir dire qu’une chose.
« Je suis devenu plus fort. »
Puisque j’avais tué son rival.
« Je suis l’égal de Gunther, voire plus fort que lui. »
Je pouvais en être fier.
« N’importe quoi ! Dépêche-toi plutôt d’entraîner ta magie. »
« Oui. »
Pelerian claqua la langue, comme s’il en avait assez de moi.
J’avais beau profiter de mon séjour à l’hôtel, je n’avais pas passé tout mon temps à m’amuser.
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【Python couronné de cristal niv. 12】
【Épithètes】 Urooros, Serpent mangeur de cœur
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J’avais atteint le niveau 12.
J’avais évolué la dernière fois au niveau 30. Je me disais donc que ma prochaine évolution exigerait le niveau 40 ou 50.
J’avais clairement l’impression d’évoluer plus souvent que les autres monstres.
Cette fois, j’espérais vraiment devenir un serpent.
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【Compétences】
▸ Couronne
[Capture niv. 4] : Gigantification niv. 0, [Dépassement niv. 2], [Domination niv. 2]
▸ Magie
[Magie élémentaire de base] : Feu niv. 6, Terre niv. 6, Eau niv. 4, Vent niv. 4
[Main transparente niv. 11], [Magie de réduction du poids niv. 3]
▸ Techniques
…
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Je m’étais surtout concentré sur l’entraînement de ma magie.
Les niveaux de ma magie élémentaire avaient augmenté dans tous les domaines, Main transparente avait franchi la barre du niveau 10 et Magie de réduction du poids avait atteint le niveau 3.
Magie de réduction du poids était bien plus utile que prévu.
[Vous utilisez Magie : Réduction du poids niv. 3.]
Un tonneau de chêne était plus petit qu’une barrique, mais il semblait tout de même contenir plus de cent litres.
Plein, il devait donc peser plus de cent kilos.
Avec Magie de réduction du poids, je pouvais pourtant le déplacer en forçant un peu.
Je poussai les tonneaux les uns contre les autres pour construire un mur.
Il me cachait des regards dans la cargaison.
C’était une façon de m’entraîner tranquillement à la magie.
« Je devrais aussi installer une sentinelle. »
C’était le moment de tester mon nouveau moyen d’action.
« Celui-là fera l’affaire. »
Comme dans la plupart des vieux chariots de marchandises, un grillon se promenait dans la cargaison.
Au lieu de le grignoter, je décidai de l’utiliser autrement.
[Vous utilisez Couronne de domination niv. 1.]
Corne de Billy était devenue Couronne de capture.
Dépassement était devenu Couronne du dépassement.
Apprivoisement était devenu Couronne de domination.
Quand j’avais utilisé Couronne de domination sur la Chimère serpent, j’avais échoué.
J’avais quand même réussi à l’apprivoiser en partie, alors je ne savais pas encore quel genre de compétence était Couronne de domination.
À présent, je le savais.
Couronne de domination était une compétence au potentiel incroyable.
[Vous avez réussi à dominer le grillon.]
[Vous avez réussi à apprivoiser le grillon.]
« Domination. »
Comme son nom l’indiquait, cette compétence me permettait de contrôler une cible comme une marionnette.
« Toi, tu chanteras pour me prévenir si quelqu’un s’approche de la cargaison. »
Le grillon bougea selon ma volonté.
La sensation était complètement différente de celle que procurait le fait de donner des ordres à un monstre apprivoisé.
[Votre capacité de domination a atteint sa limite.]
Pour le moment, je ne pouvais contrôler qu’un seul insecte.
Mais si Couronne de domination gagnait des niveaux ?
Et si je l’utilisais en même temps que Couronne du dépassement ?
Peut-être pourrais-je même dominer des humains.
Quelqu’un comme Gunther !
Tout heureux à cette idée, je me remis à entraîner ma magie.
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