Chapitre 73
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Traducteur/éditeur : HidingTurtle
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◈ Je suis devenu le Serpent de l’Apocalypse ◈
Chapitre 73 : Le meilleur danseur de Martein !
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« Tu mourras une fois, d’une morsure de serpent. »
Tel fut l’oracle délivré à Gerard Martein, âgé de vingt ans.
Depuis l’enfance, il était résolu et hors du commun. Quand il entendit la prophétie annonçant sa mort, la première pensée de Gerard fut la suivante.
« Ce salaud d’évêque a enfin perdu la tête ? »
La famille Martein était le plus grand mécène de l’Église de la Lumière. Chaque année, elle versait d’immenses dons à ce diocèse.
C’était pourquoi les membres de la famille Martein recevaient parfois des oracles. À vingt ans, Gerard était allé consulter l’évêque au sujet de son avenir.
« Il cherche des noises parce qu’il veut davantage de dons ? »
Il n’était pas étonnant que Gerard Martein le pense. L’évêque qu’il avait consulté était réputé pour son avidité, qui surpassait même sa foi.
« Vous pourriez répéter ? »
Voilà pourquoi il l’interrompit, bien que parler pendant un oracle fût un tabou.
Gerard observa le visage de l’évêque, dans l’attente d’explications plus détaillées.
Puis il tressaillit.
L’évêque n’avait plus de pupilles, seulement le blanc des yeux. Ses cheveux flottaient tout seuls, tandis qu’une sorte d’auréole brillait derrière sa tête.
Il était courant que les évêques se parent de magie divine.
Mais là, c’était différent.
Gerard le sentit instinctivement.
L’évêque ouvrit de nouveau la bouche.
« T-tu… m-mourras… u-une f-fois… d-d’une m-morsure de s-serpent. »
« Putain, vous m’avez fait peur ! »
La voix résonna comme si elle provenait des profondeurs d’une grotte. Surpris, Gerard s’empressa de demander :
« Mourir ? Alors, qu’est-ce que je suis censé faire ? »
Si l’évêque comptait lui annoncer un oracle aussi terrible, il aurait au moins pu lui dire comment y échapper.
Au lieu de ça, l’évêque se mit à saigner du nez et s’effondra.
C’était un véritable oracle.
Un vrai oracle.
Même un Martein ne pouvait s’empêcher d’en avoir peur. Il disait qu’un jour, il mourrait d’une morsure de serpent.
La première chose que fit Gerard fut de cacher la prophétie. L’évêque lui-même ne se souvenait pas l’avoir prononcée, alors ce fut assez facile.
Ensuite, il chercha un moyen d’y échapper.
Était-il impossible d’échapper à une prophétie de mort ? Gerard étudia la question sous tous les angles.
La conclusion à laquelle il parvint fut désespérante.
Si la prophétie était vraie, Gerard mourrait à coup sûr.
Devait-il simplement supposer que l’oracle se trompait et attendre ? Gerard agit en véritable Martein. Plutôt que de rester les bras croisés à accepter la mort qui finirait par venir le chercher, il décida de lutter jusqu’au bout et de trouver une solution.
« Mourir une fois. »
Il se fixa sur le mot « une fois ».
S’il y avait une première fois, pouvait-il y en avoir une deuxième ?
Peut-être.
Au fond, qu’était-ce que la mort ? Était-on mort quand le cœur s’arrêtait ? Ou quand toute l’Essence magique quittait le corps ?
En exploitant ce concept flou, il pourrait peut-être déjouer la prophétie.
Alors, à vingt ans, il commença à se préparer.
Quand une pointe jaillissant du corps du serpent lui transperça la gorge, Gerard Martein pensa :
« Ça compte aussi comme une mort par morsure, non ? »
Ce fut sa dernière pensée.
Sa carotide était déchirée et ses nerfs rachidiens étaient même endommagés. La blessure était indéniablement mortelle.
Il perdit connaissance et son cœur s’arrêta bel et bien.
C’est alors que l’ancienne préparation s’activa.
D’étranges tatouages recouvraient le corps nu de Gerard Martein. Ils rappelaient la sorcellerie des barbares païens, et leurs effets étaient à peu près les mêmes.
Boum !
Le tatouage sur sa poitrine se mit à luire, et son corps fut secoué de convulsions.
Son cœur arrêté se remit à battre de force.
Les muscles de Gerard, tendus à en éclater, se dégonflèrent peu à peu. L’énergie se mit alors à guérir ses blessures.
Le corps magnifique du marquis, qui remplissait si bien son imposante armure dorée, rapetissa. Même sa peau se rida.
Ce fut d’abord son ouïe qui revint.
« Sssak ! »
C’était le cri effaré d’un serpent.
Pour une créature pareille, son cri était étonnamment léger.
À mesure que la chair se régénérait autour de son cou, la pointe qui y était fichée fut expulsée. Gerard, qui y était suspendu, tomba au sol.
Patatras !
Il retrouva son équilibre et atterrit sur ses pieds.
« Saloperie de prophétie. »
Une prophétie restait une prophétie.
Gerard eut un rire sans joie. Son armure était une magnifique armure de plates naine en Mistilgold, consacrée de surcroît. Pourtant, la pointe avait parfaitement trouvé l’interstice entre son casque et son plastron.
Était-ce une coïncidence incroyable, ou le destin ?
« Mon armure est trop grande. »
Les muscles qui la remplissaient avaient fondu. Forcément, elle ballottait.
Cela ne signifiait pas pour autant que le marquis avait perdu toute sa vigueur.
Peut-être parce que la menace de mort qui le hantait depuis si longtemps avait disparu, il avait l’esprit plus clair que jamais.
« Parfait ! »
Il claqua sèchement des mains.
Les chevaliers sacrés qui avaient assisté à la résurrection de leur seigneur l’acclamèrent, les larmes aux yeux.
« Battons-nous pour de bon. »
Il s’adressa au serpent qui se tenait devant lui.
[Vous utilisez Méthode de lancer explosif niveau 5.]
[Vous utilisez Bénédiction de la Lumière niveau 10.]
[Vous utilisez Arts martiaux de Martein niveau 20.]
Il activa toutes ses compétences à la fois.
Une force colossale déferla dans son corps.
Son armure cliquetant, il envoya un coup de poing dans le corps du serpent.
Ka-boum !
Des éclats de bois volèrent comme de la sciure. Le corps gigantesque de la Chimère serpent se souleva même légèrement du sol.
Malgré tout, les tentacules de bois qui jaillissaient de son corps tentèrent de transpercer le marquis.
Tac, tatac !
Cette fois, elles échouèrent.
Elles ne parvinrent même pas à érafler son solide harnois.
Ka-boum !
Il frappa de nouveau, démolissant le corps du serpent. À chaque coup de son gantelet à pointes, la sciure se dispersait.
Des centaines de branches fines se ruèrent sur le marquis.
Incapable de l’empaler, la Chimère serpent sembla décider de l’immobiliser. Le marquis arracha les branches enroulées autour de son armure et lui décocha un autre coup.
« N-nous allons vous aider ! »
Les chevaliers sacrés montés se joignirent au combat.
C’étaient eux aussi de véritables chevaliers. Une aura parcourait leurs épées et leurs lances.
Crac, crac !
Leurs armes tranchèrent des branches avant de s’enfoncer dans les tentacules de bois.
Le rapport de force leur était défavorable. Les humains avaient deux bras, tandis que les tentacules de bois étaient des centaines et chacune plus forte qu’un bras.
Elles balayèrent les pattes des chevaux.
Les chevaliers n’eurent d’autre choix que de tomber. Aucun ne mourut sur le coup, mais l’un d’eux eut la cheville prise dans les branches.
« Ah ! »
La Chimère souleva le chevalier et le balança comme un marteau.
Le marquis, qui avait tenté de les repousser avec sa lance, la baissa, stupéfait.
Ka-boum !
Le marquis et le chevalier roulèrent ensemble au loin.
Le marquis repoussa rapidement le chevalier et se releva.
Vroum !
Le serpent écrasa l’endroit où ils se trouvaient.
Une profonde tranchée fut creusée dans la terre.
Les dents serrées, le marquis ordonna à ses subordonnés de reculer.
« Ne me gênez pas, reculez ! Tuez les autres monstres ! »
Le chef n’était pas le seul danger ici.
En vérité, la horde de monstres qui affluait comme une meute de chiens était la plus grande menace.
« Oui ! »
Les chevaliers remontèrent en selle, se dispersèrent et combattirent les monstres alentour.
C’était une bonne nouvelle pour la Chimère serpent.
Des centaines de tentacules de bois encerclèrent le marquis et ses environs.
Bientôt, le marquis disparut complètement de leur vue.
Au milieu de cette forêt de piques, le marquis se déchaîna comme un tigre.
La mêlée avait commencé.
* * *
Quel gâchis.
Un vrai gâchis.
Ce vieux chevalier était bel et bien mort.
Et pourtant, il était revenu à la vie.
Même pour un monstre, survivre après s’être fait transpercer le cou, ça relevait de l’exploit. Ce vieux fou était complètement dingue.
« C’était une sorte de compétence de résurrection ? »
Peut-être.
Son corps avait rétréci, peut-être comme effet secondaire, mais il restait terriblement fort.
Il était peut-être même plus fort que Gunther.
Il s’appelait marquis Martein, c’est ça ?
D’après ce que j’avais entendu, c’était un héros. Il semblait aussi posséder des compétences incroyables.
« Quel gâchis ! »
[Vous ne pouvez pas utiliser « Couronne de capture niveau 4 ».]
[Vous avez actuellement « Gigantification niveau 0 » en emprunt.]
J’avais encore Gigantification niveau 0 empruntée à Père.
Tant que je ne me serais pas approprié Gigantification, je ne pourrais pas utiliser Couronne de capture.
Le problème, c’était que je n’avais aucune occasion de m’entraîner à Gigantification.
Peut-être parce que son niveau était bas, ma Gigantification était incomplète. Comparée à l’augmentation de ma taille, ma force et la résistance de mon corps progressaient moins qu’elles n’auraient dû.
Si j’utilisais Gigantification au milieu d’ennemis, je finirais en hérisson criblé de flèches.
J’allais peut-être évoluer en Serpent Porc-épic.
Ka-boum !
« Kwoooar ! »
Kibaemi poussa un cri de douleur.
Pouvoir emprunter des compétences ou non n’était pas le problème, pour l’instant.
« Crève, Martein ! »
[Vous utilisez Magie élémentaire de base : Feu niveau 4.]
Je lui lançai une boule de feu au visage.
« Merde, encore ! »
Moi aussi, je faisais tout ce que je pouvais.
Martein fracassa la boule de feu d’un coup de tête. C’était incroyable que son visage n’ait même pas brûlé.
Cela dit, si j’avais lancé la boule de feu, c’était d’abord pour lui masquer la vue.
[Vous utilisez « Rayon » niveau 2.]
Une lumière de mort.
Un rayon censé coûter la vie à un héros jaillit de ma gueule.
Piiiing !
« C’est chaud, merde ! »
Non !
Ce rayon avait même transpercé les muscles puissants de Silverback Akims. Pourtant, malgré ma visée parfaite, il ne lui laissa qu’une marque sur la joue, comme un bouton éclaté.
Il ne comptait pas que sur son armure.
— La maîtrise élémentaire de l’Aura.
Au beau milieu de cette bataille acharnée, Pelerian se mit à m’expliquer.
— Ce héros humain porte une excellente armure. Il n’utilise donc probablement l’Aura que pour protéger son visage exposé.
On aurait dit un personnage qui expliquait un manga de baston.
Et venant de celle qui avait tout fait foirer avec sa magie de résurrection, c’était rageant.
Le vieux chevalier furieux me lança sa lance.
Normalement, elle était trop éloignée pour m’atteindre.
Ffffuit !
L’Aura jaillit de la pointe de la lance dans ma direction.
Une Aura d’épée ? Non, c’était sans conteste une Aura de lance.
La situation était désespérée, mais Kibaemi ne resta pas immobile.
Kibaemi ramena ses tentacules de bois pour me protéger.
Crac !
Des dizaines de tentacules de bois, qui avaient même arrêté des tirs de catapulte, volèrent en éclats d’un coup.
Pourtant, le vieux chevalier eut l’air satisfait.
« Alors, ce serpent noir, c’est ton point faible ! »
Par « serpent noir », il parlait de moi quand j’utilisais Écailles noires.
Les humains étaient d’une ruse incroyable.
Il cessa d’attaquer le corps de Kibaemi et se mit à me viser avec sa lance.
Crac, crac !
Plus il le faisait, plus les branches s’étiraient pour me protéger.
Le chevalier abandonna toute défense pour se concentrer sur l’attaque, car Kibaemi, affolé, s’évertuait à me protéger.
« Ha ha ha ! »
En même temps, il faisait semblant de m’attaquer et tailladait le corps de Kibaemi.
Puis il faisait semblant d’attaquer Kibaemi et me prenait pour cible à la place.
Le combat continua ainsi.
Je résistai avec ma magie et mes coups d’épée, mais la situation tournait de plus en plus à notre désavantage.
« Gwoooar ! »
Kibaemi rugit de douleur.
Son corps de bois se régénérait de plus en plus lentement. Peut-être que l’Aura brûlante du chevalier lui était particulièrement néfaste.
« Hé, espèce d’abruti ! Lâche-moi et bats-toi ! »
Comme toujours, Kibaemi était trop bête pour me comprendre.
Quel idiot.
« Et qu’est-ce que tu fous à un bébé ?! »
Je criai aussi après le marquis.
Bon, cela dit, Kibaemi avait sans doute bien trop l’air d’un vieux monstre pour passer pour un bébé.
« Si tu es un monstre ancien capable de devenir aussi énorme, tu aurais dû passer toute ta vie enterré dans la Grande Forêt. Tu es venu chercher un endroit où mourir ? Ha ha ha ! »
La lance fusa encore plus vite.
Comment ce corps rabougri pouvait-il cacher une force pareille ?
« Meurs. »
La pointe de la lance rougit et chauffa à blanc.
Comme l’Entaille fendant la lune de Gunther, cela semblait être sa technique spéciale.
« … Non. »
La pointe de la lance s’enfonça sans pitié dans le corps de Kibaemi.
Bong !
On aurait dit quelqu’un frappant un tambour en fer-blanc.
Le corps de Kibaemi gonfla soudain, puis éclata.
L’espace d’un instant.
Des centaines de branches s’éparpillèrent dans toutes les directions, comme si elles avaient explosé.
Kibaemi ne semblait pas en être à l’origine.
Les innombrables branches nous enveloppèrent comme un rideau, me donnant l’impression que nous étions retournés dans la Grande Forêt.
Une chose rouge vif était visible dans le corps béant de Kibaemi.
Le cœur de la Chimère, une Pierre magique, ou… une graine ?
« Muaa… »
Kibaemi gémit faiblement.
Le chevalier s’approcha de la chose rouge, un sourire aux lèvres.
Ce n’était pas comme si j’étais resté sans rien faire.
Crac.
Je finis par trancher les tentacules qui m’entravaient.
[Vous utilisez Accélération niveau 7.]
[Vous utilisez Bond dévore-cœur niveau 3.]
Je ne pouvais pas transpercer son armure.
M’en prendre à son visage ne servait à rien non plus.
Alors, j’allais me faufiler dans une interstice de son armure.
Le salaud, bien décidé à achever Kibaemi, ne parvint pas à me repousser tandis que j’activais Accélération.
Je réussis à me glisser dans l’interstice à l’arrière de son cou.
Sale enfoiré.
Jusqu’au bout, il ne renonça pas à vouloir arracher le cœur de Kibaemi.
Crac !
Un bruit étrange me parvint.
L’intérieur de son armure était assez lâche pour que je m’y glisse tout entier.
Quand je me tortillai, le chevalier poussa un cri bizarre.
« Aaah, hi ! »
Il était chatouilleux !
L’intérieur de l’armure empestait la sueur.
Je n’avais qu’à tenir encore un instant.
Je déchirai avec les dents ses vêtements de lin, sous son armure.
« Je vais entrer par ton nombril, humain ! »
Gnap !
Mais sa peau était aussi résistante que du caoutchouc brut.
J’avais plus mal aux dents que lui.
Le corps d’un humain pouvait vraiment être entraîné à ce point ?
Je renonçai à pénétrer dans son corps.
Ffffuit !
Alors, j’allais lui injecter du Venin mortel.
« Kuaaaagh ! »
Ses cris de chatouille se changèrent en hurlements de douleur.
Bam, boum !
Comme s’il essayait de m’attraper, il se mit à marteler son armure à coups désordonnés.
Évidemment, il ne pouvait pas déchirer sa propre armure pour m’en extraire.
Il essaya d’enlever son casque et de passer la main sous son armure, mais ça ne marcha pas non plus.
Une armure de plates pareille ne pouvait s’enfiler et s’enlever qu’avec l’aide d’un écuyer.
Le chevalier se débattit dans d’atroces souffrances.
Il se contorsionna pour tenter de m’écraser, mais je continuai de filer comme une loche.
[Vous utilisez Écailles empoisonnées niveau 1.]
Je lui griffai la peau.
Puis je recouvris les plaies de Venin mortel.
Endure ça avec ta volonté et ton cran, humain.
Ce n’était pas la vengeance de Kibaemi.
C’était simplement la loi de la nature sauvage, où les créatures tuaient et se faisaient tuer.
Les larmes gelées ruisselant sur mon visage, j’exécutai ma danse macabre.
* * *
Les chevaliers sacrés ne voyaient ni le marquis ni le serpent qui menait la horde.
Les centaines de branches étendues par la Chimère leur bouchaient la vue.
De loin, on aurait dit qu’une forêt avait poussé au milieu du champ de bataille.
Puis une lumière éclatante jaillit de l’intérieur.
« Oh ! »
Les chevaliers sacrés reconnurent la technique secrète de leur commandant.
« Éclair de lumière. »
La technique ultime de Martein, l’équivalent de l’Entaille fendant la lune de Gunther.
Cette attaque mortelle avait sûrement tué le serpent de bois. Les tentacules qui bougeaient comme des êtres vivants se raidirent, puis se flétrirent à une vitesse stupéfiante.
L’intérieur jusque-là dissimulé apparut.
L’immense serpent était tombé, et leur commandant chevalier se tenait fièrement, bien vivant.
« Ouuaaais ! Commandant ! »
« Dieu de la Lumière ! »
Les chevaliers sacrés versèrent des larmes de joie.
Tuer le chef ne ferait pas disparaître la Vague de monstres, mais cela restait une victoire importante.
Ils s’apprêtaient à rejoindre le marquis.
Puis les chevaliers sacrés s’arrêtèrent net.
« C-commandant ? »
Gerard Martein était en train de danser.
Tap, tap !
Il faisait de petits pas légers, comme s’il exécutait une danse traditionnelle du nord.
Le marquis adorait lancer des soirées dansantes dès qu’il buvait, mais il n’allait tout de même pas danser en plein champ de bataille.
Était-il si heureux d’avoir gagné ?
« V-vous tous… Hi ! »
En apercevant les chevaliers sacrés, le marquis se mit soudain à se marteler la poitrine frénétiquement.
On aurait dit un gorille.
Les chevaliers sacrés étaient complètement perplexes.
« I-il faut danser avec lui aussi ? »
« Qu’est-ce que tu racontes… ! »
Leur confusion ne dura pas longtemps.
« Aaah ! »
Le marquis hurla de douleur.
Le marquis en pleine danse finit par s’effondrer.
Les chevaliers se précipitèrent vers lui.
« Hum, hum. »
« C-commandant ! Qu’est-ce qui ne va pas ?! »
Son visage était violet.
On aurait dit qu’il respirait difficilement depuis un moment.
Les symptômes d’un empoisonnement à la Neurotoxine.
« L-le s-serpent… »
« Le serpent ? Mais vous l’avez déjà tué, marquis ! »
Il semblait avoir été empoisonné par la Chimère serpent.
Mais son armure ne présentait aucun trou.
« Non, hi. Pas celui-là, c-ce salaud… hi. »
Enfin, les yeux du marquis se révulsèrent.
« Emmenez-le auprès d’un prêtre ! »
Les chevaliers sacrés emportèrent leur seigneur.
* * *
— On l’a eu !
Peut-être que le sort avait été légèrement mal lancé.
Cette fois, même la magie de résurrection de Pelerian ne fonctionna pas.
Une quantité incroyable d’Essence magique se déversa du corps du marquis, bien trop pour qu’un humain ait pu en contenir autant.
C’était une mort définitive.
[Votre niveau a augmenté.]
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[Votre niveau a augmenté.]
[Votre niveau a augmenté.]
……
Une vague d’euphorie me submergea.
Et enfin.
[Vous avez obtenu le haut fait « Tueur de héros ».]
Le grand héros Gerard Martein.
Ici, il mourut pour la deuxième fois.
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