Chapitre 71
WeTried Translations
Traducteur/éditeur : HidingTurtle
Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>
◈ Je suis devenu l’Ophidien de l’Apocalypse ◈
Chapitre 71 : Les chevaliers sacrés déchaînés
──────
Zain empoigna une épée longue.
Ce n’était pas l’épée longue réglementaire des Chevaliers du Lion de fer, mais une lame grossière fabriquée par des gobelins.
Son équilibre était étrange, mais une épée longue restait une épée longue.
Dès que Zain eut l’épée en main, il redevint chevalier.
Zain n’avait pas crié ainsi depuis ses trois premiers mois dans l’ordre, mais le chevalier lança sa voix en faisant tournoyer l’épée.
« Quand vous frappez, donnez à votre coup le poids d’une montagne. Escrime standard du Lion de fer, première forme ! »
Fouuu !
Zain abattit l’épée comme s’il fendait du bois à la hache.
« Basculez votre poids vers l’avant et engagez-le dans le coup ! »
Voilà ce que l’instructeur avait clairement enseigné.
Avancer le pied avant et mettre son poids dans la lame, c’était le principe de base de l’escrime lourde.
L’Escrime standard du Lion de fer accordait une importance absolue à l’efficacité au combat.
« Forme liée, P-Poussée du Lion ! »
Zain fit un nouveau pas en avant.
Dans le même mouvement, il projeta son épée abaissée devant lui, comme s’il donnait un coup de lance.
Son bras étant complètement tendu, la portée de l’épée dépassait naturellement ce que l’adversaire pouvait prévoir.
Cette forme liée était conçue pour transpercer le cou d’un adversaire qui reculait.
Clap clap clap clap-
Les spectateurs applaudirent Zain.
Rania applaudit avec enthousiasme, tandis qu’Oliver semblait réticent.
Le problème, c’était que les gobelins faisaient aussi partie du public.
Le visage de Zain devint écarlate.
Ce n’était pas parce qu’il avait un étrange fétiche pour attirer l’attention.
La situation était tout simplement trop absurde pour être acceptée.
Je rêve ?
Zain était entouré de monstres et de gobelins, et leur faisait une démonstration d’escrime.
Et les monstres applaudissaient le chevalier.
Un monstre avait exigé tout ça.
Ce minuscule serpent blanc accroché au cou de cette énorme Chimère serpent…
Quel que soit l’angle sous lequel Zain le regardait, le serpent blanc avait l’air d’un monstre insignifiant.
Ses écailles semblaient faites de cristal, et la couronne sur sa tête était insolite, mais son expression en disait long.
Il avait la bouche grande ouverte et les yeux brillants.
Mais pourquoi un serpent voulait-il apprendre l’escrime ?
« Voilà la première forme d’escrime lourde et sa forme liée… »
« C’est un vrai plaisir à regarder. »
Nanaruk, la dirigeante des gobelins, traduisit les paroles du serpent.
Zain se demanda même si la traduction était correcte.
Ce minuscule serpent blanc n’avait pas l’air du genre à s’exprimer avec autant de dignité et dans un ton aussi cérémonieux.
« Voulez-vous… essayer vous-même ? »
demanda Zain.
Au début, Zain n’avait aucune idée de la manière dont le serpent comptait manier une épée.
Pourtant, à sa grande surprise, le serpent pouvait utiliser la magie.
Le serpent souleva la dague volée, Ashira, comme s’il s’agissait d’une épée longue.
Autrement dit, l’arme flottait dans les airs.
« Euh, alors, mettez votre poids sur le pied avant et… »
Zain s’interrompit.
Le serpent n’avait pas de pieds avant.
Et puis, son corps était coincé dans ces lianes.
« … Abattez l’épée. »
Fouuu !
La lame s’abattit mollement.
« Ensuite, faites un nouveau pas et donnez un coup comme avec une lance… »
La dague fila vers l’avant.
Puis elle s’éleva en tournoyant dans le ciel.
La Main transparente décrivit un cercle complet dans les airs avant de revenir à sa position initiale.
…
Ce n’était clairement pas de l’escrime.
Clap clap clap clap-
Pourtant, les gobelins applaudirent. Rania, qui somnolait, sursauta et se joignit à eux.
Le serpent exécutait une danse de la joie.
Zain ne comprenait pas pourquoi il avait l’air si fier.
Il est interdit d’enseigner l’escrime de l’ordre à quelqu’un d’autre…
Naturellement, il était interdit de transmettre sans autorisation l’escrime réglementaire des Chevaliers du Lion de fer.
Mais aucune règle ne disait que Zain ne pouvait pas l’enseigner à un serpent.
Il se raccrocha à cette idée.
Et puis, Zain n’était pas le seul coincé dans cette situation gênante.
Oliver, le chasseur au passé on ne peut plus suspect, avait lui aussi reçu l’ordre d’enseigner l’art de la dague au serpent.
Oliver semblait profondément contrarié, mais prenait sur soi pour Rania.
« Je vais… vous enseigner les Arts de la dague de l’école Perran. »
Oliver gagnait sa vie en traquant et en tuant des monstres.
Qui aurait cru qu’un jour, Oliver enseignerait l’art de la dague à sa proie ?
Le serpent avait-il remarqué que son art de la dague était particulier ?
Comment ?
Le gobelin qui servait d’interprète avait expressément demandé à Oliver d’enseigner les Arts de la dague de l’école Perran.
Oliver n’avait pas la moindre idée de ce qui se passait.
Les Arts de la dague de l’école Perran.
Perran était le nom d’un célèbre maître voleur de l’Empire.
« Cheoin Perran » était encore considéré comme une idole parmi les coquins.
Et, chose remarquable, Oliver avait hérité de son art de la dague.
Bien entendu, c’était un secret, même si Zain et Rania avaient déjà découvert qu’Oliver le maîtrisait.
« C’est un art de la dague très difficile, alors c’est normal si vous n’arrivez pas à suivre… »
Tout commençait par dégainer la dague glissée à la ceinture.
« L-L-L’Aigle terrassé… ! »
C’était la première fois qu’Oliver criait le nom d’une technique en exécutant un art de la dague.
À peine la dague dégainée, Oliver la lança.
La dague tournoya dans les airs.
Puis Oliver s’abaissa brusquement et décocha un coup de pied fantomatique.
Au moment de frapper le pommeau de la dague avec une précision parfaite…
Fouuu ! Paf !
La dague volante se planta dans le sol et vibra.
Ce n’était pas un mouvement très pratique, mais c’était assez classe pour en mourir. Voilà ce qu’étaient les Arts de la dague de l’école Perran.
La réaction du serpent fut intense.
« Ssssah ! »
« C’est absolument exquis ! »
Même sans que Nanaruk traduise, il était évident que le serpent était ravi.
« À vous d’essayer. »
Comment un serpent sans pieds pouvait-il exécuter l’Aigle terrassé ?
Pourtant, le serpent le fit.
Vrrrrr !
Ashira tournoya dans les airs.
Le problème, c’est qu’elle tournait lentement, mais sans s’arrêter.
… C’est n’importe quoi.
La Main transparente devait tenir la dague par le pommeau.
Cette magie, qui ne se manifestait que jusqu’au poignet, faisait clairement tournoyer la dague en plein air.
Pourtant, les spectateurs poussèrent des exclamations admiratives.
« Ooooh ! »
« Wouaaah ! »
Les gobelins applaudirent et acclamèrent le serpent.
Voir la dague tourner sans fin avait quelque chose de magique.
Paf !
Au lieu de la frapper du pied, la dague se planta tout simplement dans le sol.
La force de l’impact n’avait rien d’impressionnant.
Malgré tout, les gobelins de Runga se mirent à scander le nom du serpent.
« Urooros ! Urooros ! »
« Urooros ! Kaak chinggit ! »
La ferveur qui gagnait la foule lui donnait des airs de fanatiques.
Et pourtant, le serpent blanc qu’ils vénéraient ne faisait qu’une ridicule petite danse.
Pour une raison ou une autre, Oliver sentit la colère lui monter à la poitrine.
À ce rythme, le stress allait rendre Oliver malade.
« Pfiou… »
Oliver expira profondément et parvint de justesse à se calmer.
Zain et Oliver échangèrent un regard.
Quelques instants plus tôt, ils avaient essayé de s’entretuer, mais à présent, ils partageaient le chagrin de compagnons d’infortune.
Ils avaient tout de même une consolation.
Il ne les maîtrisera jamais vraiment.
L’escrime supérieure devenait en soi une compétence de haut niveau.
Mais les monstres parvenaient presque jamais à acquérir l’escrime.
Tout au plus, de rares monstres bipèdes aux mains et aux pieds bien formés apprenaient-ils quelque chose qui s’en rapprochait.
Autrement dit, un serpent capable d’utiliser la magie ne pouvait pas apprendre l’escrime.
Ce n’était pas seulement très difficile, c’était littéralement impossible.
Les Arts de la dague de l’école Perran et l’Escrime standard du Lion de fer ne seraient pas divulgués.
Laissons-le nous imiter.
C’était ce que pensaient Zain et Oliver.
* * *
[En raison du trait « Croissance implacable », aucune restriction ne s’applique à l’acquisition de compétences.]
[Vous avez acquis « Arts de la dague de l’école Perran niv. 1 ».]
Ah, c’est donc à ça que ça ressemble…
En seulement trois heures, j’avais réussi à acquérir les Arts de la dague de l’école Perran.
Et, bien sûr, l’Escrime standard du Lion de fer aussi.
La compétence Escrime maladroite que je possédais au départ avait disparu.
L’Escrime standard du Lion de fer devait être considérée comme une compétence supérieure.
J’avais enfin appris une vraie technique d’escrime et acquis un art de la dague en prime.
J’aurais déjà été reconnaissant d’obtenir une compétence appelée Escrime, mais celles-ci avaient de vrais noms.
Même Pelerian ne pouvait pas prétendre que ces compétences étaient nulles.
— Merde, j’aurais dû tuer ces humains avant. Si leur escrime avait été pourrie, tu ne serais pas en train de brandir une épée comme un idiot…
Ne t’en fais pas autant.
— Qu’est-ce que tu racontes, maintenant ?!
Je vais aussi étudier la magie sérieusement.
— Pfft.
S’ils aimaient ça, ils n’avaient qu’à le dire.
Quel vieux mage malpoli, vraiment.
J’avais quand même décidé de devenir un chevalier-mage.
Pelerian n’avait aucune raison de s’inquiéter autant.
« Gwooo… »
À cet instant, la Chimère serpent poussa de nouveau un cri.
Kibaemi exprimait son envie de repartir.
Nous n’avions dormi que trois heures, et voilà qu’il nous pressait déjà de partir.
Même si je grondais Kibaemi, ça ne servirait plus à rien.
La Chimère serpent était clairement un monstre obsédé par l’idée d’avancer vers le continent.
Nanaruk !
J’appelai Nanaruk.
Hélas, il était déjà temps de nous dire au revoir.
Tu peux escalader le canyon ?
« On n’a pas le choix. À ce rythme, nous aussi, on sera emportés par la Vague de monstres. »
J’aurais aimé que Nanaruk m’accompagne, mais je ne pouvais pas la retenir par égoïsme.
Des centaines de personnes dépendaient d’elle.
D’après ce que j’avais compris, elle avait mené les guerriers capables de se battre dans une expédition vers le continent.
Les autres, qui ne combattaient pas, s’étaient rassemblés dans la Grande Forêt pour poser les fondations de leur royaume et fabriquer des potions et des armes.
Un jour, une bourrasque rouge de gobelins déferlerait peut-être sur le continent.
« Retrouvons-nous ! »
Une pointe de regret passa elle aussi dans les yeux de Nanaruk.
Nanaruk, tends le poing.
« … Comme ça ? »
Nanaruk tendit le poing.
Ça aurait été bien si ma queue avait été libre, mais ce n’était pas le cas.
Je heurtai doucement son poing de la tête.
C’est comme ça qu’on se salue.
« C’est classe… »
La chaleur de notre amitié était si intense qu’elle aurait pu provoquer un réchauffement climatique.
— Quelle connerie.
J’ignorai complètement Pelerian.
Nanaruk sauta du dos de Kibaemi.
« Allez, on y vaaa ! »
Les gobelins se relevèrent.
Sans qu’on le leur demande, ils s’inclinèrent respectueusement devant moi.
Certains s’agenouillèrent même pour me prier.
La réputation d’Urooros avait sacrément grimpé.
Nanaruk avait voulu exterminer tous les humains, mais son attitude s’était considérablement adoucie.
« J’espère que vous, les humains, vous survivrez aussi. »
Rania sembla particulièrement ravie.
Nanaruk avait désormais l’air aussi soignée qu’une humaine ou une elfe ordinaire ; elle devait donc sembler impressionnante à Rania.
« Merci. Pour les potions aussi… »
« Elles ne m’appartenaient pas, de toute façon. »
Nanaruk tendit nonchalamment le poing.
Elle avait vite compris le principe du check du poing.
Puis elle cogna aussitôt le front de Rania.
Poc.
« Aah ! »
Rania plaqua une main sur son front et tituba en arrière.
Zain et Oliver paniquèrent, mais Nanaruk semblait simplement vouloir la saluer.
Elle lui présenta aussi son propre front.
« À toi aussi. »
« O-Oui… »
Rania tapota timidement le front de Nanaruk.
« Gwooo ! »
Enfin, la Chimère serpent redressa son corps.
Les autres monstres cessèrent de se reposer en voyant Kibaemi.
Je ne pourrais plus la maîtriser.
Adieu, les humains !
Je décidai de laisser les humains en vie.
Cachez-vous dans la carriole ou ailleurs. Je vous laisse vivre !
Nanaruk traduisit mes paroles avec dignité.
Oliver prit alors Rania sur son dos et entra dans les restes de la carriole.
*[Vous utilisez Magie élémentaire élémentaire : Terre niv. 5.]
J’avais déjà poussé la carriole entre des rochers.
Je l’avais même recouverte de terre : elle ne serait donc pas facile à repérer.
Bon, si les monstres la trouvaient, je n’y pouvais rien. Mais j’avais quand même fait de mon mieux, non ?
« Alors, adieu ! »
Nanaruk cria, et la vague se remit en marche.
Bientôt, le flot mené par la Chimère serpent submergerait le continent.
Kibaemi rugit et se mit en route.
Non, il aurait dû se mettre en route.
Je n’aurais jamais imaginé qu’il ferait soudain une chose pareille.
« Gwooooo ! »
Des dizaines de lianes jaillirent du dos de la Chimère serpent, qui rugissait.
Les gobelins crièrent et s’enfuirent.
Mais la Chimère serpent ne visait pas les gobelins.
Elle s’en prenait à la carriole que j’avais eu tant de mal à cacher.
Les lianes s’enroulèrent autour de la carriole où se cachaient les trois humains.
Puis, comme elle m’avait enlevé, la Chimère souleva toute la carriole pour la hisser sur son dos.
« Gwooo ! »
Elle avait l’air ravie d’avoir trouvé une nouvelle poupée.
Espèce de bébé serpent arboricole complètement cinglé !
La Chimère, satisfaite, se remit à courir.
Les lianes ligotaient solidement la carriole brisée ; sa porte ne pouvait même plus s’ouvrir.
À travers l’interstice entre les barreaux de la fenêtre, je croisai le regard de Rania.
Je ne leur ai pas demandé de faire ça !
Mais Nanaruk n’était plus à côté de moi.
Impossible de lui faire comprendre ce que je voulais dire.
Une Chimère, un serpent blanc, un fantôme elfe.
Et trois humains.
D’innombrables monstres.
Nous courûmes tous ensemble dans le canyon.
* * *
Gerard Martein.
Plus connu sous le nom de Marquis Tigre.
L’un des Huit Héros.
Peut-être parce que l’ordre chevaleresque dirigé par Gunther d’Acier s’appelait les Chevaliers du Lion de fer, le public présentait Gunter Frihansen et Gerard Martein comme des rivaux.
Mais en parler devant le marquis Gerard lui vaudrait ses foudres.
Le marquis Gerard ne considérait pas Gunter comme son rival.
Gunter était un homme de basse extraction, sans véritables origines, et c’était pour cela qu’il vivait comme le chien de chasse de la famille royale.
Même son ordre chevaleresque était rempli de mercenaires qui avaient autrefois mendié leur pitance Dieu sait où.
Le marquis Gerard, lui, appartenait à la prestigieuse Maison Martein.
Et que dire des Chevaliers sacrés de la Lumière placés sous ses ordres ?
Comme leur titre de « chevaliers sacrés » l’indiquait, ils appartenaient à un ordre vénérable, reconnu par l’Église de la Lumière.
Quand il reçut la sinistre nouvelle qu’une horde de monstres approchait de son territoire, le marquis revêtit son armure sans tarder.
Il rassembla les soldats et convoqua tous les chevaliers sacrés.
À ce rythme, la Vague de monstres allait détruire son territoire.
Personne n’osait imaginer ce que ressentait le marquis.
Greylim est déjà tombée, elle aussi.
C’était certain.
Combien de temps s’était écoulé depuis que Gunther d’Acier avait escorté jusqu’à la capitale le seigneur de Greylim, le gendre du marquis ?
Et voilà qu’une telle tragédie venait de se produire.
C’est le marquis au cœur de pierre qui a ignoré jusqu’à l’appel à l’aide de sa propre fille…
Le marquis Gerard avait reçu plusieurs lettres de sa fille, mais il n’était pas intervenu en personne.
Lui qui était pratiquement le deuxième homme le plus influent de la Chambre des nobles avait dû trouver délicat de s’opposer ouvertement à la famille royale.
La Vague de monstres était le prix à payer pour cette décision.
La fille du marquis, la dame de Greylim, était probablement morte. Et sa petite-fille avec elle.
Une fois les préparatifs terminés, le marquis se rendit directement à l’église.
L’évêque le plus haut placé de Martein s’apprêtait à recevoir un oracle.
Le marquis pénétra dans le sanctuaire.
Même sans l’armure d’or qu’il portait, sa carrure imposante ne laissait pas croire qu’il avait la soixantaine.
Avec son armure, l’allée centrale du sanctuaire paraissait étroite.
L’évêque se tenait devant un immense bas-relief en forme de soleil, et le marquis Martein s’arrêta au pied des marches.
« À genoux. »
Le marquis Martein s’agenouilla sur un genou et fit le signe de croix.
L’évêque fit tinter une petite clochette à ses côtés.
Ding-
« Écoutez. Un oracle est descendu sur Gerard Martein, commandant des Chevaliers sacrés de la Lumière et humble serviteur du divin. »
Ding-
« Relevez la tête. »
Le marquis leva les yeux.
Pour donner plus de solennité à la scène, l’évêque était nimbé d’une aura créée par magie sacrée.
Ding-
« L’ordre chevaleresque affrontera d’innombrables monstres. »
Rien de plus normal.
Les monstres étaient déjà visibles au-delà de l’horizon.
Ding-
« Et il vaincra leur chef, le serpent maléfique. »
L’oracle était tombé.
Le marquis Martein se releva sans hésiter.
« Parfait ! »
Sa voix résonna dans tout le sanctuaire.
L’évêque tressaillit et se boucha les oreilles.
« L’oracle est tombé, alors nous allons gagner. »
« Nous allons gagner ! »
Les chevaliers sacrés rassemblés levèrent leurs épées et poussèrent un cri.
Le marquis Gerard ne retint pas sa voix et lança à son tour :
« En route ! »
Le mana qu’il avait insufflé dans sa voix finit par faire voler en éclats les vitraux du sanctuaire.
Crac !
Sous une pluie d’éclats de verre multicolores, le marquis et les chevaliers sacrés quittèrent les lieux en marche.
Notes de bas de page :
Rejoignez notre Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>