Chapitre 68
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Traducteur/éditeur : HidingTurtle
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◈ Je suis devenu l’Ophidien de l’Apocalypse ◈
Chapitre 68 : Je suis tellement jaloux du Suzerain
──────
« Hyah ! »
Zain pressa son cheval.
Le cheval de guerre accéléra, le souffle rauque. Deux soldats bien entraînés suivaient Zain, tous deux d’excellents cavaliers.
Ils poursuivaient la calèche qui les précédait.
La calèche, partie à l’aube, avait enfin atteint les abords de la Gorge d’Akinzrow.
« On dirait qu’ils empruntent le dangereux chemin qui surplombe la gorge ! »
La calèche ne descendait pas dans la gorge. Si elle l’avait fait, Zain et les soldats l’auraient rattrapée aussitôt.
« Ils ont perdu la tête. Ils veulent mourir ou quoi ? »
Pourtant, le sentier périlleux qui longeait le bord de la gorge était tout aussi dangereux. Zain fronça les sourcils.
Oliver aurait décidé ça ?
Une calèche tirée par deux chevaux n’avait aucune chance de semer ses poursuivants. La preuve : Zain avait presque rattrapé la calèche, alors qu’elle était partie bien avant lui.
Oliver comptait en finir.
Puis Zain douta de ses propres yeux.
Quelqu’un sortit la tête par la fenêtre de la calèche.
Impossible de se tromper. C’était cette petite fille enjouée, bien trop curieuse des monstres, qui parlait de devenir une héroïne ou une chasseuse, contrairement à ce qu’on aurait attendu d’une jeune noble.
Rania regardait Zain par-dessus son épaule.
Leurs regards se croisèrent. Zain serra les dents.
À cet instant, l’un des cavaliers près de Zain leva une arbalète. Zain eut tout juste le temps de frapper l’épaule du soldat.
Tzing !
Le carreau passa à côté du visage de Rania.
Quelqu’un tira Rania à l’intérieur de la calèche. Zain entra dans une colère noire.
« Qu’est-ce que tu crois faire, bon sang ?! »
« Ah, non… »
Le cavalier, lui, avait l’air décontenancé.
« Les chevaliers ont dit de les tuer si la situation devenait désespérée… »
« … »
Zain ravala les paroles qui lui brûlaient les lèvres. La situation était-elle vraiment désespérée ?
« C’est moi qui déciderai s’ils meurent ou si on les capture. »
Zain lança un regard noir à la calèche.
« On l’arrête avant que la route ne se rétrécisse. Je passe à gauche. Vous deux, prenez la droite. »
Ils lancèrent de nouveau leurs chevaux au galop.
De l’écume blanche coulait de la bouche des chevaux. Les pousser à une telle allure mettait en danger leurs montures comme leurs cavaliers.
Mais il fallait prendre des risques.
Enfin, Zain et les cavaliers rattrapèrent la calèche.
« Ah ! »
Le cocher fit brusquement dévier la calèche vers la droite. Un soldat qui tentait de l’éviter fut désarçonné.
L’autre soldat sauta malgré tout sur le siège du cocher et se jeta sur lui. Pendant qu’ils se débattaient, Zain bondit lui aussi sur la calèche.
Zain s’y agrippa de justesse et tenta d’ouvrir la porte, mais quelqu’un, à l’intérieur, l’ouvrit d’un coup de pied.
Zain manqua de tomber de la calèche lancée à pleine vitesse.
Seule sa main agrippée à la porte le sauva.
Alors, une épée jaillit soudain par la fenêtre de la calèche.
Zain se déporta et esquiva la lame, mais ne put empêcher qu’elle lui entaille la joue.
« Argh… »
Zain était lui aussi un chevalier entraîné.
Avec une rapidité stupéfiante, il grimpa sur le toit de la calèche.
La personne qui avait passé son épée par la fenêtre grimpa à sa suite, rapide comme le vent.
Comme prévu, c’était Oliver.
« Vous cherchez une tombe, messire chevalier ? Si vous tombez dans la Gorge d’Akinzrow, les chiens sauvages vous dévoreront et personne ne retrouvera même votre corps. »
« Rendez-moi lady Rania, chasseur. »
Oliver et Zain avaient autrefois veillé ensemble sur Rania.
À présent, ils se menaçaient de leurs épées.
Le regard de Zain se durcit.
Un chasseur pouvait être expert dans la traque des monstres, mais il n’oserait tout de même pas affronter un chevalier.
Oliver, pourtant, semblait parfaitement sûr de soi.
« Je ne vais pas vous dire de dégager. De toute façon, vous ne m’écouteriez pas. »
Oliver sourit.
Pour une raison quelconque, Zain était incapable de sous-estimer le chasseur qui lui faisait face.
C’est pourquoi il avait recouvert son épée d’Aura dès le départ.
Il avait eu raison.
Au moment même où Oliver sortit une main de ses vêtements, cinq dagues fusèrent.
Cling ! Cling ! Cling !
Zain en dévia trois avec son épée.
Son armure arrêta les deux autres.
Les dagues étaient lancées avec une force considérable.
Après avoir dispersé les dagues, Oliver tira de sa ceinture une épée courte, un peu plus grande que celles-ci.
Clang ! Clang ! Clang !
L’épée longue et l’épée courte s’entrechoquèrent en l’air.
Pourtant, Oliver ne recula pas d’un pouce.
Une lumière éclatante jaillit de l’épée courte.
C’était bel et bien de l’Aura.
Les yeux de Zain s’écarquillèrent.
« Pourquoi quelqu’un d’aussi doué que vous travaille-t-il comme chasseur aux frontières… ? »
Un seul échange avait suffi à Zain pour mesurer les capacités d’Oliver.
« Doué ? Vous me surestimez, messire chevalier. À moins que vous ne vous surestimiez vous-même. »
« Vous… »
Zain rougit.
Alors qu’il s’apprêtait à répondre, Oliver avança une jambe.
L’attaque fut si soudaine que Zain ne la vit pas venir.
Une lame jaillit de la pointe de la chaussure d’Oliver et faillit transpercer la gorge de Zain.
Clac !
La calèche tressauta violemment.
Zain ne sut pas si elle avait heurté un rocher, mais cette secousse lui sauva la vie.
Zain balança de nouveau son épée.
Clang ! Clang !
Leurs lames s’entrechoquèrent.
Même sur le toit branlant de la calèche, Zain et Oliver continuèrent à se battre.
Clac ! Boum !
La calèche tremblait si fort qu’ils ne pouvaient plus combattre.
Zain regarda la scène avec horreur.
Le soldat qui s’était battu avec le cocher avait roulé hors de l’arrière de la calèche.
« Bon sang ! »
Pourtant, c’est Oliver qui jura.
Oliver abandonna Zain et se dépêcha de retourner dans la calèche.
« Ma dame, dans mes bras ! »
Zain se tourna vers le siège du cocher.
Le cocher pendait, inerte et immobile.
Ses yeux étaient ouverts, mais il était mort.
Une épée lui était plantée dans le flanc, d’où coulait un flot de sang rouge vif.
Les chevaux galopaient à toute allure, sans savoir que leur cocher était mort.
Et la route longeait une falaise, avec la Gorge d’Akinzrow tout en contrebas.
Les chevaux trébuchèrent.
Puis, en un instant, la calèche glissa par-dessus le bord de la falaise.
Clac !
La calèche s’éleva dans les airs.
Puis vint le choc.
La calèche fut entraînée vers le bas.
Tout ce que Zain put faire, ce fut de s’agripper à l’ornement du toit et de s’y suspendre.
La calèche, les deux chevaux et trois personnes tombèrent dans la Gorge d’Akinzrow, en contrebas.
* * *
Miam, miam.
Ah, délicieux.
C’étaient des œufs d’un oiseau de montagne non identifié, mais ils étaient délicieusement savoureux.
La Vague de monstres ne montrait aucun signe de ralentissement.
Elle ne s’arrêtait que brièvement et avançait à une vitesse incroyable.
À mon rythme habituel, traverser la Grande Forêt m’aurait pris un bon moment. Mais pas cette fois.
Le bassin que j’apercevais à l’est devait être le Bassin d’Akam.
Je l’avais atteint en seulement deux jours.
La Chimère à racines à laquelle je m’accrochais n’était pas un monstre ordinaire.
Elle ressemblait à un serpent, mais son corps était fait de bois.
Même le visage frappé par la lance-hache de Gunther avait été recouvert d’un nouveau tronc et était redevenu normal.
Elle mangeait à peine et ne faisait jamais ses besoins.
Le problème, c’était moi.
À ce rythme, je vais mourir de faim ou de soif.
Je devais trouver un moyen d’arrêter la Chimère pour pouvoir chasser.
Finalement, j’y parvins.
La méthode était simple.
Comme on fait tourner un chat en rond avec un pointeur laser, je fis tourner la Chimère sur elle-même.
Au bout d’un moment, elle eut l’air d’avoir le tournis et s’arrêta quelques instants.
Ce n’est qu’après avoir compris ça que je pus enfin manger.
Au menu aujourd’hui : cinq œufs d’oiseau trouvés dans un nid.
Je les attrapai avec Main transparente, les perçai et les gobai.
Dès que j’eus fini de manger, la Chimère serpent se remit enfin en route.
À part quand elle dormait, elle ne s’arrêtait jamais longtemps.
Qu’est-ce qu’il y avait en dehors de la Grande Forêt pour qu’elle soit aussi déterminée ?
Une douce brise effleura mon visage.
C’est reposant.
Je m’étais même habitué aux rugissements des monstres bizarres devant et derrière moi, ainsi qu’aux soldats et aux flammes qui apparaissaient de temps en temps.
Le ventre plein, sous un temps agréable, j’avais presque l’impression qu’on partait tous en pique-nique.
La vie comme ça, c’est peut-être pas si mal.
On disait que pleurer quand les choses allaient mal, c’était être médiocre, tandis que rire, c’était être exceptionnel.
En personne exceptionnelle, je décidai d’accepter ma situation.
— Considère ça comme un voyage.
Alors, c’est une place en première classe.
Même le spectacle le plus incroyable finissait par sembler ordinaire quand on le voyait de près sans arrêt.
Comme je m’ennuyais, je décidai de profiter de ce rare moment de liberté.
— Si tu t’ennuies tant que ça, entraîne-toi à la magie.
C’était la suggestion de Pelerian.
Pelerian me conseilla de profiter de l’occasion pour apprendre la magie.
D’ordinaire, je serais resté indifférent, mais j’acceptai avec empressement.
C’était à cause des mages humains que j’avais vus récemment.
Le dragon de feu qu’ils avaient créé était incroyablement classe.
Quand je dis que je voulais, moi aussi, utiliser ce genre de magie, Pelerian ricana.
— Tu te laisses impressionner par une magie aussi insignifiante. Tss, tss… Si tu hérites correctement de mes enseignements, tu deviendras un Archimage.
Une magie insignifiante ? Ces vieux avaient l’air impressionnants.
Les trois mages avaient tous des styles différents, mais ils avaient vraiment l’air d’archimages.
— Ils portaient les robes de la Tour de magie, mais ils n’ont rien de spécial.
J’ai lu dans un livre du Donjon que les maîtres de la Tour de magie étaient tous impressionnants…
— Ce sont des gens ordinaires, simplement nés à une époque où je n’étais pas là.
Je ne pouvais pas nier que le ton arrogant de Pelerian me faisait battre le cœur plus vite.
— Un voyage de mille lieues commence par un premier pas. Essaie d’utiliser Main transparente.
D’accord.
*「Vous utilisez Magie : Main transparente [niveau 7].」
Je m’étais appliqué à m’entraîner ces derniers temps, et le niveau de ma magie Main transparente avait pas mal augmenté.
— Essaie de toucher celui-là, là-bas.
Un sanglier sans poils courait droit devant lui, à toute allure.
— À pleine puissance.
Je me concentrai.
Dans les ténèbres absolues, une main flottait au centre de mon cœur.
Je la balançai.
Claque !
« Groouik ! »
Le sanglier sans poils reçut une claque sur le derrière et se retourna pour regarder derrière lui.
Il renifla avec colère, mais il n’y avait que moi et la Chimère serpent derrière lui.
Effrayé, le sanglier détala.
— Voilà, en gros, ce que peut faire Main transparente.
Ça ne va pas changer si je m’entraîne davantage ?
En fait, elle était déjà devenue plus puissante en gagnant des niveaux.
Avant, elle n’aurait pas produit un son aussi satisfaisant.
— Une fois que tu auras atteint un certain niveau, tu pourras peut-être utiliser deux mains. Mais la force physique n’augmentera pas de façon spectaculaire. C’est comme ça avec la magie télékinétique.
Deux mains… Alors, si je manie deux épées et que j’utilise aussi ma queue, j’aurai un style à trois épées…
— Sept Épées magiques !
Je sursautai.
Pelerian venait de s’écrier brusquement. Qu’est-ce qui lui prenait ?
— Il existe une magie qui permet de contrôler pas moins de sept épées. C’est intéressant, non ?
O-Oui… Ça a l’air intéressant.
— C’est une magie de la même catégorie que Main transparente : la manipulation télékinétique. Ceux qui l’affrontent doivent arrêter sept épées qui foncent sur eux comme si elles étaient vivantes.
Plus j’en entendais parler, plus j’étais tenté.
N’était-ce pas un domaine absolument incroyable ?
C’était forcément une technique qui avait atteint le domaine de l’Harmonie : une magie qui avait dépassé la maîtrise pour devenir un art, puis avait atteint la Voie.
— Tu veux l’apprendre ?
Oui.
— Tu veux devenir un mage télékinétique capable d’affronter une armée d’un simple coup de sifflet !
Oui !
— Alors, mets-toi sérieusement à la magie. D’abord, la Magie de réduction du poids.
J’allais devoir devenir un élève assidu pendant quelque temps.
Sinon, le caractère de Pelerian risquait de devenir encore plus excentrique.
— Bien maîtriser la Magie de réduction du poids, c’est la base de la télékinésie. Même si tu tiens une épée, si tu ne l’allèges pas d’abord, ta consommation de mana sera extrêmement inefficace…
Pelerian était un excellent professeur.
Pendant ce voyage tranquille, je passai mon temps à apprendre la magie auprès de Pelerian.
Le temps passa.
Enfin, je sortis complètement de la Grande Forêt et arrivai dans la Forêt de la Crinière du Lion.
C’était la forêt où j’étais né.
J’envisageai un instant de retourner dans cette grotte, mais, sans m’en rendre compte, j’avais déjà traversé la Forêt de la Crinière du Lion à son tour.
Peu après, j’aperçus un territoire humain.
Greylim, c’était ça ?
Les murs qui protégeaient le territoire s’étaient déjà effondrés.
Pas âme qui vive. Les monstres qui étaient passés avant nous avaient dû tout nettoyer.
La Chimère serpent et moi allions bientôt traverser l’endroit, nous aussi.
Puis quelque chose attira mon regard.
Ce ne serait pas un Gobelin ?
Parmi les monstres qui couraient à côté de moi, une créature se distinguait en marchant sur deux jambes.
C’était un petit Gobelin.
Comme les autres monstres, il semblait avoir perdu la raison.
La bave qui lui coulait de la bouche le confirmait.
— On dirait bien.
Est-ce quelqu’un que j’ai rencontré dans la Tribu Runga ?
— Tu crois que je me souviens du visage de simples Gobelins ?
Aucune chance.
J’essayai de ramener le petit Gobelin à lui.
*「Vous utilisez Main transparente [niveau 8].」
Claque !
Je giflai le Gobelin avec Main transparente, qui avait encore gagné un niveau entre-temps.
« Aïe ! »
Le Gobelin sursauta.
Comme il essayait toujours de repartir en courant, je lançai cette fois un sort d’eau et lui en versai sur la tête.
Ce n’est qu’alors que le Gobelin reprit ses esprits.
« Hein ? Qu’est-ce que c’est que ça ?! »
Il parlait la même langue que la Tribu Runga.
N’avait-il même pas remarqué qu’il courait parmi des monstres ?
Il se tourna vers moi, mais son visage ne m’était pas familier.
Pourtant, étrangement, il avait l’air de me reconnaître.
« U-Ululoros ! »
C’est Urooros.
Cela dit, le qualificatif qu’il ajouta ensuite était vraiment bizarre.
« L-Le serpent maléfique de Runga ! »
Qu’est-ce que tu racontes ?
Le Gobelin tenta de s’enfuir à toute vitesse.
Mais impossible de s’échapper au milieu de cette foule immense de monstres.
Si ça avait été facile de sortir d’ici, je l’aurais déjà fait.
*「Vous utilisez Rayon [niveau 1].」
La Chimère serpent bondit avec panache, en direction du rayon.
Boum !
La Chimère serpent atterrit après avoir réduit en pulpe sanglante les monstres qui se trouvaient devant le Gobelin.
Je parvins habilement à arrêter la Chimère serpent.
Hé, de quelle tribu gobeline viens-tu ? Tu me connais ?
Évidemment, le Gobelin ne comprenait pas ce que je disais.
Nanaruk me manquait particulièrement aujourd’hui.
Nanaruk va bien ?!
« Aaaah ! »
Le Gobelin tenta de s’enfuir de nouveau.
— Attrape-le !
Je m’exécutai.
J’attrapai avec Main transparente les cheveux du Gobelin, noués en chignon.
Personne ne pouvait se défendre quand on lui tirait les cheveux.
Le Gobelin ne faisait pas exception.
« Aïe, ça fait mal ! Aïe ! »
Il détestait peut-être qu’on lui arrache les cheveux, car il s’approcha de son plein gré.
Ce ne fut pas facile, mais je finis par le hisser devant moi, sur le dos de la Chimère serpent.
Le Gobelin tremblait de terreur.
Quel spectacle réjouissant.
Raconte-moi tout ce que tu sais.
Le Gobelin se prosterna et se mit à débiter toutes sortes de choses.
Il se présenta comme un Gobelin d’une tribu conquise par Runga.
Apparemment, il était l’enfant de l’ancien chef de sa tribu, aujourd’hui mort.
D’après ce que j’avais compris, on me considérait comme une sorte de divinité tutélaire de Runga.
Puis il dit quelque chose que je ne pouvais absolument pas ignorer.
« L-Le Suzerain Nanaruk a déjà quitté la Grande Forêt. Toutes nos tribus aussi… »
Suzerain ?!
Ma bouche s’ouvrit toute seule.
Quand Nanaruk avait-elle acquis une épithète aussi impressionnante ?
J’étais jaloux. Tellement jaloux.
Alors, Nanaruk est partie avant nous ?
Comme le Gobelin ne me comprenait pas, il me faudrait un bon moment pour obtenir toutes les réponses que je voulais.
C’est alors que ça arriva.
Boooooum !
Le territoire devant nous explosa dans un vacarme assourdissant.
Bien que l’explosion fût assez loin, une bouffée d’air brûlant arriva jusqu’ici.
Le vent chaud transportait une odeur d’huile.
Si je n’avais pas arrêté la Chimère, j’aurais peut-être été pris dans l’explosion.
Tandis que je reprenais mes esprits après le choc…
« Aah, épargnez-moi ! »
Le Gobelin que j’avais capturé s’écrasa contre le dos de la Chimère serpent et trembla de tous ses membres.
Ce n’était pas moi.
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