Chapitre 38
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Traducteur/éditeur : HidingTurtle
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◈ Je suis devenu l’Ophidien de l’Apocalypse ◈
Chapitre 38 : Il n’y a pas de mauvais XX dans ce monde
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Le combo Bond, Accélération et Déchiqueter était rapide.
C’était une combinaison de compétences ? Une synergie ?
Quoi qu’il en soit, tout s’enchaînait si vite qu’on aurait dit une seule compétence.
Un gobelin ordinaire se serait fait dévorer le cœur avant même d’avoir pu cligner des yeux.
Mais Ayutar, le Briseur de crânes, n’était pas un gobelin ordinaire.
Contrairement aux autres, il portait même une armure qui lui couvrait le haut du corps.
Je n’avais pas le choix : il me fallait viser une partie à découvert, une main ou le cou.
Je visai le cou.
Mon corps ne fut visible qu’un instant, tandis que des étincelles jaillissaient.
La lumière intense s’évanouit, et une obscurité encore plus profonde lui succéda.
Et l’obscurité, c’était mon terrain de jeu.
Sans un bruit, je m’approchai de sa nuque.
Il était temps d’enfoncer mes crocs venimeux dans ce cou puant.
« Uoooooh ! »
Ayutar poussa alors un cri monstrueux et dévia la trajectoire de sa massue.
Dans le même temps, il me frappa de l’avant-bras.
Je fus projeté dans les airs.
Merde, il m’avait repéré.
Il avait compris que je viserais sa nuque.
Même sans me voir, il pouvait me bloquer s’il savait où j’allais frapper.
C’était vraiment la galère d’être petit.
Je volai un bon moment dans les airs.
J’atterris sur l’épaule d’un gobelin.
« Uaaaaaah ! »
Quelque chose de froid et de gluant venait de s’accrocher à lui dans le noir.
Le gobelin de Krok hurla comme s’il avait vu un fantôme.
On pouvait le comprendre.
« Dégage de moi, fantôme ! »
Il croyait vraiment qu’un fantôme était en train de l’étrangler.
Grâce à ma vision nocturne, je voyais ce qu’il faisait.
Il se contorsionnait dans tous les sens en agitant son épée.
Tout va bien ! Tout ! Va ! Bien !
Je le calma.
En lui mordant le dos et en lui étranglant le cou.
« Grrk ! »
Le gobelin s’affaissa en poussant son dernier cri.
*「Votre niveau a augmenté.」
Comme prévu, les gobelins rapportaient beaucoup d’expérience pour le travail fourni.
Je retombai au sol dans un léger bruit sourd.
Le champ de bataille était complètement chaotique.
Les gobelins voyaient mieux dans le noir que les humains.
Malgré tout, la nuit était sombre.
Les gobelins de Krok, qui portaient encore des torches quelques instants plus tôt, ne s’étaient sans doute pas encore habitués à l’obscurité.
Ils n’avaient d’autre choix que de se fier à la lumière des étoiles.
Pipipip !
Pourtant, des flèches fusaient des forêts de part et d’autre.
Les gobelins Runga qui les décochaient n’y voyaient rien non plus, mais à force de tirer, ils finiraient bien par toucher quelqu’un.
Déjà, des dizaines de gobelins avaient péri, touchés par des flèches ou écrasés sous les chariots.
« Porteurs de boucliers, rassemblez-vous ! Cavaliers-loups, entrez dans la forêt ! »
Même au milieu de ce chaos, certains gobelins tentaient encore de donner des ordres.
De toute façon, ils n’avaient pas tant de flèches que ça. La métallurgie gobeline était médiocre.
Il était donc temps de passer au corps à corps.
Une volée d’autruches jaillit de la forêt.
Montés sur leurs autruches, les gobelins Runga traversèrent le champ plongé dans la nuit.
Les Autruches aux griffes rouges étaient nocturnes. Elles couraient même dans le noir.
Et ce n’étaient pas de simples autruches, mais bien des Autruches aux griffes rouges.
Leurs serres, déjà redoutables, étaient semblables à des lames.
« Kraaagh ! »
Une autruche qui tailladait les cœurs !
Le gobelin sacrifié hurla en aspergeant le sol de sang.
Je m’étais demandé pourquoi on les appelait Autruches aux griffes rouges alors que leurs serres étaient blanches. Mais une fois couvertes de sang, elles devenaient rouge vif.
« Krrh ! »
Cette fois, un loup se jeta sur l’une des autruches.
Son cavalier pendait mollement sur son dos, mort, une flèche plantée dans la tête.
Malgré tout, le loup qui avait goûté au sang ne cessa pas de déchiqueter l’autruche.
C’était la mêlée générale.
Même si la stratégie de Zhuge Liang le Serpent avait été efficace, le bain de sang était inévitable.
Les gobelins des tribus Runga et Krok s’étaient mêlés les uns aux autres et s’entretuaient.
Mais…
— C’est pratiquement ton terrain de jeu.
Une nuit noire, sans la moindre torche.
Des broussailles qui montaient jusqu’aux tibias.
Des cris et des hurlements qui masquaient le bruit des déplacements dans l’herbe.
C’était l’environnement idéal pour laisser un serpent semer le chaos.
Je rampai.
Je n’avais qu’à mordre une fois la cheville de ceux que je croisais.
*「La maîtrise de Venin mortel : Neurotoxine a augmenté.」
C’est vrai que les serpents blancs ont plus la classe que les noirs.
Mais les serpents noirs étaient plus difficiles à repérer. Ils avaient un avantage pratique.
Il fallait bien le reconnaître.
*「Camouflage Niv. 6 est devenu Camouflage Niv. 7.」
Partout où je passais, un gobelin s’écroulait.
Boum, boum, puis boum.
*「Votre niveau a augmenté.」
La maîtrise de Venin mortel, difficile à faire progresser jusque-là, grimpait à toute vitesse.
*「Venin mortel : Neurotoxine Niv. 4 est devenu Venin mortel : Neurotoxine Niv. 5.」
*「Votre niveau a augmenté.」
Quand j’eus éliminé plus de dix gobelins, ceux de Krok commencèrent à remarquer ma présence.
La mort rampait à leurs côtés.
« Attention, un serpent ! »
« Merde, aaah ! »
Certains prenaient le bruissement de l’herbe dans le vent pour moi.
Ils s’agitaient en brandissant leurs épées, mais j’étais déjà loin.
Clang, crac !
Deux Hobgobelins se battaient férocement sans prêter attention à ce qui les entourait : Nanaruk et Ayutar.
Les deux plus puissants guerriers échangeaient toujours des coups, faisant jaillir des étincelles.
*「Vous utilisez Magie élémentaire élémentaire : Terre Niv. 5.」
Quand j’entravai les pieds d’Ayutar, il chancela.
La lame de Nanaruk s’abattit sur son épaule.
Clang !
Son armure rudimentaire empêcha la lame de pénétrer.
Malgré tout, son épaule devait lui faire l’effet d’être arrachée.
Je bondis de nouveau.
Je mordis sa main gauche exposée.
Et je déversai jusqu’à la dernière goutte de venin contenue dans mes glandes.
« Kraaagh ! »
La Neurotoxine se répandrait dans tout son corps en un instant.
La victoire était à moi.
Ayutar et moi croisâmes le regard.
Il n’avait pas obtenu son titre de Briseur de crânes pour rien.
Ayutar avait du cran.
« Uoooooooh ! »
Il lâcha sa massue et dégaina la large épée à sa ceinture.
« T-Tu n’es qu’un serpent venimeux ! »
Puis il trancha de cette épée le bras gauche que j’avais mordu.
Fschlak !
« Hah, hah ! Je suis vivant ! »
Mais à quel point ce gobelin avait-il peur des serpents ?
Le sang jaillit de son bras gauche sectionné.
Une lame acérée fendit alors cette fontaine de sang.
C’était Nanaruk.
Fschlak !
Elle avait sûrement visé son cou.
Mais, dans un réflexe fulgurant, Ayutar leva la main droite pour parer le coup.
Boum.
Ce ne fut pas sa tête qui tomba, mais sa main droite.
Sans ses deux mains, la défaite était certaine.
Pourtant, Ayutar refusait toujours d’abandonner.
Profitant de sa carrure imposante, il enlaça Nanaruk en la serrant de toutes ses forces.
Puis il lui mordit la nuque.
« Aah ! »
Même Nanaruk, une guerrière aguerrie, ne put s’empêcher de sursauter.
Pourquoi ce gobelin dingue était-il aussi déterminé ?
Mon préjugé selon lequel les gobelins n’étaient que de faibles monstres de base venait d’être pulvérisé, déchiqueté et effacé sans laisser de trace.
Nanaruk le repoussa et rejeta la tête en arrière pour tenter de se libérer.
Danger !
Je grimpai le long de la jambe d’Ayutar.
Je n’avais pas la force de les séparer.
Il ne me restait donc qu’à lui couper le souffle moi-même.
Après avoir grimpé le long de sa jambe, je me faufilai par une ouverture dans le plastron métallique qui cliquetait.
Pouah, ça sentait la sueur.
Heureusement, j’avais l’estomac bien accroché.
Je lui mordis le ventre encore et encore.
« Aaaaaah ! »
Son cri retentit.
Estime-toi heureux.
Si j’avais encore été aussi minuscule qu’avant, je me serais glissé dans ton nombril pour ressortir par ta bouche.
Il finit par ne plus tenir et tenta de s’enfuir.
Je sentis son corps basculer.
Dans un fracas, la direction de la gravité changea.
Le Briseur de crânes ne bougea plus.
Une série grisante de montées de niveau, la première depuis un bon moment, commença.
*「Votre niveau a augmenté.」
*「Votre niveau a augmenté.」
*「Votre niveau a augmenté.」
Trois niveaux d’un coup.
Mon niveau avait dépassé dix.
Une sensation grisante se répandit dans tout mon corps.
Est-ce que ça me faisait passer pour un petit pervers ?
Disons plutôt que c’était rafraîchissant.
Je vais me reposer un instant, comme ça.
Je vais rester sous l’armure et reprendre un peu d’énergie.
Comme lorsque j’étais entré dans le corps de la Chimère ou du Jaguar à corne, je me sentais étrangement bien ici.
Mais je ne m’attardai pas.
Pouah, cette odeur.
Franchement, c’était mieux que l’estomac de la Chimère, mais ça restait désagréable.
J’essayai de faire demi-tour et de sortir, mais tout était trempé de sang et je peinais à avancer.
Je n’eus pas d’autre choix que de foncer tout droit.
L’armure d’Ayutar était une pièce rudimentaire, faite de plaques de fer reliées entre elles.
Si j’écartais lentement les plaques, je pourrais créer un trou et sortir.
Alors je m’y mis.
Quand je poussai ma tête à travers l’ouverture, la lumière m’accueillit.
Ils avaient sans doute rallumé les torches, maintenant que le combat était terminé.
Naturellement, notre camp avait gagné.
Pouaf !
Je jaillis enfin de la poitrine d’Ayutar.
Les gobelins ne m’accueillirent pas avec de grands sourires…
Enfin, seule Nanaruk souriait. Les autres gobelins de Krok, certainement pas.
À genoux, prisonniers, ils me regardaient avec horreur.
« Le serpent a mangé le cœur d’Ayutar ! »
« C’est vraiment le Serpent mangeur de cœur ! »
Ah, j’imagine que c’est ce qu’on aurait dit.
Cette fois, je n’avais pas spécialement eu l’intention de lui manger le cœur.
Mais un serpent à la gueule rouge de sang qui jaillissait de la poitrine de leur chef, ça pouvait donner cette impression.
*「L’épithète « Serpent mangeur de cœur » s’est répandue davantage.」
*「Le rang de votre épithète a augmenté.」
Quoi ?
Je n’avais toujours pas obtenu l’épithète Ululullulu, mais le rang de Serpent mangeur de cœur avait augmenté.
Je compris tout de suite ce que ça signifiait.
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【Serpent mangeur de cœur】
La terreur de la tribu Krok, dans la Grande Forêt.
Un serpent qui grandit en dévorant des cœurs. Il a mangé celui d’Ayutar, chef des guerriers de Krok.
On dit qu’il possède une compétence spéciale qui lui permet de manger les cœurs.
En dévorant le cœur d’un ennemi, il obtient davantage d’Essence magique.
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Oh, la description avait bel et bien changé.
Elle était plus détaillée et décrivait clairement ce que j’avais fait.
J’étais un peu embêté par la partie où l’on prétendait que je possédais une compétence spéciale permettant de manger les cœurs, parce que ce n’était pas le cas.
Alors, qu’est-ce qu’il fallait faire pour obtenir l’épithète Ululullulu ?
Est-ce que je devais vraiment cracher des éclairs et tuer ce Serpent rouge sans tête ou je ne sais quoi ?
Ça n’allait pas être simple.
« Comment ça s’est passé ? »
Nanaruk chargea les guerriers de s’occuper des lieux.
La morsure à sa nuque avait disparu.
C’était grâce aux potions.
« Nous avons fait quinze prisonniers. »
« Et les morts et les blessés ? »
« Six morts. Cinq ont perdu un membre. »
Sur les quelque quatre-vingts gobelins, une dizaine ne pouvaient plus se battre.
Mais soixante-dix gobelins étaient encore en état de combattre.
On pouvait parler d’une grande victoire.
— Grâce à moi.
Grâce aux potions de Pelerian.
J’avais utilisé plus de la moitié de la vingtaine de potions sur les gobelins.
Elles étaient extrêmement efficaces. À moins d’avoir subi des blessures aussi graves que la perte d’un membre, les gobelins guérissaient assez pour continuer à se battre.
« Chef, allons-nous négocier en nous servant de ces prisonniers ? »
Jadiram posa la question à Nanaruk.
Tss, tss. C’était quoi, cette attitude de faible ?
« Non. »
Nanaruk et moi avions prévu autre chose.
« Nous allons poursuivre et attaquer Krok tout de suite. »
Krok avait envoyé tous ses guerriers à la mort.
Nous allions l’écraser et reprendre mon Donjon.
— À proprement parler, c’est mon Donjon.
Bref.
* * *
« Chef ! Cheeeef ! »
Un subordonné de Krok accourut en haletant.
« Sortez, je vous en prie ! »
« Qu’est-ce qu’il y a ? »
Krok le fusilla du regard.
Depuis plusieurs jours, il était resté sur le site de fouilles.
Les choses avaient enfin beaucoup avancé.
Ils avaient trouvé l’entrée principale.
La multitude de pièges ne laissait aucun doute.
À cause de cela, ils avaient déjà épuisé tous leurs prisonniers.
À présent, ils envoyaient les vieux et les malades de la tribu en reconnaissance, comme s’ils étaient des prisonniers.
Le mécontentement grondait au sein de la tribu, mais Krok s’en moquait.
Ils n’avaient de toute façon pas le pouvoir de lui tenir tête.
Pourquoi l’appelait-on à un moment aussi important ?
« Ayutar et tous les guerriers sont morts. »
« Quoi ? »
Comment était-ce possible ? Il leur avait assigné tant de cavaliers-loups !
Et puis, après Krok, Ayutar était le plus puissant des Hobgobelins.
Quand Krok sortit, un Hobgobelin au bras sectionné était assis par terre.
Il faisait partie des guerriers partis avec Ayutar.
« P-Pardon, chef. »
« … Les autres tribus ont formé une alliance ? »
Sinon, il n’y avait aucune raison qu’ils aient perdu contre la faible tribu Runga.
« Non, mais… on nous a tendu une embuscade. »
Un grincement retentit.
Krok grinçait des dents.
« Quelles sont les pertes de Runga ? Vous les avez tous tués ? »
Tant que c’était le cas, peu importait le reste.
Le guerrier le plus puissant de la tribu n’était pas Ayutar, mais Krok lui-même.
« Je crois qu’on en a eu une vingtaine sur une centaine, mais… »
« Qu’est-ce que tu racontes comme conneries ?! »
Alors qu’il s’apprêtait à donner un coup de pied au guerrier revenu vivant…
Ding ding ding ding !
Une cloche retentit.
Un gobelin monté la garde au sommet d’une tour de guet construite à la hâte et sonnait l’alarme.
« Attaque ennemie ! Attaque ennemie ! »
Son cri retentit haut et fort.
Il n’y avait même pas de palissade pour défendre le Rocher de l’Éléphant.
« Une soixantaine de guerriers… non, soixante-dix ! Beaucoup de cavaliers sur autruches ! »
« Guhhh ! »
Le subordonné d’Ayutar, celui qui était revenu vivant, se mit à convulser.
La peur lui avait-elle déjà été imprimée dans le cœur ?
Le subordonné de Krok cria dans l’urgence :
« Chef ! Je rassemble les guerriers. »
« Va les arrêter. »
« Et vous, chef… ? »
Krok répondit d’un ton raide :
« Je reste sur le site des fouilles. »
Son subordonné fut stupéfait.
Le chef Krok était-il en train de dire qu’il ne participerait pas au combat ?
« A-Alors… ! »
« Appelle Melchi le Tameur. »
« Ah. »
« Retenez-les. Je me fiche que vous y passiez tous jusqu’au dernier ! »
Sur ces mots, Krok rentra sans hésiter.
Le sort de la tribu ? Quelque chose de bien plus important l’attendait en dessous.
L’homme mystérieux qui était venu le voir un jour.
Celui qui l’avait aidé à évoluer en Roi Hobgobelin et lui avait montré la voie pour évoluer encore davantage.
Il avait dit que l’héritage d’un mage appelé le Mage du Renversement, ou quelque chose comme ça, était caché sous le Rocher de l’Éléphant.
* * *
Je courus une demi-journée avec Nanaruk.
Puis nous arrivâmes enfin au Rocher de l’Éléphant.
— Là, c’est ça ! Ces enfoirés de rats !
Le site de fouilles se trouvait toujours sous le Rocher de l’Éléphant.
Comme le rocher ne s’était pas encore effondré, ils ne semblaient pas avoir pillé les lieux.
Pelerian me pressa d’entrer au plus vite.
C’était de toute façon ce que je comptais faire.
« Merci. »
Nanaruk me fit un clin d’œil.
À partir de là, j’allais agir séparément des gobelins.
Dès que la mêlée commencerait, je trouverais le Donjon et y entrerais sans attendre.
J’avais chevauché une autruche, alors j’avais récupéré toute mon énergie.
Les membres restants de la tribu Krok sonnèrent les cloches et se préparèrent à se défendre.
Les guerriers se précipitèrent dehors, paniqués.
La bataille était sur le point de commencer.
Les gobelins de Krok rayonnaient de joie.
« Melchi le Tameur est là ! »
Un gobelin qui s’appelait Melchi, ou quelque chose comme ça, apparut.
C’était un chaman gobelin maigre, enveloppé dans une sorte de tissu noir à la place d’une armure.
« Tue-les tous, Melchi ! »
Les guerriers de Krok avaient une bonne raison de se réjouir à la vue de ce gobelin décharné.
« Merde… ça pourrait être dangereux. »
Même Nanaruk avait l’air tendue.
Il n’avait pas obtenu son épithète de Tameur pour rien.
Il commandait un monstre.
Un monstre énorme, gigantesque…
« C’est un mille-pattes géant. »
Un mille-pattes géant.
Un mille-pattes géant aux crochets venimeux rouge vif barrait la route aux guerriers Runga.
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【Mille-pattes géant aux dents cramoisies Niv. 31】
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Non, c’était un Mille-pattes géant aux dents cramoisies.
« Tout le monde, préparez-vous à vous disperser. Kgh. »
Tout le monde avait l’air terrifié.
Je ne comprenais pas ce qui se passait.
Pourquoi étaient-ils tous aussi tendus ?
Tout le monde savait bien que les mille-pattes géants étaient doux, non ?
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【Mille-pattes géant aux dents cramoisies Niv. 31】
【Traits】
[Doux]…
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Vous voyez !
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