Chapitre 37
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Traducteur/éditeur : HidingTurtle
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◈ Je suis devenu le serpent de l’Apocalypse ◈
Chapitre 37 : Éclair
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À ce stade, ne pouvais-je pas fièrement me considérer comme un vrai mage ?
*[Vous utilisez Magie élémentaire de débutant : Eau niv. 2.]
*[Vous utilisez Magie élémentaire de débutant : Feu niv. 3.]
*[Vous utilisez Magie élémentaire de débutant : Terre niv. 4.]
*[Vous utilisez Magie élémentaire de débutant : Vent niv. 2.]
J’utilisai les quatre types de magie que je maîtrisais.
Des flammes jaillirent de ma gueule, des gerbes d’eau tourbillonnèrent dans les airs, tandis que le sol ondulait et tremblait.
Pris séparément, aucun de ces phénomènes n’avait quoi que ce soit d’impressionnant.
Mais les quatre à la fois, ça en jetait.
Évidemment, je ne pouvais pas tenir longtemps.
Trois.
Deux.
Un.
Terminé !
*[Mana épuisé.]
Ma réserve de mana n’était déjà pas bien grande.
Après avoir lancé quatre sorts à pleine puissance, je me retrouvai à sec en un rien de temps.
À court de mana, je fus pris d’une terrible envie de dormir. Mon corps était lui aussi épuisé.
Et, en plus, j’avais foncé à toute vitesse dès que j’avais aperçu les guerriers de la Tribu Krok. J’avais l’impression de pouvoir m’écrouler d’une seconde à l’autre.
Malgré tout, je me forçai à rester debout.
Blanchot pouvait tomber dans les pommes, mais pas Ululullulu.
Tous ces efforts n’avaient pas été vains.
Le silence retomba sur les lieux.
Même les Gobelins qui scandaient mon nom, Ululullulu, se turent.
Ils avaient tous la tête baissée.
Ceux qui me croyaient être le serpent légendaire joignaient les mains en prière.
Une seule personne gardait la tête haute.
Nanaruk.
Elle me regardait avec un grand sourire.
Heureusement que Nanaruk était venue. Expliquer la situation aux autres Gobelins aurait été compliqué.
« Ululullulu, te voilà de retour. »
Nanaruk, qui ne m’avait encore jamais appelé ainsi, prononça ces mots.
Sa voix était teintée d’ironie.
Mais je ne plaisantais pas du tout, là.
Les serpents n’avaient pas de cordes vocales.
Je n’avais donc pas d’autre choix que d’expliquer la situation avec de la magie, ma queue et quelques objets.
Au-delà de la colline, à une certaine distance d’ici, il y a plus d’une centaine de guerriers de la Tribu Krok.
Ils attaqueront cet endroit cette nuit. Tout le monde doit se préparer !
Expliquer tout ça sans parler était incroyablement difficile.
Je sortis d’abord de mon Sous-espace le collier de la Tribu Krok que j’avais récupéré comme butin.
Puis j’écrivis cent en chiffres gobelins sur le sol, pointai la colline et mimai avec ma queue des Gobelins qui lançaient leurs lances.
Ils venaient par ici, puis par là, urururu, ululullu.
Les cris d’une centaine de Gobelins emplirent la vallée, tandis que la grande armée du Briseur de crânes déferlait comme une marée.
Ouf, ouf.
J’avais l’impression de venir de jouer à moi seul toute la bataille des Falaises rouges.
Quand je regardai autour de moi, les autres Gobelins me fixaient comme s’ils avaient perdu la raison.
Peut-être qu’il était vraiment impossible de faire passer des idées profondes à des idiots.
Alors Nanaruk s’écria, stupéfaite :
« Les guerriers gobelins de la Tribu Krok arrivent ! »
« Quoi ? »
« V-Vraiment ?! »
On disait qu’il suffisait d’avoir un ami qui vous comprenait.
Je fus de nouveau reconnaissant envers Nanaruk, qui m’avait compris dès mon premier geste.
Non, c’était même étrange qu’elle me comprenne aussi bien.
Quoi qu’il en soit, à partir de là, je n’avais plus qu’à hocher la tête.
Des exclamations de surprise et des cris d’alarme fusèrent de partout.
« Seigneur Ululullulu, est-ce vrai ?! »
La vieille femme couverte de tatouages, la Grande Chamane, s’approcha tout près de mon visage.
Hum, oui. C’est surprenant, mais c’est vrai.
Je hochai de nouveau la tête pour le confirmer.
Emprunter l’autorité d’Ululullulu avait décidément été le bon choix.
-[Vous n’avez pas obtenu de nouvel Épithète.]
J’avais espéré en obtenir un, mais ça n’arriva pas.
Vu que beaucoup de Gobelins m’appelaient déjà Ululullulu, il me fallait peut-être accomplir des exploits dignes de ce nom.
-[Plus un Épithète est impressionnant, plus il est difficile à obtenir.]
C’est ce que Pelerian avait dit.
Bon, ça se tenait.
L’expression de Nanaruk se durcit.
« Jadiram, va vérifier tout de suite, à dos d’autruche. Emporte un drapeau. »
Comme prévu, c’était une Gobeline qui savait séparer les affaires personnelles du devoir.
Le Hobgobelin nommé Jadiram monta sur une autruche et s’éloigna au galop.
« Tous les guerriers, armez-vous. S’il y a trente Hobgobelins, ce sont forcément l’élite de la Tribu Krok. »
À son ordre, les Gobelins se dispersèrent pour préparer leurs armes.
« Le chef Krok était-il là aussi ? C’est un Gobelin avec un collier de crânes, au moins deux têtes de plus que moi. »
Je secouai la tête.
Leur chef était un Gobelin nommé Ayutar, le Briseur de crânes.
« Au moins, c’est rassurant. »
Nanaruk poussa un soupir de soulagement.
Le chef Krok était-il vraiment si fort ? J’aurais voulu le voir au moins une fois.
Les Gobelins ne semblaient pas douter de mes paroles.
Je ne savais pas si c’était parce qu’ils me croyaient être Ululullulu ou s’ils étaient simplement d’une race naïve.
La Tribu Runga se prépara au combat.
Tout le monde s’affairait lorsqu’un Gobelin bedonnant apparut et se mit à brailler à tue-tête.
« Qu’est-ce que vous fabriquez tous ?! »
Ce n’était autre que le chef.
« Ce n’est pas Ululullulu, c’est juste un serpent couvert de boue noire ! »
Tiens, on dirait que ça se transmet dans la famille.
Nanaruk avait réagi pareil, mais le chef non plus ne semblait pas croire que j’étais Ululullulu.
« Qu’est-ce que vous racontez, chef ?! »
La vieille Grande Chamane lança un reproche sévère.
Le chef ne prit même pas la peine de faire semblant d’écouter.
« Le chef Krok n’enverrait pas ses guerriers ici sans raison ! Les négociations se passent bien ! »
« Père, Krok est un sauvage ! »
« Toi, tu me défies, moi, ton chef ?! »
Je l’avais senti depuis la veille, mais le père de Nanaruk me faisait passer pour un méchant serpent.
Il me donnait sans cesse envie de lui mordre la cheville.
« Arrêtez ! Écoutez le chef, pas la cheffe de guerre ! »
Un chef restait-il un chef, même s’il était pourri ?
Les guerriers, qui s’apprêtaient à s’armer, hésitèrent, ne sachant que faire.
Nanaruk donna de nouveau ses ordres.
« Armez-vous ! Préparez les autruches. »
« Tu me défies ? Tout le monde, arrêtez ! »
L’affrontement entre Nanaruk et le chef éclata au grand jour.
Nanaruk se mordit la lèvre. Son poing serré avait blanchi.
Ouais, frappe le chef avec ça.
Ou je m’en charge.
« Là-bas ! »
À cet instant, un jeune Gobelin leva la main.
Tout le monde se tourna vers l’endroit qu’il désignait.
Jadiram, parti plus tôt, revenait au galop sur son autruche, par-dessus la colline.
Jadiram n’était qu’un point à l’horizon, mais le drapeau qu’il tenait était impossible à manquer.
Un drapeau rouge.
C’était le signal indiquant que des ennemis avaient été repérés.
Des cris d’alarme retentirent de partout.
Puis tout le monde regarda tour à tour Nanaruk et le chef.
Je crus que le chef allait enfin retrouver ses esprits, mais…
« Ils ne sont peut-être pas venus nous envahir… Ce sont peut-être des émissaires. »
Parfois, certaines personnes étaient incapables d’accepter objectivement qu’une situation tournait mal.
Elles continuaient à fuir la réalité jusqu’à se retrouver au bord du précipice, juste avant la chute.
J’avais moi-même été comme ça autrefois, alors je comprenais ce que ressentait le chef.
-[Tu vas les laisser comme ça ?]
« Non. »
Je décidai de mordre le chef.
Alors que je me faufilais discrètement vers lui, Nanaruk passa à côté de moi.
Elle lança son poing.
Pan !
Le coup atteignit le chef à la mâchoire et l’envoya valser.
« Urk, r-rébellion… »
Nanaruk ne le laissa pas ajouter un mot.
Elle lui tordit le bras dans le dos.
Puis elle sortit une corde de sa taille et lui attacha les mains.
Le chef se débattit, mais Nanaruk lui bâillonna même la bouche.
Tout le monde resta bouche bée devant cette rébellion soudaine.
« …Le chef n’a plus toute sa tête. »
Nanaruk donna un ordre d’une voix glaciale.
« Ramenez-le chez lui. Guerriers, préparez-vous à partir. Rassemblez-vous et avancez. »
Les guerriers hobgobelins furent les premiers à réagir.
Ils emmenèrent le chef, qui se tortillait dans tous les sens.
Alors la vieille Grande Chamane s’avança.
« Cheffe de guerre Nanaruk. »
Elle arrêta les guerriers qui emmenaient le chef.
Puis elle ôta le collier de jade que portait le chef et le passa autour du cou de Nanaruk.
« Vous avez remporté un duel sous le regard de la Grande Chamane. »
Un duel, hein.
Quelle grand-mère fougueuse.
« À compter de maintenant, vous êtes la cheffe des Runga. »
Nanaruk esquissa un léger sourire.
Les guerriers qui la suivaient affichèrent eux aussi un large sourire.
La jeune fille que son père avait battue et qui avait essuyé ses larmes en cachette avait disparu.
Il ne restait plus qu’une guerrière à la tête d’une tribu.
Sur l’ordre de Nanaruk, les guerriers se rassemblèrent.
En laissant sur place le nombre minimum de gardes, ils étaient environ quatre-vingts guerriers.
Vingt d’entre eux étaient des Hobgobelins.
Ils avaient trente Autruches aux griffes rouges, dressées pour être montées comme des chevaux.
Ils étaient clairement en infériorité numérique face à l’élite de la Tribu Krok.
« Nous allons sortir et les repousser. »
Telle fut la décision de Nanaruk.
Ils ne pouvaient pas laisser l’ennemi approcher du village.
Il n’y avait pas de remparts ici, et combattre dans un village rempli de non-combattants était hors de question.
Sur son ordre, les guerriers Runga se mirent en marche.
« Ululullulu. »
Nanaruk me tendit la main.
Je grimpai sur son épaule.
De la boue noire maculait ses vêtements.
« Beurk, de la boue. »
Supporte ça, nouvelle cheffe.
« Tu as vraiment pris du poids. »
Elle me remercia.
« Merci d’être revenu. Et de nous avoir prévenus. »
Moi aussi, j’avais besoin de vous, après tout.
Nanaruk était une femme audacieuse.
Elle ne comptait pas se contenter de repousser l’attaque.
Elle avait l’intention d’écraser l’élite ennemie, puis de profiter de son élan pour marcher sur le village désormais sans défense de la Tribu Krok.
Pendant ce temps, je trouverais l’entrée du donjon et y entrerais.
« En avant ! »
Nanaruk cria.
* * *
La nuit tomba.
La nuit en ville n’avait rien à voir avec celle de la Grande Forêt.
Le ciel était constellé d’étoiles, mais un rideau de ténèbres recouvrait le sol.
Les arbres étaient si hauts que même en avançant avec des torches, on ne pouvait être aperçu de loin.
En plus, pour atteindre la Tribu Runga, il fallait franchir la colline devant eux.
Autrement dit, les guerriers de la Tribu Krok se trouvaient alors en contrebas.
Leur raid avançait en silence.
« Capitaine, les troupes commencent à s’impatienter. »
Un guerrier gobelin borgne s’approcha d’Ayutar.
« Laissez-les piller. »
Ayutar se retourna vers son subordonné.
Un sourire cruel se dessina sur ses lèvres.
« D’accord. »
Il n’avait aucune raison de refuser.
Avec autant de troupes, ils n’auraient aucun mal à écraser la Tribu Runga.
« Pillez et détruisez tout ce que vous voulez. »
« Merci, ouahahaha ! »
Leurs rires contenus se répandirent dans les ténèbres.
Contrairement à la Tribu Runga, qui utilisait des unités d’autruches, la Tribu Krok montait des loups.
Les loups étaient féroces et difficiles à dresser, mais plus forts que les autruches.
Les cavaliers loups avançaient en silence, calmant leurs montures.
Puis les arbres s’espacèrent, dévoilant une vaste clairière à découvert.
Ils devaient la traverser, puis franchir la colline pour apercevoir le village de la Tribu Runga.
C’est alors qu’Ayutar arrêta brusquement les guerriers.
« Qu’est-ce qu’il y a ? »
Ayutar ne répondit pas. Il fixa la colline en silence.
« …Envoyez des cavaliers loups en éclaireurs. »
Ils n’avaient envoyé aucun éclaireur jusque-là. Pourquoi le faire tout à coup ?
Mais il était interdit de remettre en question les ordres d’Ayutar.
Le subordonné envoya deux cavaliers loups en avant.
Les cavaliers loups franchirent la colline pour aller en reconnaissance.
Peu après, ils en redescendirent.
Ils étaient partis sans torches.
On distinguait mal leurs silhouettes dans la descente.
« Pourquoi se balancent-ils comme ça ? »
Quelque chose clochait.
C’étaient des cavaliers expérimentés, mais ils tenaient mal en selle sur leurs loups.
Ils perdaient aussi quelque chose.
Quand ils furent assez proches pour être éclairés par les torches, tout le monde comprit ce qui s’était passé.
« L-Leurs cous… ! »
L’un des cavaliers revenait la tête tranchée.
Il finit par basculer du dos du loup.
Excité par l’odeur du sang, le loup se jeta sur le cavalier mort.
L’autre cavalier avait encore la tête sur les épaules.
Furieux, Ayutar s’avança vers lui.
« Qu’est-ce que c’est que ça, espèce de bon à rien ?! »
Ayutar allait lui demander ce qui s’était passé.
« Keck, kehek. »
Mais le cavalier n’arrivait pas à répondre correctement.
Son visage avait viré au violet ; il ne pouvait qu’émettre des sons étouffés.
« S-Sauvez-moi, kehek ! »
Il s’agrippa sans crainte à Ayutar, comme s’il allait s’effondrer.
Il avait sans aucun doute été empoisonné.
Ayutar le comprit par expérience et repoussa son subordonné.
Le cavalier tomba lourdement au sol et ne bougea plus.
Les deux cavaliers loups étaient des Hobgobelins.
Deux guerriers d’élite venaient de mourir en un instant.
Ayutar gronda à voix basse.
« Éteignez toutes les torches. »
Quand toutes les torches furent éteintes, les guerriers furent engloutis par les ténèbres.
Fiiou !
Ayutar siffla, et les guerriers de Krok avancèrent lentement.
Ils pénétrèrent dans la clairière.
De chaque côté, la forêt s’ouvrait comme une gueule noire.
Surveillez les deux côtés.
L’ordre se transmit de l’avant vers l’arrière.
Ayutar, qui marchait en tête de la formation, s’arrêta soudain.
Plusieurs Hobgobelins à dos d’autruche apparurent sur la colline.
« …Ils ont dû repérer notre approche d’une manière ou d’une autre. »
« Nanaruk, cheffe de la Tribu Runga. »
La jeune Hobgobeline s’avança et se présenta.
« Ayutar, le Briseur de crânes. Nanaruk ? Tu n’es qu’une guerrière. »
« Je suis la cheffe, maintenant. »
« On dirait que l’idiot qui était chef a fini par mourir. »
Nanaruk ne donna pas d’explications.
« Alors, vous saviez que nous arrivions, et vous n’êtes que quelques-uns ? »
Ils comptaient affronter une centaine de guerriers avec une poignée de Hobgobelins ?
Les Gobelins de Krok rirent devant cette bravade insensée.
« Bien sûr que non. »
Des chariots apparurent alors derrière la colline.
Cinq chariots débordaient de rochers, et des lances acérées y étaient également attachées.
« Merci d’être montés jusqu’ici. »
« T-Tu es folle… ! »
Ayutar comprit aussitôt le plan de Nanaruk.
Les Gobelins qui avaient poussé les chariots jusqu’en haut de la colline les lâchèrent.
Ils n’allaient pas très vite.
Non, ils semblaient seulement lents.
En dévalant la pente, les chariots lourdement chargés prirent peu à peu de la vitesse.
Boum, boum, boum !
Les lances n’étaient pas le vrai problème.
C’était le poids colossal des chariots.
Quiconque se ferait écraser par l’un d’eux finirait broyé.
Ayutar serra les dents.
Ils n’auraient aucun problème s’ils les évitaient.
« Dispersez-vous des deux côtés ! »
Sa voix résonna sur la colline plongée dans le noir.
Ses subordonnés obéirent aussitôt.
Non, ils essayèrent.
Qui aurait pu s’attendre à voir des flèches jaillir des ténèbres, depuis les forêts de part et d’autre ?
Fififii !
Sur l’ordre de Nanaruk, les Gobelins qui s’étaient discrètement placés sur les flancs tirèrent leurs flèches.
Depuis les ténèbres sans torches, leurs flèches transpercèrent sans peine les guerriers de Krok.
« En avant ! Évitez les chariots et foncez ! »
Ayutar changea de tactique.
Les Hobgobelins agiles mèneraient la percée.
Et les guerriers Runga dévalèrent la pente à la suite des chariots.
* * *
La guerre !
Moi, Zhuge Liang le Serpent, j’avais uni mes forces à celles de l’excellent commandant Nanaruk Hyeondeok !
Nanaruk avait imaginé les archers sur les deux flancs, mais les chariots, c’était mon idée.
Dans un bruit d’os broyés, les Gobelins de Krok furent réduits en bouillie sanglante.
Une excellente stratégie qui tirait parti du terrain.
J’avais eu les nerfs à vif quand les deux cavaliers loups étaient apparus en éclaireurs, mais nous nous étions bien occupés d’eux.
Et moi, où étais-je, maintenant ?
Aux côtés de Nanaruk.
Plus précisément, sur l’aile de l’autruche qu’elle montait.
Zhuge Liang le Serpent était mort.
Il ne restait plus qu’une paire de Crocs venimeux tapie dans l’ombre.
Un dragon parmi les hommes. Non, un serpent parmi les Gobelins.
Nanaruk frappa le Briseur de crânes de sa hache.
Clang !
La massue et la hache s’entrechoquèrent, faisant jaillir des étincelles.
Les pupilles d’Ayutar s’élargirent.
Dans cet éclair de lumière, Ayutar me vit bondir à l’attaque.
Le Serpent mangeur de cœur était de retour.
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