Chapitre 27
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Traducteur/éditeur : HidingTurtle
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◈ Je suis devenu le Serpent de l’Apocalypse ◈
Chapitre 27 : Une leçon qui s’imposait
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Rania somnolait aux côtés de la maîtresse de maison.
Elle avait à peine dormi la nuit précédente.
Le héros Gunther était revenu à Greylim.
Et il avait amené avec lui tous les Chevaliers du Lion de fer.
Rania était folle d’excitation.
Elle aimait Gunther, et elle aimait tout autant ses chevaliers.
Les personnes qu’elle admirait étaient venues à Greylim.
Bien sûr, la jeune fille avait passé la nuit éveillée, le cœur battant à tout rompre.
La visite des Chevaliers du Lion de fer n’était-elle pas une bonne nouvelle ?
Pourtant, depuis ce jour-là, son père et sa mère semblaient étrangement inquiets.
Elle leur avait demandé pourquoi, mais aucun des deux ne lui avait répondu.
Dès que le soleil du matin se leva, les soldats apportèrent la nouvelle.
Gunther et les Chevaliers du Lion de fer étaient arrivés.
Malgré l’heure matinale, le château du seigneur s’empressa de préparer leur accueil.
« Le seigneur Gunther entre ! »
Les portes s’ouvrirent alors.
Gunther entra en armure, suivi de chevaliers en équipement complet.
Quelqu’un poussa un cri strident.
Les chevaliers traînaient derrière eux le cadavre de la Chimère.
Peut-être à cause de la chaleur, la Chimère avait commencé à pourrir.
Ses pattes avaient été tranchées et du sang noir séché lui collait partout sur le corps.
Une puanteur infecte de sang se répandit dans la pièce.
« C-c’est donc ça, la Chimère. »
Le seigneur aussi avait l’air effrayé.
C’était la première fois qu’il voyait de ses propres yeux une Chimère abattue.
« Exact. »
« Vous avez fait du bon travail. Comme on pouvait s’y attendre, les Chevaliers du Lion de fer sont courageux. »
« Et stricts. Nous avons découvert les ruines du Défenseur du Ciel. Vous saviez qu’elles existaient et vous les avez laissées à l’abandon, vicomte. »
« …… Que voulez-vous dire par là ? »
Gunther était un héros, et le seigneur, un noble.
L’autorité réelle de Gunther était peut-être supérieure, mais ils étaient censés se traiter avec respect.
Or, la voix de Gunther ne témoignait d’aucun respect.
« J’ai déjà réuni des témoins et recueilli leurs dépositions. »
« Des dépositions ? Lesquelles ? »
Le seigneur était décontenancé.
Une froide tension envahit la pièce.
Rania, encore jeune, ne la remarqua pas.
Peut-être avait-elle trop sommeil. Ou peut-être était-ce parce qu’elle avait reconnu un visage parmi les chevaliers.
Les Chevaliers du Lion de fer se tenaient en rang, tous armés.
Parmi eux, imposant, se trouvait un chevalier que Rania connaissait.
Zain, le jeune chevalier qui avait toujours répondu avec gentillesse à ses questions agaçantes.
Zain se tenait tout à droite.
Quand Rania le fixa, Zain tourna les yeux vers elle.
Il était livide, contrairement à son habitude.
Rania lui sourit et lui fit signe de la main.
Le Zain qu’elle connaissait l’aurait au moins saluée d’un léger signe de tête.
« …… »
Mais Zain ne le fit pas.
Il avait l’air sur le point de fondre en larmes.
Puis il détourna discrètement le regard.
Alors que Rania faisait un pas en avant, la maîtresse de maison la prit précipitamment dans ses bras.
Elle la serra avec une force et une urgence qui la surprirent.
Ce n’est qu’alors qu’elle comprit qu’il se passait quelque chose de grave.
Cling ! Clang !
Les chevaliers de Greylim dégainèrent leurs épées.
Gunther et les Chevaliers du Lion de fer ne dégainèrent pas les leurs.
En revanche, les chevaliers du territoire qui avaient tiré leurs épées affichaient des mines tendues.
Le visage du seigneur rougit de colère.
« Quelle insolence ! Vous prétendez que j’ai manqué à mes devoirs et enfreint les lois du royaume ! »
Le cri déconcerté du seigneur résonna dans la salle.
Au lieu de répondre, Gunther sortit un objet et le jeta par terre.
Clang.
C’était un insigne d’identification en or.
On y avait gravé l’emblème royal : un aigle à trois têtes tenant un serpent dans son bec.
« Moi, Gunther Frihansen, ai été nommé inspecteur par décret royal. À l’issue de mon inspection du Territoire de Greylim, j’ai constaté que vous aviez négligé la surveillance du Royaume des démons et laissé la discipline militaire se relâcher. J’ai également découvert des détournements de fonds et l’utilisation abusive des budgets consacrés à la défense des garnisons frontalières. En conséquence, je vous somme, vicomte de Greylim, de vous rendre à la capitale. »
« …… C’est impossible. Même la famille royale n’a pas le droit de faire ça ! »
Au début, le seigneur avait trouvé la situation absurde.
À présent, il comprenait.
Tout avait été étrange dès l’instant où le héros Gunther était venu en personne pour éliminer le Serpent Méduse.
Gunther avait-il donc conspiré avec la famille royale pour le faire tomber depuis le début ?
Pourquoi ?
Pour ce minuscule territoire…
« Si vous avez été lésé, il vous suffit de coopérer loyalement à l’enquête. »
« Le Conseil des nobles ne laissera pas passer ça. »
« Est-ce à vous d’en décider ? Vous conserverez les droits dus à votre rang, vicomte. N’ayez donc pas d’inquiétude. Emmenez-le. »
Les Chevaliers du Lion de fer s’approchèrent du seigneur.
Les chevaliers du territoire hésitèrent, se demandant s’ils devaient les arrêter, mais le seigneur leva la main pour les en empêcher.
« Gunther ! »
Sa voix avait une force virile.
Gunther l’écouta en silence.
« Si tu touches ne serait-ce qu’à un cheveu de ma famille, je ne te le pardonnerai pas. »
« Hum. »
Gunther hocha la tête. Ce n’était guère différent du cri d’un homme vaincu.
Sachant cela, le seigneur se laissa emmener sans opposer de résistance.
« Jusqu’au retour du vicomte, une fois l’enquête terminée, la seigneurie sera administrée conjointement par moi, inspecteur reconnu par décret royal, et la maîtresse de maison. »
Gunther le déclara ainsi.
Un homme qui était passé du statut de roturier à celui de héros.
Ce fut le début de l’occupation du Territoire de Greylim par lui et ses chevaliers.
* * *
Ouah, ça fait un bien fou !
Le vent frais semblait chasser le brouillard qui m’embrumait l’esprit.
En fait, il n’était pas juste frais. Il commençait à faire froid.
C’était parce que je volais depuis trop longtemps.
Il n’y aurait rien de plus ridicule que de mourir de froid dans cette Grande Forêt étouffante.
À moi tout seul, j’avais déjà salué les nuages deux fois aujourd’hui.
J’avais juré de ne plus jamais voler, mais c’était toujours mieux que de me faire traquer par ces chevaliers.
Ils étaient terrifiants.
Ces enfoirés n’étaient clairement pas des humains ordinaires.
Ils couraient à la vitesse de motos avec leurs armures complètes qui cliquetaient.
Le sol tremblait sous leurs pas, et je me serais cru sur le tournage de Mad Max ou je ne sais quoi.
J’avais échappé à leur poursuite grâce à Pelerian.
Quant à ce que faisait le vieil homme, il était rentré dans l’anneau.
Il disait avoir le vertige. Quel vieil homme ridicule.
— Tu me dois la vie, vermine.
Oups, j’avais pensé trop fort ?
Il me répondit gentiment.
« Traite-moi encore une fois de vermine et tu vas le regretter. »
— …… Tss, de la part d’un serpent.
Quelques instants plus tôt, il me remerciait d’avoir sauvé l’elfe. Il avait complètement changé de ton.
Comme quoi, on ne pouvait pas faire confiance aux gens qui avaient de longues oreilles.
« Alors, on va où ? »
— À l’est.
« Tu n’as pas de destination précise ? »
— Hum, si nous allons plus ou moins vers l’est, nous devrions arriver près de la Forêt tropicale de Palamu.
« On dirait que tu n’en sais pas plus que moi… »
— …… C’est simplement comme ça que fonctionne une compétence appelée Évasion d’urgence.
Il avait crié « Évasion d’urgence », alors ça devait être une compétence.
Un mage ne devrait-il pas pouvoir utiliser un truc comme la téléportation ?
Ça ressemblait plutôt à une version améliorée de Vol.
— Dans mon état actuel, je ne peux pratiquement plus utiliser de magie. Contente-toi de ça, serpent.
Il répondit comme s’il avait deviné ma question.
Au moins, il avait tenu compte de ma demande et arrêté de m’appeler vermine.
Ça me suffisait.
Jusqu’à ce que nous commencions à descendre.
« H-hé ! »
— On tombe ? On est en train de tomber, là ?
« On tombe ! »
— Je n’ai pas assez de mana, je n’y peux rien.
Merde, le vol, ce n’était vraiment pas pour moi.
Ma vitesse de chute augmenta.
Heureusement, je n’étais pas en chute libre comme lorsque cette elfe m’avait balancé dans les airs.
À mesure que je me rapprochais du sol, une chaleur humide m’enveloppa.
Le climat était nettement plus tropical que dans le Bassin d’Akam.
Les arbres étaient beaucoup plus grands.
Des lianes s’emmêlaient entre eux comme des toiles d’araignée.
Crac !
Les lianes amortirent ma chute.
Je roulai plusieurs fois sur le sol avant de m’immobiliser.
Le sol lui-même était moelleux.
Quand je levai les yeux, je vis que la mousse recouvrait le sol de la forêt comme une couverture.
Le murmure de l’eau et le chant des oiseaux.
Les feuilles s’effleuraient en un bruissement qui rappelait le ressac.
« J’ai survécu ! »
Eh oui, j’avais encore survécu.
Cette fois, je ne volerais vraiment plus jamais.
C’était la Forêt tropicale de Palamu ?
Pelerian sortit de l’anneau.
Il ouvrit grand la bouche, stupéfait.
— Tu as vraiment survécu !
Je n’aimais pas ce vieil homme.
Hélas, je n’avais jamais droit à une journée tranquille.
J’avais enfin attrapé la Chimère et je pensais devenir le roi du bassin, et me voilà encore plus loin au cœur de la forêt.
Il devait y avoir plein de monstres dangereux ici aussi, non ?
Il y en avait sûrement beaucoup de plus puissants que la Chimère.
Même avant d’aller plus à l’est, j’avais déjà croisé des monstres comme le Jaguar à corne.
Peut-être que je rencontrerais mon père ici, ce père que je n’avais encore jamais vu.
Pour reprendre mon souffle, je consultai ma fenêtre de statut.
Ça faisait combien de temps ?
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【Python blanc à deux cornes Niv. 1】
【Traits】
[Indomptable], [Croissance implacable], [Corne], [Motif]
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La dernière fois, je n’avais vérifié que jusque-là.
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【Compétences】
[Corne de Billy Niv. 4] : Décret du Tonnerre céleste Niv. 0, [Corne transcendante Niv. 1]
[Magie élémentaire de base : Feu Niv. 3], [Magie élémentaire de base : Terre Niv. 4], [Venin mortel : Neurotoxine Niv. 1], [Prédation Niv. 7], [Déchiqueter Niv. 9], [Camouflage Niv. 6]
[Résistance au venin Niv. 5], [Résistance aux saignements Niv. 3], [Résistance à la douleur Niv. 7], [Résistance à la chaleur Niv. 8], [Résistance au froid Niv. 1], [Résistance à la pétrification Niv. 1], [Instinct de survie Niv. 6], [Bond Niv. 6], [Détection du mana Niv. 3], [Accélération Niv. 4], [Nage Niv. 1], [Apnée Niv. 5], [Entaille Niv. 1]
【Statut】
[Épuisé]
【Accomplissements】
[Meurtre du capitaine de la garde]
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J’avais obtenu une compétence appelée Résistance au froid.
J’avais donc eu vraiment très froid.
Comme l’indiquait mon statut, j’étais complètement épuisé.
Pourtant, un sourire ne cessait de se dessiner sur mon visage.
Pas étonnant.
Corne de Billy m’avait permis de piquer la compétence d’un héros.
Non, je ne l’avais pas piquée. Je l’avais empruntée.
Bref, elle s’appelait Décret du Tonnerre céleste.
Rien que le nom n’avait rien d’ordinaire.
Même si le fait qu’elle soit de niveau zéro me tracassait…
Je vérifiai de quel genre de compétence il s’agissait.
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【Décret du Tonnerre céleste Niv. 0】
Garde en ton cœur la foudre des cieux.
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Euh, merci pour cette explication détaillée.
Une explication pareille ne servait-elle pas absolument à rien ?
On aurait dit que je devrais utiliser la compétence pour découvrir ce qu’elle faisait vraiment.
Mais j’étais trop épuisé pour ça, là.
J’essaierais une fois que j’aurais repris des forces.
Comme j’ignorais ce qui pourrait se passer, je ferais mieux de trouver d’abord un endroit sûr.
Cette jungle résonnait de toutes sortes de bruits.
Des bruits de vie. Trouver un endroit sûr était sans doute la priorité absolue.
Mais avant ça, je devais faire quelque chose.
Parler à Pelerian.
— Serpent.
« Oui. »
Pelerian et moi nous regardâmes dans les yeux.
Je ne pouvais pas perdre ce duel de regards.
Avant, j’avais toujours eu du mal à regarder les gens dans les yeux, mais ma transformation en serpent avait changé ça.
Hum, vraiment ? C’était encore un peu difficile. Je me forçai à soutenir son regard.
Hein ? Pelerian détourna les yeux le premier.
Cet elfe aussi avait du mal avec le contact visuel ? Je me sentis presque un peu proche de lui.
— Tes yeux sont dégoûtants.
« …… »
De la part de celui qui avait trouvé la Chimère mignonne, ça faisait un peu mal.
— Qu’est-ce que tu es ?
« Moi ? Je suis un serpent. »
— Un serpent parle et utilise la magie comme ça ?
« Il existe une règle qui interdit aux monstres de parler ? Et puis, je ne parle pas vraiment. Je pense, et toi, tu entends mes pensées. »
— Il ne serait pas surprenant que tu sois un monstre de haut rang. Mais tu es de la vermine… Non, tu n’es qu’un serpent qui n’a pas encore complètement évolué, pas vrai ?
Je n’avais dit ça qu’en passant, mais il me répondit sérieusement.
Les monstres qui avaient beaucoup évolué pouvaient donc parler ?
Je n’avais jamais entendu Maman parler.
Le seuil pour devenir un « monstre de haut rang » semblait plus élevé que je ne l’avais imaginé.
Je ne racontai pas tout mon passé à Pelerian dans les moindres détails.
Je n’avais aucune raison de lui parler de ma vie antérieure.
— Explique-toi.
Il avait l’air si sérieux que je lui racontai tout depuis ma naissance.
Je lui parlai de ma naissance comme petit d’un Serpent Méduse, de ma fuite vers le Bassin d’Akam et de tout ce qui m’y était arrivé.
Je lui expliquai que j’avais été intelligent dès ma naissance.
Et que j’avais vécu dans le Donjon de Pelerian.
Évidemment, je ne mentionnai pas les « chauve » que j’avais griffonnés sur son portrait.
Après avoir tout entendu, Pelerian fut très surpris.
— Un mutant… !
« Oui, j’imagine qu’on peut appeler ça comme ça. »
Une mutation pouvait vraiment donner naissance à un serpent aussi intelligent que moi ?
Ce mage ne connaissait clairement pas grand-chose aux sciences.
— Tu as évolué deux fois en si peu de temps !
« Oui, deux fois. »
— Quel potentiel incroyable ! C’est le premier spécimen de ce genre que je rencontre ! Et en plus, tu es magnifique.
Je me sentis étrangement fier.
Sans le laisser paraître, je lui posai une question.
« Et toi, alors, qu’est-ce que tu es ? Tu es vraiment Pelerian ? Pourquoi es-tu dans un anneau ? »
Je lui demandais s’il était bien le mage excentrique qui avait créé ce donjon.
— Oui et non. J’ai arraché une partie de mon âme.
« Quoi ? Pourquoi ? »
— Écoute. J’ai fait habiter ce fragment de mon âme dans l’un de mes objets. La chevalière que tu portais, c’était cet objet.
Il se prenait pour Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom ou quoi ? Il s’était arraché une partie de l’âme pour la mettre dans un objet.
À bien y réfléchir, c’était aussi un mage noir.
Pourquoi avait-il fait ça ?
« Tu voulais vivre éternellement ? »
— De quoi tu parles ? Pourquoi un elfe se préoccuperait-il de sa durée de vie ?
Même s’il disait ça, il ne me révéla pas la véritable raison.
— J’ai de la chance que le premier monstre que j’aie rencontré soit un mutant comme toi.
Je lançai un regard noir à Pelerian et pris la parole.
« N’oublie pas ta promesse. Tu me dois encore deux souhaits. »
— Oui, les souhaits. Bien sûr. Une promesse doit être tenue.
« Tu peux faire n’importe quoi ? »
— N’importe quoi.
Je réfléchis à ce que je pourrais demander à ce mage excentrique.
Puis Pelerian sourit d’un air étrange.
Ce sourire m’était familier.
C’était exactement le même que celui qu’il avait arboré en me conduisant au bassin où la Chimère hibernait.
Un sourire profondément sinistre.
— Mais il est absurde que le Grand Mage Défenseur du Ciel se mette au service d’un monstre.
Les yeux de Pelerian brillèrent.
Le mana s’accumula à une vitesse incroyable.
— Soumets-toi, monstre !
Puis le mana m’enveloppa.
— À partir de maintenant, je suis ton maître. Obéis-moi.
Pelerian renversa la tête en arrière et éclata d’un rire dément.
— Apprivoiser un mutant intelligent avec le peu de mana qu’il me reste ! Le Ciel est vraiment avec moi !
Un mage fou tout droit sorti d’un manuel.
Sa magie mentale lâche m’embrouilla l’esprit, et j’obéis docilement à son ordre…
Pas du tout.
Eh oui, j’allais parfaitement bien.
« Je savais que tu tenterais un coup comme ça. »
— Hein ? Quoi ? Qu’est-ce que tu fais ?
Hum.
Je m’étais demandé comment ma Force mentale de 20 réagirait à une attaque mentale.
「Grâce au trait « Indomptable », « Apprivoisement Niv. 10 » est annulé.」
Finalement, ma Force mentale ne m’avait pas laissé tomber.
— Ne bouge pas ! Hé ! J’ai dit : ne bouge pas !
Je fis glisser l’anneau hors de ma queue.
Comment allais-je donner une bonne leçon à ce type ?
Notes de bas de page :
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