Chapitre 119
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Traducteur/éditeur : HidingTurtle
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◈ Je suis devenu l’Ophidien de l’Apocalypse ◈
Chapitre 119 : Le pire Petit Serpent blanc de l’histoire fait son apparition
──────
Jannil Feje et le docteur Robert Vanton entrèrent par la porte ouverte.
Un peu plus tard.
Un serpent, une vigne et un fragment d’âme apparurent à cet endroit.
Le Petit Serpent blanc eut aussitôt un haut-le-cœur.
* * *
« Gweeeek ! »
Ça puait tellement que j’avais vraiment envie de vomir.
Je n’étais pas le seul à souffrir. Isil se ratatina comme quelqu’un qui venait de croquer dans un citron.
La réaction d’Isil prouvait que les plantes aussi pouvaient sentir les odeurs.
« C’est l’odeur de Pandan ! »
C’était bien l’odeur de Pandan.
Quand les wyvernes avaient envahi le Donjon, Pandan s’était aspergé avec une ampoule à l’odeur infecte. C’était sans aucun doute cette puanteur.
Est-ce que ça sentirait comme ça si on fourrait du raie fermentée et de la pâte de soja fermentée dans des entrailles de poisson, avant de laisser le tout une semaine à température ambiante ?
« Gwek ! »
— Arrête de faire tout un plat !
Pelerian me rabroua.
Étonnamment, cette odeur ne semblait avoir qu’une légère senteur de poisson pour Pelerian.
Une puanteur qui n’affectait que les monstres.
C’était incroyablement infect, mais ça ne semblait pas être un véritable poison. C’était presque encore plus surprenant.
— Ils sont forcément passés par ici.
Des insectes grouillaient sur le sol.
C’était répugnant, mais après tout ce que j’avais vécu, ça ne me posait pas de problème.
— Ils ont gelé des punaises vampiriques antiques. Hmm…
Pelerian plissa les yeux.
— Qu’est-ce que c’est ? Un dispositif projette des illusions magiques ici.
« Tu ne t’en souviens pas ? »
— Je ne me souviens pas avoir installé ça.
La mémoire de Pelerian comportait plusieurs lacunes, et celle-ci semblait en faire partie.
« Il y a des nains morts. »
Des cadavres de nains jonchaient le sol.
Ils avaient séché comme des momies, et le ventre des punaises était gonflé comme des raisins rouges. La cause de leur mort ne faisait aucun doute.
— Ils auraient dû mourir dans d’atroces souffrances… Ces petits traîtres.
J’avais entendu dire que Pelerian était plus proche des nains et des Gnomes que de son propre peuple.
Et pourtant, ces nains avaient déjà tenté à deux reprises de vendre le Donjon de Pelerian.
— Par là.
Pelerian le dit comme si les punaises qui avaient massacré les nains n’étaient même pas là.
« Beurk, cette odeur… »
Cela dit, je n’avais pas spécialement peur des punaises non plus.
J’entrai sans hésiter au milieu de l’essaim.
D’abord, il y avait l’aura que j’avais acquise en menant des centaines de monstres à la bataille.
Je la déployai sans retenue.
Les punaises les plus sensibles s’écartèrent lentement.
« Sssaaak ! »
Bien sûr, certaines se jetèrent sur moi sans la moindre crainte, malgré mon avertissement.
Elles s’accrochèrent à mon corps pour sucer mon sang.
« Ça ne chatouille même pas. »
Aucune ne parvenait à abîmer mes écailles de cristal.
Crac !
À la place, nombre d’entre elles s’écrasèrent sous mon poids dans un craquement sec.
L’Essence magique qui s’en dégageait était si faible que je pouvais l’ignorer. J’atteignis donc rapidement le côté de la porte, comme Pelerian me l’avait indiqué.
— Tu vois le trou, là-haut ?
« Oui. »
— Passe par là.
« Pas par la porte ouverte ? »
— C’est une bouche d’aération, ce sera plus pratique. Il faut rattraper ceux qui sont entrés avant nous.
Ça se tenait.
Je coinçai mon poignard dans la grille métallique de la bouche d’aération et fis levier pour l’arracher.
Puis je bondis.
Je réussis tout juste à m’accrocher. Isil m’aida alors à entrer dans la conduite en allongeant une de ses lianes.
— Avance tout droit en rampant.
Quand ce Donjon avait été construit, ses concepteurs n’avaient probablement pas eu à s’inquiéter d’intrus passant par les bouches d’aération.
Contrairement à celles des films comme Mission impossible, cette conduite était incroyablement étroite.
Seul un serpent comme moi pouvait y passer, et encore, de justesse.
Pelerian partit devant pour trouver le chemin.
— Par ici.
Pelerian semblait connaître la disposition générale du Donjon.
« Tu n’as pas dit que tu ne t’en souvenais pas bien ? »
— C’est vrai. Il y a des parties du Donjon dont je ne me souviens pas.
« Et alors ? »
— Nous nous dirigeons vers l’un de ces endroits. La raison pour laquelle mon corps principal a incinéré ces souvenirs doit se trouver là-bas.
Pas bête.
Pourtant, je fus un peu surpris.
Pas parce que le plan de Pelerian était ingénieux.
C’était parce que Pelerian avait employé l’expression « corps principal ».
Il me sembla que c’était la première fois que Pelerian parlait de soi de cette façon, et ces mots avaient une étrange gravité.
Contrairement à « moi », « corps principal » ne donnait-il pas l’impression de désigner un être distinct ?
En suivant les instructions de Pelerian, je rampai dans les méandres de la conduite.
Heureusement, il n’y avait aucun piège à l’intérieur.
Mais le passage était compliqué et exigu, et je commençai à m’ennuyer.
Je posai donc une question à Pelerian.
« À ton avis, qu’est-ce qui est caché dans ce Donjon ? »
Pelerian ne répondit pas tout de suite.
Ce n’était pas que Pelerian ne voulait pas répondre. Pelerian semblait d’abord mettre ses pensées en ordre.
— Ça doit être quelque chose que j’ai préparé pour après ma mort.
Pelerian portait l’épithète de Défenseur du Ciel.
Cela signifiait que Pelerian avait défié les cieux, mais, en réalité, c’était le monde entier que Pelerian avait défié.
Pelerian avait défié la volonté de son peuple, les lois et la morale des nations et des civilisations.
C’était pour cela qu’on appelait Pelerian un vilain, même si Pelerian semblait estimer avoir été traité injustement à sa manière.
— Je me fiche de ce que ces enfoirés racontent sur moi. Fils de pute, ennemi de l’Empire, peu importe, ça ne m’intéresse pas. J’avais un noble objectif…
Quoi qu’il en soit, Pelerian n’était pas le genre de vilain à vouloir conquérir le monde ou à tuer par plaisir.
Si je devais donner une catégorie, savant fou convenait le mieux.
Le genre à devenir assez fou pour incendier le monde entier au nom d’un noble objectif.
— Rendre sa grandeur au peuple elfe. Mon objectif était de faire évoluer cette race déclinante pour en faire des Hauts-Elfes.
Chaque fois que Pelerian parlait de cet objectif, sa voix prenait un ton dramatique, presque théâtral.
Cela montrait à quel point Pelerian était sincère.
Mais…
C’était peut-être parce que j’avais passé tant de temps avec Pelerian.
Pour une raison ou une autre, son ton me semblait étrangement artificiel.
Comme si Pelerian récitait un discours enregistré.
Comme si répéter ces paroles aidait Pelerian à apaiser son cœur épuisé.
— Je voulais que cet objectif soit atteint même après ma mort. J’ai donc forcément laissé quelque chose pour le concrétiser.
C’était une déduction rationnelle et logique.
Pelerian avait entrepris des recherches à très grande échelle.
Les races humanoïdes n’évoluent pas. Les humains, les Elfes et les nains, c’est pareil.
Les recherches de Pelerian visaient à surmonter cette loi de la nature et à faire évoluer les Elfes.
À proprement parler, les Donjons disséminés sur le continent pouvaient eux aussi être considérés comme des bases de recherche.
« Et si c’était un laboratoire ? »
— Un laboratoire…
« Tu as dit que tu n’avais pas terminé les recherches pour transformer tous les Elfes en Hauts-Elfes, pas vrai ? »
— D’après mes souvenirs, oui. J’ai trouvé une piste, mais c’est tout. Je n’ai jamais terminé mes recherches. Comment aurais-je pu les poursuivre après ma mort ?
Une idée brillante me traversa l’esprit.
« Tu as créé des golems. »
— Des golems ?
« Oui, pas des golems de combat, des golems chercheurs. Des golems capables de poursuivre les recherches sur l’évolution des Elfes même après ta mort. Peut-être que des golems qui expérimentent et enquêtent sans relâche ont continué tes recherches là-dessous. »
— Hein. C’est… vraiment…
Je laissai libre cours à mon imagination.
Même moi, je trouvais ça plausible.
Pelerian s’arrêta net, l’air surpris.
— Vraiment idiot !
« … »
— Tu crois que la recherche, c’est si facile ? C’est un problème si difficile que même un génie comme moi n’a pas réussi à le résoudre après y avoir consacré toute sa vie. Des golems chercheurs, mon œil !
Quel vieil Elfe désagréable.
Même quand j’avais envie de m’attacher à Pelerian, il fallait que Pelerian dise des choses pareilles.
« Alors, qu’est-ce que c’est ? Franchement, je m’en fiche. »
— Je comprends l’idée. Mais je suis quelqu’un qui incarne la rationalité. Si je n’avais pas pu en produire cent, j’aurais au moins essayé de présenter les dix que j’avais terminés.
C’était la théorie de Pelerian.
— Ce n’est pas comme si je n’avais rien à montrer pour toutes ces recherches. Après ma mort, j’aurais envoyé mes résultats au Conseil des anciens elfes et à l’Arbre-Monde.
« Tu ne t’entends pas avec les Elfes. Ils ne risqueraient pas de tout jeter ? »
— Ils les auraient lus. Et dans ce cas, même s’ils détestaient mes transgressions et me détestaient moi, ils auraient utilisé ces résultats. Autrement, toute la race des Elfes était vouée à disparaître.
Pelerian semblait en être convaincu.
« Mais c’est le genre de chose que dirait quelqu’un qui n’est jamais mort. »
Les mots m’échappèrent avant que je puisse les retenir.
— Qu’est-ce que tu veux dire ?
« Tu ne devrais pas plutôt penser à ce que tu regretteras au moment de mourir, au lieu de songer à ce que tu voudras encore accomplir après ta mort ? »
— …
Faire évoluer toute la race des Elfes et tout ça.
Bien sûr, c’était important aussi.
Pelerian n’y avait-il pas consacré toute sa longue vie ?
Pelerian avait puni tous ceux qui s’étaient mis en travers de son chemin, jusqu’à ce qu’on l’appelle le pire vilain de l’histoire.
Mais j’étais déjà mort une fois, alors je le savais.
Quand la mort arrivait, il y avait des choses qu’on regrettait.
Des choses qu’on aurait dû faire, mais qu’on n’avait jamais faites.
Des choses qu’on aurait voulu ne pas dire aussi durement.
Ou des mots qu’on n’avait jamais réussi à prononcer.
Je n’aurais pas dû vivre comme ça.
J’aurais dû vivre autrement.
Ces regrets ne vous tombaient-ils pas dessus de tout leur poids ?
« N’y a-t-il rien que tu regrettes au point de ne pas pouvoir supporter de mourir comme ça ? »
J’ignorais si mes pensées étaient parvenues jusqu’à Pelerian.
— Si.
« Quoi ? »
— … Ce jour-là.
Pelerian parla à voix basse, puis me lança un regard noir.
Pelerian m’envoya ensuite un coup de poing.
— Hé !
Fffuit !
Comme de juste, son poing traversa mon visage.
— Arrête de fouiner partout !
Pelerian m’avait prêté serment.
Si j’exigeais des réponses, Pelerian devait répondre.
Mais quand même, ce serait trop cruel.
« Peut-être que tu aimais quelqu’un sans réussir à te déclarer, alors tu lui as laissé un message vidéo avant de mourir. »
— Si c’était quelque chose comme ça, je voudrais réduire cet endroit en cendres de mes propres mains.
Une autre idée plausible me vint à l’esprit.
« Et si tu avais essayé de devenir une liche ? »
— Quoi ?
« Tu sais, le truc où un mage qui ne veut pas mourir devient un squelette et obtient une vie éternelle. »
— Un sorcier mort-vivant ? Moi, essayer d’en devenir un ?
« Même juste pour poursuivre tes recherches inachevées… »
Je m’interrompis.
Le visage de Pelerian se durcissait peu à peu.
D’un instant à l’autre…
— Petit morveux !
« Waouh. »
— Tu m’insultes ? Comment un Elfe comme moi pourrait-il faire une chose pareille ?!
Pelerian réagit comme si je venais de commettre une offense impardonnable.
À bien y réfléchir, Pelerian était extrêmement fier d’être un Elfe.
Peut-être plus fier que n’importe quel Elfe au monde.
— Un Elfe de pure souche comme moi, devenu mort-vivant !
Un mage si obsédé par sa race que cela frisait la folie.
« Oui, oui. C’est ma faute. »
— Hmph.
Je fis la sourde oreille au reste de ses récriminations.
Je découvrirais ce qui se cachait ici en le voyant.
* * *
Jannil Feje était un rôdeur qui en avait vu de toutes les couleurs.
Il avait reçu plus de dix missions portant le sceau violet et n’en avait jamais raté une seule.
Le sceau violet était le sceau impérial.
Cela signifiait que Jannil avait exécuté des missions pour la famille impériale, preuve de sa grande expérience.
En tout cas, il avait les compétences nécessaires pour venir à bout des Donjons.
Et qu’en était-il du docteur Robert Vanton, qui l’accompagnait ?
Le docteur était un spécialiste du Royaume démoniaque de la chaîne de montagnes et de sa civilisation.
Il maîtrisait l’histoire ancienne, notamment celle de la Civilisation d’Oboe, et connaissait une foule de symboles et de mythes.
Ces connaissances seraient d’une grande aide pour explorer un Donjon.
Malgré tout, personne ne pouvait nier que les deux hommes avaient eu de la chance.
Ils étaient les seuls à être arrivés jusque-là sans encombre.
« Ouf… »
Un nuage de vapeur blanche s’échappa de la bouche de Jannil.
L’air était glacial, comme en hiver.
C’était un espace maintenu par la magie.
« … Un laboratoire. »
Robert marmonna.
« Quoi ? »
« Un laboratoire. Celui du Défenseur du Ciel. »
Jannil avait déjà eu l’occasion d’entrer dans les cabinets et les ateliers de mages.
Mais un laboratoire ?
C’était le seul mot qui convenait à cet endroit.
« C’est horrible. Vraiment horrible. »
Ils s’étaient attendus à trouver des montagnes de trésors et des Objets magiques.
Même sans cela, le Donjon de Pelerian valait le détour.
C’était un Donjon soigneusement dissimulé par un ennemi de l’Empire.
La famille impériale en serait certainement ravie.
Pourtant, le contenu du Donjon était franchement répugnant.
Une répulsion viscérale.
Tac.
Le docteur Vanton toucha sans hésiter un panneau de cristal.
« Faites attention. Et s’il se réveillait ? »
« Alors c’était vrai, le Défenseur du Ciel était obsédé par les Chimères. »
Derrière le panneau de cristal se trouvait une cuve remplie de solution nutritive.
Dans la pénombre, on distinguait une masse de chair.
Elle avait trois yeux et des appendices pouvant être des bras ou des tentacules, attachés n’importe comment.
Elle ne méritait même pas le nom de Chimère. Ce n’était qu’un tas de chair.
Jannil et Robert avancèrent lentement.
« Elles sont de plus en plus élaborées. »
Robert marmonna.
En tant qu’érudit, il comprit aussitôt.
Les sujets d’expérience avaient été rangés dans l’ordre.
Des premières Chimères aux plus récentes.
La cinquième cuve contenait une créature dont la forme était un peu plus équilibrée.
Bien sûr, une fourrure lui poussait de la tête jusqu’au dos, et ses pattes avant, aux articulations inversées, avaient une forme étrange.
Tac, tac.
Robert tapota la cuve, et Jannil sursauta.
« Qu’est-ce que vous faites ?! »
« Ne vous inquiétez pas. Elle ne va pas se réveiller, si ? »
« Elles sont mortes, pas vrai ? »
« Eh bien… »
Robert était mal à l’aise.
Les Chimères étaient de plus en plus achevées.
Le plus étrange, c’était qu’elles évoluaient vers des formes capables de marcher sur deux jambes.
Pelerian fabriquait des Chimères bipèdes ? Pourquoi ?
Si l’on voulait créer une Chimère, mieux valait lui donner quatre pattes ou plus. C’était du bon sens.
« Attendez. »
Robert remarqua quelque chose.
Des notes griffonnées couvraient le mur.
Ce genre de choses apparaissait parfois lorsqu’on laissait son carnet derrière soi et qu’on griffonnait à la hâte une idée qui venait de surgir.
« Vous arrivez à lire ? »
« Ouf, laissez-moi d’abord enlever la poussière. »
Robert était un érudit qui connaissait la langue elfique.
C’est pourquoi il pouvait lire ce que Pelerian avait écrit.
Les yeux du docteur tremblèrent.
Il inspira brusquement.
En voyant le visage de Robert pâlir d’un coup, Jannil s’inquiéta.
« Qu’est-ce qui ne va pas… »
Clang !
À cet instant, un panneau métallique tomba bruyamment du plafond.
Jannil dégaina son poignard par réflexe.
En levant les yeux, il vit que le couvercle d’une ouverture qui semblait être une bouche d’aération s’était détaché et était tombé.
Puis un Petit Serpent blanc en jaillit et s’écrasa au sol.
« Qu’est-ce que… »
Le serpent avait l’air idiot, allez savoir pourquoi.
Avec toute la poussière de la bouche d’aération sur le corps, il avait l’air encore plus bête.
« Aaah ! »
Pourtant, Robert poussa un cri en voyant le serpent.
Il n’avait pas l’air effrayant du tout. Alors pourquoi réagissait-il comme ça ?
Le docteur dégaina même son arbalète, puis finit par comprendre qu’il n’y avait qu’un serpent devant lui et se mit à haleter.
« Bon sang ! Il ressemble exactement à la progéniture de cette ordure de Chugota. »
Puis il tira sans hésiter sur le serpent.
On ne pouvait pas vraiment lui en vouloir, mais…
Fiiiiou !
Le problème, c’était que le carreau ne transperça pas le serpent.
Le serpent attrapa au vol le carreau avec sa gueule.
C’était possible, ça ?
Face à cette scène incroyable, Jannil ne parvint pas à comprendre immédiatement ce qui se passait.
Au moment où le serpent plissa les yeux,
un poignard noir jaillit de nulle part.
La lame trancha la main du docteur Vanton, celle qui tenait l’arbalète.
Vlan !
Des gouttes de sang et des doigts sectionnés voltigèrent dans les airs.
« Aaaargh ! »
Le docteur poussa un cri une seconde plus tard.
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