Chapitre 114
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Traducteur/éditeur : HidingTurtle
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◈ Je suis devenu l’Ophidien de l’Apocalypse ◈
Chapitre 114 : Golem gardien de tombe
──────
Je m’étais fait passer pour un bébé wyverne.
Puis on m’avait poussé dans le vide pour mon entraînement au vol, et j’étais tombé à la mort.
Grand gagnant de la catégorie « mort de serpent la plus stupide du monde » !
Le vent furieux me fouettait le visage.
Alors que la sensation vertigineuse de la chute me traversait, ce fut la seule chose qui me vint à l’esprit.
« Isil, au moins, toi, tu survivras. »
Si Isil restait accroché à moi pendant ma chute, Isil risquait aussi d’être gravement blessé.
Isil était léger. Si on se séparait, tout irait bien.
Hochement de tête. Hochement de tête.
Mais je ne m’attendais pas à ce qu’Isil comprenne aussi vite.
Tu as toujours été aussi futé ?
Fffou !
Comme un pilote éjecté en urgence du cockpit d’un avion de chasse, Isil jaillit loin de mon corps.
« Isil… ! »
C’était quoi, cette vague de trahison ?
Espèce de Chimère végétale traîtresse.
Enfin, vis heureux.
Débrouille-toi sans moi.
C’est trop aride par ici, alors va un peu plus au sud.
Reste avec les trois frères et sœurs jusqu’à ce que tu grandisses un peu.
Isil pouvait-il comprendre tout ça ?
J’en avais l’impression.
« Communion niv. 2 » était toujours active.
Elle ne fonctionnait que tant que les vrilles d’Isil touchaient mon corps… Ah !
« Isil ! »
Isil ne s’était pas enfui tout seul.
Isil avait bondi au loin en gardant une vrille accrochée à moi.
Et la raison, c’était…
« Piiii ! »
Pipi, qui commençait à bien maîtriser le vol, fendit les airs vers nous.
Sa détermination à sauver sa cadette ne faisait aucun doute.
Mais ce n’était que son premier jour d’apprentissage du vol.
M’attraper alors que je tombais à toute vitesse serait difficile.
C’est là que la décision audacieuse d’Isil nous sauva.
Une longue vrille s’étira et s’enroula autour du cou de Pipi comme une laisse.
Une puissante tension tira sur mon corps en chute libre.
« Ssak ! »
Pendant un instant, je crus que ma colonne vertébrale s’était brisée.
Heureusement, les vrilles d’Isil étaient un peu élastiques.
Boing !
Je rebondis haut dans les airs.
Cette fois, j’avais un endroit où atterrir.
Je me posai en plein sur le dos de Pipi.
« Piiii ! »
Elle poussa un rugissement triomphant.
Elle volait en me portant sur son dos.
« Kékéké. »
« Chwik ! »
Kei et Chui volaient à nos côtés.
Trois jeunes wyvernes, un serpent et une vigne volaient ensemble.
— Tu es si douée dès ton premier vol. Les wyvernes sont-elles vraiment les princes du ciel ?
Alors, ces petits étaient les princes du ciel.
Tous les trois volaient même en formation, maladroitement.
J’avais toujours détesté voler.
Grâce à mon Potentiel de 20, j’aurais pu apprendre la compétence Vol, mais si je ne l’avais jamais fait, c’était pour une bonne raison.
Je n’étais pas né avec des ailes : même si je volais, je ne pourrais pas contrôler ma direction. Et j’avais une peur instinctive du vide.
Mais maintenant…
« … C’est génial ! »
J’aimais voler.
Le dos de Pipi n’était pas très large, mais ça suffisait pour me transporter.
Normalement, j’aurais été terrifié, vu que je n’avais ni bras ni jambes pour m’accrocher, mais Isil était fermement attaché à moi.
La vrille d’Isil, enroulée autour du cou de Pipi, faisait office de rênes.
J’avais l’impression d’être un chevaucheur de wyverne.
Et c’était exactement ce que j’étais.
« Allez, on monte ! »
Peut-être que Pipi sentit que je tirais doucement sur les rênes.
Ou peut-être que ma volonté l’atteignit parce que je l’avais apprivoisée.
Pipi s’élança vers le haut.
En contrebas, je vis Maman Wyverne qui semblait ravie, près du nid.
Elle n’avait sans doute pas prévu que ça se passerait comme ça.
Cela dit, la voir heureuse ne me déplaisait pas.
Les bébés wyvernes commençaient enfin à prendre leur envol pour de bon.
Pipi, l’aînée, était courageuse et fonçait sans hésiter. Kei, l’enfant du milieu, était le plus rapide des trois.
« On échange, Isil ! »
Dès qu’Isil tendit une vrille vers Kei, je bondis.
C’était un peu dangereux, mais la figure avait sacrément la classe.
Cette fois, j’étais sur le dos de Kei et j’essayais le vol à grande vitesse.
« Et si j’ajoutais de la magie… »
*「Vous utilisez Magie élémentaire de base : Feu niv. 7.」
Je lançai une boule de feu.
Vous saviez ça ?
Si vous tirez une balle à 100 kilomètres à l’heure depuis une voiture roulant à 100 kilomètres à l’heure, la balle file à la vitesse phénoménale de 200 kilomètres à l’heure !
C’était bien ça ?
Bah, peu importe. Ça devait être ça.
La boule de feu, qui flottait d’habitude lentement dans les airs, partit bien plus vite.
Boum !
Elle frappa un pilier de pierre et explosa.
Sacré impact.
« À toi, Chui ! »
« Chwiiik ! »
Je sautai du dos de Kei et atterris sur le plus jeune de la fratrie.
Lors de notre précédente chute du nid, Chui avait été le seul à réussir à voler.
Sans surprise, le vol de Chui était le plus technique des trois.
Plonger brusquement, puis faire un tour complet dans les airs, c’était pratiquement de la voltige aérienne.
Au sol, Chui était toujours si théâtral, mais dans le ciel, la peur n’existait pas.
Son vol était le meilleur des trois.
Mon enthousiasme grimpa encore d’un cran.
« Une véritable légende vient de naître. »
J’avais peut-être enfin découvert le vrai plaisir de voler.
Nous volâmes un bon moment.
Puis Pelerian et moi remarquâmes quelque chose d’important.
— C’est Delphram.
À ce rythme, nous pouvions aussi atteindre le Donjon de Delphram.
« Cette tour de pierre ? »
— C’est mon Donjon. Cette tour de pierre !
Au loin, je distinguai une zone dépourvue de piliers de pierre.
En son centre se dressait une tour de pierre particulièrement sombre.
On aurait dit un obélisque noir.
« Elle n’a rien à voir avec les autres Donjons. »
— J’ai appelé cet endroit « Pierre tombale ».
Pelerian avait voulu s’y rendre à sa mort.
« C’est quel genre de Donjon ? »
Je posai la question parce qu’on ne m’en avait toujours pas donné d’explication détaillée.
Pelerian me répondit d’une manière inattendue.
— … Je n’en sais rien non plus.
« Quoi ? »
— Je ne me souviens pas de ce qu’il y a à l’intérieur.
Pelerian n’avait pas l’air d’apprécier ça du tout.
L’âme du vieux mage à mes côtés n’était pas entière.
Pelerian n’avait arraché qu’une partie de son âme pour la cacher dans l’anneau.
Cela lui avait permis de conserver ses souvenirs, mais certains lui échappaient parfois.
Ça devait donner l’impression que son existence même était menacée.
« On le découvrira en arrivant ! »
— O-Oui. Tu as raison !
On ne découvrirait pas ce qu’il y avait à l’intérieur en y entrant ?
Ce n’était pas différent de tout ce qu’on avait fait jusqu’ici.
« Allons-y ! »
Je poussai un « Sssaaak ! » et donnai le signal. La légion de wyvernes sous mes ordres — trois oisillons — s’envola vers la tour de pierre noire.
Ils étaient encore jeunes et petits, mais pouvoir voler était incroyablement pratique.
La distance qu’il nous aurait fallu une éternité à parcourir en rampant se réduisait à vue d’œil.
À ce rythme, nous atteindrions le Donjon de Pelerian en un rien de temps.
— Ne vous approchez pas trop. Arrêtez-vous un peu avant et…
Avant que nous ayons pu suivre l’avertissement de Pelerian et nous arrêter, un rugissement assourdissant ébranla le ciel et la terre.
« Kouooooo ! »
Des ténèbres d’un noir d’encre nous recouvrirent.
En plein jour, on aurait dit que la nuit venait de tomber.
Le rideau noir, c’étaient les ailes de Maman Wyverne.
Elle nous enveloppa de ses immenses ailes et atterrit.
L’atterrissage fut plus brutal que prévu. Nous roulâmes sur le sol.
Je regardai Maman Wyverne, me demandant pourquoi elle avait fait ça tout à coup.
« Kou-gagagaga ! »
Elle était furieuse, à un point incroyable.
Même si la Peur de wyverne n’avait aucun effet sur moi, je sentais sa colère me hérisser les écailles.
« Ppiik ! »
Même Pipi, pourtant courageuse, tremblait de peur, tandis que les deux autres s’étaient déjà écroulés en poussant des lamentations.
D’ordinaire, Maman Wyverne se serait arrêtée là.
Cette fois, pourtant, elle semblait bien décidée à leur passer un savon comme il se devait.
Sa queue claqua violemment.
Clac ! Clac !
Elle fouetta le derrière de ses petits.
Autrement dit, elle leur donnait la fessée.
Les oisillons se mirent à hurler sous la douleur cuisante.
Je n’avais jamais élevé d’enfants, mais je comprenais son intention.
— Elle les élève en leur inculquant la peur.
Elle leur apprenait à ne jamais s’approcher de cette tour de pierre.
S’ils pénétraient sur le territoire de ce mage monstrueux, il leur arriverait quelque chose d’horrible.
Quelque chose de très, très effrayant.
C’était probablement pour ça qu’elle jouait délibérément les furies et leur tapait même sur les fesses.
Le problème, c’était que sa colère se retournait aussi contre moi.
Je me retrouvai dans une situation de vie ou de mort, sur le point de me faire frapper par une queue plus grosse que mon corps entier.
J’agis par instinct.
« Sssaa… »
J’entrouvris la bouche et pris l’air parfaitement innocent.
La queue qui fonçait sur moi tressaillit et s’immobilisa en plein vol.
Maman Wyverne me fixa.
Je ne pouvais plus m’arrêter maintenant. Il fallait que je garde l’air le plus innocent possible.
Enfin, une goutte de bave coula du coin de ma bouche.
Maman Wyverne baissa lentement la queue.
Puis elle s’en servit pour s’essuyer les yeux.
Incroyable, mais les yeux de Maman Wyverne s’étaient embués à un moment donné.
Pourquoi se mettait-elle à pleurer tout à coup ?
Même avec mon esprit brillant, je ne trouvais pas le moindre indice.
— Elle a probablement le cœur brisé à l’idée de laisser un enfant aussi simplet se débrouiller seul dans ce monde impitoyable.
« Mais non ! »
— En te voyant faire une tête aussi idiote, n’importe quel parent s’inquiéterait.
Ce n’était pas une tête idiote. C’était une tête innocente.
« Mais comment tu connais si bien Maman Wyverne ? Tu étais une wyverne dans ta vie antérieure ? Ou une mère ? »
— N’importe quoi.
Pour finir, Maman Wyverne me lécha la tête à plusieurs reprises.
Pourquoi les mères léchaient-elles leurs petits ?
— Surtout pour les nettoyer. Ou peut-être parce qu’elles les chérissent instinctivement.
J’étais déjà très propre, et je n’étais même pas le vrai petit de Maman Wyverne.
Les trois frères et sœurs semblaient m’en vouloir : moi, le meneur, je recevais des soins au lieu d’une fessée.
« Ppi-kékéké ! »
« Chouaaak ! »
Ils protestèrent avec véhémence, mais qu’est-ce qu’ils pouvaient y faire ?
Si ça ne vous plaît pas, arrachez-vous aussi les ailes et les pattes.
Nous étions déjà assez loin du groupe de nids.
Il semblait impossible d’atteindre cette tour de pierre aujourd’hui.
Pelerian était déçu, mais nous n’y pouvions rien.
« Kougak ! »
Les oisillons n’avaient pas encore fini de grandir et ne semblaient pas capables de décoller seuls du sol.
Maman Wyverne finit donc par nous transporter tous sur son dos en même temps.
Les petits étaient devenus trop grands pour qu’elle les porte tous sous ses pattes.
Fouash, fouash !
Ses battements d’ailes étaient puissants.
Maman Wyverne prit son envol avec nous tous sur le dos.
Les oisillons n’avaient pas de mains et s’aplatirent contre le dos de leur mère.
Ils avaient l’air si instables que je les attachai ensemble avec mes vrilles.
« Kouguk. »
C’est alors que notre vol paisible vira brusquement au cauchemar.
Grrr…
Un grondement tonitruant résonna devant nous.
« Pipi-pi. »
« Kei… »
Les oisillons tremblèrent de peur.
Comment auraient-ils pu oublier ce bruit ?
C’était le son des piliers de pierre qui s’effondraient.
Celui des nids détruits par les Rayons de destruction.
Le bruit d’une invasion.
« Kiiiiik ! »
Agrippés à son dos, nous ne pouvions pas bien voir devant nous.
Je compris tout de même que Maman Wyverne lançait un Rayon de destruction.
Elle rejeta la tête en arrière et tira un rayon de sa gueule.
Kwoooooong !
Le rayon déchira les nuages.
Qu’essayait-elle de toucher ? Une autre wyverne ? Ou bien…
Je sortis la tête et compris aussitôt.
Maman Wyverne avait tiré sur un autre rayon qui fonçait vers nous.
Les deux rayons s’entrechoquèrent en plein ciel.
Kwa-kwa-kwa-kwa !
L’un fut anéanti et l’autre dévié.
Le rayon de Maman Wyverne disparut, car il était plus faible.
Son adversaire n’était autre que Chugota, la Wyverne à trois têtes.
Son rayon passa à côté de nous.
Une bourrasque brûlante nous balaya, manquant de faire tomber les trois petits de son dos.
— Encore une attaque ?
Chugota avait déjà attaqué une fois et volé le nid de Maman Wyverne.
Quand des groupes d’animaux en attaquaient d’autres, c’était généralement pour une question de territoire.
Autrement dit, elle n’avait aucune raison de repartir à l’attaque juste après s’être emparée du territoire.
« Sssaaak ! »
Mais qu’est-ce qu’on pouvait y faire, maintenant que c’était arrivé ?
Chugota avait mené son groupe jusqu’ici, à Delphram.
Maman Wyverne battit vigoureusement des ailes et accéléra.
Mais la situation ne pouvait pas être pire.
Tous ses petits étaient sur son dos.
Vu sa taille, leur poids ne devait pas être un problème, mais ça l’empêchait quand même de voler aussi vite.
Surtout maintenant qu’elle devait affronter Chugota.
« Gwoooo. »
« Woooo. »
« Duuuuu ! »
Les cris des trois têtes de Chugota ressemblaient aux bruits étranges des enfers.
Elle faisait au moins deux fois la taille de Maman Wyverne.
Et pourtant, elle était même un peu plus rapide.
« À ce rythme, les petits vont tous mourir. »
Maman Wyverne devait surtout s’inquiéter pour les oisillons sur son dos.
« Les petits, sauvez-vous. »
Je regardai les oisillons.
Nos regards se croisèrent.
Leur mère étant occupée, c’était à moi de leur donner des ordres.
« Trois, deux, un… »
Je desserrai les vrilles d’Isil.
Les trois frères et sœurs avaient l’air terrifiés, mais…
« Plongez ! »
« Sssak ! »
Heureusement, ils obéirent à mon ordre.
Ou alors, ils avaient simplement glissé. Je n’en étais pas sûr.
Plus de cent kilos en moins, ça devait faire une sacrée différence.
Grâce à ça, Maman Wyverne accéléra encore un peu.
Striii !
Chu, l’une des têtes de Chugota, claqua des mâchoires à quelques centimètres de nous.
Maman Wyverne l’esquiva de justesse.
Je jetai un regard inquiet vers le bas. Les oisillons descendaient aussi vite qu’ils le pouvaient.
J’espérais qu’ils se cacheraient à l’ombre d’un pilier de pierre.
Mais ce n’était pas le moment de s’inquiéter pour eux.
Piiiiing !
Chugota préparait un nouveau Rayon de destruction triple.
J’avais déjà vu cette puissance à l’œuvre.
J’enroulai la vrille d’Isil autour du cou de Maman Wyverne comme des rênes.
Ça avait marché avec les petits, alors peut-être que…
Je tirai sèchement sur les rênes.
Je ne savais pas si elle avait compris mon intention ou si nous nous comprenions tout simplement, mais elle remonta brusquement.
Le Rayon de destruction triple fila droit devant.
Il était assez puissant pour brûler l’air et créer du plasma.
Il nous dépassa et fonça vers la tour de pierre derrière nous.
— N-Non !
Pelerian poussa un cri.
Si ce Rayon de destruction faisait s’effondrer le Donjon…
Kwoooooong !
Incroyable, le rayon n’atteignit même pas la tour de pierre.
Un mur invisible.
Qu’il s’agisse d’une barrière ou d’un bouclier, quelque chose bloqua ce rayon surpuissant.
— Ça a marché !
« Tu étais mort de peur. »
— Hahahaha !
Pelerian semblait fier du système de défense du Donjon.
— Je m’en souviens, maintenant.
« De quoi ? »
— Approche-toi de cette tour de pierre ! Il y a une raison pour laquelle les wyvernes craignent Delphram.
Je n’eus pas le temps d’en demander davantage et tirai brusquement sur la vrille pour lui faire signe.
« Maman ! Par là ! »
« Sssak, sssaaak ! »
Je poussai des cris.
Maman Wyverne craignait clairement le Donjon de Pelerian, elle aussi.
Mais les oisillons fuyaient dans la direction exactement opposée.
Elle choisit sa route comme si elle avait pris sa décision.
Elle attirait Chugota vers le Donjon.
— C-C’est ça !
Je le vis moi aussi.
Un immense obélisque.
Un golem humanoïde rampait hors d’une ouverture dans son flanc.
Il semblait petit de là où nous étions, mais il était gigantesque.
Il tourna son regard vers nous.
Je sentis son hostilité.
La volonté d’un gardien de pierre, qui nous signifiait qu’il ne laisserait personne approcher.
— Mon Géant obélisque !
Notes :
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