Chapitre 107
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Traducteur/éditeur : HidingTurtle
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◈ Je suis devenu l’Ophidien de l’Apocalypse ◈
Chapitre 107 : La reine apparaît
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Réduire les innombrables ruines anciennes disséminées sur le continent à de simples « ruines anciennes », et mettre dans le même sac les peuples qui les avaient bâties et habitées en les appelant « les anciens »…
… c’était comme regrouper humains, nains, fées, voire orcs et gobelins sous le seul terme de « peuple ».
Ce n’était pas tout à fait faux, mais ce n’était pas non plus une description exacte. Le style des ruines anciennes variait énormément selon leur époque et leur région.
L’écart entre l’époque actuelle et l’Ère Belepoque était bien plus faible que celui entre l’Ère Belepoque et l’Ère d’Oboe.
À l’Ère Belepoque, les ruines bâties à l’Ère d’Oboe étaient déjà considérées comme anciennes.
Ce chapitre se penchera sur la Civilisation d’Oboe, une civilisation particulièrement ancienne.
La Civilisation d’Oboe s’était développée au nord-est du continent, autour de la région qu’on appelait aujourd’hui la chaîne de montagnes.
Le climat devait être très différent à l’époque. Les plaines centrales, chaudes et fertiles de nos jours, devaient être infestées de monstres dangereux, tandis que la chaîne de montagnes, hostile, avait servi de berceau à la civilisation.
Il y avait déjà des wyvernes dans la chaîne de montagnes, à l’époque.
Les archives affirmaient qu’à la différence d’aujourd’hui, elles étaient couvertes de fourrure et savaient parler la langue humaine. Les Oboéens étaient plus grands et plus velus que les humains modernes ; on pouvait donc supposer que ces traits les avaient aidés à tisser des liens étroits avec les wyvernes.
Des écrits de l’Ère Belepoque examinaient les ruines de la Civilisation d’Oboe.
Il ne restait presque plus aucune trace de la Civilisation d’Oboe, mais certaines ruines semblaient encore intactes à l’époque.
Les habitants de l’Ère Belepoque décrivaient la Civilisation d’Oboe ainsi :
« Il y avait des wyvernes qui épousaient des gens. »
« Il y avait des gens qui épousaient des wyvernes. »
« Dans les temps anciens, les gens et les monstres ne faisaient qu’un, c’était donc tout à fait ordinaire. »
Voilà le genre de récits stupéfiants qu’on pouvait trouver.
Mais un érudit digne de ce nom ne se fiait jamais aveuglément aux récits anciens.
Les humains et les wyvernes ne pouvaient pas s’unir de la sorte. C’était vrai même des milliers d’années auparavant. La différence entre les espèces était infranchissable.
Il était pourtant fort probable que les wyvernes et les Oboéens aient vécu en étroite proximité.
Leur relation était sans doute fondée sur la foi, comme on l’observait souvent entre les monstres et les peuples anciens.
Les Oboéens offraient de la nourriture aux wyvernes.
En échange, les wyvernes les protégeaient des autres monstres terrifiants.
On pouvait supposer qu’une telle relation avait perduré…
「Extrait de l’étude des ruines anciennes de Sage Parvian」
* * *
« On s’est fait poursuivre par des wyvernes. Ces saloperies sont complètement cinglées. »
Voilà ce que raconta l’aventurier nommé Jakob.
« Heureusement qu’on a trouvé cet endroit, au moins. »
Ils avaient apparemment été poursuivis par des wyvernes. Leur groupe comptait dix personnes au départ, mais il n’en restait plus que cinq après l’attaque de ces wyvernes sauvages.
Ils avaient ensuite découvert des ruines souterraines.
« En continuant par là, vous arriverez dans une grande salle. C’est le centre des ruines. Je ne sais pas à quoi elle servait, mais plusieurs passages semblent partir de là. »
Il ne savait pas à quoi elle servait ?
Rien que le nom de ces ruines, l’Autel du Wyverne, était assez suspect.
Je demandai à Pelerian :
*Tu sais quelque chose ?*
-J’ai entendu dire que les Oboéens vivaient dans les environs et vénéraient les wyvernes comme des dieux.
Si ces anciens avaient bâti ces ruines, à quoi pouvaient-elles servir ?
Un autel, ça évoquait un lieu de culte.
« Vous avez terminé la quête ? »
Jericho posa prudemment la question à Jakob.
« Plus ou moins. On l’a. »
Jericho m’avait dit que les aventuriers étaient venus dans ces ruines anciennes pour trouver un artefact.
Je ne l’avais pas vraiment cru.
« Alors pourquoi vous êtes encore là ? S’il y avait un passage, vous auriez pu vous échapper ! »
Jericho le lui fit remarquer, la colère dans la voix.
C’était logique. Après tout ce chemin, ils avaient failli mourir plusieurs fois pour rien.
Jakob lui répondit sèchement :
« Putain, moi aussi, je voulais rentrer ! »
« Alors pourquoi tu l’as pas fait ? »
« Tu comprendras quand tu y seras. Merde, je vous ai pas dit qu’il nous fallait un mage ? Quelqu’un qui connaisse la Langue ancienne et sache utiliser la magie d’invisibilité. »
Il y avait ici un mage qui connaissait la Langue ancienne, et un serpent aussi. Pour la magie d’invisibilité, en revanche…
Je ne pris tout de même pas la peine de leur dire que je connaissais la Langue ancienne. Ils m’inspiraient peu confiance.
À la place, j’examinai les fresques.
Les murs du passage en étaient couverts. Difficile de comprendre ce qu’elles représentaient, mais l’une d’elles semblait montrer des prisonniers de guerre qu’on emmenait quelque part.
Les mains liées, ils étaient traînés vers une destination inconnue.
Au bout du compte, on les offrait en sacrifice sur l’autel et les wyvernes les dévoraient.
Les humains qui avaient amené les prisonniers devant les wyvernes levaient haut les mains et les acclamaient.
*Rien qu’à voir ça, on comprend que l’endroit est louche !*
Je n’étais pas le seul à l’avoir remarqué.
« Le contenu de cette fresque n’a rien de normal. »
Pandan marmonna.
« Bon, même si l’endroit est flippant, on n’y peut rien… »
Après tout, les aventuriers n’étaient pas entrés ici pour s’amuser.
S’ils voulaient survivre, ils n’avaient pas le choix.
Je compris bientôt pourquoi ils ne pouvaient pas quitter les ruines.
Après plus d’une heure de marche, nous arrivâmes au bout du passage.
C’était une caverne ronde. Des motifs complexes recouvraient le sol, et plusieurs personnes étaient assises à l’intérieur.
« Oh, vous voilà ! »
Un détail sortait du lot.
Au milieu de la caverne se dressait une cage qui ressemblait à une prison.
Les barreaux étaient si serrés qu’on pouvait tout juste passer la main entre eux.
Quelqu’un était enfermé à l’intérieur.
« Dépêchez-vous de me sortir de là ! »
Jericho fronça les sourcils.
« C’est… »
« Notre chef. »
« Quoi ? Alors c’est Umberto ? »
Les aventuriers avaient tous l’air stupéfaits.
Il me fallait des explications. Je tapotai donc rapidement Pandan.
Heureusement, il comprit tout de suite ce que je voulais.
« Umberto Yuman est un aventurier de rang S. »
*Rang S !*
Il n’y avait soi-disant que cinq aventuriers de rang S dans le royaume.
Bien sûr, être très bien classé parmi les aventuriers ne signifiait pas automatiquement qu’on était fort.
« Umberto, c’est autre chose. C’est un aventurier, et pourtant il a vaincu plusieurs chevaliers à lui seul, avec pour seule arme une rapière. »
Vaincre plusieurs chevaliers, c’était vraiment si impressionnant ?
Hmm. Les chevaliers faisaient peur, c’est vrai, mais j’avais même tué le capitaine des chevaliers sacrés.
« C’est aussi un utilisateur de la Lame d’aura. »
*Alors c’est un maître d’escrime.*
Je compris aussitôt à quel point Umberto était fort.
Pour quelqu’un d’aussi impressionnant, il n’avait pourtant pas l’air en très bon état.
Pourquoi était-il enfermé ?
« Merde, vous vous marrez de me voir comme ça ? J’ai touché aux ruines et je me suis retrouvé coincé. Alors sortez-moi de là, et vite. »
Voilà ce qui s’était passé.
C’était pour ça qu’il ne fallait pas tripoter les ruines anciennes à la légère.
Après avoir conquis plusieurs fois le Donjon de Pelerian, je savais à quel point les pièges mécaniques pouvaient être terrifiants.
« Pouah, cette odeur. »
Pandan se couvrit le nez.
La puanteur venait de nul autre que ce maître d’escrime de rang S.
On ne pouvait pas vraiment lui en vouloir. Il semblait être enfermé là depuis des jours, et sa cage n’avait sûrement pas de toilettes.
Un tas de ce qui ressemblait à s’y méprendre à ses déjections occupait un coin.
Umberto devint rouge vif.
« Sortez-moi avant que je me mette à vous balancer de la merde ! Il est où, le mage ?! »
Pouah. S’il m’en lançait, je devrais le griller aussitôt avec Rayon.
Il fallait annoncer une mauvaise nouvelle à ce pauvre aventurier.
« Euh… capitaine. »
Jakob expliqua que l’Association des aventuriers ne leur avait pas envoyé de mage.
À la place, elle leur avait dépêché plusieurs aventuriers armés de fusils lance-filet.
« C-Comment c’est possible, putain ? »
« De toute façon, ils nous écoutent jamais, pas vrai ? »
« C’est moi, Umberto, qui en ai fait la demande ! Un aventurier de rang S, l’un des cinq que compte ce royaume ! »
Ça faisait moins impressionnant quand il le disait lui-même.
« Pourquoi y a que des incapables qui se sont pointés ?! »
« Nous traiter d’incapables, c’est un peu dur. »
« Putaaain ! »
Umberto lança effectivement quelque chose.
Je reculai aussi loin que possible.
Splatch !
Une chose marron s’écrasa avec un bruit mou à l’endroit où Pandan se trouvait quelques secondes plus tôt.
Pas besoin de préciser ce que c’était.
J’étais furieux.
Même Kibaemi en trembla des feuilles.
*Je le tue, Maître ?*
C’était ce qu’il semblait demander.
Cet aventurier nommé Umberto venait de gagner sa place sur ma liste de personnes à tuer.
Cela dit, je n’étais pas sûr de pouvoir le mordre à mort. Il était trop dégueulasse.
Jakob suait à grosses gouttes en essayant de calmer Umberto.
« Capitaine, les choses ont tourné comme ça, alors essayez de vous calmer pour l’instant… »
D’après ce que j’avais compris, ils avaient touché par accident quelque chose à l’intérieur des ruines.
Des barreaux de fer avaient alors jailli du sol et emprisonné Umberto.
Ils ignoraient de quel métal les barreaux étaient faits, mais ils n’avaient réussi ni à les couper ni à trouver comment les ouvrir.
La Lame d’aura d’Umberto pouvait au moins les égratigner, mais une rapière n’était pas faite pour trancher des barreaux.
Son mana s’était épuisé bien avant qu’il y arrive.
Si l’homme enfermé dans la cage n’avait pas été Umberto…
S’il n’avait pas été un aventurier de rang S et leur chef, ils auraient sans doute renoncé et seraient partis depuis longtemps.
« Putain, combien de temps on va encore continuer comme ça… »
Jakob marmonna.
Lui aussi était épuisé.
À vrai dire, qu’Umberto soit leur chef ou non, ça ne changeait pas grand-chose.
S’ils le pouvaient, ils s’échapperaient de cet enfer de Royaume démoniaque au plus vite.
Ils avaient déjà accompli leur quête, non ? Ils avaient récupéré l’objet qu’ils étaient venus chercher.
« Capitaine, je vous le promets. »
Jakob s’avança sans craindre de se faire toucher par les immondices.
« Donnez-nous ça. »
« Quoi ? »
Umberto essaya d’attraper une nouvelle poignée de déjections pour la lancer.
Jakob reprit sans ciller :
« On aura tous des ennuis si on ne revient pas avec. L’Association des aventuriers ne sait probablement pas que vous êtes dans cette situation. C’est pour ça qu’ils n’ont pas envoyé de mage. »
« Espèce d’enfoiré, tu veux me laisser là ? »
« Si on leur montre au moins l’objet, ils enverront bien un mage, non ? On les menacera en leur disant qu’on ne leur donnera pas tant qu’ils n’enverront personne vous sauver. »
« Jakob, espèce de fils de pute ! »
Umberto hurla.
Voilà où ils en étaient.
Ils avaient déjà obtenu l’objet qu’ils étaient venus chercher dans ce Royaume démoniaque, et Umberto le détenait.
C’était pour ça que les aventuriers n’arrivaient pas à se résoudre à l’abandonner.
Puisque sa vie était en jeu, Umberto ne devait pas être prêt à leur remettre l’objet facilement non plus.
*Mais il n’a pas l’air d’avoir quoi que ce soit sur lui.*
Umberto ne semblait posséder que son épée et une petite bourse à la taille.
Cette bourse ne pouvait contenir que des choses comme des bijoux, tout au plus.
Jakob essayait de le convaincre, tandis qu’Umberto s’emportait comme un fou.
Pendant ce temps, je décidai d’examiner la caverne.
-Peu importe comment je regarde, ces ruines sont sinistres. À quoi peuvent bien servir ces barreaux de fer ? Ils étaient forcément là pour enfermer quelque chose.
Pelerian avait raison.
Mon esprit fin et rationnel m’avertissait que cette caverne n’avait rien d’ordinaire.
*Si la cage est au milieu, c’est que les gens venaient la regarder.*
-Oh ? Pas mal.
Dans le monde où je vivais avant, il y avait des endroits qu’on appelait des zoos.
On enfermait des animaux dans des cages et les gens se rassemblaient autour pour les observer.
La cage plantée au milieu de la salle me faisait exactement penser à un zoo.
Est-ce qu’il y avait aussi des zoos dans ce monde ?
Ça paraissait possible. Il devait même y avoir des zoos de monstres.
Même si ce n’était pas un cinglé comme Dashnan qui les avait créés.
-Va voir ce mur, là-bas.
Je suivis les indications de Pelerian et m’approchai du mur de la caverne.
Des motifs mystérieux le recouvraient.
Ils n’avaient pas l’air d’avoir été faits par des humains. Ils ressemblaient à des ondulations naturelles, mais je n’avais aucune idée de la façon dont elles avaient pu apparaître.
-Ces motifs n’ont pas été gravés volontairement.
*Alors, qu’est-ce que c’est ?*
-Des traces laissées derrière.
Hmm.
Qu’est-ce qui pouvait laisser des ondulations sur un mur… ?
Ah !
Il s’était forcément passé ici quelque chose de bien plus spectaculaire que je ne l’imaginais.
« Merde. Tout le monde, regroupez-vous ! »
Quelqu’un cria derrière moi.
On aurait dit qu’Umberto et les aventuriers n’étaient pas parvenus à se mettre d’accord.
« On va maîtriser cet enfoiré et prendre l’objet ! »
C’était l’idée de Jakob.
Les aventuriers allaient s’unir pour maîtriser Umberto et lui voler l’objet.
« Très bien ! Essayez donc ! »
Il avait l’air d’un mendiant, mais restait un aventurier de rang S.
Il dégaina sa rapière d’un geste vif et la passa entre les barreaux. Jakob se saisit la main et hurla : une ouverture venait de s’y former à l’instant, de part en part.
« Apportez des flèches et des arbalètes ! »
« Aaargh ! »
Les aventuriers qui étaient restés ici devaient vouloir partir depuis longtemps.
La bagarre éclata devant la cage puante.
Je m’approchai de Pandan.
*Pandan.*
« Oui, monsieur le Serpent ? »
Parmi tous ces aventuriers barbares, Pandan était à peu près le seul que j’appréciais.
C’était aussi un autre disciple des Arts de la dague de l’école Perran.
Je décidai donc de lui donner une chance de rester en vie.
*Quel est l’objet que vous cherchez ? Dites-moi la vérité.*
« Hmm… »
Pandan réfléchit un instant avant de répondre.
« C’est un secret. »
*Ouais.*
« C’est un œuf de wyverne. »
Il me le révéla bien plus facilement que prévu.
Bien.
Alors, je le laisserais vivre.
*Puisque vous m’avez dit la vérité, je vais vous donner un conseil. Vous devriez fu…*
J’allais lui dire de fuir.
Mais j’écrivais visiblement trop lentement.
Clang !
À cet instant, tous les passages donnant sur la caverne se refermèrent.
Des barreaux de fer tombèrent devant toutes les issues.
« Aaaarrêtez ! »
Umberto cria au même moment.
Plusieurs flèches étaient déjà plantées dans son corps.
Allait-il enfin se rendre ?
« Si vous posez ne serait-ce qu’un doigt sur moi, tout est fini ! »
Il ouvrit grand sa bourse et en tira quelque chose.
Une chose bien plus grande que la bourse elle-même en sortit.
Ça ne pouvait être qu’une bourse de Sous-espace.
Ce qu’il en sortit était un énorme œuf, noir comme une perle sombre.
« Je le fracasse sur-le-champ. C’est compris ?! »
« Capitaine ! Calmez-vous ! »
« Me calmer, mon cul ! »
Les aventuriers avaient vraiment volé un œuf de wyverne.
-Oh là là. Ça sent mauvais.
Pelerian lâcha un rire sans joie.
Voler un œuf de wyverne… Ils avaient au moins eu le courage de le faire.
-Tout dépend de la wyverne à qui appartenait l’œuf, mais…
Pelerian ricana.
-Les wyvernes ne laissent jamais les voleurs d’œufs s’en tirer. Elles les poursuivent jusqu’au bout du monde.
Voilà donc pourquoi les wyvernes faisaient autant de vacarme.
Il y en avait pas mal dans les airs, mais il n’y avait qu’un seul œuf ?
-C’est peut-être le troupeau ou la famille de la mère wyverne à qui ils ont volé l’œuf…
Grrrrr…
« Q-Qu’est-ce que c’est que ça ?! »
Même Umberto, qui s’était déchaîné jusque-là, semblait comprendre ce qui se passait.
La caverne entière était en train de s’élever.
Les ondulations sur les murs étaient les traces laissées par les mouvements de la caverne, qui montait et descendait.
« Euh, le plafond ! »
C’était donc comme ça que le plafond s’ouvrait.
Paniqués, les aventuriers se mirent à courir dans tous les sens.
« Qu’est-ce que c’est que ça ?! »
Comment ça, qu’est-ce que c’était ?
C’était l’Autel du Wyverne.
On aurait dit que l’autel s’était activé parce qu’il y avait assez de proies pour être sacrifiées.
L’aube approchait, mais il faisait encore nuit noire.
Des nuages blancs dérivaient dans le ciel, que de hautes colonnes de pierre semblaient transpercer.
Des wyvernes s’agrippaient à ces colonnes pour se reposer.
Elles aperçurent les humains qui venaient d’apparaître et se mirent à hurler.
« Gwoouk, gwoooo ! »
« Gwooooooo ! »
On aurait dit qu’elles donnaient l’alerte.
Elles ont trouvé les voleurs.
Elles ont trouvé les voleurs !
C’était ce qu’elles semblaient dire.
Puis une énorme wyverne noire descendit lentement des nuages.
« Ah… On est morts. On est tous morts. »
Jakob s’effondra à genoux.
Sa réaction m’apprit tout ce que j’avais besoin de savoir.
-C’est elle. La propriétaire de l’œuf.
À qui les aventuriers avaient-ils donc volé l’œuf ?
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【Reine wyverne de l’Oubli Seleta Nv. ???】
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Une reine wyverne était apparue.
Un Monstre nommé, et très puissant.
Notes :
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