Chapitre 51
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Traducteur/éditeur : Irevi
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Chapitre 51 : Rose et Lilian (3)
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« Ce n’est pas évident ? Si c’était votre problème, vous seriez déjà en train d’agir au lieu de passer tout ce temps à vous en inquiéter. Alors ça veut dire que c’est mon problème, un problème que vous ne pouvez pas résoudre en vous contentant d’agir, non ? »
Elle avait raison.
Cecilia était une variable que je ne pouvais pas maîtriser.
Puis elle ajouta :
« La première fois qu’on est entrés ensemble dans un donjon, j’ai décidé de découvrir ce que vous aimiez. »
« Ce que j’aime ? »
« J’ai trouvé. »
Elle sourit.
« Ce que vous aimez, c’est faire des plans. Et que tout se déroule parfaitement comme prévu. »
Les souvenirs de mes promenades dans Nevil avec Cecilia me revinrent soudain en mémoire.
Chaque fois que je planifiais notre itinéraire dans les moindres détails et que je le lui présentais, elle décidait de l’ignorer sur un coup de tête.
« Mais vous savez ce qui est étrange ? Ça ne veut pas dire que vous détestez quand vos plans échouent. »
« … »
« Ce que vous détestez vraiment, c’est quand un plan échoue… et que d’autres en pâtissent. C’est pour ça que vous vous échinez toujours à vous adapter à chaque variable. »
Une lueur malicieuse brilla dans ses yeux.
« Mais vous savez, vous êtes vraiment maladroit quand vous faites ça. »
« Maladroit ? »
« Oui. Vous donner autant de mal pour gérer chaque variable, c’est aussi stupide que maladroit. »
Mon visage se crispa. Cette femme n’avait pas la moindre idée de tous les efforts que je fournissais.
Puis elle évoqua quelque chose à quoi je ne m’attendais absolument pas.
« Le Café de Amande. Le gâteau qu’on y a mangé était bon, non ? »
« … Pourquoi vous me parlez de ça tout à coup ? »
Au cœur de Nevil se trouvait un café qu’elle avait obstinément insisté pour visiter, alors qu’il ne figurait pas dans notre programme initial.
Il s’appelait le Café de Amande.
Le cheesecake que j’y avais goûté était la meilleure chose que j’aie jamais mangée, avant comme après mon arrivée dans ce monde.
Il était si bon que j’avais juré sans réfléchir.
« J’essaie de vous faire comprendre que les variables ne vous ont pas toujours désavantagé. »
Je n’avais rien à répondre.
Les variables n’étaient pas toujours synonymes de désavantage. Elle avait raison.
Mais cette fois, c’était différent.
« Cette situation est différente. C’est un problème insoluble. »
« Alors, laissons la chance décider. »
« … Quoi ? »
« Vous l’avez dit vous-même, non ? Que j’étais votre porte-bonheur. »
Non, c’était une blague.
Mais Cecilia était sérieuse.
Mon reflet se dessinait dans ses yeux bleus.
« Alors dites-moi. Ne vous tourmentez pas tout seul. Parlez-moi de toutes les éventualités auxquelles vous avez pensé. N’en oubliez pas une seule. »
Ses paroles me donnèrent l’impression que mon reflet dans un miroir s’adressait à moi.
Comme par magie, les pensées qui obscurcissaient mon esprit s’arrêtèrent.
Deux échecs.
Deux morts.
Et, au-delà, le corps glacé de Cecilia, carbonisé et noirci.
Peut-être que tout ça m’avait traumatisé.
Est-ce que c’était moi qui essayais d’éviter ça ?
Cecilia avait bel et bien perdu contre Lilian, une fois.
J’en avais donc conclu arbitrairement qu’elle ne pourrait pas vaincre Lilian.
Je l’avais considérée comme une variable incontrôlable et l’avais mise à l’écart.
Mais avant ça, est-ce que je lui avais seulement expliqué la situation comme il le fallait ?
… Non.
C’est vrai. Je ne l’avais pas fait.
Je la regardai droit dans les yeux et lui dis :
« Lilian utilise la Flamme noire. »
Cecilia pâlit et tout son corps se mit à trembler légèrement.
Après un long silence, elle prit la parole d’une voix rauque :
« … Oui. Je comprends, maintenant. »
« C’est ça. Vous ne pouvez donc pas affronter Lilian. »
« Non. Ce n’est pas ce que je voulais dire. »
Son regard s’assombrit.
Elle m’en voulait.
« Je veux dire que j’ai compris que vous ne me faisiez pas confiance. »
Ce n’était pas une question de confiance.
J’avais vu de mes propres yeux Lilian la vaincre sans qu’elle puisse rien faire.
Comme je ne trouvais rien à répondre, Cecilia ferma les yeux.
« C’est vrai. C’est ma faute. Je ne vous ai pas donné suffisamment de raisons de me faire confiance. »
« Ce n’est pas ce que je voulais dire. »
« Suivons le plan initial. »
« Cecilia. »
« Je vais m’occuper de Lilian. Avec la stratégie que vous m’avez indiquée, la méthode la plus efficace et qui nous donne les meilleures chances de l’emporter. »
Ses mains tremblantes se refermèrent sur la poignée de son épée.
« … Vous savez ? »
Puis elle sourit avec détermination.
« C’est tout le contraire. Ce n’est pas moi qui vous porte chance. C’est vous qui me portez chance. Depuis que je vous ai rencontré, chaque instant m’a semblé béni par la fortune. Et je veux que ça continue. »
Dès qu’elle eut fini de parler, elle attrapa le verrou.
« Je vais vous le prouver. »
Avant que je puisse l’arrêter, elle tendit la paume vers moi.
« Alors donnez-moi toutes les Herbes de nuage violet que vous avez. »
« L’Herbe de nuage violet a des effets secondaires. Si vous en prenez plusieurs d’un coup, vous risquez d’halluciner. »
« … Ça suffit, dépêchez-vous. Je ne compte pas non plus m’en remettre uniquement à ma volonté. »
Elle m’arracha presque les cinq racines d’Herbe de nuage violet des mains et les fourra aussitôt dans sa bouche.
Après avoir tiré la langue plusieurs fois et eu des haut-le-cœur, son regard se vida peu à peu.
« Ça devrait… suffire. »
Suffire à quoi ?
Elle allait devenir accro à la drogue ?
Son comportement téméraire m’arracha un soupir.
Au même moment, je revis mon ancien moi foncer sur Varhatan sans réfléchir.
À l’époque, j’avais trouvé ma propre réponse. Si même un figurant comme moi en était capable, pourquoi pas elle, l’héroïne ?
C’était un pari.
Le pari le plus insensé et le plus maladroit qui soit : tout miser sur la capacité de sa détermination à vaincre son traumatisme.
Maladroit, hein…
Mais quand avais-je cherché la perfection ?
On trouverait bien une solution.
Comme toujours.
Je finis par hocher la tête.
« Très bien. Faites comme vous voulez. Mais… »
Je posai ma main sur la sienne, contre le verrou.
« … Gagnez pour moi. »
Cecilia rougit en guise de réponse.
C’était notre dernière chance.
Le visage grave, nous relâchâmes le verrou et poussâmes la porte de bois qui grinça en s’ouvrant.
⁎⁎⁎
Enfant, Cecilia avait vécu à l’écart de la branche principale de la Maison Ren, conformément aux règles de celle-ci.
Pour elle, sa mère n’était pas Seidin Ren, la femme qui l’avait mise au monde.
La seule qu’elle pouvait appeler sa mère, c’était sa nourrice, Renee.
Une femme ordinaire, aux cheveux bruns et au visage chaleureux, comme on en trouvait partout.
Elle aimait Cecilia de tout son cœur.
Mais vers l’âge de sept ans, Cecilia, qui avait l’esprit vif, commença à s’interroger pour la première fois sur son apparence.
Des cheveux argentés et des yeux bleus. Même Cecilia trouvait son apparence bien trop différente de celle des autres enfants du village.
Surtout, elle ne ressemblait pas du tout à Renee, sa mère.
Maman… est-ce que je ne suis pas vraiment ta fille ?
Elle insista pour obtenir une réponse, mais Renee se contenta de la serrer dans ses bras.
Cecilia. Ce n’est pas important.
Qu’est-ce qui n’est pas important ? De quoi tu parles ?!
Ce qui compte, c’est que tu sois la personne la plus précieuse de ma vie.
Renee déposa son Noyau des Abysses dans la main de Cecilia et lui dit :
Un jour, tu rencontreras quelqu’un qui comptera autant pour toi. Le moment venu, donne-lui ceci, à la personne que tu chériras le plus.
Elle ne comprenait pas. La personne qu’elle chérissait le plus se tenait juste devant elle : Renee.
Cecilia repoussa la main de Renee et sortit en courant.
Quand elle rentra chez elle, la nuit tombée et tenaillée par la faim, les alentours étaient plongés dans le chaos. Des dizaines de chevaliers et de cultistes du Dieu maléfique en robe noire gisaient au sol.
La maison qu’elle partageait avec Renee, dévorée par les flammes noires, attira son regard.
Cecilia se précipita dans la maison en feu sans même jeter un regard à l’homme d’âge mûr aux cheveux argentés et aux yeux bleus.
À l’intérieur, elle vit le cadavre noirci de la personne qu’elle chérissait le plus.
Et le Noyau des Abysses posé tranquillement à ses côtés.
Maman… Maman… ?
Même après que son père biologique, le duc Ren, l’eut emmenée à la demeure principale et qu’elle y eut rencontré Senia, ce souvenir resta gravé en elle comme un cauchemar.
Il ne l’avait jamais quittée.
En effet.
Le plus grand regret de Cecilia était que sa dernière conversation avec la personne qu’elle chérissait le plus se soit achevée sur une dispute.
Qu’est-ce qui s’est passé… ?
Quand Cecilia reprit ses esprits et releva la tête, Lilian se tenait devant elle, un sourire glacial aux lèvres.
Ah, oui. Je… j’ai perdu connaissance.
Des braises noires qui n’étaient pas encore éteintes jonchaient les alentours.
Cecilia avait foncé sur Lilian comme prévu, mais le traumatisme l’avait submergée à la vue de la Flamme noire, et elle avait été vaincue sans pouvoir se défendre.
[Comme c’est décevant. C’est déjà fini ?]
Elle tenta désespérément de se relever, mais chaque muscle de son corps la faisait souffrir.
[Alors, il est temps de découvrir quel est ton regret.]
Lilian rassembla à nouveau la Flamme noire. Cette fois, elle était différente des flammes précédentes.
L’un des enchaînements dont Halibal l’avait avertie.
Les Braises du regret.
La flamme noire prit bientôt une forme humaine.
Cecilia comprit instinctivement de quoi il s’agissait.
… Maman.
La personne qu’elle chérissait le plus.
Renee apparut devant elle, née du mélange de son traumatisme et des hallucinations provoquées par l’Herbe de nuage violet.
[Pauvre petite. C’est donc là ton plus grand regret. Ne t’inquiète pas. Je vais bientôt t’envoyer paisiblement auprès de celle qui t’est chère.]
La Renee faite de Flamme noire tendit le bras vers Cecilia.
Mais au lieu de lui offrir la chaleur qu’elle avait connue de son vivant, elle fondit sur elle comme une flamme prête à tout réduire en cendres.
Le corps de Cecilia se figea.
La maison en flammes et le cadavre glacé de sa mère, retrouvé au milieu des cendres, lui revinrent à l’esprit.
Puis elle se souvint de la main ferme qui avait recouvert la sienne juste avant qu’ils n’ouvrent la porte.
… Gagnez pour moi.
La voix de Halibal résonna en elle.
« … D’accord. Je vais gagner. »
La personne dont Renee lui avait dit qu’elle apparaîtrait un jour, celle que Cecilia chérirait le plus. Elle avait déjà quelqu’un comme ça dans sa vie.
Quelqu’un qui croyait en elle, la guidait et la protégeait au péril de sa vie.
Elle ne voulait pas le perdre.
Elle ne voulait pas mettre fin à leur avenir, ni à toute la chance qu’il lui avait apportée, ici et maintenant.
KRAAASH !!
Cecilia se jeta dans la Flamme noire qui s’abattait sur elle.
Les yeux de Lilian s’emplirent de panique.
[… ?]
Au lieu d’esquiver, de fuir ou de rester paralysée, elle affrontait les flammes de plein fouet ?
Mais le résultat serait le même. Elle serait engloutie par la Flamme noire et mourrait dans d’atroces souffrances.
« Ça fait mal… »
La voix grave de Cecilia résonna au cœur de la Flamme noire.
« Ça fait mal… mais… ce n’est toujours… pas assez ! »
Contrairement aux flammes ordinaires, la Flamme noire ne s’éteignait pas facilement.
Le feu noir s’enroula autour de son bras et lui brûla la peau petit à petit.
Pourtant, la lueur dans les yeux de Cecilia ne faiblissait pas.
« Halibal. La douleur que tu m’as infligée quand on s’est rencontrés pour la première fois était pire que ça. »
Sa main effleura tour à tour son flanc, son plexus solaire et son visage.
Une nouvelle illusion apparut devant elle.
L’image d’un garçon aux cheveux cendrés qui lui lançait hardiment un coup de poing.
Les hallucinations de l’Herbe de nuage violet effacèrent son traumatisme le plus profond et firent resurgir le souvenir de leur première rencontre, si intense.
[Le Niveau d’affection de Cecilia Ren a augmenté.]
[Niveau d’affection : 5 (Max)]
L’épée longue de Cecilia prit un éclat noir de jais.
[Condition de déblocage de la capacité unique remplie.]
[Le bonus de membre de groupe avec Cecilia Ren est désormais officiellement activé.]
Ce n’était pas de l’énergie démoniaque.
[Bonus de membre de groupe : Déesse de la Fortune]
[Lorsque l’utilisateur forme un groupe avec Cecilia Ren, tous les facteurs dépendant des probabilités bénéficient d’un puissant modificateur positif.]
Une puissance magique, plus noire et plus pure que les ténèbres du monde entier, colora d’une nouvelle teinte la surface de Lumen.
[Le Noyau des Abysses - Lumen évolue.]
L’épée longue de Cecilia s’allongea étrangement. Sa lame se divisa au niveau de chaque articulation et se mit à onduler mollement, comme si elle était vivante.
« Alors, je vais vous montrer ce qu’est la vraie douleur. »
Fchaaak !
À peine eut-elle fini de parler qu’un éclair noir jaillit et fendit la Flamme noire en deux.
C’était la Lumière Fracassante.
Cecilia émergea alors de la Flamme noire, maniant son épée segmentée, longue et fine, comme un fouet.
La Flamme noire brûlait toujours sur son bras, mais un sourire éclatant et serein éclairait ses lèvres.
[Noyau des Abysses - Lumen et Caligo]
Une puissance magique noire comme l’encre dégoulinait de l’Épée fracassante, désormais transformée en épée segmentée.
Lilian poussa un cri de stupeur.
[Quoi… Qu’est-ce qui s’est passé… ? Comment as-tu osé… fendre les flammes d’un dieu ?]
« Ah. »
Cecilia posa nonchalamment un doigt contre sa joue.
Puis elle afficha un sourire presque narquois.
« J’imagine que j’ai eu de la chance. »
[… Qu’est-ce que… ?!]
À un moment donné, l’épée segmentée qui s’était allongée dans la main droite de Cecilia s’était enroulée autour de tout le corps de Lilian, tel un serpent.
« Danse de l’élégance noire. »
KRRRUNCH !
Tous les segments de la lame qui enserraient Lilian pivotèrent en même temps et la déchiquetèrent.
[Kyaaaah !]
Le hurlement pitoyable de Lilian résonna sous la lune.
Les yeux de Cecilia brillèrent d’un éclat féroce tandis qu’elle souriait avec une beauté sauvage.
« … Ça fait mal ? »
Elle pencha la tête, comme si elle voulait vraiment le savoir.
« … C’est tout ? »
Elle avait complètement oublié la douleur de la Flamme noire qui lui brûlait le bras et ne s’intéressait plus qu’à celle de son ennemie.
« … C’est étrange. Pour les cris d’une véritable servante d’un dieu, ils sont pitoyables. »
Le sourire de Cecilia s’élargit.
Sa voix trahissait une déception pure, comme si la réaction d’un jouet qu’elle avait hâte d’essayer était bien fade.
Crac… !
D’un mouvement du poignet, elle enfonça encore davantage l’épée segmentée enroulée autour de Lilian.
« Allez, fais-moi entendre encore un peu ta douleur. »
⁎⁎⁎
Pour l’instant, ça se passe mieux que la première fois.
Je regardai Rose, engloutie dans une tempête gris cendré.
Contrairement à la première tentative, je n’avais pas la moindre blessure au bras. Naturellement, il n’y avait pas non plus de sphères de sang.
C’était le résultat de l’effort que j’avais fait pour effacer complètement de mon esprit les schémas d’attaque et ne me concentrer que sur les mouvements de Rose, comme ceux d’un être vivant.
Même sans le système au tour par tour, j’étais désormais un épéiste tout à fait convenable.
Le problème, c’était Cecilia.
Je vous en prie. Je vous en supplie.
La barrière commença à s’effondrer. Au loin, la première chose que j’aperçus fut une gemme rouge.
Lilian.
Je priai en silence.
Pitié, faites qu’il y ait une gemme bleue.
Ma prière avait-elle été exaucée ? Au-delà de la barrière, j’aperçus une gemme bleue, tout près de Lilian.
Oui !
Au moins, elle était encore en vie, c’était certain.
Je poussai intérieurement un cri de joie, mais une pensée inquiétante ne tarda pas à surgir.
… Elles sont trop proches.
Et si, comme lors de la première tentative, Lilian traînait Cecilia avec elle ? Et si cette dernière ne tenait qu’à un fil ?
Il était trop tard pour reculer.
Dès que je vis que la barrière s’était complètement effondrée, je criai :
« Cecili… !! »
Mais mon cri resta inachevé.
… ?
Cecilia était assise avec élégance, les jambes croisées, au sommet d’un tas de gravats.
Et à ses pieds gisait Lilian, à terre et solidement ligotée par l’épée segmentée.
Cecilia donnait de légers coups de pied à Lilian quand elle me vit. Elle s’approcha en agitant la main, ravie.
« Alors ? J’ai bien travaillé ? Tu me féliciteras si c’est le cas ? »
Avec un air innocent, elle prit ma main, la posa contre sa joue et la lécha du bout de la langue.
Quoi ? Elle a changé de personnalité.
À cet instant, des messages apparurent les uns après les autres.
Niveau d’affection au maximum, éveil de Lumen.
Et même un bonus de membre de groupe que je n’avais encore jamais vu.
« Euh… hem… Vous avez bien travaillé ? »
« Hé hé, je suis tellement heureuse. »
Une fois que je l’eus félicitée comme elle le souhaitait, son expression fut celle d’une femme en extase.
Hum.
Bon, elle avait gagné, c’était l’essentiel.
Enfin… je crois.
Quand le vent retomba et que l’épée segmentée se déroula, Lilian courut précipitamment se réfugier dans les bras de Rose.
[Li-Lilian… ?!]
[Ro… Rose… !! A-aide-moi… !! Cette femme est bizarre… !!]
[Toi… !! Comment oses-tu faire ça à ma petite sœur… !!]
Le visage de Rose se déforma comme celui d’un démon.
Alors, l’espace divisé entre le soleil et la lune s’effondra en un instant, dévoilant une nouvelle zone.
Une somptueuse salle de bal.
Rose et Lilian se tenaient désormais en son centre, se soutenant l’une l’autre tout en nous fixant d’un regard noir.
Deux gemmes rouges apparurent au-dessus de leurs têtes.
Je tirai Cecilia, toujours en extase, de sa rêverie et me mis en garde.
Cecilia se tint prête à son tour, et deux gemmes bleues apparurent au-dessus de nos têtes.
[Je ne vous pardonnerai jamais !]
[Je vous condamnerai à une mort absolue… !!]
C’est réciproque.
La deuxième phase, tant attendue, venait de commencer.
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