Chapitre 10
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Traducteur/éditeur : Irevi
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Chapitre 10 : Trois ans
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J’avais découvert ce qui se passait quand Mise à mort instantanée se déclenchait.
À l’instant où je faisais face à un monstre,
Flash !
Rooooar !
Ma vision blanchissait. Quand je recouvrais la vue, le monstre était déjà tranché en deux et fiché dans le sol.
« Quoi… ? »
Le problème venait après.
Une fois le combat terminé, je restais figé, l’épée plantée dans le sol, comme si je priais.
À chaque déclenchement de Mise à mort instantanée.
J’aurais compris si c’était une sorte d’animation de victoire, mais devoir retirer mon épée du sol à chaque fois était étonnamment pénible.
Malgré tout, je profitai de cet élan pour abattre les monstres les uns après les autres grâce à Mise à mort instantanée, tout en m’enfonçant dans le donjon.
Sans surprise, le boss du Donjon du Golem était un golem.
Tandis que son immense bras de pierre se levait lentement, je brandis moi aussi mon épée.
Flash !
Quoi ?
Quand je repris mes esprits, le torse du golem avait déjà été tranché à la taille.
Ça marche aussi sur les boss ?
J’aurais gagné un temps fou si j’avais connu les conditions de déclenchement de Mise à mort instantanée, mais je ne m’attendais pas à ce qu’elle se déclenche dans le donjon même que j’étais venu examiner.
Évidemment, le Donjon du Golem était plutôt facile, c’était sans doute pour ça que ça avait marché. Mais c’était bon signe.
Si Mise à mort instantanée fonctionnait aussi sur les boss, mon efficacité pour farmer allait exploser.
Il me faudrait vérifier si ça marchait aussi dans les autres donjons.
[Éclat bleu]
« Au moins, j’en ai récupéré un. »
Espérer obtenir un Éclat spécial sur un boss que Mise à mort instantanée pouvait éliminer, c’était être trop gourmand.
Je ramassai l’éclat, le glissai dans mes vêtements et quittai le donjon d’un pas traînant.
Quels autres donjons y avait-il, à part le Donjon de l’Araignée et le Donjon du Golem ?
Ah, il y avait aussi le Donjon des Hommes-lézards et celui des Slimes.
Une tournée des donjons.
L’idée était plutôt tentante.
Alors pourquoi n’y avais-je jamais pensé ? Il devait bien y avoir une raison pour laquelle je m’étais contenté du Donjon des Bêtes et du Donjon de l’Araignée.
« Halibal. »
Adeline m’attendait à l’extérieur.
Dès que je la vis, je me rappelai pourquoi j’avais oublié l’existence des autres donjons.
Je n’avais jamais obtenu l’autorisation.
Je les avais tout bonnement chassés de ma mémoire.
« Ah. »
J’étais foutu.
« Ah. »
« … Ah. »
« Ah. »
« … S’il vous plaît, ne me faites pas trop mal. »
Je n’avais pas préparé d’acrostiche de douze vers.
⁎⁎⁎
Je fus envoyé au cachot.
« Espèce d’idiot ! Tu n’es même pas complètement remis, et tu te balades tout seul, mais où est-ce que tu crois aller ? Tu te souviens seulement que tu es soldat ?! »
Je ne pouvais pas vraiment leur dire : « La princesse s’est déguisée et m’a fait subir des prises de catch », alors Adeline et la police militaire m’emmenèrent.
Heureusement, je ne fus consigné qu’une journée. On aurait plutôt dit un ordre de me reposer convenablement qu’une punition.
Ou pas ?
Ça n’expliquait pas pourquoi elle m’avait roué de coups au point de me faire craindre pour ma vie.
Et c’était déjà assez injuste que les coups reçus ne déclenchent même pas un combat.
Le seul point positif, c’était qu’Adeline avait compris ce que je cherchais à faire et m’avait obtenu une autorisation générale d’accès à tous les donjons autour de la caserne.
Dès demain, j’allais devenir un maître du farming d’éclats.
« Halibal. Vous avez de la visite. »
« Oui. Veuillez patienter un instant. »
« Les deux jeunes dames de la Maison Ren, hein ? Hé hé. Je vous laisse tranquilles, alors donnez le meilleur de vous-même. »
Le policier militaire esquissa un sourire en s’écartant délibérément, alors qu’il n’avait pas besoin de bouger.
Qu’est-ce qui le faisait rire ?
Mon état ?
« Oh là là, vous allez bien ? Nous avons appris que vous étiez consigné et nous sommes venues vous rendre visite. Franchement, vous trouvez toujours le moyen de nous surprendre. »
« Je suis désolé de vous avoir inquiétées. »
« Hé hé, vous êtes sorti sans permission… Je ne vous pensais pas du genre à faire une chose pareille. Vous avez du caractère, en fait. »
Après quoi, Senia se mit à éplucher les fruits qu’elle avait apportés, comme la dernière fois.
Sauf que cette fois, elle le faisait à travers les barreaux.
Il y avait un certain charme à la scène.
Mais le policier militaire n’avait-il pas dit qu’elles étaient deux ?
Je regardai vers la porte. Une mèche de longs cheveux argentés, familière, dépassait de l’entrebâillement de la porte grillagée.
Qu’est-ce qu’elle faisait là-bas ?
« Cecil. Puisque tu es là, tu devrais lui dire bonjour. »
« J-je vous ai dit que je le ferais moi-même ! »
Cecilia s’approcha de moi avec hésitation.
« J’ai entendu dire que vous aviez créé un style d’épée. »
« Il ne mérite pas qu’on parle de création. Il ne peut pas rivaliser avec l’escrime de la Maison Ren. »
« Quoi… Tu essaies de te moquer de moi ? »
Elle avait beau dire ça, je vis les commissures de ses lèvres tressaillir quand je fis l’éloge de la Maison Ren.
Son attitude piquante n’avait pas changé, mais l’opinion que j’avais d’elle s’était déjà améliorée.
À bien y réfléchir, contrairement à Senia, qui se contentait de m’éplucher des fruits, Cecilia n’était-elle pas une jeune dame qui donnait sans compter ?
Elle m’avait inspiré pour mes Arts, donné un noyau des Abysses et des éclats. Elle m’avait aussi aidé, de près comme de loin, à apprendre Rupture.
Elle avait pratiquement tout fait pour moi. J’avais décidé de la remercier à notre prochaine rencontre.
« Merci, dame Cecilia. »
« … Hein ? »
« C’est entièrement grâce à vous que j’ai survécu, ma dame. »
« C-c’est vrai ? »
« C’est pour ça que j’ai préparé quelque chose pour vous remercier. »
Je plongeai la main dans mes vêtements, puis tendis vers elle mon poing fermé.
« Ha… »
Dès que Cecilia aperçut mon poing, elle laissa échapper un souffle fébrile, tressaillit et recula d’un petit pas.
« M-me remercier ? C-c’est… ? »
« Oui. Je les ai gardés, car je pensais qu’ils pourraient vous aider. »
« G-gardés… ? Q-quoi ? N-ne me dis pas… ta force… ? »
Mais de quoi parlait-elle ?
« S-s’il te plaît… ne me fais pas mal, cette fois… »
Elle ferma les yeux et me tendit le visage.
« ? »
Sans tenir compte de ses absurdités, j’ouvris le poing.
« Oh là là. »
« … Quoi ? »
« Des Éclats blancs. »
J’avais préparé sept Éclats blancs pour la remercier.
Je les avais ramassés çà et là en enchaînant les expéditions contre les kobolds.
Les Éclats blancs augmentaient le mana ; pour un épéiste comme moi, ils ne servaient donc à rien.
Mais pour Cecilia, c’était différent. On disait que le Style de l’Épée Ren était de type hybride.
Autrement dit, les Éclats rouges comme les Éclats blancs lui étaient utiles.
Certains joueurs construisaient même Cecilia exclusivement autour des Éclats blancs.
« Hé !!! »
Bon sang, quelle frayeur. J’ai cru que mes tympans allaient éclater.
« T-tu devrais être plus clair la prochaine fois, pour éviter les malentendus !! »
« … Pardon ? »
Elle s’était mise à me crier dessus sans prévenir, et les excuses m’échappèrent. Pour une raison ou une autre, Cecilia était rouge comme une tomate.
Puis elle m’arracha aussitôt les éclats des mains.
Ah. Elle ne les refusait pas.
Cecilia me lança ensuite un regard acéré.
« … Mais comment savez-vous que le style de notre Maison dépend du mana ? »
Il était sans doute peu connu que le Style de l’Épée Ren reposait sur la magie. C’était censé être l’une des techniques secrètes de la famille.
Naturellement, le regard de Cecilia se remplit de méfiance. Celui de Senia aussi.
Elles me soupçonnaient probablement d’être un agent du Culte de Tartare.
Heureusement, j’avais une excellente excuse.
« N’ai-je pas encaissé de plein fouet la Lumière Fracassante ? »
« … Ah. »
« Je me suis dit que les Arts de dame Cecilia seraient encore plus beaux s’ils étaient imprégnés de mana. »
Je le savais pour l’avoir reçue de plein fouet.
Quelle meilleure excuse aurais-je pu trouver ?
« Les Éclats blancs ont dû être difficiles à obtenir. »
« Ce sont les seules choses que je puisse vous offrir pour l’instant. »
« … Je vois. »
J’avais d’autres éclats en réserve, mais, par prudence, je ne lui avais donné que les Éclats blancs dont je n’avais pas besoin.
« C’est pour le noyau et les Éclats jaunes. »
Si je pouvais gagner la faveur d’une héroïne avec des objets qui ne me servaient à rien, que demander de mieux ?
« Si vous ne les aimez pas… »
« … Non. »
Cecilia baissa un instant la tête, puis murmura à voix basse :
« … Merci. Ils me plaisent. »
Pendant les heures qui suivirent, nous discutâmes face à face, séparés par les barreaux.
« Au fait, j’ai aussi terminé le Donjon de l’Araignée il y a quelques jours. »
« Les pattes de l’Araignée à visage humain vous ont posé problème ? »
« Elles ont brûlé avant même de pouvoir me toucher. »
Oui, oui. Vous êtes incroyable.
« Oh là là. Alors le mini-boss du Donjon des Bêtes s’appelle Shukarit ? C’est plutôt mignon. »
« De l’électricité parcourt son corps ? Comment l’avez-vous vaincu ? »
« Sa vitesse m’a posé plus de problèmes que l’électricité. »
Quand nous eûmes fini de discuter, la soirée était déjà bien avancée.
Pourtant, le policier militaire n’était toujours pas revenu.
Où diable était passé ce salaud ?
Les deux jeunes femmes finirent par partir, et la nuit était presque tombée quand le policier militaire revint enfin en traînant les pieds.
« Halibal, si les choses tournent bien pour vous, vous me devez un repas, compris ? »
Avec cette belle connerie en prime.
⁎⁎⁎
« Beurk ! »
« Vainqueur : Halibal Velder ! Il remporte le duel ! »
Un soldat fut projeté au loin d’un seul coup.
« C’est dingue… C’est quoi, ce type ? Même avec un noyau des Abysses, on peut vraiment être aussi rapide ? »
« Hé, je t’ai dit que tu n’avais pas à envier un génie. »
« Je suis juste fier de lui. »
Dès le lendemain, je changeai complètement mon programme d’entraînement.
Je commençais par affronter les soldats chevronnés de la caserne pour me mettre en jambes, puis je terminais chaque journée par un duel contre Adeline.
C’est au cours de cette période que je découvris un nouvel effet de Mise à mort instantanée.
Au début, j’avais commis l’erreur de participer à un duel en gardant Nuage noir équipé.
Quand Mise à mort instantanée se déclencha, je crus que j’étais foutu. Mais contre toute attente, le soldat avait seulement perdu connaissance et n’avait pas été blessé.
Quand Mise à mort instantanée se déclenchait contre un allié, elle semblait appliquer un effet neutralisant adapté au lieu de le tuer.
J’avais appris quelque chose de nouveau.
« Pourquoi ce salaud de Halibal a mis Greg à terre pour se mettre à prier ? »
« Il veut dire : “Dépêche-toi de crever pour aller au paradis” ? »
Les malentendus ne faisaient que s’accumuler.
⁎⁎⁎
« … Oh ? »
« Qu’est-ce qui ne va pas ? Vous titubez. »
Pour la première fois, j’avais pris l’initiative contre Adeline.
J’étais profondément ému. J’avais réussi à porter le premier coup à cette folle avant qu’elle ne me passe à tabac.
Attendez. Ça ne voulait pas dire que rien n’avait vraiment changé ?
« C’est une provocation ? Intéressant. »
Après m’être glissé dans son dos et avoir enchaîné les Arts, Adeline leva les yeux vers moi avec une expression que je ne lui avais encore jamais vue.
De la surprise ? De la peur ? De la fierté ?
Non. Elle avait le regard d’un prédateur observant sa proie.
« Vous êtes tombé dans le piège. Je m’ennuyais. »
Au duel suivant, elle me vola de nouveau l’initiative.
Putain. Elle s’était retenue tout ce temps ?
Après m’être fait tabasser comme d’habitude, je réorientai mon entraînement vers davantage d’exercices d’endurance.
Sale garce.
⁎⁎⁎
« Comment vous sentez-vous ? Ça va ? »
« Oui. J’ai l’impression de toujours recevoir votre aide, sainte. »
« Non… C’est moi qui regrette toujours de ne pas pouvoir partager votre douleur… »
Après l’entraînement, Mine me soignait souvent.
Adeline me démolissait, et Mine me réparait.
Je me sentais comme une poupée de porcelaine.
« Vous prenez bien vos médicaments régulièrement ? »
« Ça devrait être la chose la plus facile à faire, et pourtant c’est la plus difficile à prendre comme habitude. »
« Vous devez tout de même les prendre sans sauter de dose. »
Mine dit cela tout en détendant les muscles crispés de mes épaules.
« Je le regrette tellement. »
« Pardon ? »
« Si j’avais été là quand vous souffriez le plus… vous n’auriez pas ces cicatrices. »
Même avec ses puissants pouvoirs sacrés, Mine disait qu’il serait difficile d’effacer toutes mes cicatrices d’un coup.
Les blessures étaient trop anciennes, apparemment.
Je devais donc prendre régulièrement des potions médicinales concentrées en pouvoir sacré et en accumuler dans mon corps.
Mais le médicament avait un goût atrocement amer.
Pourquoi les médicaments étaient-ils amers, au juste ?
J’aurais au moins pris la peine de les avaler si je voyais mes cicatrices s’améliorer à chaque dose, mais ce n’était pas le cas, alors c’était pénible.
Après que j’eus sauté quelques doses, Mine s’en aperçut immédiatement, je ne sais comment.
« Non ! »
Elle me gronda.
Faute de mieux, je me forçai à avaler le médicament.
⁎⁎⁎
Je continuai à gagner de l’expérience et à farmer des éclats en parcourant les autres donjons près de la caserne.
Kyuooooo !
Mais pourquoi Mise à mort instantanée ne se déclenchait-elle pas contre ce Slime de mes deux ?
Son attaque de corps visqueux me brisa les côtes pour la première fois depuis longtemps.
Waouh.
J’étais devenu trop dépendant de Mise à mort instantanée, ces derniers temps ? Après tout ce temps, la douleur me semblait deux fois pire.
Ce ne fut qu’après avoir tué le Slime que je compris que chaque monstre semblait avoir ses propres conditions pour déclencher Mise à mort instantanée.
Pour le Slime, Mise à mort instantanée s’était déclenchée une fois que j’avais équipé un Éclat vert.
C’était confirmé.
⁎⁎⁎
Une fois le camp de base achevé, je commençai à explorer la zone la plus profonde du Donjon des Bêtes.
Dès que je franchis l’entrée, l’humidité caractéristique des profondeurs du donjon et une forte puanteur de poisson me frappèrent.
Après seulement quelques pas, mes semelles étaient déjà couvertes d’un mélange d’eau, de boue et de déjections de monstres.
À partir de là, les caractéristiques des monstres doublaient.
Les monstres du niveau des kobolds d’élite y étaient monnaie courante, et ceux du niveau du boss du Donjon du Golem apparaissaient parfois comme de simples ennemis ordinaires.
Eh oui. Ça voulait dire que Mise à mort instantanée se déclenchait.
« Sir Halibal prie encore. »
« Ho ho, c’est un homme si pieux. »
« Je comprends maintenant pourquoi la sainte s’occupe tant de lui. »
Mise à mort instantanée se déclenchait assez souvent dans la zone intermédiaire, si bien que notre progression était fluide.
Mais cette joie ne dura pas longtemps.
« Sir Halibal ! C’est un monstre que nous n’avons jamais vu ! »
« Sortez Sir Halibal du donjon, tout de suite ! Nous devons établir un plan ! »
« Attendez… Je vous en prie, attendez. »
Grrrrrr… !!
Le monstre d’élite était une chimère : un énorme chien sauvage doté d’ailes.
Ouais. Je voyais bien, rien qu’à son apparence, que Mise à mort instantanée ne se déclencherait pas contre ce salaud.
Un joyau bleu apparut au-dessus de ma tête.
Ça faisait longtemps.
Je resserrai ma prise sur mon épée et observai chacune de ses griffes, de ses dents et de ses battements d’ailes.
Si je me faisais toucher, j’allais douiller.
Hélas…
Avec un soupir intérieur, je pointai mon épée vers elle.
« Que le combat commence. »
Après un combat éprouvant de plus de dix tours, je finis par vaincre la chimère.
« S-Sir Halibal ! Revenez à vous ! Emmenez-le tout de suite à l’infirmerie… Non, appelez la sainte ! »
« Il saigne… Il perd trop de sang ! »
« Merde… Il nous a encore protégés ! Tout le monde, rendez à Sir Halibal la bonté qu’il nous a témoignée ! »
Alors qu’on me transportait sur une civière, quelque chose de brillant attira mon regard à travers ma vision qui s’éteignait.
[Éclat rouge II]
« C’est… bien. »
On obtenait des éclats de niveau supérieur dans cette zone.
« Qu’est-ce qui est bien ?! Dame Adeline va nous tuer si elle l’apprend ! »
« Q-qu’est-ce qu’on va dire à la sainte… ? »
« Épée Funèbre… Jusqu’où allez-vous vous sacrifier pour nous… ? »
… Quelqu’un pourrait le ramasser pour moi ?
Et ainsi, trois ans passèrent.
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