N/T : Merci à Goly24 pour le café ! J'apprécie le geste, mec !
A/N : J'ai essayé de calmer un peu le jeu, mais il y a un peu de contenu suggestif dans ce chapitre.
Chapitre 181 – Umi et le bain (2)
« … »
« … »
Alors que nous récupérions de notre fatigue dans la source chaude, Umi et moi avons contemplé le ciel nocturne en silence pendant un moment.
Le ciel était resté dégagé toute la journée, nous avions donc droit à une vue imprenable sur une voûte étoilée.
« Maki. »
« Mm ? »
« C'est magnifique, pas vrai ? »
« Hein ? J'ai pas bien entendu, tu as dit quoi ? »
« J'ai dit que c'était magnifique, tu ne trouves pas ? »
« Je ne regarde pas souvent le ciel, alors je ne sais pas trop… Mais ouais, je suppose qu’il est beau. »
« Ouais, je suis comme toi, mais… »
« Mais ? »
« Roh, sérieux ! »
« Attends, désolé, je te taquinais, arrête de me pincer le flanc, ça fait mal ! »
Honnêtement, je ne regardais le ciel que parce que je ne voulais pas trop me focaliser sur Umi.
Son corps était dissimulé par l’eau, mais nous étions assis épaule contre épaule, en nous tenant la main, et c’était dur pour moi de garder mes pulsions sous contrôle.
J’avais tellement envie de voir tout d’elle.
Mais je devais tenir bon. Si ça arrivait, je perdrais sûrement la tête.
« Hum… Ouais, le ciel est beau, mais toi aussi tu es belle, Umi. »
« Héhé, alors dis-moi quelle partie de moi tu trouves belle. »
« Tout. »
« Donne-moi une réponse précise ! C’est mon cou ? Mes bras ? Mes jambes ? Ou peut-être ma poitrine ? »
« Quand je disais tout, je voulais dire tout. »
« Allez, cite-m’en juste un~ Si tu continues comme ça, je vais me rapprocher encore plus~ »
« Pff, n’abuse pas, tu n’es pas dans une position si confortable toi-même… »
Bien sûr, j’adorerais qu’elle se rapproche, mais comme je n’arrêtais pas de le dire, si ça arrivait, le peu de raison qu’il me restait volerait en éclats. Le diable continuait de me susurrer que tant que Shizuku-san ne l’apprenait pas, tout irait bien, et j’étais tenté de lâcher prise, mais j’ai décidé de tenir bon.
Je devais juste dire tout haut ce qu’elle voulait entendre.
« …Tu es magnifique, enfin, excitante serait plus juste, je pense. Ta peau n’a pas le moindre défaut, elle est douce comme de la soie. Ton cou est long et attirant. Tes bras sont si doux, j’ai envie de les caresser tout le temps si je peux. Tes aisselles sont magnifiques aussi… Euh, je n’ai pas de fétichisme pour les aisselles, mais ça attire quand même mon attention. »
« Héhé, j’avais remarqué. Tu n’as pas arrêté de fixer toute la journée, pas vrai ? Sur la route de montagne, tu as même reniflé, non ? »
« A-Ahah… Désolé pour ça… »
« C’est rien, ça ne me dérange pas. Je veux dire, il y a une raison pour laquelle j’en ai pris soin spécialement… Allez, continue. »
« …Allez, sois indulgente avec moi. »
« Pas question~ »
Elle gloussa, visiblement de très bonne humeur.
Je savais que c'était bizarre de ma part de dire tout ça à voix haute devant elle, mais elle n'était pas moins étrange à s'enthousiasmer autant pour ça.
Mais c'était précisément ce qui me faisait l'aimer.
« Qu'est-ce que je peux dire d'autre, hein ? ...Tu as une belle paire de seins, je suppose... »
« Tu les adores, finalement, hein, Maki ? »
« Je ne serais pas un homme si ce n'était pas le cas. »
Depuis décembre dernier, quand elle m'avait réconforté au sujet des problèmes de mes parents, elle me laissait les toucher.
Elle ne me laissait faire que lorsqu'elle en avait envie, mais à chaque fois, ça me rendait heureux.
Même sa meilleure amie, Amami-san, reconnaissait à quel point les « Umipai » (Nakamura Mio de la classe 11 avait commencé à les appeler comme ça) étaient impressionnants, et c'était sans aucun doute la partie de son corps que je préférais.
Je n'avais pas de fétichisme particulier, mais honnêtement, je n'aurais aucune excuse si quelqu'un me traitait d'amateur de poitrines à ce stade.
« Quoi qu'il en soit, j'aime chaque partie de ton corps. Tes fesses, tes cuisses, tes jambes fines... Ça suffit comme ça ? »
« O-Oui, ça suffit... Bon sang, maintenant je suis gênée après avoir entendu tout ça ! »
« Tu l'as cherché. »
« Peu importe ! C'est à mon tour maintenant. »
« Ton tour pour quoi ? »
« Pour t'avoir dit quelle partie de ton corps je préfère. »
Après avoir dit ça, elle se blottit contre moi.
Sa peau douce et ses seins souples sont dévastateurs. J'ai immédiatement perdu toute raison dès que je les ai sentis contre ma peau.
Ça ne va pas, on ne peut pas continuer comme ça… Mais pour une raison que j'ignore, je ne m'enfuis pas. Mon regard, qui était fixé sur le ciel nocturne, se concentre désormais sur la fille dans mes bras.
C'est peut-être à cause de la source chaude, mais sa peau est légèrement rosée.
« J'aime tout chez toi, moi aussi. Tes cheveux sont agréables au toucher. Tes yeux sont magnifiques et ils semblent toujours m'attirer dès que j'essaie de les regarder, même si tu as cette fâcheuse habitude de détourner le regard, ce qui est un peu dommage. J'aime aussi tes lèvres, elles ont tendance à sécher facilement, tu devrais mettre du baume plus souvent. »
« …Euh, c'était censé être un compliment, ça ? »
« Ce n'est pas ça, mais j'essaie de te dire ce que j'aime chez toi physiquement, pas de te faire des compliments. »
Elle effleura mes lèvres du bout du doigt avant de poursuivre.
« J'aime les poils qui poussent sur le grain de beauté de ton épaule droite. J'aime tes abdos, ils étaient un peu mous avant, mais après tout ce sport, toute la graisse a disparu… Tu veux que je descende plus bas ? »
« Euh… Je crois que je vais m'arrêter là. »
« Hihi, alors je passe cette partie. Ah, j'oubliais ta petite langue coquine qui arrive toujours à me surprendre quand on s'embrasse. J'aime le fait que tu t'améliores, même si tu deviens un peu trop sûr de toi en même temps. Mais j'aime bien ce côté-là aussi. »
« A-Ah… M-Merci ? »
C'était peut-être la première fois que je l'entendais me dire ce qu'elle « aimait » chez moi.
Je lui exprimais souvent mes sentiments et ma gratitude, et je me demandais parfois si ce n'était pas trop pour elle, mais il semblait inutile de s'en faire pour ça.
Elle m'aimait bien plus que je ne l'aurais cru.
« Maki, je peux te demander un service ? »
« Qu'est-ce qu'il y a ? »
« À partir de maintenant, garde les yeux rivés sur moi. Ne me fais pas douter en regardant d'autres filles. Je veux que tu sois mon Maki pour toujours… »
« Mm… Je ferai de mon mieux. Même si, bon, il n'y a pas vraiment d'autres filles qui me regardent de cette façon. »
« Je ne suis pas d'accord. Tu es plus populaire que tu ne le penses, tu sais ? Je veux dire, tu t'entendais bien avec Nakamura-san, Shichino-san et les autres, non ? »
« Les quatre habituels, hein ? »
Plutôt que de m'apprécier, ces quatre-là me traitaient comme une sorte d'animal rare, alors je n'y avais jamais vraiment prêté attention. Mais j'imagine que c'était différent du point de vue d'Umi, non ?
« D'accord, j'ai compris. Je doute que quiconque me regarde de cette façon, mais s'il y en a un, je te le dirai, c'est promis. »
« Vraiment ? Tu le promets ? »
« Oui, je le promets. »
Devant les autres, elle portait le masque de l'élève modèle et était assez stricte sur tout, mais devant moi, elle redevenait une enfant. Parfois, elle se montrait capricieuse, d'autres fois espiègle, envahissante et inquiète. En plus de ça, elle était aussi très jalouse.
Même ainsi, c'était ce qu'il y avait de plus mignon chez elle.
« Euh, Umi… »
« Oui ? »
« Euh, tu sais… J'ai vraiment, vraiment envie de le faire maintenant… »
Nos corps chauds étaient toujours en contact étroit l'un avec l'autre.
Si Umi me donnait son feu vert, il est fort probable que je me jetterais sur elle à cet instant précis.
Le diable me murmurait à l'oreille de lâcher prise et de passer à l'acte.
« … Mais, je dois me retenir, pas vrai ? »
« Mmm. »
Dommage, ce n'était pas encore le moment. Nous étions dans un bain en plein air. Il n'y avait personne pour l'instant, mais ça restait un lieu public. Si on voulait vraiment le faire, il fallait au moins être dans une chambre.
D'une certaine manière, l'ange a réussi à repousser le diable qui me soufflait ces idées et nous nous sommes légèrement écartés l'un de l'autre.
Honnêtement, j'avais vraiment envie de sentir davantage sa peau contre la mienne et je voulais qu'elle ressente la même chose, mais tout ça devait attendre la prochaine fois.
Après ça, nous avons simplement profité du bain jusqu'à être bien réchauffés. Nous avons réussi à écouter Shizuku-san et nous n'avons rien fait d'autre que nous baigner.
Cela dit, nous avions toute la nuit devant nous, une autre occasion pourrait bien se présenter.