Chapitre 60
À dix-huit heures, dans le quartier portuaire du Centre commercial spécial T&C. D’ordinaire, c’était l’heure où les ouvriers en uniforme s’affairaient avec diligence, mais aujourd’hui, la situation était différente. Des soldats de la flotte navale et des policiers de l’équipe de sécurité avaient investi le quartier portuaire et attendaient.
« Le chef de la famille Eden arrive plus tôt que prévu. Il ne faut pas commettre la moindre erreur. »
« Bien sûr, administratrice ! »
Laila Chemblin, dirigeante de facto de la ville, hocha silencieusement la tête en réponse au chef de l’équipe de gestion de crise. Le chef de la famille Eden était connu du grand public sous le nom de Lion Noir, pour sa bravoure affichée. Mais au sein des hautes sphères de MegaCorp, on le considérait un peu différemment. Laila définissait ainsi Denver Eden, le noble de Mars.
[NDT — Chamberlain a été remplacé par Chemblin]
« *Excentrique.* »
En règle générale, les humains de Noble Capital et de Première Capitale ne traitaient pas avec bonté ceux qui leur étaient inférieurs. Ils les considéraient soit comme des esclaves, soit comme des possessions, à l’image d’Akira Yujin, ou adoptaient une approche purement professionnelle, comme Laila.
Parmi les élites populaires auprès du grand public, le chef de la famille Eden était le seul qu’on pouvait juger différent.
« *À cause de lui, c’est nous qui en faisons les frais.* »
Laila gardait un visage impassible, mais la contrariété et la colère montaient en elle.
À l’origine, Denver devait arriver dans deux jours, la veille de la réunion du conseil. Mais Laila avait appris qu’il se présenterait en ville plus tôt que prévu.
« *Il veut nous offrir une petite surprise, hein ?* »
Il était évident qu’il avait organisé cette arrivée pour montrer au public à quel point il était unique.
Mais elle ne pouvait pas le laisser débarquer quand bon lui semblait. Si elle traitait mal un invité aussi populaire, les citoyens se mettraient à la montrer du doigt. Et si cela arrivait, son père, Samdam Chemblin, serait très déçu de la manière dont elle aurait géré la situation.
« *…Quel sale fourbe.* »
Tandis que Laila réprimait sa frustration et sa colère, les policiers de l’équipe de sécurité se rassemblaient de l’autre côté pour une réunion.
« L’équipe de sécurité du quartier portuaire, tout est en ordre ? »
« Bon sang, on a eu droit aux contrebandiers, et maintenant à ça. On en a vraiment bavé. »
« Merci pour tout votre travail. Oh, et William, bravo pour le rôle important que tu as joué dans la traque des contrebandiers. Sans toi, on aurait eu l’air malin devant un invité aussi important. Ha ha ! »
« …Merci. »
« Enfin, en tant que chef de l’équipe de détectives du quartier portuaire, tu es encore là pour le moment, mais tu devrais bientôt recevoir une bonne nouvelle. Tu verras. »
Tandis que William recevait les félicitations de tous, il n’avait jamais été aussi mal à l’aise.
Ils n’étaient au courant de rien. Ils n’avaient aucune idée du grave danger qui menaçait actuellement la ville.
« *…Eden.* »
Autrefois, William avait été soldat. Il n’avait pas servi dans une équipe ordinaire de gestion de crise, mais dans l’unité secrète placée sous les ordres directs de Denver Eden, où l’on expérimentait de nouveaux Mutants Hulk.
« *C’était là qu’on testait les Mutants Hulk améliorés.* »
Améliorer les Mutants Hulk revenait essentiellement à déclarer la compétition à la famille Yujin. Denver avait donc déployé de grands efforts pour garder le projet secret.
En conséquence, on avait fourni à tous les membres de l’unité une fausse identité. Sur le papier, William était enregistré comme membre de l’équipe de gestion de crise de la famille Eden.
Pourtant, aux yeux de William, Denver n’était pas un mauvais homme. Au contraire, il était étonnamment décent, presque humain, à la différence des autres membres de la classe dirigeante de MegaCorp. Officiellement, Denver niait l’existence de l’unité secrète, mais en privé, il prenait soin de ses membres, leur apportant aide et soutien.
Si cet incident n’avait pas eu lieu, William et ses collègues travailleraient encore pour Denver.
« *Si ce foutu salaud n’avait pas joué avec les spécimens…* »
L’un de ses camarades de l’unité secrète avait trahi Denver. Il s’était enfui avec le prototype du nouveau Mutant Hulk, puis avait disparu.
Heureusement pour Denver et William, la famille Yujin n’avait pas été mise au courant. Mais pour préserver le secret, l’unité avait été dissoute et William, comme ses collègues, avait dû commencer une nouvelle vie.
« *Pourvu que Son Altesse se souvienne encore de moi…* »
S’il parvenait à expliquer à Denver la situation dans laquelle il se trouvait, peut-être pourrait-il combattre et éliminer la menace qui pesait sur la ville. Tandis que William était perdu dans ses pensées, des alarmes retentirent soudain dans les haut-parleurs répartis sur toute la Terre.
C’était le signal annonçant l’arrivée d’un vaisseau.
En réponse à l’alerte, le ciel sombre au-dessus du quartier portuaire vacilla un instant. L’hologramme fut perturbé tandis que les volets à double épaisseur du port s’ouvraient.
Une ouverture de plus de deux cents mètres apparut alors dans le ciel. Les immenses volets s’écartèrent, dévoilant un gigantesque vaisseau de guerre dans toute sa splendeur.
Le vaisseau de guerre dernier cri, blanc rehaussé de bordures dorées, mesurait sept cents mètres de long et cent mètres de haut. On pouvait le voir depuis les confins de la Terre.
Éclairé par la lumière qui tombait des luminaires du plafond en forme de dôme, il ressemblait au navire d’un héros des mythes anciens.
« Enfin un nouveau modèle, après cinq ans. »
Laila murmura ces mots en découvrant le vaisseau pour la première fois. Celui-ci descendit lentement et se posa sur Terre.
Ses portes s’ouvrirent ensuite, et des individus vêtus d’armures argentées, semblables à celles des chevaliers de l’Europe médiévale, en sortirent. C’étaient les Archanges d’Eden, une unité bien connue au sein de MegaCorp.
En réalité, ils ne portaient pas de véritables armures, mais des combinaisons renforcées sophistiquées de couleur argentée. Loin d’avoir quoi que ce soit de médiéval ou de traditionnel, elles avaient été conçues ainsi délibérément par Denver, qui accordait beaucoup d’importance à son image.
« *Tout ce cérémonial…* »
Laila claqua la langue. Pourtant, du point de vue des civils au moins, la décision de Denver semblait faire l’unanimité. Tous les soldats et policiers présents sur Terre contemplaient les Archanges avec envie.
Les chevaliers descendus du vaisseau s’alignèrent, en laissant vide la place du milieu. Celui qui se tenait au centre, vêtu de l’armure la plus épaisse et la plus imposante, brandit un drapeau orné d’un lion et s’écria :
« Le grand seigneur de Mars et Lion Noir d’Eden, lord Denver Eden, est arrivé ! »
Denver descendit en dernier, conformément à cette annonce. À la différence des autres chevaliers, il portait une armure noire ornée d’or. Contrairement à eux, il avait une certaine prestance. Une fois descendu, il retira son casque et dévoila un homme à la peau noire et aux dents blanches. Il sourit et agita la main.
Laila avait préparé à la hâte les soldats et les policiers pour qu’ils respectent le protocole. Elle hocha la tête à l’intention du chef de l’équipe de gestion de crise, qui se tenait à ses côtés.
Quand celui-ci se mit aussitôt à applaudir, les soldats et les policiers du quartier portuaire poussèrent des acclamations à l’unisson.
Denver répondit à leurs vivats, serrant quelques mains et savourant les applaudissements tandis qu’il avançait tranquillement entre les rangs parfaitement alignés de chevaliers.
Enfin, deux personnes au sommet de MegaCorp se retrouvèrent face à face.
Ce fut Laila qui rompit le bref silence.
« Moi, Laila Chemblin, fille de Samdam Chemblin, salue Denver Eden, de Première Capitale, seigneur de Mars et Lion Noir d’Eden. »
« Cela faisait longtemps. Qui aurait cru que la petite fille d’autrefois deviendrait une femme aussi impressionnante ? »
« Merci. Toutefois, pour le moment, je vous prie de m’appeler directrice générale, lord Denver. »
Denver eut un petit rire en voyant son sourire et son regard courroucé. Il inspecta les alentours une nouvelle fois, puis marmonna d’un ton admiratif, comme s’il disait : « Voilà qui est bien. J’ai aussi veillé à la sécurité, vous savez. Samdam sera ravi. »
[NDT — Denver félicite ici Laila pour les dispositions de sécurité qu’elle a organisées.]
« Je vous remercie du compliment. »
« Laissez les journalistes patienter un peu. C’est pour ça que j’ai amené le prototype du vaisseau de guerre. »
« Les journalistes vous attendent déjà à l’extérieur du port terrestre. »
« Ah, vraiment ? Impressionnant ! »
Denver hocha la tête, impressionné. Laila critiqua intérieurement son attitude désinvolte, mais n’en laissa rien paraître.
« *Un jour, tu me le paieras… !* »
Bien que les sept Noble Capitals et les Premières Capitales de MegaCorp fussent collectivement connus sous le nom des Sept Grandes Maisons et des Sept Aristocrates, l’écart entre les deux classes était considérable.
Seuls les membres de Noble Capital pouvaient prétendre au poste de PDG, tandis que ceux de Première Capitale n’avaient le droit de voter que parmi les anciens et le chef de famille. Mais les Premières Capitales faisaient tout de même un usage actif de leur autorité, car les faiseurs de rois exerçaient eux aussi une influence considérable.
Denver, avec son sourire extravagant et son rire tapageur, incarnait ce genre de comportement.
Malgré la promotion cavalière de son nouveau vaisseau de guerre, il ne s’agissait que d’une mise en scène. Son véritable objectif était de mettre à l’épreuve Laila, chargée de préparer la réunion du conseil d’administration.
Laila, sa famille, T&C : étaient-ils à la hauteur pour devenir les prochains PDG ? Leur influence au sein de la famille Eden était-elle suffisante pour qu’il mise sur eux ? Voilà ce qu’il voulait découvrir.
« Ha ha, tu n’as pas changé. Toujours aussi irréprochable. »
Comme elle n’avait pas réagi de façon notable, Denver éclata de rire. C’était le signe que la première épreuve était terminée.
Laila soupira intérieurement, puis reprit la parole.
« Laissez les autres s’occuper du reste et accompagnez-moi dans la zone administrative. J’ai quelques questions au sujet du nouveau vaisseau de guerre. »
« Ce serait dommage de repartir aussitôt après avoir fait tout ce chemin. J’aimerais discuter avec les gens d’ici. »
« …Je vous attendrai. »
Puisqu’il était évident qu’il ferait ce qu’il voulait de toute façon, Laila ne s’y opposa pas. Denver s’approcha des soldats et des policiers, tout sourire.
Comme Denver était une star auprès du public de MegaCorp, de nombreux soldats et policiers lui demandaient un autographe. Malgré l’atmosphère un peu gênante, il répondait à toutes les demandes. Alors qu’il saluait la foule, un visage familier attira son regard.
« Non, toi ? Will… Non, NH01, c’est bien ça ? »
« Cela faisait longtemps, Votre Altesse. »
Denver mentionna son ancien nom de code, feignant de le reconnaître. William hocha la tête et le salua respectueusement. D’abord ravi de le revoir, Denver lui tapota l’épaule, mais une expression étrange lui traversa le visage.
« Tu as toujours été aussi maigre ? Je ne me souviens pas que tu l’aies été autant. »
« … »
À voir l’inquiétude de Denver, il était évident qu’il avait toujours de l’affection pour William, son ancien subordonné.
« *S’il s’adresse à moi de cette façon, il devrait comprendre que mon geste n’est pas anodin.* »
William prit sa décision.
« Hein ? »
Sur ces mots, William sortit un pistolet laser et le pointa contre son propre abdomen.
***
« *Hôpital.* » Si ma mémoire était bonne, la ville spatiale comptait trois grands hôpitaux capables de soigner les blessures graves. L’un se trouvait dans la zone administrative et les autres dans la zone commerciale.
« *L’hôpital de la zone administrative n’est accessible qu’aux membres de Troisième Capitale et au-dessus. William ne peut donc pas s’y rendre.* »
Le signal envoyé par le parasite venait de la zone commerciale. Comme l’hôpital et la station étaient proches, le mieux serait de passer par la ligne de métro.
« *J’ai choisi mon itinéraire, mais le problème, c’est qu’on est en début de soirée.* »
Comme il s’agissait de la zone commerciale, il y aurait encore beaucoup de monde en train de faire des achats à cette heure-ci. La proximité de l’hôpital et de la station était une bonne nouvelle, mais cela signifiait aussi qu’il y aurait beaucoup de monde autour de la station, surtout à l’approche de la fin de la journée de travail.
« *J’ai un plan, mais je n’ai pas l’intention d’affronter la ville de front. Et tuer des gens dans la station risquerait de révéler l’existence du nid.* »
« *Mais j’ai encore un peu de temps.* »
D’après le signal du parasite, William était dans un état critique après s’être blessé lui-même. Le personnel médical chercherait probablement à le sauver en priorité plutôt qu’à déterminer pourquoi il avait tenté de se faire du mal. Dans ces conditions, il y avait peu de chances qu’on lui retire d’abord le parasite.
« *Mais éviter que le parasite soit repéré risque d’être difficile.* »
Avec des blessures aussi graves, il ne pouvait pas compter sur la chance.
« *Puisque le parasite continue de me transmettre des informations, attendons la nuit.* »
En attendant, je devais réfléchir à la façon de m’introduire dans l’hôpital. C’était celui où William avait été admis après la bataille dans l’ancien complexe résidentiel.
« *À l’époque, je ne m’étais pas approché directement de l’hôpital. J’avais envoyé un policier armé infecté pour le faire sortir.* »
« *Il y a beaucoup d’androïdes dans les hôpitaux de MegaCorp.* »
Chez MegaCorp, les patients gravement blessés, ceux qui avaient besoin de modifications génétiques et ceux qui appartenaient à Première Capitale ou à une classe supérieure étaient pris en charge par des spécialistes génétiquement modifiés. En dehors de ces cas, les médecins ne s’occupaient des patients ordinaires que lorsqu’ils montaient à bord d’un vaisseau.
La plupart des patients étant soignés dans des capsules médicales, des androïdes s’occupaient d’eux à la place de personnel hautement qualifié comme les médecins.
« *Je n’aurai pas de mal à les combattre, puisque ce ne sont pas des modèles de combat, mais…* »
Les androïdes médicaux posaient problème pour une tout autre raison.
« *Tout le monde doit avoir une sonnette d’appel.* »
Lorsqu’on actionnait une sonnette médicale, le signal était aussitôt transmis à l’IA centrale de l’hôpital, qui prenait les mesures adaptées en fonction de son évaluation. Si j’attaquais un androïde et qu’il appuyait sur la sonnette, la police et l’armée seraient immédiatement dépêchées pour me capturer.
À cause de ces difficultés, même dans le jeu, les hôpitaux comptaient parmi les endroits les plus difficiles à infiltrer. Même moi, pourtant doué pour l’infiltration, je n’avais pas particulièrement envie de m’en prendre à un hôpital.
« *À moins d’avoir des capacités IEM ou de camouflage, entrer là-dedans, c’est… Ah.* »
En pensant au camouflage, une idée me vint.
La combinaison renforcée de haute qualité récupérée sur le tireur d’élite dans la zone portuaire.
Elle possédait une fonction de camouflage.
« *Si j’active la combinaison et que je l’absorbe, est-ce que l’effet de camouflage ne se déclencherait pas ?* »
Elle était principalement faite de fibres synthétiques, faciles à modifier, mais j’y avais mélangé un métal spécial pour lui donner son effet de camouflage. Elle pouvait donc s’adapter à mes caractéristiques.
« *L’Absorption du métal dure plus de vingt minutes.* »
À l’origine, elle n’aurait dû durer que vingt minutes, mais mon corps s’était encore renforcé grâce à mon état d’« Organisme parfait ». La durée devrait donc avoisiner les vingt à trente minutes.
Trente minutes, ce n’était pas rien, mais plus j’attendrais, plus la situation deviendrait défavorable, car le réseau de surveillance de l’hôpital se resserrerait.
« *Si je veux m’occuper rapidement de William, je dois d’abord connaître la structure de l’hôpital.* »
Heureusement, je pouvais me renseigner à l’avance sans me rendre sur place.
Je retournai au nid de la zone commerciale avec les petits.
[ZZZZZ ZZZ ZZ (Me touche pas)]
「Tu retournes au nid ?」
[ZZZ (Oui)]
「Silence. Ne me dérange pas.」
「?」
Numéro 26, qui m’avait vu faire la même chose dans le vaisseau spatial, comprit et emmena Adhai en s’éloignant de moi.
« *Pas besoin de vous éloigner autant.* »
Il faisait simplement preuve d’égards, inutile de le lui faire remarquer.
Je m’allongeai confortablement sur le nid et posai le menton sur sa surface gluante. Mes appendices auxiliaires touchèrent eux aussi la matière visqueuse.
Comme toujours, j’eus la sensation de flotter dans les airs, puis, tout à coup, comme si j’étais aspiré dans un trou, je fus projeté vers le bas.
C’était la sensation familière du lien. Je l’avais éprouvée de nombreuses fois.
« *Trouve l’hôpital.* »
Mes appendices auxiliaires reçurent l’ordre de repérer l’hôpital parmi les structures au sol. Les premières sensations qui me parvinrent furent les sons de la ville : les pas des passants, les clients qui faisaient leurs achats dans les magasins, les conversations dans les rues. Les bruits de la ville étaient les plus perceptibles.
Venaient ensuite des sensations qui me talonnaient de près, liées à l’odorat. Les effluves de nourriture d’un restaurant, l’odeur des vêtements en sueur des employés de bureau, celle de l’air pollué qui n’avait pas encore été purifié, et bien d’autres encore.
On aurait pu dire que la zone commerciale était, d’une certaine façon, l’essence même de la ville.
Au milieu de ce flot de sensations, je repérai l’odeur caractéristique de l’hôpital, celle qu’on associait généralement aux conservateurs ou aux désinfectants.
« *Un hôpital de huit étages, près de la station.* »
William se trouvait au troisième étage, dans la salle d’opération.
Tout le troisième étage empestait le désinfectant, mêlé à l’odeur âcre du sang et à celle des humains. La salle d’opération et l’unité de soins intensifs se trouvaient manifestement au même étage. Après l’opération, les patients entraient dans l’unité voisine pour se rétablir.
« *Tout se jouera au troisième étage.* »
Je repérai aussi soigneusement les endroits de l’hôpital où se trouvaient peut-être la salle des serveurs et l’ordinateur de l’IA centrale. C’était au sous-sol, au deuxième niveau, que les signaux électriques étaient les plus nombreux.
« *Très bien. Ça devrait suffire.* »
Une fois que j’eus compris la structure générale de l’hôpital, je coupai le lien.
Les préparatifs pour entrer dans l’hôpital étaient terminés. Il ne me restait plus qu’à attendre la nuit.
Avant la fin de la journée, William mourrait de ma main.