Chapitre 424
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[Traducteur – Seraph]
[Correcteur Draxx]
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Chapitre 423
« J’étais heureux de retrouver enfin la terre ferme… putain. »
Dans un bâtiment éclairé par des lumières vacillantes et instables, un pirate au visage balafré maugréait en regardant par la fenêtre.
Au-delà de la vitre, plusieurs vaisseaux de transport tanguaient en effectuant des atterrissages brutaux. La ville où ils se trouvaient était au cœur d’une tempête gigantesque.
« C’est quand, déjà, que ces enfoirés sont allés réparer les machines de terraformation ? »
« Même s’ils se dépêchent, ce ne sera pas terminé avant demain. »
« Putain. Deux semaines dans l’espace, c’était déjà l’enfer, et maintenant, cette foutue tempête. »
Sortir sans monter à bord d’un marcheur ou enfiler une combinaison renforcée était extrêmement dangereux par ce temps. Tant que tous les systèmes de terraformation n’auraient pas été réparés, rester à l’intérieur était la seule option sûre.
Mais pour des pirates qui n’avaient pas foulé la terre ferme depuis des semaines, la situation était inacceptable. Dopés aux drogues de synthèse, ils s’irritaient de plus en plus à mesure qu’ils en consommaient.
« D’après les officiers, dès que les réparations seront terminées, on se prépare pour une chasse. »
« Une chasse ? Me dis pas que… »
« Ouais. Apparemment, on est là pour capturer un putain de monstre. »
« Merde. Je me demandais à quoi servait toute cette cargaison. Tss. »
Le pirate balafré cracha par terre sans quitter des yeux les gouttes de pluie qui glissaient sur la vitre. À proximité, d’autres cliquèrent la langue, mécontents.
« Bon sang, c’est dégueulasse. »
« On a filé la bonne came à cet enfoiré et il la recrache. »
Les autres secouèrent la tête et tirèrent de longues bouffées de leurs vapoteuses chargées de drogue. Ces puissants hallucinogènes détruisaient peu à peu leurs organes sensoriels sous leurs yeux, mais personne ne semblait s’en soucier.
« Mais il y a quand même un truc qui cloche. »
« Et maintenant, qu’est-ce que t’as encore, putain ? »
« Non, écoutez-moi. On s’est cassé le cul dans l’espace pendant deux semaines, pas vrai ? Et on n’a même pas encore vendu ces cadavres. »
« Ils ont peut-être prévu de les utiliser autrement. »
« Quoi, tu crois que quelqu’un va baiser les cadavres ? »
« Seigneur, quel détraqué nécrophile. »
Alors que les pirates défoncés débitaient des absurdités, la porte s’ouvrit en grinçant. Un pirate entra, trempé jusqu’aux os et toujours vêtu d’une combinaison renforcée.
Le nouveau venu portait un insigne différent : il appartenait à un cartel, pas à leur équipage. La plupart l’ignorèrent, mais l’un des pirates prit la parole.
« Hé, tu bosses pour Shinoni, pas vrai ? »
« Oui. Y a-t-il un problème ? »
« Il y a un endroit sympa à visiter dans le coin ? »
« Bien sûr. Souhaitez-vous que je vous y conduise ? »
La question avait été lancée en l’air, mais la réponse se révéla étonnamment enthousiaste.
« Tu veux dire qu’il y a un endroit où aller par ce temps ? »
« Si vous comptez prendre un marcheur, mieux vaut vous préparer à mourir. »
« Inutile de vous inquiéter. C’est une installation souterraine. »
« Souterraine ? »
« Oui. Un tripot relié au réseau d’égouts. Et on n’y joue pas seulement : on peut aussi passer un bon moment avec des esclaves. »
À cette évocation, tous les pirates s’illuminèrent.
« Alors, montre-nous le chemin. Tout de suite. »
« Je vous en prie, suivez-moi. »
L’agent de Shinoni les guida plus profondément dans le bâtiment. Ils finirent par arriver devant une lourde porte en fer noir.
Quand il l’ouvrit, un passage sombre et sinistre menant sous terre apparut.
« Il y a un sous-sol ici ? »
« Je l’avais pas vu quand on est entrés. »
« Par ici, je vous prie. »
Ils suivirent l’agent du cartel dans le passage humide. Une lampe frontale était fixée à son casque.
« Beurk, c’est quoi cette odeur, putain ?! »
« C’est un égout désaffecté. J’ai entendu dire qu’il était autrefois fréquenté par les soldats stationnés ici. »
« Des soldats ? Quoi, ils faisaient des missions là-dessous ? »
« Peu probable. Ils devaient plutôt s’éclipser pour jouer en cachette. »
Désaffecté ou non, l’endroit empestait à vous retourner l’estomac. Même sous l’effet de la drogue, l’odeur — semblable à celle de centaines de cadavres en décomposition — était presque insupportable.
Une boue gluante s’accumulait sur le sol. Au moindre faux pas, on risquait de tomber dans cette saleté ; tout le monde avançait donc avec prudence.
« Hé… c’est vraiment désaffecté, hein ? Y a aucun risque que les eaux usées se mettent à déferler ? »
« Nous sommes déjà descendus ici plusieurs fois. Ce n’est jamais arrivé. »
« Si je tombais là-dedans… »
Le pirate qui avait laissé sa phrase en suspens avait encore quelque chose à ajouter, jusqu’à ce qu’il le voie.
Quelqu’un se tenait dans le couloir plongé dans le noir complet.
« C’est quoi, ce m— ?! »
« Tout va bien. Ce sont mes amis. »
Dans le faisceau éblouissant de la lampe frontale apparurent deux silhouettes vêtues de combinaisons renforcées. Elles s’approchèrent en silence et se placèrent aux côtés de l’agent de Shinoni.
« Nous avions convenu de nous retrouver ici. Nous comptions tous aller ensemble au tripot. »
Le guide du cartel parla comme si de rien n’était, puis reprit sa marche.
« …… »
Mais les pirates qui les suivaient ne pouvaient pas laisser passer ça comme ça.
Il n’y avait aucune lumière dans cet égout. Pourtant, ces deux-là avaient attendu dans le silence et l’obscurité, alors qu’ils avaient eux-mêmes des lampes frontales.
Même dans leur état second, les pirates sentaient que quelque chose clochait.
Ils commencèrent à glisser discrètement la main vers leurs armes.
« Dis donc… ils sont plutôt silencieux, tes “amis”. Tu ne trouves pas ? »
« Ils ne sont simplement pas très bavards. »
« Mouais, j’y crois pas. Peut-être qu’ils ne se taisent pas par choix. Peut-être qu’ils sont incapables de parler. »
« Pardon ? »
Le guide du cartel se tourna lentement vers eux.
« Vous nous accusez de quelque chose ? »
« J’ai entendu dire qu’il restait des séparatistes dans le coin. Comment être sûrs que vous n’êtes pas des terroristes ? »
« Si j’étais un terroriste, je vous aurais déjà attaqués. Vous croyez que j’aurais attendu tout ce temps juste pour vous tendre une embuscade ? »
« Qui sait. Peut-être que tout ça n’est qu’un piège pour nous attirer ici. »
« Ouais. Tu nous as conduits dans un endroit isolé, où vous êtes plus nombreux. Maintenant, vous comptez nous éventrer. »
Les pirates levèrent leurs armes et les mirent en joue. L’agent de Shinoni se contenta de les fixer sans un mot.
« On va discuter de tout ça dehors. Levez les mains. »
«……… »
« Vous nous prenez pour des putains d’idiots ou qu— c’est quoi, ce bordel ?! »
Soudain, le corps de l’agent se mit à trembler.
« C’est quoi, ce taré ? Il rigole ?! »
Ils comprirent vite qu’il riait. Il ricanait comme si rien au monde n’était plus drôle.
Ses deux « compagnons » n’avaient pas bougé d’un pouce ni prononcé un seul mot depuis leur apparition.
« Merde, les mains en l’air ! »
« Je vais te tuer ! »
Les cris des pirates résonnèrent dans les ténèbres épaisses. La peur y perçait : malgré leurs armes, l’atmosphère sinistre les écrasait.
L’agent du cartel, qui tremblait de rire, se tut soudain. Lentement, il leva les mains vers sa tête.
« B-bouge pas ! »
« Je retire simplement mon casque. »
« J’ai dit : bouge pas ! »
Malgré leurs ordres, aucun d’eux ne tira.
Un mauvais pressentiment les enveloppait comme un brouillard. Ils avaient l’impression qu’appuyer sur la détente libérerait quelque chose d’horrible.
Comme s’il s’y attendait, l’agent retira son casque sans hésiter.
Le faisceau de sa lampe frontale éclaira son visage : balafré, sale, couvert de barbe.
Il n’était pas si différent de celui des pirates rassemblés là.
« Je ne suis pas un séparatiste. Je ne fais pas non plus partie du cartel Shinoni. Je suis juste… »
Ses deux compagnons silencieux ôtèrent également leur casque.
Et à l’instant où les pirates aperçurent leurs visages, ils se figèrent.
Ces visages n’étaient pas humains.
Sous leur peau livide, presque translucide, quelque chose grouillait. Quelque chose de vivant, et en grand nombre.
« … un Messager, c’est tout. »
Les lampes frontales s’éteignirent. Puis les créatures vêtues de peau humaine se jetèrent sur les pirates.
Dans le noir absolu, des décharges d’énergie jaillirent brièvement, puis s’évanouirent aussitôt.
Et ensuite, il y eut un bruit.
Le son humide et poisseux de la chair qu’on déchirait et dévorait, comme un banc de poissons se repaissant d’une carcasse.
***
« Nous avons fini de déplacer toute la cargaison, patron. »
« Bien. »
Deux pirates échangèrent quelques mots dans une pièce où étaient éparpillés des objets de valeur.
L’un était Ventris ; l’autre, son supérieur, était le chef de Shinoni.
« Aucun problème pendant le déchargement, j’espère ? »
« C’était une grosse cargaison, mais je l’ai supervisé moi-même. Aucun problème. »
« Avec ton souci du détail, le déchargement a pris une éternité. »
« Euh, eh bien… »
À cette remarque cinglante, Ventris baissa la tête.
Le patron était assis dans un fauteuil ancien en acajou. Il le foudroya du regard un instant, puis balaya le sujet d’un geste de la main.
« Ça suffit. Nous avons mieux à faire que de parler de tes bourdes. »
« Merci, monsieur. »
« D’après Sutherland, cette cargaison est quelque chose que le Commandant suprême a eu beaucoup de mal à obtenir. Il ne faut absolument pas se tromper dans sa mise en place. »
« Vous voulez dire… le Commandant suprême lui-même ? »
Ventris ouvrit légèrement les yeux, surpris.
« C’est quoi, exactement ? J’en ai aperçu un bout pendant le déchargement. On aurait dit des pièces de vaisseau spatial ou quelque chose du genre. »
« Tu n’as pas besoin de le savoir. Contente-toi de la surveiller de près. Il ne faut pas qu’il y ait de problème. »
« Je veux dire… si je sais au moins de quoi il s’agit, je pourrai être plus vigilant. Un simple indice m’aiderait… »
« Hmm. »
Sutherland, le chef de Shinoni, avait insisté à plusieurs reprises sur l’extrême rareté de l’objet.
Il avait dit qu’il fallait le protéger à tout prix.
Dans ce cas, Ventris n’avait pas tort.
Il serait plus facile de garder quelque chose s’il comprenait au moins de quoi il s’agissait.
Après un instant de réflexion, le patron décida de lui en dire un peu plus.
« Je n’ai pas entendu tous les détails, mais apparemment… c’est un genre de Détecteur de distorsions. »
« Un Détecteur de distorsions ? Vous voulez dire un de ces appareils qui servent à repérer les routes de voyage supraluminique ? »
Ventris avait l’air perplexe.
Les Détecteurs de distorsions analysaient les traces énergétiques laissées par les voyages supraluminiques.
Ils coûtaient cher, certes, mais n’étaient pas si rares.
Voyant l’expression de son subordonné, le patron ajouta :
« Ce n’est pas un modèle standard. »
« Monsieur ? »
« C’est un prototype mis au point en secret par l’Union stellaire.
Moins de dix personnes dans toute la galaxie savent qu’il existe. »
« J-Je ne savais pas qu’il était si rare. »
« Ils ont dit l’avoir démonté en pièces, par précaution, au cas où l’information fuiterait. Seul le Commandant suprême sait comment l’assembler et le faire fonctionner. »
« Incroyable… »
« Bref, maintenant tu sais. Fais attention. Compris ? »
« Oui, monsieur. Je n’oublierai pas. »
Sur ces mots, la conversation prit fin.
Une fois Ventris parti, le patron s’adossa confortablement à son fauteuil.
Il avait délégué à son sous-chef toutes les préparations secondaires de l’opération.
Il ne lui restait plus qu’à attendre.
« Eh bien… »
Il se leva et sortit une bouteille du placard.
« Olympus, douze ans d’âge, hein ? Un vulgaire chef de la sécurité n’aurait pas dû mettre la main là-dessus. »
L’ancien occupant de la pièce avait été responsable des systèmes de sécurité du complexe de recherche.
Si Ventris et ses hommes avaient pu s’emparer des lieux si facilement, c’était grâce à sa coopération.
Aussitôt l’accord conclu avec les pirates, l’homme avait quitté AG-01, abandonnant toutes ces belles choses derrière lui.
« Voyons voir quel goût ça a… Hein ? »
Alors qu’il s’apprêtait à déboucher la bouteille, il remarqua quelque chose sur sa paume et fronça les sourcils.
Une traînée de substance noire et gluante maculait la main qui tenait la bouteille.
« Beurk. De la moisissure ? »
Il l’essuya négligemment sur son pantalon, puis déboucha la bouteille. Le parfum doux et riche qui s’en dégageait indiquait que le contenu était parfaitement intact.
« Ça sent bon. »
Il en but une gorgée. Le goût était exactement comme il se devait : rond, puissant et incroyablement parfumé. Ses jambes faillirent se dérober sous lui.
« … Ça, c’est de la boisson. »
Cette première gorgée le lança : il se mit à descendre ce précieux alcool comme de l’eau.
Grâce à la procédure d’amélioration génétique financée par les crédits du Commandant suprême, son corps pouvait facilement supporter les alcools forts sans s’enivrer rapidement.
Il continua donc à boire. Encore et encore.
Puis, il entendit quelque chose à l’extérieur de la pièce.
« … Hrk. Qui est là ? »
Aucune réponse.
Juste le silence.
Persuadé d’avoir mal entendu, il leva de nouveau la bouteille, mais le bruit retentit encore.
Un son.
Cette fois, impossible de se tromper.
Le rire d’un enfant.
Il posa la bouteille et saisit son arme à la place, puis s’avança vers la porte.
Le couloir s’étirait devant lui, sous une lumière vacillante.
À l’autre bout se tenait la source du bruit.
« Hein ? C’est qui, ce putain de môme ? »
Au loin se tenait un jeune louveteau à la tête de chacal.
Il ne répondit pas. Il tourna simplement les talons et disparut au coin du couloir.
Tout le bâtiment était étroitement contrôlé par les pirates de Shinoni.
Un petit chien errant n’aurait pas dû pouvoir s’y promener aussi librement.
Et surtout, ce loup… il lui disait quelque chose.
Il était certain de l’avoir vu récemment, mais ne se souvenait pas où.
« Peu importe. Je vais l’attraper et je verrai bien. »
Résolu, il se lança à la poursuite de l’intrus d’un pas agile.
Au coin du couloir, il aperçut le petit qui descendait un escalier.
Sans hésiter, le patron le suivit jusqu’au sous-sol.
Contrairement à l’étage, le sous-sol était plongé dans le noir complet.
Les lumières avaient peut-être été éteintes exprès.
Mais grâce aux gènes améliorés de son corps, il voyait parfaitement dans la pénombre.
Il se faufila avec assurance dans l’obscurité et réduisit rapidement la distance.
« Arrête-toi. »
Les paroles du patron figèrent le petit fuyard sur place.
« Toi… comment t’es entré ici ? »
Le louveteau ne répondit pas. Il se retourna lentement.
« *Hein ?* »
À la vue de son visage, quelque chose s’éclaira dans son esprit.
Quelques semaines plus tôt, le patron s’était rendu sur une autre planète avec des membres d’un autre cartel. Là-bas, il avait tourmenté puis tué une femme qui ressemblait étrangement à ce petit loup.
« Tu sais qui je suis, pas vrai ? »
« …… »
Le jeune loup ne répondit pas. Il le fixa d’un regard noir.
Ces yeux pleins de ressentiment lui apprirent tout ce qu’il avait besoin de savoir.
« Tss. Je ne sais pas comment t’as réussi à venir jusqu’i— Ghh ?! »
Alors qu’il allait lui annoncer que cet endroit deviendrait sa tombe, un choc violent le percuta. Il fut soulevé du sol et projeté contre le mur le plus proche.
« GAAAGH !! »
Le patron hurla, incapable de contenir sa douleur.
Une pointe dorée lui avait transpercé l’épaule droite et l’avait cloué au mur.
« Qu’est-ce que ça fait de goûter toi-même à la douleur que tu as infligée à ces enfants ? »
« P-Putain… AARRGH ! »
Le patron tenta de passer son arme dans sa main gauche pour riposter…
Mais échoua de nouveau.
Une patte avant de bête surgit des ténèbres et lui écrasa le bras gauche.
Même avec sa force augmentée, il ne parvenait pas à se libérer.
La force de la bête le surpassait complètement. D’un même mouvement, elle lui écrasa le bras et lui fissura le sternum.
Alors qu’il se tordait de douleur, deux lumières ambrées s’allumèrent devant ses yeux.
« Ugh… Uhhh ! »
« On a coupé les membres d’un enfant. On en a empalé un autre et on l’a brûlé vif.
Tu as ri, pas vrai ? Pendant qu’ils hurlaient. »
Ce qu’il avait pris pour des lumières, c’étaient des yeux…
Les yeux d’un immense prédateur, plusieurs fois plus grand qu’un homme adulte.
« J’ai envie de te déchiqueter sur-le-champ. »
Un bec acéré, qui dépassait entre les deux yeux lumineux, s’arrêta juste avant de lui transpercer la gorge.
Au lieu de l’achever, la bête retira son bec et sa patte avant, puis recula lentement.
« Ghk… Kof ! »
« *Je… je suis encore en vie ?* »
Alors qu’il crachait du sang et cherchait son souffle, la bête reprit la parole.
« Pour quelqu’un comme toi, la mort serait une faveur. »
À peine le soulagement commençait-il à l’envahir que le mur derrière lui se mit à bouger.
Des vrilles noires semblables à des lianes en jaillirent, s’enroulèrent autour de son corps et le tirèrent vers le mur.
« Tu mérites de souffrir encore. »
« Attends… Kuuhgh ! »
Même sa bouche fut scellée lorsque le mur liquide l’engloutit tout entier.
Il ne put pas résister. Pas une seule fois.
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[Traducteur – Seraph]
[Correcteur Draxx]
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