Chapitre 335
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[Traducteur – Seraph]
[Correcteur – Draxx]
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Chapitre 334
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Le bureau de surveillance du secteur d’Aur, situé près du joyau rouge, Berzan-02, était chargé de veiller à la sécurité de tout le secteur. Il était donc toujours en effervescence, sans jamais connaître un instant de répit.
Mais aujourd’hui, la situation était différente.
Un rapport urgent arriva soudain et le bureau de surveillance passa tout entier en état d’alerte.
« Des traces de bioportails détectées partout sur Berzan-02 ! »
« Les Outspacers affluent ! »
« Nous avons perdu le contact avec la Forteresse des eaux ! »
« Les demandes de secours se multiplient ! Que fait-on ? »
Toutes les salles de contrôle du bureau de surveillance étaient sens dessus dessous à cause des rapports qui affluaient. Les images psychiques créées par les membres du Culte envahissaient tellement la pièce qu’on distinguait à peine les visages.
Le directeur du bureau de surveillance, qui recevait les rapports de ses subordonnés, aurait voulu que cette situation ne soit qu’un mauvais rêve.
Il avait occupé pendant longtemps plusieurs postes clés de l’Empire, mais jamais encore il n’avait été confronté à une crise d’une telle ampleur.
L’invasion de Berzan-02 par les Outspacers serait un désastre qui entrerait dans l’Histoire.
« Directeur ! Que devons-nous faire ? »
« Donnez-nous vos ordres ! »
« …… »
Les Gestionnaires du savoir attendaient ses instructions, mais le directeur ne pouvait se résoudre à parler à la légère.
À ce moment-là, le conseil de l’Empire était profondément divisé entre la faction de la Providence et celle des réformistes. En tant que partisan de cette dernière, le moindre faux pas risquait de lui causer de sérieux problèmes politiques.
Bien sûr, cela ne signifiait pas qu’il pouvait garder le silence éternellement.
« D-D’abord, nous devons assurer la sécurité du gouverneur… »
« Veuillez patienter un instant. »
Une voix familière l’interrompit. Lorsqu’il tourna la tête, il aperçut la femme aux cheveux argentés du Culte qu’il avait rencontrée peu de temps auparavant.
« Capitaine Alshas ? »
La personne qui venait d’entrer dans la salle de contrôle était la capitaine Alshas, commandante du cuirassé impérial Défenseur de Berzan-02.
« J’ai échappé de justesse au désastre qui allait s’abattre sur la Forteresse des eaux. »
« Et le gouverneur ? Non, surtout, l’ancien Kisos est-il sain et sauf ? »
« Je suis désolée. Ils ont été emmenés directement par la Providence. »
« C’est impossible ! »
À cette nouvelle terrible, le directeur manqua de s’effondrer sur place. Kisos, le chef de la faction réformiste, était son mentor politique. Le voir tomber aux mains de la Providence était un coup qu’il pouvait à peine encaisser.
« Directeur, ce n’est pas le moment de rester paralysé par le choc. Si nous ne faisons pas attention, nous risquons de perdre Berzan-02. »
« V-Vous avez raison ! Il faut appeler la flotte immédiatement… ! »
Alors que le directeur s’apprêtait à donner l’ordre, Alshas s’approcha de lui.
« Vous avez l’air épuisé. Laissez-moi vous aider. »
« Q-Quoi… ? »
Elle lui murmura soudain quelque chose à l’oreille.
Il tenta de la repousser, décontenancé, mais son corps refusait de bouger.
Au même moment, la salle de contrôle s’assombrit à toute vitesse. Les membres du Culte, qui couraient dans tous les sens, ne semblaient pas remarquer cette obscurité soudaine.
Le directeur comprit alors.
Alshas l’avait soumis à une technique de contrôle mental appelée « Contrôle absolu ».
« Pourquoi ? »
Il ne comprenait pas ce qui se passait, mais personne n’était là pour lui répondre.
« Parfait. Tu t’es laissé prendre parce que je t’ai surpris. »
En voyant le directeur réduit à l’état de marionnette, Alshas eut un sourire en coin.
Le « Contrôle absolu » était inefficace sur les personnes dotées de puissantes capacités psychiques. Mais dans une situation pareille, alors que le directeur était complètement désorienté, la technique fonctionnait.
« Dans ce cas, je pourrais peut-être déployer la flotte d’élite. »
« Préparez la flotte d’élite du bureau de surveillance au déploiement. Nous frapperons les ennemis à la Forteresse des eaux. »
« Compris ! »
En empruntant la voix du directeur, Alshas se mit à donner ses ordres aux Gestionnaires du savoir.
« Amorph. C’en est fini de toi. »
Avec en renfort la légion de l’Impératrice, quatrième au classement, la flotte d’élite du bureau de surveillance et les cuirassés impériaux, même le meilleur des combattants n’avait aucune chance de l’emporter.
Convaincue de sa victoire, elle sourit en silence.
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Dans Survie spatiale, seules deux espèces utilisaient l’« essence génétique » comme ressource.
Les Outspacers, qui absorbaient l’essence génétique pour se développer en essaims, et les Amorphs, qui la consommaient afin d’évoluer sans fin.
Les premiers s’inspiraient de l’espèce monstrueuse « ZerX », issue des simulations de stratégie classiques, tandis que les seconds tiraient leur inspiration du Monstre spatial « ExRiX », dans les vieux films de créatures.
Si l’on ne considère que leurs inspirations, ces deux espèces n’étaient pas si différentes : toutes deux découlaient de races extraterrestres insectoïdes présentes dans de célèbres romans de science-fiction.
Pourtant, à les voir dans le jeu, rares étaient ceux qui les trouvaient semblables. Les Traits qu’elles obtenaient grâce à l’essence génétique différaient, tout comme leur style de jeu.
Contrairement aux Amorphs, qui combattaient seuls et évoluaient, les Outspacers privilégiaient l’amélioration de l’essaim plutôt que celle de chaque individu. Sa force dépendait de la conception de ses membres.
Par exemple, les unités qui combattaient directement étaient conçues pour infliger davantage de dégâts, même au prix d’une moindre résistance. Les unités de commandement, en revanche, peu douées au combat, étaient spécialisées dans le soutien de leurs congénères.
Les monstres volants appelés « Insectes collecteurs », qui ressemblaient à des guêpes, ne faisaient pas exception. Sur ordre de la reine, ils récoltaient l’essence génétique. Ils étaient spécialisés dans les déplacements rapides sur le champ de bataille et dérobaient l’essence des ennemis tombés au combat.
« Sssssss »
« Sssssss »
Des centaines d’Insectes collecteurs s’agrippèrent à mon corps. Ils se mirent à projeter par la bouche un puissant acide gastrique qui commença à ronger mon exosquelette.
Dans l’univers du jeu, les Outspacers ne pouvaient pas utiliser de pouvoirs psychiques. Les reines ou la garde impériale avaient peut-être évolué au point de maîtriser l’énergie, mais il aurait été impossible de conférer de tels pouvoirs aux Insectes collecteurs.
Pour autant, je ne pouvais pas me permettre de me relâcher. L’évolution des parties du corps n’avait aucune limite.
Déjà, l’acide des Insectes collecteurs creusait des trous dans mon exosquelette, pourtant résistant même aux armes à plasma.
« J’ai combiné les gènes d’un Gremlin métallique et d’une créature acide. »
Mon souffle acide était peut-être plus puissant, mais le nombre d’Insectes collecteurs capables de cracher de l’acide les rendait bien plus dangereux.
« Je ne peux pas laisser ça continuer. »
Je tournoyai dans les airs pour me débarrasser des centaines d’Insectes collecteurs agrippés à moi. Le choc les dispersa au sol.
« Éloignez-vous ! »
« Ssss ?! »
Les tentacules de Numéro 26 s’abattirent sur les Insectes collecteurs tombés de mon corps. Leurs extrémités épineuses transpercèrent les insectes comme les piquants d’une châtaigne.
En un instant, des dizaines furent tués, mais il en restait bien davantage. De nouveaux insectes apparurent pour remplacer leurs congénères tombés.
Ils semblaient considérer Numéro 26 comme la menace la plus importante et commencèrent à s’en prendre à ses tentacules.
« Aïe ! »
[ZZ ZZ (rétrécis le corps)]
Le Démon marin, dont la puissance égalait celle d’un boss de raid, possédait une défense extrêmement élevée. Mais même mon exosquelette, capable de résister à de puissantes attaques, se faisait ronger par leur acide. Numéro 26 ne tiendrait pas longtemps.
De plus, les Insectes collecteurs étaient comme des machines biologiques dépourvues de conscience et n’étaient donc pas vraiment affectés par la « Peur des profondeurs ». Numéro 26 n’avait aucune raison d’augmenter sa taille.
À ces mots, Numéro 26 réduisit sa taille à dix mètres. Pendant ce temps, je frappai avec mes tentacules corrosifs les Insectes collecteurs qui s’accrochaient autour de lui. Certains furent dévorés par mes tentacules, tandis que d’autres furent changés en morceaux de quartz par mes « Organes de Méduse ».
« Des mouches. » « Trop nombreuses. »
« Ce sont plutôt des guêpes ! »
« Guêpe. Probablement l’ancêtre de l’insecte carnivore terrestre “guêpe démon”. Dernière mention dans les archives : il y a quatre cents ans. »
Je n’étais pas le seul à m’activer : Adhai, la Mère du ciel et PS-111 s’employaient eux aussi à éliminer les ennemis.
Adhai se servait de ses ailes renforcées par l’« Armure rouge » comme de deux épées pour tailler en pièces les Insectes collecteurs. Ceux qui échappaient à ses coups tentaient de s’agripper à ses pattes arrière repliées ou à sa queue.
Au moment où les insectes ouvraient leurs mâchoires acérées pour cracher leur acide gastrique, des particules de lumière couleur agate apparurent de nulle part et les encerclèrent. Les insectes qui les touchèrent furent écrasés en plein vol comme des canettes dans une presse.
Derrière eux se tenait la Mère du ciel, les ailes couleur agate largement déployées. Elle avait tiré Adhai d’affaire et attiré les ennemis loin d’elle.
« Sssssss »
« Sss »
Des centaines de monstres volants crachaient de l’acide sur les Griffons tout en gardant leurs distances.
Même pour un combattant de haut rang, il était impossible d’esquiver toutes les attaques acides qui venaient de toutes les directions. La fourrure dorée des Griffons noircissait là où l’acide la touchait.
Ce fut PS-111, qui chevauchait au-dessus de moi, qui la tira d’affaire. D’un mouvement de sa griffe, désormais renforcée par une épée-griffe de Gallagon, il lança des lames de vent, tout en tirant des grenades de désintégration moléculaire du bout de sa longue queue.
Les Outspacers ne pouvaient pas utiliser de pouvoirs psychiques, mais chacun possédait une certaine résistance à ceux-ci. Les lames de vent ne pouvaient donc pas leur infliger de dégâts importants à elles seules.
Conscient de cela, PS-111 visa les ailes, plus fines et donc plus vulnérables que le corps.
Les Insectes collecteurs, avec leur apparence de guêpes, perdaient leur vitesse et devenaient gauches dès qu’ils avaient ne serait-ce qu’une aile abîmée. Moi ou Numéro 26 pouvions alors nous débarrasser d’eux sans difficulté.
Mes tentacules imposants et ceux de Numéro 26, à la pointe rose, dansaient dans le ciel comme dans une salle de bal. Tantôt mes tentacules corrosifs tranchaient les insectes en deux, tantôt les tentacules roses en dents de scie les saisissaient et les écrasaient.
« Nos rythmes s’accordent bien… »
Nous en tuions des dizaines chaque seconde. Pourtant, les rangs ennemis ne semblaient pas diminuer.
Cette fosse.
Je fixai la fosse qui s’était ouverte là où se trouvait autrefois le manoir d’Alshas. Les insectes continuaient d’en sortir sans fin. Un bioportail devait les invoquer depuis les profondeurs.
« Il faut détruire le portail ou… »
Le monstre qui volait avec Alshas et Isabel à son bord me préoccupait depuis tout à l’heure.
« Je n’ai jamais vu un modèle pareil. »
Son corps était enveloppé de tentacules fins et courts. Chacun portait un œil à son extrémité. Qu’ils servent ou non d’organes sensoriels, ils clignaient et s’agitaient sans relâche.
Je n’avais jamais rencontré cette forme dans le jeu. Impossible de savoir quelle essence génétique lui avait été appliquée ni de quelles capacités elle disposait.
Vu le développement de ses organes sensoriels et sa position à l’arrière, cette créature devait être la reine.
Alors que je l’observais un instant, des pieux de trois mètres de long jaillirent soudain du sol dans ma direction.
Ces immenses monstres de trente mètres de haut, les « Insectes empaleurs », étaient apparus dans les décombres du manoir et s’acharnaient à me bombarder.
Les Insectes empaleurs étaient l’une des rares créatures de l’essaim à utiliser l’énergie. Contrairement à moi, toutefois, ils ne la projetaient pas directement.
Ils faisaient plutôt circuler sans cesse d’immenses quantités d’énergie dans leur corps. La force ainsi produite leur permettait de tirer des projectiles biologiques appelés « biofichiers », des balles vivantes. D’une certaine manière, le principe était proche de celui des armes à feu.
Le problème, c’était le pouvoir de pénétration exceptionnel de ces pieux biologiques. Ils étaient redoutables contre les ennemis lourdement blindés ou les vaisseaux de guerre.
Autrement dit, avec mon armure lourde et ma capacité à voler, ces insectes me posaient de sérieux problèmes.
« Ça ne va pas. »
Avec le temps, d’autres créatures sortiraient du bioportail. Que je tue la reine ou que je détruise le portail, je devais agir.
Heureusement, j’avais l’arme idéale contre les ennemis organiques.
« Je vais utiliser la Teinte abyssale. »
Les Outspacers, une espèce composée d’armes vivantes, étaient les cibles parfaites pour cette arme. Rien ne pouvait leur être plus meurtrier.
[ZZ ZZZ ZZ ZZZZ ZZZ (Tout le monde, allez au sol et occupez-vous d’eux)]
« Tu pars ? »
[Z ZZZZZZ ZZZZZZ (Je vais balayer les Insectes collecteurs)]
Les Insectes collecteurs étaient si nombreux qu’ils risquaient d’engloutir les nôtres dans le chaos. Si j’y allais seul, je n’aurais pas à m’en soucier. Je décidai donc d’envoyer tout le monde au sol.
« D’accord. Tant que tu y es, vérifie que les Coldbloods vont bien. »
« Grand Ancien. » « Fais attention. »
À peine les autres partis, j’activai la Teinte abyssale.
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[Traducteur – Seraph]
[Correcteur – Draxx]
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