Chapitre 319
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[Traducteur – Seraph]
[Correcteur – Draxx]
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Chapitre 318
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Les Chiens spatiaux, les pillards de l’Univers impitoyable.
Orphelins, esclaves en fuite, criminels de guerre, mercenaires… Ce groupe de pirates n’avait ni famille, ni biens, ni endroit qu’il pût appeler chez lui. Il vivait au jour le jour, survivant uniquement grâce au butin du moment.
Cependant, certaines factions du groupe commencèrent à songer à « l’avenir ». Les pirates qui avaient survécu longtemps employèrent les richesses amassées lors de leurs raids à élaborer des plans à long terme pour assurer la pérennité de leur cartel.
La voie qu’ils choisirent fut de s’intégrer à l’ordre établi par les trois grandes puissances : MegaCorp, l’Union stellaire et l’Empire du Culte.
À présent que les sphères d’influence des grandes puissances étaient solidement établies, les pirates qui capturaient des esclaves ou des créatures rares n’étaient plus qu’un moyen de satisfaire une envie passagère. La zone grise entre légalité et illégalité devint le nouveau terrain de jeu des Chiens spatiaux.
La traite des êtres humains, par exemple — vendre comme esclaves ou sujets d’expérimentation les prisonniers capturés sur les vaisseaux pillés — constituait l’une des principales sources de revenus du cartel.
Deux groupes, en particulier, étaient tristement célèbres pour leur trafic d’êtres humains : le Cartel Humanity et le Cartel Satuah.
Ces groupes ne se contentaient pas de piller et d’enlever des gens ; ils occupaient des planètes entières et réduisaient leurs habitants en esclavage. Cela leur était possible parce qu’ils étaient tous deux protégés par l’Empire du Culte.
Des deux, le plus malfaisant et le plus terrifiant était le Cartel Satuah. Le Cartel Humanity, groupe relativement récent, n’avait pas encore acquis une réputation aussi sinistre.
À l’inverse, le Cartel Satuah sévissait depuis plus de quarante ans et était devenu un cartel historique et puissant. Son influence était si vaste qu’on pouvait le considérer comme un seigneur de guerre des confins de l’espace. Sa flotte et ses effectifs surpassaient ceux de tous les autres cartels.
Qui plus est, il réduisait même ses propres confrères pirates en esclavage. Pour cette raison, le Cartel Satuah était détesté de tous au sein des Chiens spatiaux.
Bien sûr, rares étaient les cartels capables de défier Satuah et, même parmi ceux-là, les principaux cartels avaient déjà noué des liens étroits avec lui.
Protégé par les grandes puissances et soutenu par les principaux cartels, le Cartel Satuah préparait son avenir. Rien dans cet univers ne semblait en mesure de le menacer.
À moins que « eux » n’apparaissent sur la planète où se trouvait le quartier général de Satuah.
« Putain, putain, putain, putain ! »
Le chef adjoint du Cartel Satuah, dissimulé dans la boue, ne cessait de maugréer.
Il n’avait aucune idée du moment ni de l’endroit où cette catastrophe avait commencé.
Les vaisseaux censés arriver pour le marché aux esclaves ne donnaient plus signe de vie, les communications avec les camps forestiers avaient été coupées, les camarades envoyés pour les rétablir tardaient à revenir, et une épidémie inconnue avait soudain éclaté… Laquelle de ces choses pouvait en être la cause ?
Non. Peut-être étaient-elles toutes responsables.
Mais cela n’avait aucune importance.
Ce qui comptait, c’était le fait indéniable que le Cartel Satuah, fort d’une longue histoire, était en train de sombrer.
« Ki-ki-ki-ki-ki ! »
« Ahhhhh ! »
« Kwa-ya-ya-ya-ya ! »
Des cris lointains, le rugissement d’une entité inconnue et des coups de feu se mêlaient dans un chaos qui tourbillonnait au-dessus de sa tête.
La veille encore, il aurait été impensable d’entendre de tels bruits. Ils provenaient du camp principal du cartel, où ses camarades se faisaient massacrer sans merci par ces êtres mystérieux.
« Qu’est-ce qu’on a bien pu faire pour mériter ça ? »
Le chef adjoint avait commis d’innombrables pillages et crimes. Les cris des victimes avaient fini par le lasser.
Pourtant, jamais il n’avait songé qu’il avait tort.
Après tout, le monde ne fonctionnait-il pas ainsi ? Les forts dévoraient les faibles. Lui, ses subordonnés et ses camarades n’avaient fait que suivre cette loi naturelle.
Tandis qu’il maudissait la cause de cette catastrophe, le vacarme au loin commença peu à peu à s’éteindre.
« … »
Longtemps après, quand les environs furent redevenus silencieux, il releva prudemment la tête hors de la boue.
La forêt, baignée de soleil lorsqu’il s’était enfui, s’assombrissait de plus en plus.
Au loin, un bruit sourd retentit, suivi du cri d’un animal. Le chef adjoint avançait très lentement, comme s’il allait tirer sur une cible au fusil de précision.
Boum, boum. Le cri de la bête se mêlait au battement de ses ailes. Ignorant ce son qui lui vrillait les oreilles, il rampait avec application. Un chasseur se trouvait plus loin dans la forêt. L’atteindre et fuir cet endroit était sa priorité absolue.
Boum, boum. Le cri, d’abord lointain, se rapprocha. Était-ce parce qu’il avançait sans bruit ? Toujours est-il que ce son particulier commença à lui taper sur les nerfs.
« Quel putain de salaud… »
Tout en pestant intérieurement, il eut soudain l’impression que ce bruit lui était familier.
Était-ce un animal vivant dans cette forêt ? Non, il avait entendu ce cri récemment.
Plus précisément, juste avant que le camp ne soit réduit en cendres.
Boum, boum.
À cette pensée, le bruit se rapprocha encore. Le chef adjoint se redressa brusquement.
Il n’était plus qu’à dix mètres de « ça ». Il tenta de se précipiter vers le chasseur.
« ! »
Une douleur aiguë lui transperça la cheville et son corps bascula en avant. À peine debout, il retomba face contre terre et fixa sa cheville.
« Hii, hii ?! »
Un tentacule rose avait jailli des buissons et s’était enroulé étroitement autour de sa jambe. La créature à qui il appartenait bondit vers lui avec un bruit sourd et apparut devant ses yeux.
« J-juste… ! »
Il n’eut pas le temps d’achever sa phrase.
La créature, qui ressemblait à une boule rose, se dilata brusquement et lui sauta dessus.
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« Celui que j’allais attraper. » « Petit être. » « Maintenant, c’est à moi. »
« Non ! Je l’avais repéré en premier ! »
« Moi. » « Vilain nain. » « S’enfuit. » « J’ai vu. »
« Tu ne savais même pas où il était parti, pas vrai ? Moi, je le savais. C’est pour ça que je l’ai attrapé en premier ! »
Numéro 26 avait vu juste.
Adhai avait perdu de vue le vilain nain en détournant les yeux vers un autre fuyard. Pendant ce temps, le Petit être, Numéro 26, avait continué à poursuivre sa cible initiale sans faiblir.
Grâce à cela, le chef adjoint pirate avait été complètement détruit, au point qu’il était difficile de reconnaître sa forme d’origine.
« Adulte. » « Céder. » « Important. » « Petit être. » « Cupide. »
« Le Grand Bébé a dit que ce qu’on attrape, on peut le manger. »
« C’est… » « Compris. »
Finalement, lorsque la conversation en vint au Grand Bébé, Adhai abandonna.
Le mâle qu’elle aimait était en sécurité, plongé dans un long sommeil. Comme il l’avait fait à maintes reprises, il s’était enfoncé dans un profond sommeil afin de laisser son corps grandir.
Le Grand être partait toujours chercher de la nourriture une fois sa croissance achevée. Adhai agissait ainsi parce qu’elle voulait s’assurer que l’être aimé ne manquerait pas de nourriture.
Et Numéro 26 faisait de même.
« Grand être. » « Quand il aura fini. » « Nourriture. » « Je veux lui offrir. »
« Si tu attrapes autre chose à manger, apporte-le. »
« Vraiment ? »
« Mange ça d’abord, puis allons en chercher davantage. »
« D’accord. »
Pour la première fois depuis un moment, ils tombèrent d’accord et décidèrent de poursuivre un autre fuyard. Numéro 26 déploya ses tentacules, prêt à engloutir d’une seule bouchée sa proie fraîchement capturée.
« Hein ? »
En faisant glisser les morceaux de viande dans son corps, Numéro 26 sentit quelque chose d’étrange. Il y avait un objet inconnu dans le cadavre.
« Qu’est-ce que c’est ? »
« Petit être, quand tu auras fini de manger, partons. »
« Oui. »
Sans savoir exactement ce que c’était, mais intrigué, Numéro 26 saisit l’objet.
Plusieurs cris brefs retentirent ensuite dans la forêt. Ceux qui les avaient poussés, le Gallagon et le Démon marin, ne retournèrent au camp en flammes qu’à la nuit tombée.
« Vous voilà ? »
PS-111, qui empilait les corps au centre du camp et recueillait les données génétiques et biologiques nécessaires, les accueillit.
« Où est-ce que je le pose ? »
« Veuillez le déposer dans ce bâtiment, là-bas. »
« Où est le Moyen ? »
« À l’intérieur, auprès de l’Amorph. Pourquoi ? »
« J’ai quelque chose à lui demander. »
« Petit être. » « A trouvé quelque chose d’étrange. »
« Quelque chose d’étrange ? »
Numéro 26 sortit l’objet qu’il tenait dans ses tentacules. PS-111 tendit prudemment ses pattes crochues pour le prendre.
« Tu sais ce que c’est ? »
« C’est une sorte de terminal portable de type Culte. Cependant, son apparence diffère des modèles habituels et des traces de pouvoir psychique ont été détectées. Il semble avoir été spécialement modifié dans un but particulier. »
« Donc, tu ne sais pas ? »
« Je n’ai pas dit que je ne savais pas. J’ai dit qu’il ne correspondait pas aux informations enregistrées. »
« Vous avez tous bien travaillé. »
« C’est le Moyen ! »
Tandis qu’ils parlaient de l’objet rapporté par Numéro 26, un Griffon sortit du grand entrepôt.
« Hmm ? Qu’est-ce que c’est ? »
« Un terminal portable récupéré par le Contrôleur principal. »
« Il a été pris à un humain. »
« Petit être. » « Vilain nain. » « Chassé. » « Réussi. » « Trophée. » « Obtenu. »
« Par “vilain nain”, tu veux dire le chef adjoint des Loups, c’est ça ? On dirait que c’est un objet qu’on lui a volé. Tu me le prêtes un instant ? »
Les yeux ambrés de la Mère du ciel brillèrent lorsqu’elle prit le terminal. Comme PS-111, elle parut légèrement déconcertée par son apparence.
« Son design est plutôt inhabituel, non ? »
« Il semble s’agir d’un modèle modifié dans un but particulier. »
« Un but particulier, hein… »
Après avoir examiné soigneusement le terminal, elle appela Numéro 26.
« Envoie-lui un peu de pouvoir ici. Pas trop, juste une toute petite quantité. »
« D’accord. Je vais essayer. »
Au contact du tentacule de Numéro 26 avec le terminal que tenait la Mère du ciel, sa couleur vira subtilement au violet pâle. Le terminal s’activa aussitôt.
« C’est bien ce que je pensais. »
En voyant le terminal s’allumer, le Loup-griffon poussa une brève exclamation.
« Qu’est-ce que c’est ? »
« Un outil qui sert à enseigner le pouvoir psychique aux espèces extérieures au Culte. Pour le comparer à quelque chose, c’est comme un livre en braille qu’on lirait grâce à des facultés psychiques. »
« Ça existe, ce genre de chose ? »
« J’en avais entendu parler… Enfin, je ne pensais pas que c’était réel. »
La Mère du ciel faillit évoquer un élément tiré d’un jeu, puis se racla la gorge et manipula le terminal.
À cet instant, tous les présents réagirent. De grandes images se formèrent soudain devant leurs yeux, projetées par le pouvoir psychique.
« Qu’est-ce que c’est ? » « Que se passe-t-il ? » « C’est bizarre ! »
« Des traces de pouvoir psychique perturbent mes organes sensoriels. »
« Que se passe-t-il ? Pourquoi tout semble si intense ? C’est incroyable ! »
Numéro 26 et Adhai, les plus puissants utilisateurs de pouvoir psychique, réagirent avec le plus d’intensité. La Mère du ciel et PS-111, dont les capacités psychiques étaient relativement faibles, ne ressentirent qu’un léger tremblement dans leur corps.
« Quand on l’active, le pouvoir psychique projette des images selon des thèmes prédéfinis. Là… hmm, on dirait un conte de fées de type Culte ? »
Comme elle l’avait expliqué, ceux qui possédaient un potentiel psychique pouvaient percevoir les images créées par le terminal. Plus leur sensibilité au pouvoir psychique était grande, plus ils en distinguaient les détails, au-delà de la simple apparence visuelle.
À cet instant, ils ne se trouvaient plus au centre du camp pirate en ruines, mais dans un palais richement décoré.
« Après comparaison avec les données enregistrées, j’ai confirmé que la structure ressemble à 55 % à celle du palais privé de l’Empereur du Culte impérial. »
« Un palais privé ? »
« Les données stockées sur ce terminal semblent concerner la “Légende du roi pirate qui assassina le tyran”. C’est l’histoire de courageux rois pirates et de héros qui punissent l’empereur, rendu fou par sa propre tyrannie. »
« Hmm, il existait donc un conte comme ça… Je n’en avais jamais entendu parler… Hein ? »
Alors qu’elle admirait l’illusion et écoutait les explications de PS-111, la Mère du ciel se figea soudain en voyant apparaître de nouveaux personnages.
Les nouveaux venus formaient un mélange d’humains, de loups, de membres du Culte, de cyborgs et d’autres espèces. Cela ne posait pas de problème en soi, mais leur genre et leurs vêtements, si.
« Q-qu’est-ce que c’est que ça ?! »
« Waouh ! De nouveaux humains ! »
« Des nains. » « Tant de sortes différentes. »
« Les espèces sont variées, mais je crois que tous les individus sont du même sexe. »
« Je sais ! »
Les femmes apparues portaient des tenues qui n’avaient rien à faire dans un décor de palais. Elles étaient incroyablement dénudées, bien plus suggestives que tout ce qu’on pouvait trouver dans les sous-sols des quartiers de plaisir.
« C-c’est de la folie ! C’est du porno ! »
À peine couvertes par ce qu’on pouvait appeler des vêtements, les femmes grimpèrent sur des lits. C’est alors que la Mère du ciel comprit ce que contenait le terminal.
Il s’agissait d’une histoire pour adultes sur fond de légende du tyran. En somme, un film pour adultes en réalité virtuelle, alimenté par le pouvoir psychique.
Ayant grandi dans son pays avec une éducation très stricte concernant la sexualité, elle comprit rapidement de quoi il s’agissait. Après tout, le jeu en réalité virtuelle qu’elle avait aimé avait autrefois été rejeté pour des raisons similaires.
« Waouh ! Les humains échangent de la nourriture avec leurs tentacules ! »
« De la nourriture ? » « Je ne vois rien. »
« Ils introduisent quelque chose dans leur corps avec leurs tentacules. Ils se nourrissent l’un l’autre comme ça ! »
« Ce ne sont pas des tentacules. »
« Ce sont des organes spécialisés ayant une fonction précise. Cependant, les placer à cet endroit est inefficace. »
En entendant la conversation des trois monstres, la Mère du ciel sortit de sa torpeur.
Pour elle, dont les facultés psychiques étaient faibles, les images à l’écran n’étaient que visuelles. Pour les autres, c’était différent. Les créatures psychiques, le Gallagon et le Démon marin, ne se contentaient probablement pas de voir les images ; elles avaient sans doute l’impression d’être réellement dans ce lieu.
Elle éteignit donc aussitôt le terminal.
« Quoi ? Cette sensation a disparu d’un coup. »
« Moyen. » « Détruit. »
« …Il n’est pas cassé, mais c’est trop tôt pour vous. »
« ? » « Moi. » « Chef du groupe. » « Suffisant. » « Adulte. »
« Moi aussi, je suis adulte. Je veux en voir davantage. »
Elle avait dit cela sans y réfléchir, mais ça ne servit à rien. Tandis que Numéro 26 et Adhai protestaient, la Mère du ciel dissimula le terminal derrière son dos.
« A-attendez… Même si vous êtes adultes, vous ne devriez pas regarder ça. »
« C’est à moi. Puisque c’est à moi, j’en fais ce que je veux ! »
« D’accord. » « Propriété. » « Petit être. » « À lui. »
« Je suis d’accord. C’est un matériau biologiquement fascinant. Je vous demande de rallumer le terminal. »
« … »
PS-111 ne sut que répondre lorsqu’il se joignit à la conversation.
En réalité, comme ils appartenaient à des espèces complètement différentes, il y avait peu de chances que le simple fait de connaître le contenu du terminal leur pose problème. Elle en avait conscience.
Mais si elle se comportait ainsi, c’était parce que les créatures devant elle étaient loin d’être de simples animaux sauvages. Des êtres dont l’intelligence dépassait celle des humains comprendraient rapidement le genre de connaissances que recelait ce terminal.
Et ils comprendraient aussi ce qu’ils pourraient faire de ces « connaissances ».
« …Après tout, ça ne me regarde pas. »
Il était évident qu’ils voulaient se rapprocher de l’Amorph, qui se préparait à franchir une nouvelle étape de son évolution.
C’était à l’Amorph de décider quoi faire de sa relation avec Numéro 26 et Adhai. En tant que tierce partie, elle n’avait aucune raison d’intervenir. D’ailleurs, elle avait pensé la même chose lorsqu’une situation semblable s’était produite autrefois.
Mais si elle agissait ainsi à présent, était-ce parce qu’elle les considérait comme des enfants ? Ou était-ce dû à une autre émotion qu’elle ne comprenait pas tout à fait ?
« Peu importe, ces images déformées ne sont pas bonnes ! »
Même si elle ne parvenait pas à trouver de raison claire, elle ne pouvait plus reculer. Elle devait arrêter ça d’une manière ou d’une autre, car nul ne savait quel effet un tel « contenu hardcore pour adultes » pourrait avoir sur ces créatures intelligentes.
Elle finit par trouver la solution parfaite.
« Oh, le Grand être n’aimerait pas ça non plus. »
« Grand être ? » « Pourquoi ? »
« Pourquoi ? C’est amusant. »
« Le Grand être n’aime pas ce genre de choses. Alors, PS-111. »
Avant que les autres puissent poser davantage de questions, elle tendit le terminal à PS-111.
« Supprime toutes les données importantes et détruis le reste. Tu te souviens de ce que l’Amorph est censé chercher ? »
« Les informations sur la vente aux enchères des pirates. Compris. »
Pour une fois, la Mère du ciel adopta une position ferme, et l’affaire du terminal fut enterrée.
Adhai, qui s’était montrée très intéressée par son contenu un peu plus tôt, sembla vite s’en désintéresser et se dirigea vers le bâtiment où la nourriture était entreposée. La Mère du ciel, elle aussi, semblait gênée de rester là et s’éloigna bientôt.
PS-111, chargé d’une mission par l’Amorph et la Mère du ciel, se mit à analyser le contenu du terminal. Alors qu’il branchait le câble pour l’examiner, Numéro 26 s’approcha.
« Ami. »
« Oui. »
« Je veux voir ce qu’il y a là-dedans. »
« Le “Moyen” a dit que l’“Amorph” n’aimait pas ça. Ça ne te dérange pas de t’attirer son ressentiment ? »
« Je ne veux pas que le Grand être se fâche ! Ce que je veux, c’est autre chose. »
« Autre chose ? »
« Oui. Si j’étudie ce que le Grand être n’aime pas, ça pourrait servir plus tard, non ? »
PS-111 hésita en entendant les paroles de Numéro 26.
« Le Grand être est le chef, donc c’est le plus fort. Mais si des méchants encore plus forts apparaissent, je devrai l’aider. »
« C’est effectivement un argument raisonnable. »
« Alors, je dois étudier. Même les choses que le Grand être n’aime pas. »
PS-111 hocha la tête, observant la méduse rose s’exprimer avec tant de logique.
« Demande du Contrôleur principal reçue. Je vais faire une copie pour que nous puissions examiner le contenu du terminal. »
« Je ne comprends pas ce que tu dis. »
« Cela signifie que je vais répondre à ta demande. »
« Waouh ! Merci ! »
« Le contenu m’intéresse aussi. Je vais l’étudier avec toi. »
« Ça a l’air amusant ! »
La conclusion fut très différente de ce que la Mère du ciel avait imaginé, mais elle ne le saurait jamais.
Pourtant, ce qu’elle redoutait ne se produirait pas.
Jusqu’à son arrivée sur cette planète, le rêve de Numéro 26 n’avait jamais changé.
Le rêve de Numéro 26 était de guider les siens et sa famille vers un bonheur et une prospérité toujours plus grands.
Et sa famille comprenait tous ceux que Numéro 26 aimait.
Pour partager le bonheur avec sa famille, Numéro 26 apprendrait tout ce qu’il pouvait.
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[Traducteur – Seraph]
[Correcteur – Draxx]
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