Chapitre 318
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[Traducteur – Seraph]
[Correcteur – Draxx]
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Chapitre 317
« Passage autorisé. »
La communication de l’agent de sécurité prit fin et l’immense porte métallique s’ouvrit. Le vaisseau aérien traversa le poste sans rencontrer la moindre résistance.
Pour pénétrer dans la « Forteresse aquatique », constituée d’une superstructure semblable à un biodôme, il fallait franchir plusieurs portes. Les murs extérieurs du dôme étaient disposés en couches, comme ceux des forteresses spatiales ou des habitats orbitaux. Mais l’échelle était incomparablement plus grande. Rien que la distance entre deux portes se comptait en kilomètres.
Et nous venions de franchir la dernière porte du mur extérieur.
« Ouf. Heureusement, tout s’est bien passé. »
« Beau travail. »
Assise dans le cockpit, Mère du ciel poussa un soupir de soulagement. À part les moments où j’avais dû intervenir, elle s’était chargée de presque tout. Ça avait dû être épuisant.
« Ta mort a permis de relâcher la vigilance des défenses. »
« C’est une drôle de façon de voir les choses. »
« Ah bon ? Moi, je trouve que tu es mort au bon moment. »
Comme elle le disait en plaisantant, les ennemis me croiraient probablement mort. C’était ce que je voulais.
« À l’origine, ce n’était pourtant pas mon plan. »
Deux facteurs m’avaient permis de mettre en scène « la mort de l’Amorph tué par une attaque du Dieu du Tonnerre ». Sans eux, j’aurais encore été en plein combat contre les ennemis.
« Ce Trait, surtout. Je ne pensais pas en obtenir un pareil à ce stade… »
« C’est fini ? » « Je peux sortir ? » « Je peux y aller ? »
À cet instant, les ondes mentales venues de l’arrière chatouillèrent mes Tentacules du monstre. C’était Adhai, qui avait passé tout ce temps dans sa cage de fer.
Elle semblait avoir plus de mal à rester immobile longtemps qu’à supporter d’être enfermée. Au début, elle s’était consciencieusement nettoyé les écailles des ailes et de la queue avec ses tentacules. À présent, elle était simplement étalée par terre.
Numéro 26 restait relativement calme, mais la couleur de son corps n’était pas très réjouissante. Un rose foncé signifiait qu’il était de mauvaise humeur. Comme Adhai, il s’ennuyait à mourir.
[ZZZ Z ZZZZ (Attends encore un peu.)]
« Ça fait déjà » « longtemps » « que j’attends. »
« Je m’ennuie. Mon ami dort sans arrêt. Je n’ai rien à étudier. »
Numéro 26 tapota de son tentacule le corps inerte de PS-111. En réalité, PS-111 avait participé à l’opération en raccordant des câbles au vaisseau aérien, mais Numéro 26 ne pouvait pas le savoir.
[ZZZZ ZZZ ZZZZ (Si vous patientez, je vous offrirai un cadeau plus tard.)]
« Un cadeau ? » « Quel genre de cadeau ? »
« Quel genre de cadeau ? »
[ZZZZZ ZZZ ZZ ZZ (Quelque chose qui vous plaira.)]
La Forteresse aquatique était des dizaines de fois plus vaste que les rues réunies de Gloire et Lumière. Naturellement, on y trouvait bien plus de créatures. Pendant que je chercherais le vingt-deuxième du classement, je pourrais leur faire goûter quelques espèces rares.
Mais elles semblaient vouloir autre chose que de la nourriture. Adhai releva légèrement son long cou et me désigna de la patte avant.
« Un cadeau » « Grand aîné » « Quelque chose » « comme ça ? »
« Moi aussi, je veux quelque chose qui brille ! »
[ZZ (Hein ?)]
« Grand aîné » « Ton corps » « a changé » « sensation » « particulière »
« C’est vrai. Le truc brillant qui gigote, c’est impressionnant. »
« Qu’est-ce que ça veut dire ? »
Mère du ciel était la seule à ne pas comprendre leurs paroles. Les autres, qui n’étaient pas affectés par les Organes d’imitation, avaient vite remarqué les changements de mon corps.
À présent, j’avais pris la forme d’un « Faible rusé ».
Ma silhouette rappelait celle d’un centaure. Mon corps était entièrement couvert de fourrure et les têtes de part et d’autre de ma tête centrale étaient plaquées contre moi comme une armure. C’était la même apparence que lors de ma précédente transformation.
Mais deux changements notables étaient apparus.
D’abord, en regardant mes bras, je constatai que seuls les petits, près de ma poitrine, étaient encore fonctionnels. C’était dû à la désactivation du Trait « Colonie parasitaire ».
Mais le changement le plus important se trouvait sur la carapace près de ma poitrine.
Sur ma carapace thoracique, on pouvait voir des motifs argentés, ondulés et scintillants. Sur la carapace noire et uniforme, ces arabesques évoquaient la Voie lactée. Elles s’étendaient sur toute ma poitrine et jusque sur mes petits bras.
La fourrure les cachait pour l’instant, mais ces motifs partaient en réalité de l’intérieur de ma carapace thoracique. Plus précisément, ils étaient reliés à mon cœur — celui de l’Amorph, pas au « Cœur de dragon ».
Ce changement soudain était dû au « Polyèdre amorphe du pillard ».
Lors de mon combat contre Si-Hyun Yujin, j’avais dévoré un composant de son équipement qui ressemblait à un cristal. En conséquence, la « Main de sangsue » que je possédais jusque-là avait été remplacée par un nouveau Trait lié à l’équipement.
Ce nouveau Trait s’appelait les « Dés du Vide ».
Les Dés du Vide étaient d’une nature très différente des Traits que j’avais obtenus grâce au Polyèdre amorphe du pillard.
Le « Fouet de Dieu », qui canalisait la puissance du Dieu du Tonnerre, et la « Main de sangsue », qui volait la force vitale des ennemis, étaient tous deux des Traits axés sur le combat.
En revanche, les Dés du Vide n’avaient aucun rapport direct avec le combat. S’ils existaient seuls, ils ne serviraient absolument à rien.
« Ça m’a sacrément surpris, au début. »
L’arme de Si-Hyun pouvait détruire l’essence génétique. Je pensais que le composant aurait un effet similaire, mais il s’était révélé tout à fait différent.
À vrai dire, il était même bien plus puissant.
Ce Trait comptait parmi les plus puissants que j’aie jamais possédés.
« Une fois activés, ils réinitialisent le délai de récupération de tous les Traits, comme s’ils n’avaient jamais été utilisés. »
Quand les Dés du Vide s’activaient, les motifs argentés se répandaient sur tout mon corps. Une fois qu’ils le recouvraient entièrement, le délai de récupération de tous mes Traits disparaissait.
Grâce à eux, même les Traits que je n’avais pas encore pu utiliser, comme l’« Organe revenant », ainsi que les restrictions de l’« Évolution organique », dont le délai de récupération n’était plus que de quelques minutes, étaient réinitialisés.
« Mais ce n’est pas tout. »
L’effet secondaire du Trait était ce qu’il avait de plus impressionnant.
Tant que les motifs argentés recouvraient mon corps, les délais de récupération et les restrictions de mes Traits disparaissaient. Autrement dit, lorsque les Dés du Vide étaient actifs, je pouvais utiliser tous mes Traits à ma guise.
J’en étais certain : je l’avais vu de mes propres yeux dans la fenêtre de texte. L’effet ne durait pas plus de 3 minutes, mais pendant ce temps, toutes les restrictions de mes Traits étaient entièrement levées.
C’est ainsi que j’avais pu utiliser simultanément le « Symbole de la Chasse » et l’« Arme biologique variable », maximisant ma défense. J’avais ainsi résisté à l’attaque du Dieu du Tonnerre, puis m’étais aussitôt échappé grâce à la navigation hypervéloce.
« Les Traits qui réinitialisent les délais de récupération sont vraiment rares… »
L’un des Vortex One possédait un Trait similaire, mais il était extrêmement difficile à obtenir, vu la nature de l’adversaire. Je me souvenais avoir eu du mal à l’acquérir quand je jouais au jeu.
À part celui-là, seul l’« Organe revenant » pouvait supprimer les délais de récupération.
Bien sûr, les Dés du Vide n’étaient pas parfaits. Ils avaient un inconvénient.
「Polyèdre amorphe du pillard (Dés du Vide) (66)」
Le nombre qui flottait dans la fenêtre de texte translucide indiquait le délai de récupération des Dés du Vide. Je devais attendre 66 jours avant de pouvoir m’en servir à nouveau.
« Vu leur nom, leur délai de récupération doit être aléatoire. »
Je ne pourrais en être sûr qu’après les avoir réutilisés, mais pour l’instant, ils étaient inutilisables. À en juger par ce nombre, leur inconvénient venait de leur délai de récupération : sa durée semblait varier au hasard.
« Le délai de récupération est variable, mais… »
L’effet du Trait était si puissant que ce n’était pas vraiment un problème. Avec lui, je pouvais désormais recourir à un éventail de stratégies bien plus large qu’avant.
« Mais où Si-Hyun a-t-elle bien pu trouver une arme pareille ? »
Ni l’arme qu’elle avait utilisée ni le composant à l’origine des Dés du Vide n’avaient jamais existé dans le jeu.
Mais puisque tout cela était devenu réel, il pouvait y avoir des choses que j’ignorais. J’avais déjà rencontré bien des éléments absents du jeu, alors ce n’était pas si étrange.
Malgré tout, son arme était incroyablement puissante. On aurait presque dit une création de joueur.
« Serait-elle liée aux Hauts classés ? »
Le premier qui me venait à l’esprit était le Haut classé hostile à Si-Hyun, celui qui occupait la troisième place. Mais ce n’était probablement pas lui.
Dans mes souvenirs, c’était déjà un homme imbu de lui-même dans le jeu. J’avais profité de son caractère à plusieurs reprises pour le combattre à mon avantage.
Un narcissique pareil remettrait une arme aussi dangereuse à ses ennemis ? Ça n’avait aucun sens.
« Et puis, ces Hauts classés ne viennent même pas de cette planète. »
Puisqu’il était venu seul à ma poursuite, il était peu probable qu’il soit lié au vingt-deuxième du classement ou aux Hauts classés du culte présents sur cette planète. Si c’était le cas, ils se seraient déjà alliés pour m’attaquer.
« Je devrai vérifier ce qui est arrivé à Si-Hyun après avoir trouvé le vingt-deuxième du classement. »
À présent, le culte avait dû convoquer Si-Hyun pour qu’elle lui annonce ma mort.
Je l’avais vue depuis l’extérieur de la zone frappée par l’attaque du Dieu du Tonnerre, mais c’était une humaine génétiquement modifiée. Même de loin, il y avait de fortes chances qu’elle m’ait vu disparaître.
De son point de vue, elle m’avait vu encaisser l’attaque du Dieu du Tonnerre, me tordre de douleur, puis disparaître complètement.
Le culte et les Hauts classés n’auraient d’autre choix que de croire les fausses informations qu’elle leur avait transmises. Après tout, elle était la dernière à m’avoir vu avant le début de l’attaque du Dieu du Tonnerre.
Même si les ennemis se méfiaient et fouillaient minutieusement les environs, ils ne trouveraient aucune trace de moi. La réaction énergétique laissée par ma navigation hypervéloce avait dû être effacée par le coup du Dieu du Tonnerre.
« Qui penserait que j’ai utilisé la navigation hypervéloce alors que j’étais frappé par l’attaque du Dieu du Tonnerre ? »
Même Mère du ciel, qui était avec moi, ne s’y attendait pas. Il était peu probable qu’un Haut classé ennemi pense à rechercher la trace de ma navigation hypervéloce.
« Même s’ils finissent par la trouver, il sera trop tard. »
Mon vaisseau aérien était déjà entré dans la Forteresse aquatique. Même s’ils fouillaient toute la zone extérieure maintenant, il était trop tard pour me retrouver.
« Moi aussi, je veux briller. »
« Moi aussi. »
Absorbé dans mes pensées, je sentis leur présence.
Ça m’ennuyait pour elles, mais le Polyèdre irrégulier du pillard était impossible à transmettre.
« Et puis, retrouver une arme pareille ne sera pas facile. »
[ZZ ZZ ZZZ ZZ ZZZZZ ZZZZ (Je ne peux pas vous donner celui-ci, mais je vous trouverai quelque chose de mieux.)]
« Vraiment ? »
« Promis ? » « Promis. »
[ZZ (D’accord.)]
À ma confirmation, elles semblèrent ravies. Adhai remua joyeusement la queue, tandis que Numéro 26 prit une teinte rose vif.
« Pff. Je vais avoir du pain sur la planche, maintenant. »
Au départ, j’avais pensé leur trouver quelques créatures rares à manger, mais vu leur réaction, il allait falloir dénicher quelque chose d’encore mieux.
À cet instant, la vitre avant, plongée dans l’obscurité, s’illumina.
L’obscurité se dissipa et la première chose qui apparut fut un vaste édifice couleur ivoire. D’immenses bâtiments, si hauts qu’ils masquaient les toits, se dressaient au-dessus de nous.
Au-delà de cette forêt de bâtiments, j’aperçus une cascade colossale. Un flot immense d’eau bleu ciel dévalait une gigantesque structure.
Ce n’était pas une cascade naturelle. Comme le biodôme, c’était une cascade artificielle aménagée sur une structure gigantesque, un chef-d’œuvre d’ingénierie architecturale du culte.
« L’eau flotte ! C’est trop génial ! »
« Nains » « Il y en a beaucoup. »
De nombreux canaux aériens entouraient la cascade. Une multitude d’aéroglisseurs y circulaient sans cesse, transportant les membres du culte depuis les bâtiments couleur ivoire.
Entre les canaux et les bâtiments s’étendaient des routes de terre, bordées de grands arbres plantés bien droit. Des membres du culte vêtus légèrement se promenaient parmi eux.
La Forteresse aquatique qui s’offrait à moi mêlait de façon singulière ruines antiques et cité futuriste.
« C’est encore plus impressionnant que dans le jeu. »
[ZZZ Z (Pas vrai ?)]
Une ville au cœur d’un désert de sable rouge, avec une cascade bleue.
J’avais enfin réussi à pénétrer dans la Forteresse aquatique.
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[Traducteur – Seraph]
[Correcteur – Draxx]
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