Chapitre 106
Roan était à moitié stupéfait.
Il avait vécu quarante ans, en comptant sa vie passée, mais c’était la première fois qu’il voyait un lieu aussi vaste et luxueux.
« Est-ce là le palais royal ? »
Des joyaux aux couleurs somptueuses étaient incrustés dans le haut plafond, et le vaste sol était recouvert d’un marbre de haute qualité.
De magnifiques symboles ornaient les murs, sur lesquels étaient suspendus plusieurs portraits.
« Es-tu surpris ? »
Io lui saisit les épaules en souriant.
Roan sourit, embarrassé, et hocha la tête.
Io, en voyant cela, pointa l’autre extrémité de la pièce.
« Ce n’est là que l’antichambre. Le véritable palais se trouve derrière cette porte. »
« Ah… »
Roan laissa échapper une exclamation étouffée.
« À quoi peut bien ressembler le vrai palais ? »
Il n’osait même pas l’imaginer.
« Roan. Nous allons bientôt rencontrer Sa Majesté… »
Alors qu’Io en était là de ses explications.
La porte est de la salle s’ouvrit.
Au même instant, des jeunes hommes aux traits similaires mais aux auras distinctes apparurent.
C’étaient le deuxième prince, Tommy Rinse, et le troisième prince, Kallum Rinse.
Ils s’approchèrent du centre de la pièce, escortés par plusieurs nobles.
Leurs visages étaient empreints de mécontentement et d’agacement.
À l’inverse, Simon, qui les observait, affichait un léger sourire.
« Prince Simon… »
Roan s’inclina légèrement avant de soupirer.
Car au moment où il vit Kallum et Tommy, il se souvint du rapport que l’agence lui avait transmis avant son départ du village de Mediasis.
C’était une courte déclaration.
Mais cela suffisait à Roan pour deviner comment la situation avait évolué.
« Le prince Simon n’a pas informé les autres princes de l’exode final. »
À cause de cela, des citoyens innocents avaient perdu la vie.
La région occidentale du royaume était devenue un champ de ruines.
« Je savais qu’il était dévoré par une ambition démesurée… »
Il ne s’attendait pas à ce qu’il ignore le sort de ses citoyens par pur arrivisme.
Non, il s’était dit, au fond de lui, qu’il était peut-être capable d’une telle chose.
Même si Simon semblait correct pour l’instant, il était de ceux qui, un jour, deviendraient un monarque fou.
« Personne ne le suivait. »
Il était cruel et frénétique à ce point.
Un monarque incapable de mener ne serait-ce qu’un seul citoyen.
Voilà ce qu’était le monarque fou.
Les seules choses qui le suivaient étaient des monstres et des morts-vivants.
« Du moins, c’est ce que je sais… »
Un goût amer lui monta à la bouche.
« Que dois-je faire… »
Il avait décidé de devenir un monarque par lui-même.
Mais pour bâtir un pays, la situation était encore bien trop précaire.
Il devait encore renforcer sa puissance pour le moment.
Dans ce processus, il se demandait comment maintenir sa relation avec Simon.
« J’ai essayé de l’aider à ne pas devenir ce monarque fou… »
Il pensait que c’était tout à fait possible s’il le surveillait et l’épaulait dès maintenant.
Mais avec cette affaire, il réalisa qu’il y avait un autre problème.
Simon n’était pas le monarque idéal qu’il espérait.
« Quelle étouffante perspective. »
Un soupir lui échappa malgré lui.
Pendant ce temps, Tommy et Kallum arrivèrent devant Simon.
« Je salue le premier prince. »
Les deux hommes s’inclinèrent légèrement.
Ils ne lui témoignèrent aucune déférence, pas plus qu’ils ne cherchèrent à s’attirer ses faveurs sous prétexte qu’il était l’aîné.
Ils agirent plutôt comme s’ils n’avaient aucun lien de parenté.
De son côté, Simon secoua la tête avec un sourire aimable.
« Hahaha ! Le premier prince… Je vous ai dit de m’appeler simplement frère. Soit, je suis heureux de savoir que vous êtes tous sains et saufs. »
Sa bouche était mielleuse, mais il cachait un poignard dans son dos.
Simon n’avait pas l’intention de révéler l’existence des espions nobles devant ses deux frères.
Il n’avait aucune raison de dévoiler ses atouts si tôt.
« Je dois absolument en neutraliser un des deux. »
Un sourire sournois apparut sur son visage.
Puis.
Boum !
Une immense porte au centre de la salle commença à s’ouvrir lentement dans un grondement sourd.
Il était enfin temps de rencontrer Deni Von Rinse, le roi.
« Hahaha ! Alors, entrons ensemble, voulez-vous ? »
Simon était parfaitement détendu.
Il commença à avancer, devançant Tommy et Kallum.
« Maudit soit-il. »
« Il joue les saints. »
Les visages des deux princes se crispèrent.
Les nobles qui suivaient les trois princes se déplacèrent également, l’air contraint.
Les visages de ceux qui suivaient Simon étaient radieux, tandis que ceux des autres semblaient plus tourmentés.
Parmi eux, notamment, se trouvait le Comte Jonathan Chase, qui entretenait une inimitié avec Io Lancephil.
« Maudit soit-il. Il a la vie dure, celui-là. »
Ses yeux bleus dardèrent un regard assassin dans le dos d’Io.
De son côté, Io ne prêtait aucune attention à des individus comme Jonathan.
Son seul intérêt était Roan.
« Tu ne dois pas manquer de manières. »
« Oui. J’en tiendrai compte. »
Roan écouta les paroles d’Io et hocha la tête.
Les nobles qui suivaient Kallum et Tommy virent cela et froncèrent les sourcils.
« Qui est ce bleu ? »
« C’est la première fois que je vois ce type. »
« Ce jeune bâtard va rencontrer Sa Majesté ? »
Ils avaient reçu des rapports sur les mérites de Roan, mais ils ne savaient pas à quoi il ressemblait.
Le seul qui le savait était Jonathan.
« Alors ce bâtard, c’est ce Roan. »
Celui qui avait causé la chute de Benjamin Doyle, sur qui il comptait pour prendre le contrôle de la région orientale.
« Maintenant que j’y pense, qu’est-il arrivé aux bâtards qui se sont infiltrés sous les ordres de ce gamin ? »
Cela faisait un bon moment qu’il avait envoyé des subordonnés brillants et compétents dans la région de Tale.
Il avait reçu quelques brèves lettres, mais elles ne lui avaient été d’aucune utilité.
« Tss. Il faudra que j’enquête. »
Jonathan fronça les sourcils et claqua de la langue.
Boum !
Une fois entrés, les portes se refermèrent derrière eux.
« Ah… »
Roan laissa échapper une exclamation.
Et ce n’était pas parce que la salle était luxueuse.
Au contraire, elle était petite et sans fioritures comparée à l’antichambre.
« Mais je ne sais pourquoi, je ressens une telle majesté. »
Il n’y avait ni joyaux luxueux, ni objets dorés, ni symboles ostentatoires.
La pièce, simplement décorée de marbre et de bois, était sobre et exiguë.
Pourtant, il ressentait une pression incroyable émanant de cette simplicité.
« Voici le véritable palais. »
La voix d’Io résonna.
Roan comprit le sens de cette déclaration.
Ce n’était pas le luxe qui faisait la grandeur.
« La majesté ne vient pas de la décoration. »
Un palais est un palais.
Une salle royale est une salle royale.
Il comprit alors, instinctivement, ce qu’était la famille royale.
C’était une autorité forgée par des dizaines et des centaines d’années d’histoire.
Sur les côtés de la salle, des chaises en bois et en cuir étaient disposées.
C’est là que les comtes, ducs, marquis et autres nobles importants étaient assis.
Au centre de la pièce, un autre siège était placé ; il n’était pas luxueux, mais sa taille imposante imposait le respect.
« C’est le trône du roi. »
Roan déglutit, la gorge sèche.
C’était la première fois qu’il se trouvait dans la salle royale, même en comptant ses deux vies.
Puis, le grand chambellan, le Vicomte Logan Dayle, frappa trois fois le sol de marbre avec un grand bâton.
« Le soleil du royaume, le représentant de Dieu, Krea Deni III, Sa Majesté, arrive. Loyaux serviteurs du royaume, montrez votre déférence. »
Aussitôt après, tous les nobles assis se levèrent.
Ils s’inclinèrent vers le trône.
Et bientôt, un vieil homme apparut, le visage illuminé par un rire.
C’était le roi du royaume, le père de Simon, Tommy et Kallum, Deni Von Rinse.
« Hohoho. »
Un rire agréable à entendre résonna.
C’était le rire caractéristique de Deni III.
« Asseyez-vous, tout le monde. »
Une voix douce s’éleva.
Les nobles s’inclinèrent à nouveau avant de s’asseoir avec précaution.
Deni III regarda les trois princes qui se tenaient poliment debout et écarta les bras.
« Oh ! Mes fiers enfants. »
Il semblait sincèrement heureux.
« J’ai appris que vous aviez mené la soumission à bien. Et bien sûr… »
La fin de sa phrase s’étouffa.
« Les mérites de chacun diffèrent. Hohoho. »
Il prononça ces mots comme s’ils n’avaient aucune importance.
Mais les visages de Tommy et Kallum se crispèrent.
À l’inverse, un léger sourire flottait sur les lèvres de Simon.
« Grand Chambellan. »
À l’appel de Deni, Logan s’inclina légèrement.
Le roi s’appuya contre son immense siège et fit un signe de la main.
« Écoutons les rapports des trois princes, voulez-vous ? »
« Oui. »
Logan répondit brièvement avant de brandir un immense parchemin.
« Je commencerai par les mérites du premier prince, Simon. »
Après cela, Logan énuméra les innombrables batailles sans même reprendre son souffle.
Et plus le rapport s’éternisait, plus les nobles tremblaient.
« Ho ! C’est encore plus impressionnant que ce que nous avions entendu. »
« C’est vraiment écrasant. »
« Je savais que les capacités du premier prince étaient grandes, mais à ce point… »
Les nobles étaient partagés entre joie et amertume.
« C’est terminé. Voici maintenant le rapport du deuxième prince, Tommy Rinse. »
Entre-temps, Logan termina le rapport de Tommy et entama celui de Kallum.
« Vient ensuite le rapport du troisième prince, Kallum Rinse. »
Et à la suite de cela, le rapport de Kallum fut également exposé.
Les deux hommes avaient accompli d’excellents mérites.
Mais comparés à Simon, ils étaient bien trop en retrait.
« Même en unissant leurs forces, ils n’atteignent pas les mérites du premier prince. »
« De plus, la contre-attaque qu’ils ont subie au dernier moment était trop lourde. »
« On dit que la région occidentale est devenue un champ de ruines. »
Des voix pleines de regrets s’élevaient de partout.
Et plus cela durait, plus les visages de Kallum et Tommy s’assombrissaient.
Même à leurs oreilles, les mérites de Simon étaient écrasants.
« Il y avait une telle différence ? »
Leurs visages devinrent rouges.
Ils étaient embarrassés, furieux et agacés.
« Avec ceci, je conclus les rapports de mérite. »
Logan laissa échapper un profond soupir et posa le parchemin.
À cet instant.
Clap ! Clap ! Clap !
Deni III se mit soudainement à applaudir.
Les nobles le regardèrent, confus, avant de suivre son exemple avec un temps de retard.
Clap ! Clap ! Clap ! Clap !
Le son des applaudissements remplit toute la salle.
« Incroyable. Vous êtes tous les trois incroyables. »
Deni III continuait de rire.
« Mais bien sûr, le meilleur d’entre vous… »
Ses yeux se plissèrent d’une manière étrange.
« C’est Simon. »
Une déclaration.
C’était une déclaration du roi qu’on ne pouvait ignorer.
Simon s’inclina.
« J’ai simplement fait de mon mieux. »
« Non, c’est vraiment incroyable. Vraiment incroyable. »
Deni III rit bruyamment et hocha la tête.
Et les nobles soutenant Simon rayonnèrent.
À l’inverse, les nobles suivant Kallum et Tommy avaient le visage crispé.
Puis.
« Mais au fait, vous avez dit que quelque chose d’étranger à la soumission s’était produit ? »
Demanda Deni III d’une voix douce.
Un sourire apparut sur le visage de Simon, toujours incliné.
« Il parle de la rébellion. »
Il jeta un coup d’œil rapide vers Tommy et Kallum.
Leurs visages étaient désormais totalement décomposés.
« C’est un plaisir à voir. »
Simon renifla et releva la tête.
« Un groupe de nobles a levé ses lames contre moi. »
« C’est vrai. J’ai entendu dire qu’il s’agissait de Luke Aip et Mito Posis. »
À ces mots, Tommy trembla légèrement.
« Personne ne sait que Luke et Mito sont mes espions. »
Tommy se força à rester calme.
Puis, la voix de Simon s’éleva.
« Ils ne se sont pas contentés de lever leurs lames contre un prince, ils ont aussi commis des actes ignobles et répugnants. »
« De quoi s’agissait-il ? »
Deni III haussa un sourcil.
Simon sortit quelques lettres de sa poitrine et les tendit à Deni III.
« Lisez ceci. »
Sur ordre de Simon, Deni III prit les lettres et commença à les lire lentement.
Plus il lisait, plus son visage se crispait.
Tommy, qui observait la scène en se demandant ce qui se passait, devint livide.
« C-c’est ! »
L’enveloppe des lettres lui était trop familière.
« Ce sont celles que j’ai envoyées à Luke et Mito. »
C’étaient des lettres leur ordonnant de rester près de Simon pour le surveiller.
« Mais cela suffit à prouver que Luke et Mito étaient mes espions. »
Quoi qu’il en soit, leur rébellion serait perçue comme étant de son fait.
Ses mains et ses pieds devinrent glacés.
« C-comment ces lettres sont-elles arrivées entre les mains de Simon… »
Ses yeux roulaient anxieusement.
Pendant ce temps, Deni III termina de lire les lettres et regarda Simon et Tommy.
« Le contenu de ces lettres est-il vrai ? »
Tommy, incapable de répondre comme il l’aurait souhaité, se contenta de regarder Simon.
Deni III demanda à nouveau d’une voix courroucée.
« Est-il vrai que Luke Aip et Mito Posis ont visé votre gorge après avoir reçu l’instigation de Tommy ?! »
Boum !
Une onde de choc sembla traverser la salle.
Tout le monde fut sous le choc.
Et pour Tommy, en particulier, c’était trop.
« Instigation ? Quelle instigation ? Je n’ai jamais envoyé de… »
Alors qu’il en était là de ses pensées.
Simon sourit brillamment et secoua la tête.
« Non. Cette lettre est un faux fabriqué par Luke et Mito. »
« Un faux ? »
Deni III fronça les sourcils.
Simon hocha la tête et regarda Tommy.
« Luke et Mito ont essayé de me séparer de mon frère avec ces simples lettres. C’est vraiment une chose ignoble et répugnante à faire. »
Ses yeux froids firent mal aux yeux de Tommy.
Tommy déglutit nerveusement, la gorge sèche.
Deni III brandit les lettres et demanda.
« Est-ce vraiment vrai ? »
C’était une voix qui posait une question.
Simon hocha la tête.
Mais il regardait toujours Tommy.
« Bien sûr. Pourquoi mon frère, Tommy, voudrait-il me tuer ? N’est-ce pas, Tommy ? »
Encore une fois, c’était une voix qui posait une question.
Tommy se mordit la lèvre inférieure.
« Simon. Tu joues avec moi ! »
Mais il ne pouvait pas agir comme il le souhaitait ici.
Il força un sourire et hocha la tête.
« B-bien sûr. Quelle raison aurais-je de faire du mal à mon frère aîné ? »
Il utilisa même le terme « frère aîné », qu’il n’employait jamais.
« On dirait que tu es sous pression. Kuk. »
Simon ravala de force le rire qui voulait sortir.
Son regard se déplaça naturellement vers Kallum.
« Pendant que nous capturions Luke et Mito, des bâtards comme Elton Coat et Gary Renard, qui suivaient Kallum, se sont échappés. »
C’était une information qu’il avait apprise grâce à un rapport de Roan, alors qu’il nettoyait le champ de bataille.
« Fils de p*te. »
Il grinça des dents.
Mais grâce à cela, il avait gagné un bon atout.
« Kallum. Tu penses la même chose, n’est-ce pas ? »
« Oui. Oui, bien sûr. »
Kallum répondit précipitamment avant de froncer les sourcils.
« Simon, ce bâtard. Il n’aurait pas les lettres que j’ai données à Elton et Gary, par hasard ? »
Des émotions aigres montèrent en lui.
Si ces lettres étaient révélées ici, il serait acculé.
Car c’était lui qui avait utilisé Luke et Mito pour provoquer cette rébellion.
Mais heureusement, Simon ne dit rien et se contenta de regarder Tommy et Kallum tour à tour.
C’était une forme de menace et de pression.
« Attends un peu. Je vais vous ficeler comme il faut. »
Le sourire sur les lèvres de Simon devint encore plus dense.
Il avait posé le piège pour l’instant.
Maintenant, il n’avait plus qu’à voir qui tomberait le plus dedans.
« Oser faire une chose pareille. »
Bang ! Deni III frappa la table, le visage rouge de colère.
Simon s’inclina comme s’il n’attendait que ça.
« Ne vous en faites pas trop. Ces bâtards ne sont plus de ce monde. »
« Mmm. »
Deni III se força à se calmer avant de hocher la tête.
« C’est vrai. Vous avez bien géré la situation, même dans ces conditions difficiles. Vous êtes vraiment formidable. »
Les compliments affluaient.
Son état d’esprit initial était bon, mais comme il était incompétent, Deni III ne savait pas comment agir correctement dans certaines circonstances.
Il se contenta de hocher la tête aux paroles de Simon, s’énerva, puis ressentit de la joie.
Il se demandait simplement s’il avait quelque chose à offrir à son fils aîné, si fiable.
« Ah ! »
Son visage s’éclaira.
« Les terres d’Aip et de Posis sont devenues des domaines sans maître. »
Dit-il d’une voix excitée.
« Simon Rinse. Je vous donne les territoires d’Aip et de Posis pour avoir parfaitement mené la soumission et surmonté une situation difficile. »
« Ah… »
Des exclamations s’élevèrent de partout.
Comme les territoires d’Aip et de Posis appartenaient à des barons, ils n’étaient pas très vastes.
Mais leur emplacement était le problème.
Les deux territoires étaient situés entre la capitale de Miller et les plaines de Pedian, ce qui en faisait des terres fertiles et stratégiques.
Si Simon donnait ces deux territoires à deux nobles qui le soutenaient, les nobles de la région nord du royaume devraient passer par les forces de Simon pour entrer dans la capitale de Miller.
« En cas d’urgence, je peux bloquer le passage pour couper parfaitement la route aux nobles soutenant Kallum et Tommy, qui sont également situés dans la région nord du royaume. »
Simon sourit devant cette récompense bien plus grande que ce qu’il avait imaginé.
Tommy, Kallum et les nobles qui les soutenaient connaissaient également cette vérité.
Mais ils ne pouvaient s’y opposer.
« Maudit soit-il. Il dit qu’il donne les territoires des nobles rebelles à celui qui les a réprimés. Il n’y a aucune raison de s’y opposer. »
« Si on fait un faux pas, les lettres du prince Tommy pourraient être sorties. »
« Mieux vaut garder le silence ici. »
Un silence inconfortable s’installa partout.
De son côté, Simon s’inclina avec une expression radieuse.
« Merci, Votre Majesté. »
« Non. Non. C’est vous qui avez accompli les plus grands mérites, et ce n’est pas assez. »
Deni III ne pensait pas terminer la cérémonie de remise des mérites ainsi.
Puis, Simon se retourna et secoua la tête.
« Votre Majesté. Je n’ai pas mené la soumission et la capture des rebelles seul. La raison pour laquelle j’ai pu accomplir de tels mérites est l’aide de plusieurs personnes. »
Il parla avec une attitude et une voix humbles.
Les paroles de Simon continuèrent.
« Surtout parmi eux, il y a quelqu’un qui a accompli un mérite si grand qu’il en est inimaginable. »
Aussitôt après, Deni III sourit brillamment et hocha la tête.
« Aha ! Si c’est de ce rapport dont vous parlez, j’en suis très conscient. Ce… Ro, Roan, n’est-ce pas ? »
« Oui. C’est exact, Votre Majesté. »
Simon hocha la tête et pointa son dos de la main droite.
Io, Tio, Ralph, etc., se déplacèrent sur les côtés comme s’ils n’attendaient que ça.
À cet instant, Roan, qui se tenait tout au fond, apparut.
Il avait un visage enfantin mais viril.
Ses yeux profonds et clairs brillaient.
Deni III et les autres regardèrent tous Roan.
« Ce gamin, c’est Roan ? »
« J’ai entendu dire qu’il était aussi grand qu’un monstre… Il semble que ce ne soit pas vrai. »
« Ce gamin a accompli ces mérites incroyables ? »
« Hoho. Pour que ce bleu ait sauvé la vie du prince Simon. »
Tout le monde affichait une expression d’incrédulité.
Puis, la voix de Simon s’éleva.
« Il a accompli les plus grands mérites dans cette soumission et a sauvé ma vie… »
C’était une voix pleine de force.
« Il s’agit de Roan Tale. »
Aussitôt après, Roan s’avança lentement et se tint aux côtés de Simon.
Il s’agenouilla avec une posture posée et confiante, et salua.
« Roan Tale salue Votre Majesté. »
< Amendement (2) > Fin
Traducteur : Subak
Correcteur : st8_lupe.