Chapitre 63
Chapitre 63 - [Événement] [Clubs parascolaire] Layla Adriana Tarmias
Traduction: Moonkissed
« Qu'est-ce que tu as dit ? »
Alfred parla à voix basse, articulant chacun de ses mots.
Une réplique vraiment minable.
Il avait bien entendu Jayden, mais il lui reposa la question pour l'intimider.
« Je... je viens de dire qu'on avait prévu de regarder la course avec Edward. »
Jayden bégaya, mais tint bon.
Était-ce à cause du statut d'Alfred ?
Ou peut-être parce qu'il savait qu'Alfred était plus fort que lui ?
Je ne sais pas exactement pourquoi, mais Jayden était clairement nerveux.
Milleia se tenait légèrement derrière Jayden ; elle lui serrait le bras comme pour l'empêcher de parler davantage. Son visage affichait une expression conflictuelle.
Lyra ne semblait pas être là, ils étaient donc seuls pour faire face à Alfred.
Désolé.
J'avais oublié Thomas, qui était à côté d'Alfred.
Plus le temps passait, plus je me convainquais que Thomas était la maîtresse d'Alfred. Je veux dire, il était toujours avec Alfred, c'était bizarre ! Même dans le même club maintenant !
Loid était également proche d'eux, mais il faisait partie du Club de Combat des Familiers. Heureusement, je ne l'ai pas rencontré, sinon cela ne se serait pas bien terminé.
[<Pour toi ?>]
‘Pour lui !’
[<N'est-il pas plus fort que toi ?]
‘C'est juste pour l'instant, et une bataille ne se gagne pas seulement par la force.’
[<On dirait l'excuse typique des faibles.>]
Cette déesse inutile...
C'est dommage que je ne puisse pas la battre.
« Qu'est-ce que ça a à voir avec ma question ? Tu peux regarder avec Falkrona autant de temps que tu veux. Milleia était la seule que j'avais invitée. »
Je me concentrai à nouveau sur la conversation.
Alfred demanda à Milleia de l'accompagner pour regarder la course ensemble, mais Jayden intervint, bien sûr, poliment envers Alfred, car ils avaient probablement prévu de regarder le match avec moi et Lyra et nous attendaient.
Dans le jeu, ils n'attendaient que Lyra, donc il n'y a pas eu de changement significatif dans le déroulement de la dispute.
« Votre Altesse... Milleia est avec nous. Nous avions déjà prévu de regarder la course ensemble... vous pouvez regarder avec nous si vous voulez... »
« Comment oses-tu ! »
C'est Thomas qui interrompit Jayden avec colère.
Il ne pouvait pas laisser passer une telle insulte envers son « amant ».
« Tu t’adresses à l'héritier du trône du royaume de Celesta. Prends garde à ton statut et à tes paroles. »
Je pouvais sentir que Thomas se retenait de cracher un mot comme « paysan » ou « roturier », car il connaissait l'affection d'Alfred pour Milleia et savait que cette dernière était une roturière.
C'est dingue, ce culot...
Comment peux-tu changer autant de personnalité pour quelqu'un d'autre... ?
[<C'est l'hôpital qui se moque de la charité ?>]
‘Tais-toi ! Je le fais uniquement pour éviter la destruction de ce royaume !’
[<Cela ne représente sûrement que 1 % de ta motivation. Les 99 % restants sont pour ta propre survie.>]
Me considérait-elle comme une bête sans cœur ?
« S'il vous plaît, arrêtez. »
Milleia trouva enfin le courage de parler.
Elle avait une très bonne impression d'Alfred, elle se demandait donc comment le refuser sans le décourager, même si je doutais que ce prince idiot puisse être découragé pour si peu. C'était simplement la façon naïve dont Milleia jugeait les gens.
« Je m'excuse, Votre Altesse. »
Milleia pencha légèrement la tête.
« J'ai déjà promis à mes amis que je regarderais avec eux... Si vous êtes prêt à nous pardonner, je promets de le regarder avec vous la prochaine fois... »
Son ton innocent, associé à son regard coupable, aurait pu faire fondre le cœur le plus froid.
Imaginez les dégâts causés à Alfred, qui éprouvait déjà une certaine affection pour elle...
« C-C'est bon, Milleia. »
Alfred bégaya.
Ce type était-il vraiment le futur roi de notre royaume ?
Était-il acceptable de lui confier les rênes du royaume ?
Ces pensées me traversèrent l'esprit ; après tout, j'allais vivre ici.
« Ahahaahaha ! »
Juste après la réponse naïve d'Alfred, un rire bruyant retentit dans le hall de réception.
C'était un rire moqueur.
Il était venu, comme prévu.
Ronald Trueheart.
Le petit frère de Louisa Trueheart.
Alfred était sans aucun doute l'homme que Ronald détestait le plus....
Et ce n'était pas la fin.
À côté de lui se trouvait le pire cauchemar d'Alfred.
La méchante, Layla Adriana Tarmias.
Ils avaient probablement tout entendu, de l'invitation d'Alfred à Milleia jusqu'à son dernier bégaiement.
Elle n'avait pas l'air très réjouie.
« Regarde-toi, Alfred ! C'était quoi cette voix pathétique ?! Je l'ai confondue avec celle de ma femme de chambre ! Ahahaha ! »
Ronald éclata de rire une fois de plus.
Le visage d'Alfred devint rouge en un instant à cause de la honte et de la colère.
C'était la première fois qu'il réagissait ainsi aux insultes de Ronald. Probablement à cause de la présence de Milleia. Il se comportait toujours de manière cool devant elle, mais Ronald détruisit cette image avec ses mots.
« Votre Altesse ? »
Vint ensuite Layla.
Elle ignora le rire bruyant de Ronald.
Non.
Elle ignora complètement la présence de Ronald et marcha comme une vraie dame vers Alfred, les mains jointes derrière le dos.
« Puis-je savoir pourquoi vous n'avez pas pensé à m'inviter ? »
Elle pencha la tête avec un sourire.
C'était un sourire séduisant, mais seul son sourire était séduisant. Le reste de son visage ne montrait aucune expression.
« Layla... Je suis libre d'inviter qui je veux. »
Alfred déclara en détournant le regard.
Il savait bien s'y prendre avec Layla, mais...
« Oh ? En effet, Votre Altesse, vous êtes libre d'inviter qui vous voulez, mais n'est-il pas préférable d'inviter une dame de votre rang ? »
Elle jeta un regard furtif à Milleia.
Incidemment, Jayden détourna son visage rouge lorsque Layla le regarda avec un sourire sur ses lèvres rouges. Il ne savait pas que ce n'était pas un vrai sourire. C'était le sourire qui l'empêchait de se déchaîner.
« Le statut n'est qu'un mot à l'intérieur de l'académie. Je ne me suis pas abaissé à faire la distinction entre les nobles et les roturiers. Je les considère tous de la même manière, comme un vrai noble devrait le faire. »
Alfred donna une réponse parfaite sans laisser transparaître la moindre faiblesse que Layla aurait pu exploiter. Il n'était pas prince pour rien.
Le regard que Milleia portait sur Alfred changea légèrement pendant une fraction de seconde lorsqu'elle entendit ses paroles.
Ne crois pas ce qu'il dit !
Il essaie simplement d'échapper à l'interrogatoire de Layla en racontant des conneries !
Ce n'est pas bon.
Elle allait vraiment tomber amoureuse de lui si cela continuait ainsi.
Les yeux de Layla se plissèrent légèrement devant le mensonge flagrant d'Alfred.
Elle connaissait très bien Alfred ; il ne mentirait jamais sur une question aussi insignifiante, bien sûr... seulement si c'était une question insignifiante pour lui...
« Oh, je vois. »
Layla applaudit pour montrer qu'elle comprenait, mais elle haussa les sourcils d'étonnement dès qu'elle eut dit cela.
Cette fille...
Sans sa personnalité, elle aurait été parfaite.
Ses manières, son étiquette et son comportement étaient irréprochables, tout comme son arsenal d'expressions faciales et de mots. Il ne pouvait y avoir de noble dame aussi parfaite qu'elle. Elle savait exactement comment agir et comment obtenir une réponse simplement en utilisant ses mots, son ton et son talent d'actrice.
« Mais Votre Altesse, pourriez-vous me dire pourquoi vous avez choisi cette charmante jeune fille ordinaire comme interlocutrice ? Si vous aviez besoin de quelqu'un avec qui converser, vous aviez plusieurs options. Je me souviens que vous aviez un serviteur dévoué toujours à vos côtés. »
Thomas grinça des dents.
« Pffft... »
Je me couvris la bouche lorsque Layla désigna indirectement Thomas.
Oh, bon sang, elle était vraiment douée.
Elle n'avait pas une très haute opinion de Thomas, même s'il était l'ami de son bien-aimé, car elle savait qu'il aidait Alfred à éviter toute discussion supplémentaire sur leurs fiançailles. Elle ne se retenait donc pas du tout.
« ... ou si vous en aviez assez de la compagnie masculine et que vous aviez besoin d'une femme intelligente, drôle et charmante, alors, sans présomption, Votre Altesse, je suis peut-être celle qu'il vous faut. »
« ... »
Cette fois, Alfred ne put répondre.
Tout le monde autour d'eux resta sans voix devant la façon unique et rusée dont Layla s'exprimait.
[<Ton rythme cardiaque dépasse->]
‘Tais-toi.’
Je devais juste m'y habituer.
« Ne t'inquiète pas, Layla. Si ce type ne veut pas discuter, je serai ravi de t'accueillir comme interlocutrice. »
Ronald, alias LaylaSimp, dit avec un large sourire.
Je pense qu'il n'avait toujours pas remarqué la mauvaise humeur de Layla.
Comme Alfred ne répondait pas, Layla perdait peu à peu son calme.
« Vous avez perdu votre langue, Votre Altesse ? »
Layla ignora Ronald et taquina Alfred avec un petit rire.
De toute évidence, son rire n'avait rien d'humoristique.
« Je... j'ai choisi Milleia parce que je la connais. »
« ! »
Mais qu'est-ce que c'est que ça ?
Dans le jeu, il ne répondait pas, et Layla partait en souriant !
Pourquoi cet idiot a-t-il répondu ?
[<Comme tu l'as déjà dit, Amael. Comme Alfred et Milleia se sont rencontrés grâce à toi, les sentiments d'Alfred pour Milleia sont peut-être plus profonds que ce que tu as pu voir dans ton jeu.>]
Les paroles de Cleenah me ravirent un souvenir.
C'était grâce à Lyra qu'Alfred et Milleia s'étaient parlé plus tôt, mais Lyra avait dit cela pour m'agacer, ce qu'elle n'avait pas fait dans le jeu, car elle ne m'avait jamais abordé dans le jeu...
« ... »
Le sourire de Layla s'est effacé...
Putain !...
pour réapparaître comme par magie quelques secondes plus tard.
Elle allait choisir la voie « Je vais torturer et tuer Milleia » plus tôt si cela continuait ainsi.
« Milleia ? »
Layla a posé son doigt sur son menton comme si elle réfléchissait à quelque chose.
Non...
Ne fais pas ça...
Layla se tourna finalement vers Milleia.
Milleia sourit nerveusement sous le regard de Layla.
Elle allait le dire...
J'en étais convaincu.
« Se pourrait-il que tu sois... »
« Il y a beaucoup de bruit ici. »
Mais je ne pouvais pas la laisser faire ça.
« Vous tournez un drame romantique ou quoi ? »