Chapitre 10
Traducteur : Henyee Translations Éditeur : Henyee Translations
De retour chez lui, Han Fei ne se précipita pas pour prendre le Liquide de polissage corporel à tête de poisson, qui ne pouvait que renforcer ses muscles et ses os et augmenter ses chances de survie dans l’océan.
Han Fei découpa le poisson jaune en plusieurs morceaux. Il comptait le cuisiner, mais il n’y avait aucun assaisonnement dans la maison, à part du sel.
Bon, je vais le faire cuire à la vapeur !
Une heure plus tard, il était rassasié et débordait d’énergie.
La Pêche du Vide ? Je devrais pouvoir la faire progresser maintenant. Voyons ce que tu as dans le ventre.
Une lumière dorée jaillit devant ses yeux. Puis une quantité infinie de mots complexes envahit son esprit.
À l’instant où l’art fut achevé, le tonnerre gronda dans le ciel sans nuages, puis une immense tempête s’étendit sur plus de dix mille kilomètres.
…
Presque au même moment, dans une ville flottante située à dix mille kilomètres de là, quelqu’un calculait dans le vide.
« Hein ? Une anomalie dans un village sous mon autorité ? »
L’homme fit alors un pas en avant et rédigea un décret dans les airs, sa main lui servant de plume.
« À partir d’aujourd’hui, l’approvisionnement en ressources de tous les villages sera doublé. Toutes les académies devront prêter attention aux talents. Signalez toute découverte… »
…
À cet instant, Han Fei était si pâle qu’il se fichait bien de la pluie. Quand ces mots complexes avaient envahi son esprit, il avait eu l’impression d’être un ballon qui venait d’éclater. Il sentit clairement qu’il avait régressé au niveau de pêcheur de niveau deux.
Han Fei était à deux doigts de pleurer. Il venait tout juste de faire progresser un art. N’aurait-il pas dû atteindre le sommet de sa vie ? Pourquoi ses capacités avaient-elles diminué ?
Mais ce n’était pas fini. Après être resté brièvement au niveau de pêcheur de niveau deux, Han Fei continua de s’affaiblir, jusqu’à ne plus valoir mieux qu’un enfant de cinq ans.
Un instant, Han Fei faillit fondre en larmes et s’évanouir.
Hein ! Attends, pourquoi ai-je l’impression d’être plus fort alors que mon niveau a baissé ?
Le tonnerre grondait toujours. Han Fei jeta un œil au Pot de Purification des Démons.
Il avait perdu un niveau et il ne lui restait que 104 points d’énergie spirituelle.
Han Fei aspira bruyamment en voyant son énergie spirituelle. Il se souvenait qu’au niveau trois, son énergie spirituelle de base était de soixante points. Pourquoi en avait-il toujours soixante, maintenant qu’il était au niveau un ?
En revanche, ses arts comptaient désormais une technique supplémentaire : le Baiser de l’hameçon, dans la Pêche du Vide.
Han Fei se redressa aussitôt et se mit à cultiver.
Une heure plus tard, il franchit un nouveau palier.
En seulement deux heures, il était passé du niveau trois au niveau un, puis était remonté au niveau trois. Il semblait n’avoir pas changé, mais lui seul savait ce qu’il avait acquis.
À mesure qu’il devenait plus fort, l’énergie spirituelle naturelle transformait son corps. À présent, ses veines et son corps s’étaient solidifiés : c’était le signe d’une nouvelle percée.
Mais est-ce vraiment une bonne chose d’enchaîner les percées ? À peine cette idée lui eut-elle traversé l’esprit qu’il sentit quelque chose venir de très, très loin.
Il avala aussitôt le Liquide de polissage corporel à tête de poisson.
Un courant frais parcourut son corps et apaisa sa peau brûlante.
Un quart d’heure plus tard, son corps craqua de nouveau. Han Fei franchit facilement le seuil et devint un pêcheur de niveau quatre. Pour la première fois de sa vie, il était un pêcheur intermédiaire.
De même, le Pot de Purification des Démons était passé au niveau quatre, un niveau intermédiaire. Son énergie spirituelle avait augmenté pour atteindre 119 points.
Han Fei aspira bruyamment. Il venait tout juste d’atteindre ce nouveau niveau, et sa réserve personnelle d’énergie spirituelle s’élevait à 119 points, soit cinquante de plus que d’habitude. Allait-il vraiment atteindre le sommet de sa vie ?
Hein ? Mon Héritage spirituel est passé au niveau un, qualité supérieure ?
Han Fei fut stupéfait. Son Héritage spirituel pouvait-il bénéficier de l’amélioration de son art principal ?
Il ouvrit les yeux et sentit aussitôt la puanteur qui régnait dans la maison.
Il baissa les yeux sur son corps : sa peau était couverte de boue et de saletés visqueuses.
Hein ? C’est donc ça, la légendaire purification du corps ?
Han Fei sortit en courant. Il pleuvait toujours ; il se lava donc sous la pluie.
Après s’être soigneusement nettoyé, Han Fei fit bouillir deux palourdes et les mangea, puis partit pour l’école dans ses vêtements hideux.
Han Fei soupçonnait que ses vêtements étaient faits de peau de poisson. Ils étaient extrêmement moulants.
Pour les hommes, ça pouvait passer, mais si les femmes devaient porter de tels vêtements…
Han Fei croisa Hu Kun sur la route, avant d’arriver à l’école.
Hu Kun fut lui aussi stupéfait en voyant Han Fei. Il fit la grimace. Le garçon était devenu célèbre après avoir survécu à la marée de poissons de la veille. À ce qu’on disait, il avait aussi fait fortune en vendant les poissons. Ce serait dommage de ne pas l’escroquer !
Hu Kun ricana. « Hé, mais n’est-ce pas le pêcheur de niveau deux que la tortue verte a entraîné dans l’océan ? »