Chapitre 475
Livre 4 : Chapitre 152 — Trouvé ?
Au bord de la mer :
Chang Ming pilotait le navire volant, tournant en rond, l’air abattu.
« Le monde est si vaste. Comment suis-je censé trouver Gu Hai ? Père me surestime vraiment. Je ne peux pas trouver n’importe qui comme ça, si ? » Chang Ming regarda autour de lui.
Chang Ming avait volé depuis la Ville de Chaoge jusqu’ici. Pourtant, il n’avait pas croisé Gu Hai. Une mer immense et sans fin s’étendait devant lui, de quoi désespérer.
Alors que le navire volant s’élevait, le désespoir se lisait dans les yeux de Chang Ming.
Au-dessus de cette vaste mer, il n’y a que le ciel bleu et les nuages blancs. Où aller ?
Soudain, un immense nuage blanc se dirigea vers lui au loin.
Chang Ming n’y prêta pas attention. Ce n’était qu’un nuage blanc. Il en avait croisé beaucoup en chemin. Une masse de vapeur épaisse qu’il pouvait traverser.
Chang Ming tourna la tête vers la terre derrière lui.
« Le Primogéniteur et les autres devraient bientôt arriver à la Ville de Chaoge, non ? À quoi bon chercher Gu Hai maintenant ? » Un pâle sourire amer se dessina sur ses lèvres.
« Tant pis. J’arrête les recherches. Je ferais mieux de rentrer jeter un coup d’œil. On a sûrement découvert que j’avais divulgué des informations. Je me demande si Père est en danger », soupira Chang Ming.
Chang Ming fit demi-tour, prêt à repartir.
Mais l’immense nuage fonça sur lui. Chang Ming n’y prêta toujours pas attention.
« Eh bien, allons-y. »
Boum !
Un fracas retentit soudain et le navire volant de Chang Ming se brisa sur-le-champ.
Le nuage blanc se déplaçait si vite qu’il plaqua Chang Ming contre sa surface, lui déformant le visage.
« C’est un nuage blanc, ça ? Les nuages blancs ne sont-ils pas faits de vapeur ? Mon navire volant ! » s’écria Chang Ming.
Ce nuage blanc n’en était pas vraiment un : c’était l’Île des Neuf-Cinq, enveloppée d’un nuage blanc.
——
Au Palais céleste :
« Prince héritier, un grand fracas a retenti devant nous. Avons-nous heurté quelque chose ? » demanda un fonctionnaire, stupéfait.
« Allez voir ! » ordonna Gu Qin.
——
Le nuage blanc avait percuté Chang Ming. Mais cela lui avait permis de mieux voir les lieux : une barrière transparente, entourée de nuages blancs, derrière laquelle s’étendait une terre.
C’était une île immense. Chang Ming resta bouche bée devant cette terre cachée.
« L’Île des Neuf-Neuf-Neuf-Cinq ? » s’écria-t-il, stupéfait.
Lorsqu’ils avaient préparé le massacre de tous les habitants de l’Île des Neuf-Cinq, Chang Ming s’était renseigné et avait appris à quoi elle ressemblait. Pourtant, elle avait disparu de la Mer des Mille Îles.
« Qui va là ? » cria un garde au loin.
Chang Ming regarda les gardes, stupéfait.
Une île m’est rentrée dedans ?
« Je le reconnais ! Je l’ai déjà vu à la Ville de Chaoge. C’est ce malchanceux ! » s’écria aussitôt un autre garde.
Malchanceux ?
Moi, un malchanceux ?
Le visage de Chang Ming s’assombrit.
Seule la dynastie céleste Han peut faire ça. Personne d’autre n’oserait traiter de malchanceux un favori du Ciel comme moi.
« Vite ! Prévenez le prince héritier. Ce vampire malchanceux est là ! » cria le garde.
« Vite ! Prévenez Sa Majesté ! » crièrent aussitôt plusieurs gardes.
Sa Majesté ? Gu Hai ?
Les yeux de Chang Ming s’illuminèrent soudain. « Gu Hai est ici ? Je veux le rencontrer ! »
——
Ville de Chaoge :
Les navires volants évacuaient les habitants de la Ville de Chaoge par groupes.
Mais la Ville de Chaoge comptait trop d’habitants et était immense. De plus, beaucoup refusaient de partir. Même après quatre jours et quatre nuits d’évacuation, près de la moitié des habitants étaient encore là, faute d’avoir pu partir à temps ou parce qu’ils refusaient de quitter les lieux.
Près de cinquante millions d’habitants en voulaient même à Shangguan Hen de s’être donné tant de mal.
Au Palais Huangfu :
Un groupe de fonctionnaires regardait Shangguan Hen d’un air anxieux.
« Monsieur Shangguan, nous avons fait de notre mieux, mais ils refusent de partir », dirent-ils avec amertume.
« La vie et la mort sont déjà écrites. Peut-être avais-je tort ? » soupira Shangguan Hen en secouant la tête.
Les fonctionnaires ne répondirent pas. Eux aussi pensaient que Shangguan Hen s’était trompé.
Shangguan Hen contempla le chaos qui régnait dans la ville. Comme ils avaient dû chasser les habitants de force, des violences avaient éclaté en de nombreux endroits et des incendies s’étaient déclarés.
De la fumée et des flammes s’élevaient partout dans la ville. Pourtant, Shangguan Hen ne regrettait rien. Il avait au moins sauvé la moitié des habitants.
« Monsieur Shangguan, cela fait quatre jours. Pourtant, le danger annoncé par ce vampire n’est toujours pas arrivé. C’est… » Un des fonctionnaires lança à Shangguan Hen un regard plein de ressentiment.
Au moment où tous regardaient Shangguan Hen avec rancœur, ses pupilles se contractèrent.
Cinq navires volants fonçaient vers eux depuis l’horizon lointain. De grandes bannières flottaient sur chacun d’eux.
On y lisait : Yuan, Ye, Xuan, Secte qui fait trembler le Ciel et Nuage flottant.
« Les cinq factions sont là. Vite ! Activez la matrice rituelle ! » cria Shangguan Hen, le visage bouleversé.
« Ah ! »
« Ah ! »
« Ah ! »
Les fonctionnaires qui s’apprêtaient à se plaindre se figèrent.
——
Boum ! Boum ! Boum ! Boum ! Boum !
Les cinq navires volants s’immobilisèrent brusquement à l’extérieur de la Ville de Chaoge, soulevant de violentes bourrasques.
De puissants experts se tenaient sur leurs ponts.
« Votre Révérence, nous sommes arrivés ! »
« Maître de secte, nous sommes arrivés ! »
« Primogéniteur, nous sommes arrivés ! »
L’Ancêtre des Chauves-souris et les autres s’étaient déjà avancés tout à l’avant.
Une dynastie royale ? Rien de bien impressionnant aux yeux d’un groupe d’empereurs impériaux et de seigneurs du Dao. C’était une dynastie incapable même de faire apparaître un dragon doré de bénédiction : que pouvait-elle bien valoir ?
« Ancêtre des Chauves-souris, est-ce bien l’endroit ? » demanda froidement un homme vêtu d’une robe impériale, en direction du navire volant du royaume de Yuan.
« C’est bien ici. Long Wanyu s’y trouve », répondit l’Ancêtre des Chauves-souris, le visage rayonnant d’excitation.
Mais Chang Sheng plissa les yeux. Il restait encore beaucoup d’habitants dans la Ville de Chaoge.
Chang Ming n’est pas venu ?
Une pointe d’inquiétude apparut sur le visage de Chang Sheng.
« Quelque chose cloche. Je suis déjà venu ici. Il me semble qu’il y a beaucoup moins de monde », dit un vampire, surpris.
« Oh ? » Chang Sheng fut légèrement décontenancé.
En effet, la ville compte beaucoup moins d’habitants. Cela signifie-t-il que Chang Ming est passé par ici ?
——
Quand les matrices rituelles défensives de la ville s’activèrent, les habitants incrédules, qui en voulaient à Shangguan Hen d’avoir semé la panique, frissonnèrent aussitôt.
« C’est impossible, non ? » Les habitants furent horrifiés à la vue des cinq grands navires volants.
« Regardez les bannières. C’est vrai ! C’est vrai ! » Les habitants furent aussitôt saisis de regrets et de désespoir.
« Monsieur Shangguan, que devons-nous faire maintenant ? » demandèrent anxieusement les fonctionnaires du Palais Huangfu.
Les paupières de Shangguan Hen tressautèrent.
Ils sont arrivés ?
Fouuu !
Soudain, un homme vêtu de rouge s’envola de la ville.
« Qui est-ce ? » Le visage de Shangguan Hen changea.
L’homme en rouge vola droit vers les cinq navires.
« Maître de secte ! Maître de secte ! Cherchez-vous Long Wanyu ? » cria l’homme en rouge.
Les occupants des cinq navires volants tournèrent les yeux vers lui.
Puis un homme vêtu de violet, à bord du navire arborant la bannière de la Secte qui fait trembler le Ciel, déclara : « C’est un disciple de ma secte. J’en ai envoyé plusieurs dans différentes villes il y a un mois. »
« Oh ? » Tous furent légèrement surpris.
« Avez-vous vu Long Wanyu ? Est-elle dans la ville ? » demanda froidement le Maître de la secte qui fait trembler le Ciel.
« Elle n’y est plus ; elle est partie il y a quatre jours. Mais nous avons envoyé des gens à sa suite. Ils ne sont pas loin. Je sais où ils sont. Par là ! Par là ! » lança l’homme en rouge.
« Oh ? » Les visages de tous changèrent, laissant paraître une certaine joie.
« Vous en êtes sûr ? » demanda froidement le Maître de la secte qui fait trembler le Ciel.
« Je le garantis sur ma vie. Maître de secte, dépêchez-vous. Je vais vous y conduire ! » cria l’homme en rouge.
Tous hésitèrent un instant, puis acquiescèrent. « Très bien. »
L’homme en rouge monta à bord du navire volant de la Secte qui fait trembler le Ciel.
L’Ancêtre des Chauves-souris haussa toutefois les sourcils.
« Puisque vous savez où se trouve Long Wanyu, partez donc devant. J’ai une affaire personnelle à régler ici. Je vous rejoindrai bientôt », lança l’Ancêtre des Chauves-souris.
« Comme vous voudrez », répondirent les membres des autres factions avec indifférence.
Après avoir envoyé quelques esprits chauves-souris à leur suite, l’Ancêtre des Chauves-souris tourna la tête vers la Ville de Chaoge.
Fouuu ! Fouuu ! Fouuu ! Fouuu !
En un clin d’œil, les quatre autres navires volants s’éloignèrent. Il ne restait plus que les gens du royaume de Yuan, qui observaient la Ville de Chaoge.
« Un ciel empli de bénédictions ? Hahahahahahahaha ! Ville de Chaoge, Ville de Chaoge ! » lança soudain l’Ancêtre des Chauves-souris, le visage féroce.
Grondement… !
Une nuée de chauves-souris déferla aussitôt et recouvrit toute la zone.
« Quatre factions sont parties, ne laissant que le groupe de l’Ancêtre des Chauves-souris ? Ils sont… » Shangguan Hen avait l’air inquiet.
Les fonctionnaires étaient déjà abasourdis. En voulaient-ils à Shangguan Hen ? Non, ils n’éprouvaient plus qu’un profond regret. Ils regrettaient de ne pas l’avoir écouté.
Les habitants présents affichaient des mines désespérées.
« Tout va bien. Nous avons les matrices rituelles défensives. Ils ne pourront pas les briser », se rassurèrent certains habitants, terrifiés.
Boum !
L’Ancêtre des Chauves-souris frappa la barrière de la paume. La force colossale la pulvérisa sur-le-champ, et les tours de la porte de la ville, toutes proches, s’effondrèrent.
« Encerclez la Ville de Chaoge. Personne ne s’enfuira aujourd’hui ! » déclara l’Ancêtre des Chauves-souris, le visage féroce.
« Oui ! » répondirent tous les vampires et les esprits chauves-souris.
——
Dans une petite cour de la ville :
Le Prince héritier Ao Shun plissa les yeux en observant l’Ancêtre des Chauves-souris et les autres, à l’extérieur de la ville.
« Prince héritier, devons-nous intervenir ? » demanda un subordonné.
Ao Shun eut un sourire froid. « Père impérial m’a seulement dit d’aider dans la mesure de mes moyens. La frappe de paume de l’Ancêtre des Chauves-souris révèle la puissance d’un cultivateur au début du Royaume du Palais céleste, n’est-ce pas ? C’est déjà au-delà de mes capacités. Inutile donc de m’en mêler. »
« Oui ! »
Comme Ao Shun n’avait pas l’intention d’intervenir, presque personne dans la ville ne pouvait résister à la puissance de l’Ancêtre des Chauves-souris.
——
Sur l’Île des Neuf-Cinq :
Gu Hai brisa le sceau d’Ao Shun.
L’aura d’Ao Shun jaillit aussitôt. Pourtant, après s’être étiré, il la rétracta et se rassit.
Ao Shun comprit que si Gu Hai avait osé le libérer, c’était parce qu’il ne craignait plus sa puissance.
Gu Hai sourit toutefois légèrement. « Royaume inférieur du Palais céleste ? Avant, j’étais faible et je ne comprenais pas ce que signifiait le Royaume du Palais céleste. Tu es l’ancien prince héritier de la race des dragons. Le Royaume inférieur du Palais céleste, ce n’est pas un peu faible ? Et les milliers de dragons que tu avais amenés autrefois semblaient eux aussi trop faibles pour être des dragons : ils n’étaient qu’au Royaume de l’Âme naissante ? »
Ao Shun prit une profonde inspiration et secoua la tête. « Nous sommes des dragons pécheurs. »
« Oh ? »
« Comment pourrais-je n’être qu’au Royaume inférieur du Palais céleste ? Je suis comme Miao Chen. Miao Chen était autrefois au sommet du Royaume du Palais céleste intermédiaire. Maintenant, il est au début du Royaume inférieur du Palais céleste. C’est parce que la Divinité Tortue noire est morte. Moi, c’est parce que je suis un dragon pécheur. Mon lien divin a été scellé. Mes anciens subordonnés étaient tous des dragons pécheurs. Au Royaume de l’Âme naissante ? Ha ! Tu as eu de la chance. Si nos liens divins n’avaient pas été scellés, nous aurions détruit l’Île des Neuf-Cinq depuis longtemps », dit Ao Shun d’un ton grave.
« Ton lien divin est scellé ? Je comprends mieux. » Gu Hai hocha la tête.
« Pourquoi m’as-tu libéré ? » demanda Ao Shun en fronçant les sourcils.
« Parce que j’ai découvert que le Primogéniteur de la race des dragons m’avait peut-être utilisé en te gardant prisonnier », répondit Gu Hai avec un sourire amer.
« Mon père ? » Ao Shun fut légèrement surpris.
« Pourquoi personne du royaume de Qian n’est-il venu plaider en ta faveur ? Pourquoi personne de la race des dragons n’est-il venu te sauver ? Pourquoi Ao Shun n’est-il pas venu te sauver ? Peut-être étaient-ils contents de te savoir prisonnier. Et il semble qu’ils aient atteint leur objectif en faisant en sorte que tu sois capturé », dit Gu Hai avec un sourire amer.
« Qu’est-ce que tu veux dire ? » demanda Ao Shun, perplexe.
« Te rappelles-tu comment tu étais avant ? »
« Avant ? » répéta Ao Shun en fronçant les sourcils.
« Tu étais impulsif et téméraire, et pas qu’un peu. J’ignore pourquoi tu as perdu ta place de prince héritier. Mais je sais qu’après l’avoir perdue, tu n’as cessé de penser à te venger et à la récupérer. Même si le duc Lu Yang n’avait aucun pouvoir pour t’aider, tu as accepté de travailler avec lui. N’est-ce pas de l’impulsivité ? » Gu Hai sourit.
Ao Shun garda le silence.
« Le Primogéniteur de la race des dragons m’a utilisé pour tempérer ton caractère. Quoi qu’il en soit, tu as changé depuis, n’est-ce pas ? » soupira Gu Hai.
« Peut-être. » Ao Shun hocha la tête. Une lueur complexe traversa son regard.
Alors qu’ils discutaient, Gu Qin accourut, pressé. « Père impérial ! »
Un Chang Ming perplexe le suivait.
« Je l’ai trouvé, comme ça ? » Chang Ming lança un regard étrange à Gu Hai.
« Qu’y a-t-il ? » demanda Gu Hai en tournant la tête, perplexe.
« Il s’est passé quelque chose à la Ville de Chaoge ! » dit Gu Qin, le visage défait.
Gu Hai se leva d’un bond et fixa Chang Ming.
Chang Ming ne prit pas le temps de tergiverser. Il lui raconta aussitôt ce qu’il savait et lui remit la lettre de son père.
Gu Hai ouvrit la lettre et la lut.
Quand il eut fini, ses pupilles se contractèrent.
« Empereur céleste de Qian ! » dit Gu Hai d’un ton glacial.
« Hein ? Quel rapport avec l’Empereur céleste de Qian ? » demanda Chang Ming, perplexe.
« Les habitants du royaume de Qian sont des gens. Ceux de ma dynastie céleste Han n’en sont-ils pas ? » répliqua Gu Hai d’un ton sombre.
« Père impérial, que s’est-il passé ? » demanda Gu Qin, inquiet.
« Continuez comme prévu. Nous allons partir devant », répondit Gu Hai.
Bing Ji accourut. Miao Chen apparut lui aussi, l’air perplexe.
« Votre Majesté, je vous accompagnerai », dit aussitôt Bing Ji en s’avançant.
« Votre Majesté, je viens avec vous », lança également Miao Chen.
« Inutile. Il y a tout un groupe d’empereurs impériaux et de seigneurs du Dao. Votre présence ne servirait à rien. Il est plus important de protéger l’Île des Neuf-Cinq. Restez-y. Chang Ming, viens avec moi », dit Gu Hai.
Tout en parlant, Gu Hai saisit le corps de l’Empereur céleste du Massacre, qui bougeait encore avec raideur, et sortit de la cour d’Ao Shun.
« Dongfang Bubai, je te confie la sécurité de l’Île des Neuf-Cinq ! » cria Gu Hai en direction d’un pavillon voisin.
Dongfang Bubai se tenait dans le pavillon et hocha la tête. « Prends soin de toi ! »
Gu Hai lui rendit son salut d’un signe de tête.
« Ah, au fait. Nous avons déjà brisé le sceau d’Ao Shun. S’il veut partir, laisse-le faire », dit Gu Hai en se tournant vers Gu Qin.
« Oui ! » acquiesça Gu Qin.
« Chang Ming, allons-y. »
Gu Hai monta à bord d’un navire volant avec Chang Ming. Puis ils s’envolèrent aussitôt vers la Ville de Chaoge.
Fouuu !
En un clin d’œil, le navire volant atteignit l’horizon et disparut de la vue de tous.
Tous regardèrent Gu Hai partir, l’air grave. Ao Shun, lui, affichait l’expression la plus tourmentée.
Je suis libre, maintenant ? Libre ? Cela devrait me réjouir, mais pourquoi n’arrivé-je pas à m’en réjouir ?
——
À bord du navire volant :
Chang Ming regarda Gu Hai d’un air partagé. « Monsieur… Monsieur Gu, cela fait déjà si longtemps. Il nous faudra encore quelques jours pour rentrer. Il sera peut-être trop tard. »
Gu Hai fixa l’horizon sans lui répondre.